Loic Rémy : "Redorer le blason de l
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Loic Rémy : "Redorer le blason de l'OM"

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Loic Rémy : "Redorer le blason de l'OM" Sixième meilleur buteur de Ligue 1 la saison dernière avec 16 réalisations, Loïc Rémy est reparti sur des bases encore plus élevées. Malgré les débuts compliqués de l'OM, le joueur formé à Lyon confirme les espoirs placés en lui. Comme si les difficultés de l'OM l'avaient rendu encore plus fort. Il fait partie des joueurs capables de faire basculer le clasico dans le camp des Marseillais. L'OM vit un début de saison compliqué. Quel est votre état d'esprit ? C'est la première fois que je vis ça à Marseille. J'ai connu des ambiances difficiles à Nice ou à Lens. Mais quand on signe à Marseille, on s'y attend moins c'est clair. Mais on a un groupe de bons joueurs, qui est solidaire, on n'est pas démoralisé, on est des guerriers et on va se battre pour redorer le blason de l'OM. Etes-vous optimiste pour l'avenir ? on a encore les cartes entre nos mains, mais c'est une saison délicate. on est un peu perdu. on a encore beaucoup de matches, beaucoup d'échéances à venir, mais il est important de gommer ces petites erreurs que nous commettons depuis le début de la saison et qui nous font énormément de mal au final. Avez-vous compris la colère des supporteurs ? Ils aiment ce club donc c'est normal qu'ils soient tristes de nos résultats qui ne sont pas bons. on sent que les supporteurs nous en veulent. Mais il ne faut rien lâcher. Vous êtes l'une des rares satisfactions olympiennes depuis le début de la saison.

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Publié le 09 novembre 2011
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Loic Rémy : "Redorer le blason de l'OM"

Sixième meilleur buteur de Ligue 1 la saison dernière avec 16 réalisations, Loïc Rémy est reparti sur des bases encore plus élevées. Malgré les débuts compliqués de l'OM, le joueur formé à Lyon confirme les espoirs placés en lui. Comme si les difficultés de l'OM l'avaient rendu encore plus fort. Il fait partie des joueurs capables de faire basculer le clasico dans le camp des Marseillais.

L'OM vit un début de saison compliqué. Quel est votre état d'esprit ? C'est la première fois que je vis ça à Marseille. J'ai connu des ambiances difficiles à Nice ou à Lens. Mais quand on signe à Marseille, on s'y attend moins c'est clair. Mais on a un groupe de bons joueurs, qui est solidaire, on n'est pas démoralisé, on est des guerriers et on va se battre pour redorer le blason de l'OM.

Etes-vous optimiste pour l'avenir ? on a encore les cartes entre nos mains, mais c'est une saison délicate. on est un peu perdu. on a encore beaucoup de matches, beaucoup d'échéances à venir, mais il est important de gommer ces petites erreurs que nous commettons depuis le début de la saison et qui nous font énormément de mal au final.

Avez-vous compris la colère des supporteurs ? Ils aiment ce club donc c'est normal qu'ils soient tristes de nos résultats qui ne sont pas bons. on sent que les supporteurs nous en veulent. Mais il ne faut rien lâcher.

Vous êtes l'une des rares satisfactions olympiennes depuis le début de la saison. Quel est votre rôle aujourd'hui au sein de l'équipe ? Aujourd'hui, j'ai pris un peu plus de place dans l'équipe, des responsabilités. C'est peut-être aussi à moi de trouver les mots, de relever l'équipe. on discute de la situation sans trouver la solution. on se demande à partir de quand on y arrivera. on a aussi la sensation de ne pas toujours avoir été récompensés de nos efforts. Vous jouez désormais souvent dans l'axe, vous avez joué ailier droit. Quel est le poste que vous préférez ? Cela m'est égal à partir du moment où j'apporte quelque chose à l'équipe. Dans l'axe, il faut être prolifique et je ne le suis pas suffisamment car il faut que je sois plus tueur. A droite, on fournit beaucoup plus d'efforts. Je suis face au jeu, je provoque balle au pied. Dans l'axe, je me retrouve davantage dos au but, en remise, je dois faire davantage d'appels dans la profondeur. Je suis prêt à répondre présent quel que soit le poste où le coach fait appel à moi. J'espère que Dédé (Gignac) reviendra aussi à son niveau. C'est toujours bien d'avoir un effectif au complet et des joueurs qui puissent pallier des absences.

