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"SAINT-ETIENNE, C'EST LE NIVEAU AU-DESSUS"

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Description

"SAINT-ETIENNE, C'EST LE NIVEAU AU- DESSUS" Premier ballon de football ? Mon premier ballon, je l'ai touché à Norcap, c'était un club de Grenoble qui quelques années plus tard a fusionné avec un autre club, l'OGI, je crois et qui est devenu le Grenoble Foot 38. J'y ai joué trois ans de quatre à sept ans, et puis le club est devenu le GF 38 et j'ai continué, jusqu'à cet hiver où je suis arrivé à Saint-Etienne. C'est le club de mon coeur, c'est là que j'ai grandi. Je garderai toujours ce club au fond de moi, sans ce club, je n'en serais pas là, c'est certain. Premier but ? Il y en a eu quelques-uns dans les équipes de tout petits, mais bon, ça ne marque pas trop à ces âges-là. Non, celui dont je me souviens, qui a débloqué quelque chose, c'est un but inscrit contre Nice en moins de 16 ans. Nous jouions au niveau national et j'avais mis un doublé, deux beaux buts en plus, donc ce ne sont peut-être pas les premiers mais ce sont les plus marquants. Premier but en professionnel ? Celui-là, bien sûr que je m'en souviens, c'était l'année dernière à Nancy. Ça part d'une touche de Jean Calvé, sur Boya, il arrive miraculeusement à se défaire de trois joueurs et il centre. Le Nancéien Ouaddou relance dans l'axe et moi, j'arrivais dans l'axe, je n'ai pas réfléchi, j'ai frappé comme elle venait et c'est vrai que c'est un très joli but.

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Publié le 14 avril 2011
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Langue Français

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"SAINT-ETIENNE, C'EST LE NIVEAU AU-DESSUS"

Premier ballon de football ? Mon premier ballon, je l'ai touché à Norcap, c'était un club de Grenoble qui quelques années plus tard a fusionné avec un autre club, l'OGI, je crois et qui est devenu le Grenoble Foot 38. J'y ai joué trois ans de quatre à sept ans, et puis le club est devenu le GF 38 et j'ai continué, jusqu'à cet hiver où je suis arrivé à Saint-Etienne. C'est le club de mon coeur, c'est là que j'ai grandi. Je garderai toujours ce club au fond de moi, sans ce club, je n'en serais pas là, c'est certain.

Premier but ? Il y en a eu quelques-uns dans les équipes de tout petits, mais bon, ça ne marque pas trop à ces âges-là. Non, celui dont je me souviens, qui a débloqué quelque chose, c'est un but inscrit contre Nice en moins de 16 ans. Nous jouions au niveau national et j'avais mis un doublé, deux beaux buts en plus, donc ce ne sont peut-être pas les premiers mais ce sont les plus marquants.

Premier but en professionnel ? Celui-là, bien sûr que je m'en souviens, c'était l'année dernière à Nancy. Ça part d'une touche de Jean Calvé, sur Boya, il arrive miraculeusement à se défaire de trois joueurs et il centre. Le Nancéien Ouaddou relance dans l'axe et moi, j'arrivais dans l'axe, je n'ai pas réfléchi, j'ai frappé comme elle venait et c'est vrai que c'est un très joli but. Mais le premier en pro a toujours une valeur particulière, quand vous êtes attaquant, le coach vous demande certaines choses, certains efforts, du jeu sans ballon, etc. Mais franchement les autres, le public, les amis, ce qu'ils attendent, c'est un but. Alors quand il arrive, on ne se rend pas trop compte sur le coup, mais on se dit que ça y est ! C'est lancé...

Premières impressions en arrivant à Saint-Etienne ? Très bonnes ! Forcément très bonnes, parce qu'au niveau des installations, du centre d'entraînement, du staff, c'est peut-être le niveau au-dessus par rapport à Grenoble. C'est aussi vrai, niveau public et niveau pression, mais les premières impressions ont été excellentes car quand on vient de Grenoble, on vient d'un club de Ligue 2 qui a connu la Ligue 1 ; Saint-Etienne, c'est un vrai club de Ligue 1 qui a connu un peu de Ligue 2. Mais les Verts font partie du patrimoine génétique du championnat de première division. Aujourd'hui, ce n'est pas Marseille ou Paris, ni même Lyon, mais Saint-Etienne est un club de Ligue 1 historique comme Auxerre, comme Lens, ou comme Nantes devrait l'être.

Première déception en arrivant à Saint-Etienne ? Sur le plan sportif, je dirais la défaite contre Nice à domicile, nous n'avions pas été bons. Sinon, il y a eu cette histoire de transfert, ça a été un peu bizarre : Grenoble étant mon club formateur, j'aurais aimé rester à la disposition de l'équipe pour maintenir Grenoble, qui vit une saison difficile, en Ligue 2. Il faut savoir rendre quand on vous a donné pendant tant d'années. Je n'ai pas bien compris la décision de la DNCG, il n'était absolument pas question d'argent, il était juste question que Saint-Etienne me mette à disposition du GF 38. Mais bon, je suis un optimiste de nature, alors j'essaie de voir les bons côtés, ça me laisse un peu plus de temps pour m'adapter à Saint-Etienne, à ma nouvelle vie, pour travailler ici, pour me faire ma place. Il faut aussi apprendre à gérer une pression autre qu'à Grenoble... Au-delà du fait que j'aurais eu plus de temps de jeu à Grenoble, j'ai gagné six mois d'adaptation à Saint-Etienne.

