Disparition du dernier glacier néo-aquitain

Disparition du dernier glacier néo-aquitain

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Le glacier d’Arriel, situé le plus à l’ouest des Pyrénées, a disparu ces dernières années avec l’augmentation des températures. Comme lui, la moitié des glaciers pyrénéens ont déjà fondu et il est fort à craindre qu’ils disparaîtront probablement tous d’ici 2040.
Or, les glaciers forment des réserves d'eau douce capitales, tant pour les activités humaines que pour les écosystèmes de l’ensemble du Sud-Ouest : agriculture, tourisme, production hydroélectrique…
En Nouvelle-Aquitaine, des données précises sur l’ampleur du changement climatique et sur l’érosion de la biodiversité sont recueillies et étudiées au travers des rapports Acclimaterra, Ecobiose ainsi que par l’Observatoire pyrénéen du changement climatique (OPCC). Autant de rapports indiquant que les Pyrénées sont particulièrement sensibles et vulnérables aux effets du changement climatique.
L’objectif d’Acclimaterra et de l’OPCC vise à comprendre et prévoir le changement climatique dans notre région, pour mieux agir à la fois sur l’atténuation de ce phénomène et sur l’adaptation de nos milieux et de nos modes de vie et de production à ces changements.
Avec Ecobiose, l’objectif est d’évaluer la dépendance des activités humaines à la nature et les conséquences de l’érosion du vivant pour nos sociétés en s’appuyant sur l’ensemble des publications scientifiques régionales en la matière.
C’est en s’appuyant sur le fruit des travaux de ces chercheurs que nous, élu.e.s écologistes, avons pu peser sur NéoTerra, une séance plénière entièrement dédiée à la transition écologique aboutissant à une feuille de route pour la Nouvelle-Aquitaine avec des objectifs précis à l’horizon 2030 en matière d’accompagnement et d’accélération de la transition écologique, comme par exemple, la progressive sortie d’une économie carbonée, seul possible pour répondre aux enjeux du temps.

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Publié le 18 octobre 2019
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Langue Français
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Les conséquences inquiétantes de la disparition des glaciers Véritable château d'eau de la Garonne et de l'Adour, la chaîne pyrénéenne a connu une tendance à la baisse des précipitations de l’ordre de 2,5 % par décennie au cours des 50 dernières années. Dans cette même période, la température moyenne des Pyrénées a augmenté de 30 % de plus que la moyenne mondiale. Soumis à l’effet conjugué de la baisse des précipitations et de l’augmentation de la température moyenne, leglacier d’Arriel,dernier glacier néoaquitain, situéle plus à l’ouest des Pyrénéesdans la vallée d’Ossau,a définitivement disparu. Il ne subsiste plus que sous forme de rares névés. Le glacier d’Arriel rejoint la longue liste des glaciers pyrénéens ayant déjà disparu(soit la moitié des glaciers pyrénéens) etil est fort à craindre qu’ils disparaîtront tous d’ici 2040.
Source :http://www.mediathequepatrimoine.culture.gouv.fr/Code Nump : TCF11505 Source : http://www.randonneepyrenees.com/2_photo/glaciers_aspe_os sau.html Or, les glaciers forment des réserves d'eau douce capitales, tant pour les activités humaines que pour les écosystèmes de l’ensemble du SudOuest : agriculture, tourisme, production hydroélectrique
Les Pyrénées sont particulièrement sensibles et vulnérables aux effets du changement climatique : l'épaisseur moyenne de la neige ysera probablement réduite de 50% d’ici 2050, ce qui interroge directement le tourisme hivernal. Des épisodes de sécheresse et de pluies torrentielles de plus en plus intenses se multiplieront, entraînant logiquement une augmentation des risques naturels tels que les glissements de terrain, les éboulements, les avalanches et les inondations. Autant de facteurs de stress supplémentaires qui devraient alors aggraver les problèmes déjà connus sur nos territoires pyrénéens :  dépeuplement ;  changement d’utilisation des terres; des milieux ; fermeture  manque de renouvellement des générations dans le secteur agricole ;  effets sur la flore et la faune avec les difficultés,voire l’impossible adaptation aux dérèglements des écosystèmes A ce titre, les travaux du 3ème colloque international sur le changement climatique en montagne organisé parclimatique (OPCC)l’Observatoire pyrénéen du changement qui se tiendront les 22 et 23 octobre 2019 à Jaca (Huesca) seront particulièrement éclairants. Les conclusions du colloque seront publiées sur lesite web de l'OPCC et comprendront le rapport sur les résultats du projet OPCC2, un document de synthèse des présentations faites durant la conférence ainsi qu'un dossier de valorisation des meilleures pratiques d'adaptation dans les Pyrénées. Leglacier en 1982
Source : photographie aérienne IGN
Leglacier en 1989
Source : photographie aérienne IGN Leglacier en 2012
Source : photographie aérienne IGN Avec la disparition des glaciers, c’est tout lepatrimoine naturel exceptionnel hérité de l’Holocène qui s’effondre sous nos yeux.
Déroulé Mercredi 23 octobre 2019:  8 heures : départ de Stéphane Trifiletti, élu écologiste au conseil régional de NouvelleAquitaine, du parking de Soques et montée depuis la route du Portalet pour se rendre sur le glacier d’Arriel;  dépôtd’une plaque mémorielleà proximité du refuge d’Arrémoulit.Texte de la plaque 1: Le glacier d’Arriel, glacier le plus à l’ouest des Pyrénées,a disparu comme 50% des glaciers pyrénéens ces dernières années. Ils disparaîtront tous probablement d’ici 2040.Cette plaque atteste que nous savons ce qui se passe et que nous savons ce qu’il faut faire. Vous seules saurez si nous l’avons fait.Oct. 2019NouvelleAquitaine (Dépt 64)  416 PPM CO2. Jeudi 24 octobre 2019 :  11 heures : conférence de presse des élu.e.s écologistes sur le parking de Soques (en cas de mauvais temps, la conférence se tiendra au chalet auberge la Caverne, à EauxChaudes) ; dépôt d’une plaque indiquant l’action menée la veille sur le glacier d’Arriel. Texte de la plaque 2: Ici le 23 octobre 2019, une plaque a été déposéeprès du refuge d’Arrémoulit au pied du Pic d’Arriel.On peut lire notamment : «Le glacier d’Arriel, glacier le plus à l’ouest des Pyrénées, a disparu comme 50% des glaciers pyrénéens ces dernières années. Ils disparaîtront tous probablement d’ici 2040. Cette plaque atteste que nous savons ce qui se passe et que nous savons ce qu’il faut faire...» […]Lire la suite demandera des efforts conséquents : 900 m de dénivelé positif, mais SURTOUTd’émettre 8 fois moins de gaz à effet de serre d’ici 2040…Serment solennel des élu.e.s écologistes régionauxde tout mettre en œuvre pour y parvenir. Oct. 2019  416 PPM CO2
Localisation du glacier d’Arriel
Itinéraire glacier d’ArrielL’itinéraire pour se rendre au refuge etauxlacs d’Arrémoulit offre des vues splendides sur le Palas (2974m), leBalaitous (3144m), le lac d’Artouste (1997m) et pour le retour sur le pic du midi d’Ossau (2884m).Départ du parking de Soques (1390m)jusqu’au col d’Arrious.