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PLAN DE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET ÉCONOMIQUE HAUT-RHINOIS DANS LE PROLONGEMENT DE LA FERMETURE DE LACENTRALE DE FESSENHEIM I. Sommaire Introduction5 .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’AMÉNAGEMENT D’UNE FUTURE ZONE FRANCO-ALLEMANDE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9 A. Situationet accessibilité de la zone13 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B. Unstatut particulier pour la zone franco-allemande16 .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C. Activitésde la future zone : rechercheet développement20 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . II.LES ÉNERGIES D’AVENIR. . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A.Rénovation énergétique29 .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B.Hydraulique 31 .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C.Géothermie profonde32 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . D.Photovoltaïque 33 .. . .

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Ajouté le 18 janvier 2018
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PLAN DE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET ÉCONOMIQUE HAUTRHINOIS DANS LE PROLONGEMENT DE LA FERMETURE DE LA CENTRALE DE FESSENHEIM
I.
Sommaire
Introduction5  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L’AMÉNAGEMENT D’UNE FUTURE ZONE FRANCO-ALLEMANDE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9 A. Situation et accessibilité de la zone 13 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B. Un statut particulier pour la zone francoallemande 16  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C. Activités de la future zone :  recherche et développement 20 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
II.LES ÉNERGIES D’AVENIR. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  A. Rénovation énergétique 29  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  B. Hydraulique 31  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  C. Géothermie profonde 32 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  D. Photovoltaïque 33  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  E. Éolien 35 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  F. Méthanisation 36  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  G. Combustibles de récupération 37 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  H. Méthanation et hydrogène 38  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  I. Stockage d’énergie 39  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  J. Économie circulaire 40 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  K. Production, stockage, régulation et  consommation d’énergie à la maille locale 41 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  L. Création d’une centrale au gaz de 600 MW 42  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
III.L’HUMAIN AU CŒUR DE LA RECONVERSION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .45 . . . . . . . . . . . . . . . .
IV.LE MAINTIEN DES RECETTES FISCALES49 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ouverture52  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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INTRODUCTION
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INTRODUCTION
horizon du temps de la transformation du territoire de la bande rhénane haut-rhinoise L’ s’est rapproché avec l’annonce de la fermeture de la centrale de Fessenheim.
Ce plan de transition prépare la transformation de la bande rhénane, pour lui faire franchir le pas d’une nouvelle ère axée sur le développement durable. Ce dossier va bien au-delà de la reconversion d’une industrie sur un territoire à l’est de la France, elle porte une dimension européenne et transfrontalière avec la possibilité de construire un territoire du futur en commun au sein du Rhin supérieur.
Le récit à écrire dès aujourd’hui entre les forces vives locales et l’Etat est capital puisqu’il s’inscrit dans un contrat d’objectifs pour l’avenir d’une terre et de ses habitants -dont ceux qui travaillent ou dépendent de l’activité de la centrale- en lien avec ses voisins allemands et suisses.
La transition énergétique et économique n’aura de résultats positifs qu’au prix d’importants investissements dans la recherche et l’innovation afin de faire sauter les verrous techniques et réglementaires et préparer des ruptures techniques, technologiques et culturelles. L’État et les acteurs locaux devront regarder le futur des bords du Rhin en acceptant des expérimentations et de nouveaux modes de collaboration dans un monde où les technologies et les mentalités progressent rapidement.
Les consommateurs d’énergie, citoyens, administrations et entreprises devront être pris en compte et considérés comme des acteurs et non des assistés dont des technologies centralisées règleraient toutes les questions. Nous devons réfléchir à ce nouveau paradigme d’une culture allant vers plus de sobriété avec des modes de vie hyper technicisés et décentralisés, où chaque individu devient acteur, qui reste à créer et qui s’avère enthousiasmant.
Le territoire haut-rhinois veut se réinventer autour de cette fermeture symbolique.