"LA DÉCISION DE LA DNCG ME LAISSE UN PEU PLUS DE TEMPS POUR M'ADAPTER, TRAVAILLER ET ME FAIRE MA PLACE"

Premier coup de foudre ? C'est ma femme, celle avec qui je suis encore aujourd'hui.

Premier contact avec Christophe Galtier ? C'était avant que j'arrive à Saint-Etienne pour signer le contrat, nous nous sommes rencontrés, nous avons discuté calmement et il m'a dit pourquoi il me voulait, pourquoi aussi il recrutait un joueur aussi jeune et ce qu'il attendait de moi. Ça s'est très bien passé.

La première chose que vous vous êtes offerte avec votre salaire de joueur professionnel ? Des fringues, des habits. J'avais fait des études dans la vente et j'avais travaillé à Grenoble dans un magasin de fringues et j'avais gardé de bons contacts avec la gérante et c'est vrai que j'y suis retourné pour fêter mon premier salaire.

On vous sent très lié à Grenoble, vous y retournez souvent ? J'essaie de limiter car il faut du repos, et il y a une hygiène de vie à respecter, mais bon, quand j'ai deux jours, ce n'est pas très loin, j'essaie d'aller voir la famille, c'est important je crois, ça fait aussi partie du bien-être.

Vous semblez aussi très lié à votre quartier de naissance... Oui, c'est le quartier Villeneuve, c'est là que j'ai grandi, j'y ai passé 20 ans et j'y ai noué des liens et des attaches plus solides que partout ailleurs. J'ai des collègues là-bas et c'est un endroit qui me tient vraiment à coeur.

La première chose que vous faites en entrant sur un terrain ? Rien, je suis très croyant, mais je ne me signe pas, c'est quelque chose de personnel, je pense. Sinon, j'essaie de bien me concentrer : la première action est souvent très importante, mais je ne me focalise pas sur les adversaires, un attaquant sait ce qu'il a à faire et la pire des choses serait de se dire : "celui-là, il n'est pas très rapide, ou ceci ou cela", quand on se dit ça, on est mort.

La première chose que vous faites en sortant du terrain ? J'appelle mon père s'il n'était pas présent dans les tribunes... il m'a toujours épaulé, il m'a toujours suivi sur toutes les pelouses où j'ai pu me déplacer, donc en général, je l'appelle et on débriefe rapidement le match.

Votre famille vous a soutenu dans votre choix de carrière ? Oui, c'est vrai que ma mère voulait que je fasse des études avant tout et c'est normal, mais j'ai eu une trajectoire sur le plan du football assez rectiligne, donc il n'y a jamais eu trop d'inquiétude. Mon père m'a bien poussé, lui, il était très présent. Alors, ce sont des parents, à un certain âge on aimerait les voir un peu moins, mais honnêtement, mon père y est pour quelque chose dans ce que je suis aujourd'hui, donc je continue à parler foot avec lui et à évoquer mes prestations.

Premiers contacts avec le vestiaire stéphanois ? Il a été très bon, il y a un groupe très sain, il y a une bonne ambiance et le coach fait énormément d'efforts pour que cette bonne ambiance continue à exister et je pense que c'est important et rare de nos jours. Je me suis tout de suite bien entendu avec tout le monde. Après, il y a toujours des gars avec qui on a plus d'affinité. Je m'entends bien avec Dimitri Payet, Jessy Moulin, Bakary Sako et Yohan Andreu aussi.

Vous faites partie de la clique de jeunes qui jouent à la console ? Oui (rires), oui, c'est ça. Mais pour le moment je n'ai pas joué avec tout le monde, du coup je ne peux pas dire qui est le meilleur ! (Rires.) Et votre première impression avec le public ? C'est un très beau public, très exigeant aussi car c'est un public qui aime le football et qui aimerait que le club soit encore plus haut au classement. Après je connaissais déjà un peu Geoffroy Guichard : quand on rentre ça fait du bruit, c'est certain, mais je crois qu'il y a du bruit dans tous les stades, non ? Le devoir du joueur, c'est de faire abstraction et de se concentrer.

"J'AI FÊTÉ MON PREMIER SALAIRE DANS UN MAGASIN DE FRINGUES OÙ J'AVAIS TRAVAILLÉ"

Il entre dans une politique de recrutement bien précise UN ÉLÉMENT D'AVENIR À POLIR

Le coach de l'ASSE mène, depuis sa prise de fonction, une politique qui vise à recruter en prévision des potentiels départs lors du mercato suivant, ou en vue de renforcer l'équipe à terme. Alonso est venu pallier un possible départ de Payet, Ravet vient, lui, assurer l'avenir de l'attaque stéphanoise. "J e veux avoir un coup d'avance", voilà ce que répond Galtier quand on lui parle de sa politique de recrutement : l'entraîneur des Verts veut assurer l'avenir pour éviter d'avoir à recruter dans l'urgence. Saint-Etienne avait déjà fait les frais des recrutements tardifs effectués lors de l'été 2009. Aujourd'hui, le coach stéphanois veut donner de l'air à l'ASSE. "Nous devons avoir toujours six mois d'avance, explique le coach... quand nous recrutons Ravet, c'est précisément avoir six mois d'avance. Nous recrutons un joueur prometteur qui n'est peut-être pas encore prêt mais qui apportera dans le futur et qui a le temps de s'habituer à l'ASSE". Saint-Etienne avait fait de même avec Payet, il y a quelques années, pour un résultat satisfaisant a posteriori. Mais le jeune homme va devoir prouver sa valeur et son talent pour prétendre à une place dans l'effectif de rotation, l'été prochain. L'entraînement et les bribes de matches dont il dispose devront être ses vitrines pour le coach, car les Verts ont aussi misé sur Augusto Fernandez... Avec moins de succès ! G. B.