Vous avez le droit d échouer
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Vous avez le droit d'échouer

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Vous avez le droit d'échouer «Nous souhaitons la suppression de l'indicateur dirigeant pour donner aux dirigeants un droit à l'erreur.» Maurice Meyara, vice-président de Re-Créer «Si vous n'acceptez pas l'échec, vous êtes incapable de prendre des risques.» Gilles Babinet, président du Conseil national du numérique La peur de l'échec est un mal français», relate Gilles Babinet, président du Conseil national du numérique. Pour ce serial entrepreneur, traverser une phase d'échec n'est en rien préjudiciable tant la proximité de celui-ci avec le succès est extrêmement forte. Musiwave, Mxp4, Eyeka ou encore Dogibonus, autant de créations d'entreprises à l'actif de cet homme enthousiaste qui ont toutes pour point commun plusieurs mois, plusieurs années pour certaine, de déboires avant d'emprunter la voie de la réussite. Pour surmonter ces phases d'incertitudes, Gilles Babinet s'est appuyé sur le soutien de ses proches, tout en gardant une foi inébranlable en ces projets. «On ne doit jamais baisser les bras et perdre confiance en soi. La création entrepreneuriale est paradoxale. D'un côté, il faut être en mesure d'accepter et de comprendre les griefs reprochés ; de l'autre, se persuader que, sur le fond, on va réussir. À mon sens, le succès est aussi la somme de nos échecs», confère-t-il.

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Publié le 28 janvier 2012
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Langue Français

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Vous avez le droit d'échouer
«Nous souhaitons la suppression de l'indicateur dirigeant pour donner aux dirigeants un droit à l'erreur.» Maurice Meyara, vice-président de Re-Créer
«Si vous n'acceptez pas l'échec, vous êtes incapable de prendre des risques.» Gilles Babinet, présidentdu Conseil national du numérique
La peur de l'échec est un mal français»,relate Gilles Babinet, président du Conseil national du numérique. Pour ce serial entrepreneur, traverser une phase d'échec n'est en rien préjudiciable tant la proximité de celui-ci avec le succès est extrêmement forte. Musiwave, Mxp4, Eyeka ou encore Dogibonus, autant de créations d'entreprises à l'actif de cet homme enthousiaste qui ont toutes pour point commun plusieurs mois, plusieurs années pour certaine, de déboires avant d'emprunter la voie de la réussite. Pour surmonter ces phases d'incertitudes, Gilles Babinet s'est appuyé sur le soutien de ses proches, tout en gardant une foi inébranlable en ces projets.«On ne doit jamais baisser les bras et perdre confiance en soi. La création entrepreneuriale est paradoxale. D'un côté, il faut être en mesure d'accepter et de comprendre les griefs reprochés ; de l'autre, se persuader que, sur le fond, on va réussir. À mon sens, le succès est aussi la somme de nos échecs»,confère-t-il.
Une non-acceptation culturelle de l'échec
Intégré pleinement dans les mentalités américaines, l'entrepreneuriat de la seconde chance offre la possibilité aux bâtisseurs de rebondir après un échec, l'occasion de tirer les enseignements d'une première expérience délicate pour relancer une activité.«Aujourd'hui, la prise de risque en France n'est pas encore considérée à sa juste valeur. Si vous n'admettez pas l'échec, vous êtes incapable de prendre des risques»,Gilles Babinet. souligne «Pour bouleverser les mentalités, il est nécessaire de valoriser le fait de se planter et de faire en sorte que cela ne soit plus une fin en soi»,tation de l'échec re uiert un effort éda o i ue dès le insiste-t-il. À ses eux, l'acce lus eune
âge, tout en favorisant l'émergence d'un esprit d'initiative au sein des entreprises. Pour un entrepreneur, la peur de l'échec reste immuable, tant les possibilités de rebondir suite à une crise professionnelle demeurent difficilement accessibles.
Un indicateur dirigeant pénalisant
Réelle étiquette aux conséquences douloureuses, l'indicateur dirigeant est une note attribuée par la Banque de France aux chefs d'entreprise ayant connu une liquidation judiciaire. Cette notation, valable trois années, est communiquée à l'ensemble des établissements et organismes bancaires. À l'inverse des systèmes usités en Europe, l'indicateur dirigeant ne fait guère de différence entre les défaillances involontaires et frauduleuses. Selon une étude du groupe d'audit et de conseil Grant Thompson publiée en novembre 2011, près de 200.000 dirigeants d'entreprise seraient ainsi concernés.«Pour améliorer les possibilités de rebond, l'accès au financement se révèle un point crucial. Pour les entreprises qui sont en plans de continuation ou les entrepreneurs qui se sont vu attribuer l'indicateur 040 suite à une liquidation judiciairee, les difficultés sont multiples
pour accéder au crédit bancaire»,Maurice Meyara, coprésident de l'association Re-Créer. fustige «Les banquiers considèrent ces chefs d'entreprise comme des personnes à risque et non comme des acteurs qui, par une expérience, se sont bonifiés. Cet état défait crée une distorsion significative entre la pratique française et lapratique anglosaxonne, plus encline à soutenir la culture entrepreneuriale»,poursuit-il.
Étant donné que l'indicateur diricateurdirigeant pénalise le rebond professionnel, cette information financière est communiquée à chaque établissement de crédit.«De ce fait, nous souhaitons la suppression de l'indicateur 040 pour conférer aux dirigeants un droit à l'erreur suite à une première défaillance»,Maurice Meyara. Car cette diffusion impacte la vie professionnelle et affirme personnelle du chef d'entreprise.«En dehors du potentiel de blocage des futurs projets de financement, un entrepreneur peut se voir refuser l'ouverture d'un compte bancaire, voire l'octroi de cartes de fidélité au sein d'établissements commerciaux. C'est pratiquement une exclusion de la vie économiqueque»,Selon la Coface, le nombre de défaillances en France a atteint relate-t-il. 59.758 de novembre 2010 à novembre 2011. Autant de cas particuliers pour mieux rebondir... L'essentiel n'est-il pas de repartir ?
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