Quels sont les domaines dans lesquels vous devez progresser ? Déjà comme je vous le disais, il faut que je sois plus tueur. J'ai progressé dans pas mal de domaines, mais j'ai encore beaucoup à faire devant le but, il faut que je garde mon sangfroid. Je n'en ai peut-être pas encore assez pour gérer les coups dans les derniers mètres. Il y a aussi un manque de lucidité parce que je dépense beaucoup d'énergie dans mes appels. Il faut que je sois à l'affût, que je coupe un peu plus les trajectoires des ballons. Il faut que je sois plus régulier, pas que je sois performant un jour et transparent le match d'après. Qu'avez-vous appris depuis que vous êtes à Marseille ? on me reprochait l'année dernière d'être trop gentil dans le jeu et d'être un peu timide. Depuis le début de saison, au niveau de l'agressivité et des contacts, je n'ai pas grandchose à me reprocher. Je n'avais pas non plus ce tempérament de gagneur. Quand je voyais le score nettement en notre défaveur, quand l'équipe prenait l'eau, j'avais tendance à renoncer. Aujourd'hui, je sais que ce n'est plus possible. La gagne, il faut aller la chercher. J'ai assimilé cette notion, compris que ce n'est jamais fini. Je sens une réelle évolution. Je mets plus d'agressivité, il y a plus de poids dans mon jeu.

Depuis la saison dernière entre les matches de Ligue des Champions, de championnat avec l'OM et les matches avec les Bleus, vous jouez tous les trois jours. Comment gérez-vous tout ça, ce changement de rythme personnel ? Ça fait cinq ans que je suis professionnel et je n'avais jamais joué autant, mais c'est surtout dans l'intensité des matches que j'ai ressenti la différence. J'ai vécu trois, quatre premiers mois difficiles quand je suis arrivé à Marseille, il fallait que je prenne le rythme.

Quels sont vos modèles ? Il y a thierry Henry bien sûr. C'est mon joueur préféré ! J'ai vu une sélection de ses buts en vidéo, il m'a beaucoup inspiré. C'est toujours un plaisir de revoir ses buts. Je l'ai un peu rencontré en sélection, mais pas beaucoup. en équipe de france, on m'a surnommé "Petit thierry". Je suis aussi admiratif des performances et de la progression de Karim Benzema. Je l'ai côtoyé au centre de formation de Lyon. Je m'inspire de ce genre de joueurs, avec qui j'ai grandi et que j'ai côtoyé en jeunes, en regardant leurs déplacements, comment ils sont devant le but. Quand je regarde un joueur comme Karim, je me dis que j'ai encore beaucoup de progrès à faire. Que vous apporte un coach comme Didier Deschamps ? C'est une chance pour un jeune joueur comme moi d'avoir un tel coach, quelqu'un qui connaît le foot sur le bout des doigts. Il est toujours à l'écoute. Il a réussi à corriger l'un de mes plus gros défauts : j'étais trop gentil. J'ai de la chance car pour l'instant avec frédéric Antonetti et Didier Deschamps, je n'ai connu que des grands coachs.

Quel est l'objectif de l'OM désormais ? Remonter au classement et redorer le blason du club. C'est ça le plus important dé-sormais.

La gagne, il faut aller la chercher. J'ai assimilé cette notion, compris que ce n'est jamais fini.

Dans l'axe, il faut être prolifique et je ne le suis pas suffisamment car il faut que je sois plus tueur

Il a déjà fait mal à Paris

Ce sera le 3ème Clasico pour Loïc Rémy. Pas encore qualifié pour jouer avec l'OM le 28 juillet 2010 lors du Trophée des Champions, le joueur formé à Lyon puis passé par Lens et Nice, a en revanche débuté les deux matchs de la saison 2010/2011 comme titulaire. Battu 2-1 au Parc le 7 novembre 2011 (Erding et Hoarau pour Paris contre Lucho pour l'OM), il a pris sa revanche lors du match retour sur le même score, le 20 mars (Heinze et A. Ayew pour l'OM, Chantôme pour Paris). En 169 minutes de jeu (79 au Parc, 90 au Vélodrome), Rémy n'a toujours pas trouvé le chemin des filets face au PSG avec le maillot de l'OM sur le dos. En revanche, la dernière fois qu'il a croisé la route de Paris avec une autre équipe, il a marqué. C'était le 21 mars 2010 avec Nice. Ce soir-là, Rémy avait offert la victoire à son équipe 1-0, lors d'une rencontre jouée à huis clos au stade du Ray.