La frontière franco-allemande est historiquement une terre d’inovation et d’adaptation, forte d’une main d’œuvre qualifiée, de nombreux axes de transports, d’industries internationales, d’universités prestigieuses, de centres de recherches au cœur de la mégalopole européenne appelée « Banane bleue ». La reconversion de la centrale sera la vitrine française d’une transformation voulue par le Président de la République et portée par les volontés locales.
Cette refondation de la société nécessite un soutien important de l’Etat pour promouvoir concrètement ce nouvel environnement énergétique. La réflexion d’ensemble doit être menée à l’échelle de tout un territoire transfrontalier pour profiter du meilleur de chaque culture et organisation.
Ainsi, les projets exigeront des compétences et savoir-faire pointus mais aussi une approche d’aménagement du territoire, de positionnement européen, de prospective voire de futurologie !
Nous voulons résolument inscrire le département haut-rhinois dans cette stratégie économique et énergétique de décarbonisation, décentralisation et digitalisation. Le mix énergétique proposé sera constitué d’énergies renouvelables (solaire, géothermie, gaz renouvelables, éolien…) qui pourront assurer en toute sécurité notre approvisionnement grâce également aux projets de stockage d’énergies à proximité des producteurs et des utilisateurs finaux.
Demain la gestion énergétique s’effectuera au niveau local où chacun sera acteur que ce soit par la rénovation énergétique, la production ou le stockage d’énergie. Demain, le parc automobile électrique ou gaz verts, de plus en plus autonome, circulera sur nos routes en complément du réseau ferré qui reliera les villes importantes de la vallée rhénane entre elles et avec les autres villes de la mégalopole européenne. Demain, les clauses d’expérimentation du nouveau Traité de l’Elysée, proposé par le Président de la République dans son discours de la Sorbonne permettront de créer un espace test économique et écologique franco-allemand à Fessenheim dont la centrale hier était source de divisions. Demain une écozone dédiée à la R&D recevra des centres de recherche franco-allemands. Située sur la zone franco-allemande organisée sur le mode de l’économie circulaire, elle symbolisera le nouvel élan rhénan. Des bâtiments exemplaires seront construits, entourés d’espaces naturels, permettant l’installation de chercheurs et d’ingénieurs séduits par l’attractivité des projets du territoire. Demain se décide aujourd’hui.
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 I.L’AMÉNAGEMENT D’UNE FUTURE ZONE FRANCO-ALLEMANDE
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L’installation d’une zone économique à sta-tut spécial, franco-allemande, près du Rhin à Nambsheim, est proposée, s’inscrivant dans une logique européenne.
Victor Hugo le dit bien : « il y a toute l’histoire de l’Europe (…) dans ce fleuve des guerriers et des penseurs, dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l’Allemagne. Le Rhin réunit tout. »
Fessenheim se situe ainsi au sein de la méga-lopole européenne que l’on appelle la « banane bleue ». Cette dorsale européenne de 70 mil-lions d’habitants, puissante et dynamique s’étire de Londres à Milan en longeant notam-ment le Rhin.
Berceau de l’humanisme, de l’imprimerie, de la révolution industrielle, de la réconciliation eu-ropéenne, la capacité de rebond et d’invention fait partie de l’histoire et de la culture des habi-tants du tronçon rhénan. Innervée de réseaux de transports, de nœuds et flux aéroportuaires, routiers, numériques, fluviaux, la future zone économique franco-allemande s’ancre dans un corridor de connexions économiques et cultu-relles dynamiques connu dans toute l’Europe.
Cette future zone économique franco-alle-mande est également idéalement située dans l’espace du Rhin supérieur qui compte 6 mil-lions d’habitants, côtoyant le Pays de Bade, première région européenne en matière d’inno-vations en Europe (4,8 % du PIB investi dans la R&D) mais aussi à 35 km de Bâle en Suisse, dans le Top 10 mondial pour la compétitivité, la puissance économique et l’innovation.
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