LES VERTS ONT-ILS TOUJOURS LES MEILLEURS SUPPORTEURS?
3 pages
Français
Cet ouvrage peut être téléchargé gratuitement aux formats ZIP et PDF

LES VERTS ONT-ILS TOUJOURS LES MEILLEURS SUPPORTEURS?

Cet ouvrage peut être téléchargé gratuitement aux formats ZIP et PDF
3 pages
Français

Description

LES VERTS ONT-ILS TOUJOURS LES MEILLEURS SUPPORTEURS? Attention, le peuple vert est sous surveillance ! "Allez, qui c'est les plus forts évidemment c'est les Verts, on a un bon public et les meilleurs supporteurs..." La chanson mythique de Jacques Monty date des années 70 lorsque le Chaudron n'avait pas d'équivalent en France. Plus de quarante ans après, si Geoffroy-Guichard reste un bastion incontournable du football français et le peuple vert une réalité palpable aux quatre coins de l'hexagone, qu'en est-il exactement de cette minorité de fans incontrôlables qui mettent le club et les spectateurs en danger en utilisant des engins pyrotechniques malgré leur dangerosité avérée? Que doit-on penser de cette interdiction de se déplacer imposée aux fans stéphanois à Ajaccio (31ème journée, le 7 avril) par la Préfecture de Corse en raison "du caractère répété d'événements de nature à troubler l'ordre public à l'occasion des déplacements des supporteurs du club de l'ASSE ces derniers mois"? Là encore, c'est une grande première pour un club qui se vantait jusqu'à présent de disposer du deuxième plus fort soutien à l'extérieur (derrière l'OM). Ils sont en effet plus de 800 à suivre les joueurs de Galtier à chaque journée de championnat. Malheureusement, il en faut beaucoup moins pour mettre tout un stade en péril, un club en danger face aux sanctions récurrentes, aux amendes répétées et, au final, à l'inévitable, le match à huis clos.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 13 avril 2012
Nombre de lectures 6
Langue Français

Exrait

LES VERTS ONT-ILS TOUJOURS LES MEILLEURS SUPPORTEURS? Attention, le peuple vert est sous surveillance !

