Une machine économique bien huilée...
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Une machine économique bien huilée... Le Stade Toulousain est n°1 sur le terrain comme en dehors. Comment avoir des résultats sportifs, des résultats économiques et ne pas perdre son âme ? A une époque où l'argent pervertit souvent les esprits, difficile de conjuguer tout ça. Sauf au Stade Toulousain.

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Publié le 21 juillet 2012
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Langue Français

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Une machine économique bien huilée...

Le Stade Toulousain est n°1 sur le terrain comme en dehors.

Comment avoir des résultats sportifs, des résultats économiques et ne pas perdre son âme ? A une époque où l'argent pervertit souvent les esprits, difficile de conjuguer tout ça. Sauf au Stade Toulousain. Avec ses 19 titres de champion de France et ses quatre titres européens, Toulouse est un modèle de stabilité. Guy Novès est manager depuis 1989 et Jean-René Bouscatel, président depuis 1992. Mais le président ne veut pas tirer la couverture à lui, s'il réussit c'est aussi parce qu'il est bien entouré : "Je ne suis pas tout seul. J'ai de nombreuses personnes autour de moi qui travaillent beaucoup et les bons résultats, c'est aussi grâce à eux. Si on est dans une bonne situation aujourd'hui, c'est parce que mes collaborateurs ont réussi à anticiper la crise. Aujourd'hui, nous pouvons trouver des solutions à chaque problème, c'est un luxe. Tous les objectifs que nous nous étions fixés ont été atteints ou dépassés. Qu'il s'agisse du nombre d'abonnés, des recettes venues de la brasserie, des partenariats ou du merchandising." Avec le plus gros budget du Top 14 qui oscille entre 30 et 33 millions d'euros1 (un budget supérieur à certains clubs de L1 !), Toulouse a su, au fil des années, se construire une solide base financière. Une situation en partie due au modèle économique comme nous l'explique le président : "Un club de sport n'est pas une entreprise classique. En premier, ce sont les résultats sportifs qui comptent. Sans cette base, vous ne pouvez rien faire. Ensuite, l'entreprise Stade Toulousain est particulière car elle est partie d'une association qui a évolué vers le professionnalisme en se structurant capitalistiquement et juridiquement. Le capital du club est détenu à 80% par les associations du Stade Toulousain. Les 20% restants sont répartis entre une centaine d'actionnaires. Cette formule permet au club de contrôler le financier et le juridique." Aujourd'hui, le club peut se targuer d'avoir séduit plus de 300 partenaires et de réaliser plus de 5000 relations publiques lors des matches. Il a aussi créé sa propre marque (ST), disponible en boutique ou sur le net : "Sur un budget de 33 millions d'euros, 29 millions viennent de nos recettes. Le reste vient de la Ligue, de l'ERC, etc. La force du club, c'est son indépendance. Les recettes billetterie sont insuffisantes pour nous faire vivre, nous avons donc cherché à diversifier notre économie. Le sponsoring représente 40% de notre chiffre d'affaires. Les ventes directes de notre ligne de vêtements génèrent 20% de notre chiffre, auxquels s'ajoutent 5 à 10% que nous percevons sur les ventes Nike. La Brasserie pèse quant à elle pour 8 ou 9% et entre 4 et 5% proviennent de la location d'espaces et de l'organisation d'événements. Le reste se partage entre les droits communs de la Ligue et la vente de billets." Le Stade Toulousain a traversé la crise financière qui paralyse le pays ces dernières années sans trop de dégâts. L'année dernière, le club s'est même offert le luxe de faire venir des stars de l'hémisphère sud (Luke McAlister, Luke Burgess, etc.). La petite entreprise rouge et noire ne connaît pas la crise. Rien de bien réjouissant pour ses adversaires qui vont encore devoir se battre dans les années qui viennent pour sortir de l'ombre des Rougeset Noir.

1 Le budget prévisionnel 2011-2012 était le suivant : billetterie : 6 890 000 euros, partenariat : 14 113 925 euros, boutique : 6 480 000 euros, location : 487 000 euros, brasserie : 1 400 000 euros, autres (LNR, ERC...) : 4 439 009 euros

"La force du club, c'est son indépendance"