"Allez, qui c'est les plus forts évidemment c'est les Verts, on a un bon public et les meilleurs supporteurs..." La chanson mythique de Jacques Monty date des années 70 lorsque le Chaudron n'avait pas d'équivalent en France. Plus de quarante ans après, si Geoffroy-Guichard reste un bastion incontournable du football français et le peuple vert une réalité palpable aux quatre coins de l'hexagone, qu'en est-il exactement de cette minorité de fans incontrôlables qui mettent le club et les spectateurs en danger en utilisant des engins pyrotechniques malgré leur dangerosité avérée? Que doit-on penser de cette interdiction de se déplacer imposée aux fans stéphanois à Ajaccio (31ème journée, le 7 avril) par la Préfecture de Corse en raison "du caractère répété d'événements de nature à troubler l'ordre public à l'occasion des déplacements des supporteurs du club de l'ASSE ces derniers mois"? Là encore, c'est une grande première pour un club qui se vantait jusqu'à présent de disposer du deuxième plus fort soutien à l'extérieur (derrière l'OM). Ils sont en effet plus de 800 à suivre les joueurs de Galtier à chaque journée de championnat. Malheureusement, il en faut beaucoup moins pour mettre tout un stade en péril, un club en danger face aux sanctions récurrentes, aux amendes répétées et, au final, à l'inévitable, le match à huis clos. Cette épée de Damoclés tournoyait depuis la fin de l'année au dessus des têtes stéphanoises, elle a fini par leur tomber dessus après le derby face à Lyon où, une nouvelle fois, des fusées ont jailli dans les tribunes pendant le match. Sous le coup d'un sursis, l'ASSE ne pouvait couper au huis clos automatique, prévu le 15 avril prochain face à Brest (32ème journée). Heureusement, l'appel des dirigeants stéphanois a été entendu à Paris et le sursis n'a pas été levé, au contraire d'une amende qui se monte à 50 000 euros. Mais avant d'en arriver là, il faut dire que la liste des faits reprochés "à ces meilleurs supporteurs" qui ne le sont plus vraiment, est assez longue. A Toulouse, le 12 février (23ème journée), pour utilisation de 22 engins pyrotechniques, la commission de discipline de la LFP condamnait le club à 22 000 euros d'amende. Le 19 février face à Rennes à Geoffroy-Guichard (24ème journée), rebelote. Cette fois, ce sont 38 engins qui sont répertoriés... pour un match à huis clos ferme. Le 25 février (à Auxerre, 25ème journée), mêmes causes, mêmes effets avec une amende supplémentaire de 30 000 euros. Aussi, quand arrive le 17 mars (28ème journée), jour de derby, la LFP est sur les dents et boit du petit lait en constatant que les menaces de huis clos ne font peur à personne dans un Chaudron qui n'en fait qu'à sa tête, un pétard atterrissant même sur la pelouse pendant le match. Au coeur de la polémique, les Green Angels, groupe de supporteurs qui vient de fêter ses 20 ans dans le Kop Sud, et qui peine à canaliser la passion de quelques-uns de ses membres. Dans un communiqué, ils rappellent ainsi "que depuis 20 ans, nous bannissons purement et simplement les jets de fumigènes, qui sont inutiles et dangereux, tout comme les pétards qui, effets de mode oblige, sont devenus une pratique courante mais formellement dénoncée par le groupe. Les membres de l'association ayant enfreint cette vision ont été sanctionnés en interne. Toutefois, nous restons une association de bénévoles, amoureux des Verts, qui fait de son mieux pour soutenir l'équipe en créant une dynamique au sein du Kop Sud. Mais nous ne pouvons être tenus pour responsables de tous les faits qui se déroulent dans la tribune car nous ne sommes ni la police, ni une société de sécurité..." Au-delà des sanctions et de l'opposition à l'instance disciplinaire représentée par la LFP, les Green Angels regrettent surtout l'attitude des dirigeants du club à leur égard. Quand, dans la même situation d'interdiction de se déplacer, les dirigeants marseillais n'avaient pas hésité à envoyer l'équipe de CFA au Parc des Princes pour un Clasico resté dans toutes les mémoires, leurs homologues stéphanois se rangent du côté de la commission... et poussent les Green Angels 1992 et les Magic Fans 1991 à se mettre en sommeil de façon temporaire et en attendant une réunion avec le club et le préfet sachant que la dissolution des Green Angels est dans l'air... En se réjouissant que leur appel ait annulé le huis clos qu'ils craignaient tant, les dirigeants derrière leur président Roland Romeyer ont en effet communiqué vers une plus grande sévérité vis-à-vis des fauteurs de troubles, politique diamétralement opposée à celle de Pape Diouf, alors président de l'OM, que d'aucuns avaient accusé de démagogie à l'époque. Les enjeux et l'influence des virages du Vélodrome, notamment sur le pouvoir que leur confère la gestion de leurs abonnements, ne sont pas comparables non plus... Alors que Saint-Etienne a été repêchée in-extremis sur la liste des villes hôtes de l'Euro 2016, de tels incidents font tâche dans la vitrine et pourraient être de nature, s'ils perduraient, à remettre en cause l'investissement des collectivités locales dans l'effort financier autour d'un projet qui ne fait pas l'unanimité dans la classe politique locale. Alors si en plus il devient dangereux de se rendre à Geoffroy-Guichard ! Ajoutez à ça la fausse polémique née des propos, depuis largement démentis, de Jean-Michel Aulas après le derby, et vous obtenez une atmosphère pour la moins malsaine autour des Verts, aux antipodes des ondes positives envoyées depuis un an par le groupe de Galtier. Le filet de protection qui parque désormais les Magics dans le kop Henry Point témoignait face à Nice de cette volonté d'essayer d'enrayer un phénomène qui ne touche pas que l'ASSE mais qui, parce que c'est l'ASSE, prend une toute autre dimension. A quelques semaines des élections, ce n'est peut-être pas un hasard si Roland Romeyer (avec ses homologues de Nice, Lyon, Bordeaux, Montpellier et Paris) a été convoqué au Ministère de l'Intérieur par les conseillers de Claude Guéant qui prennent très au sérieux ces problèmes de sécurité qui gangrènent l'environnement des stades. Une telle initiative pousse les dirigeants stéphanois à se montrer intransigeants avec leurs supporteurs, quitte à entrer en conflit avec eux, et à leur rappeler sans cesse que "la détention ou l'usage de fusées ou d'artifices de toute nature dans une enceinte sportive est punie de trois ans de prison et de 15 000 euros d'amende". Pour le moment, c'est le club qui paye (déjà 102 000 euros d'amende)... et Romeyer qui monte à Paris (le 4 avril dernier). Un événement en soi qui signifie clairement que l'heure est grave ! "Ils nous ont rappelé les sanctions pénales encourues, déclarait le président de l'ASSE à son retour dans le Forez, tout ce que l'on risquait. Et j'ai eu la confirmation que nous étions dans le collimateur. On est vraiment montré du doigt à cause des pétards et des fumigènes. Nous sommes l'un des clubs les plus sanctionnés. Il va falloir que ça cesse car ils nous ont dit que ça ne pouvait pas continuer comme ça !" Pour que la chanson de Jacques Monty reste d'actualité.

ROLAND ROMEYER N'EST PAS PAPE DIOUF, IL N'ENVOIE PAS LA CFA À AJACCIO...

L'INFO EN PLUS

Dans toute son histoire, l'ASSE n'a disputé que deux matches à huis clos, les deux à l'extérieur, le premier en 1974 à Nîmes pour jouer face à Bastia, le second en 1984... contre Bastia.