Le temps des maires. L
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Le temps des maires. L'allongement du mandat en 1929 : une redéfinition de l'espace politique municipal - article ; n°53 ; vol.14, pg 59-86

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Politix - Année 2001 - Volume 14 - Numéro 53 - Pages 59-86
Managing the Mandate. The 1929 Act on the extended mayoral term and the redefinition of political space in France Guillaume Marrel Renaud Payre Since the 1929 Act the mayoral term has been extended from four to six years. Although it is now forgotten, this act offers an opportunity to analyse how a new definition of local authority's power could emerge at commune level. One of the first steps towards the temporal codification of municipal power, the bill was passed at the end of a twenty-year long debate in which the program of municipal reforms met some aspects of politicians' corporate interests. The purpose was to improve municipal management, which was undergoing transformation. A longer term was introduced as a compromise between two aspects of mayoral legitimacy: responsibility and election. It created a new character to be supported by some municipal reformers: the « urban manager ». First of all, it allowed elected representatives who had to face hazardous ballots based on universal franchise to get « notable » statuses. Hence the idea was not so much to improve municipal management as to reduce risks for some politicians who had to pay attention to their electoral carreer. As very special notables cumulards (holders of several elected positions) got hold of this proposed municipal reform.. On a political point of view being supported by interest groups such as the national association of mayors (Association des Maires de France) and the parliamentary group of senateurs-maires, they managed to have the bill passed.
Le temps des maires. L'allongement du mandat en 1929 : une redéfinition de l'espace politique municipal Guillaume Marrel Renaud Payre La loi du 10 avril 1929 prolonge le mandat municipal de quatre à six ans. L'étude de cette loi, aujourd'hui oubliée, est l'occasion de revenir sur un moment de redéfinition du pouvoir local à l'échelle de la commune. Etape de la codification temporelle des activités municipales, le projet aboutit, après une vingtaine d'années de débats, à la faveur d'une rencontre entre un programme de réforme et les intérêts corporatistes d'une partie du personnel politique. Il s'agit avant tout de perfectionner une gestion municipale en pleine transformation : la prolongation du mandat est présentée alors comme un compromis entre deux sources concurrentes de la légitimité du maire : la compétence et l'élection. Elle favorise l'émergence d'une figure défendue par les réformateurs municipaux : « l'administrateur urbain ». Mais l'allongement du mandat municipal s'impose surtout comme un moyen de notabilisation des élus confrontés aux aléas du suffrage universel. Il s'agit alors moins d'améliorer la gestion municipale que de réduire le niveau de risque pour des professionnels attentifs à leur carrière électorale. Catégorie bien particulière de notables, les « cumulards » s'emparent du projet de réforme. Soutenus par deux groupes d'intérêt, l'AMF et le Groupe des sénateurs-maires, ils parviennent à le faire voter au parlement.
28 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 2001
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Langue Français
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Guillaume Marrel Renaud Payre
Le temps des maires. L'allongement du mandat en 1929 : une redéfinition de l'espace politique municipal In: Politix. Vol. 14, N°53. Premier trimestre 2001. pp. 59-86.
Citer ce document / Cite this document : Marrel Guillaume, Payre Renaud. Le temps des maires. L'allongement du mandat en 1929 : une redéfinition de l'espace politique municipal. In: Politix. Vol. 14, N°53. Premier trimestre 2001. pp. 59-86. doi : 10.3406/polix.2001.1138 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/artic p _0295-2319_2001_num_14_5 _ le/ olix 3 1138
Abstract Managing the Mandate. The 1929 Act on the extended mayoral term and the redefinition of political space in France Guillaume Marrel Renaud Payre Since the 1929 Act the mayoral term has been extended from four to six years. Although it is now forgotten, this act offers an opportunity to analyse how a new definition of local authority's power could emerge at commune level. One of the first steps towards the temporal codification of municipal power, the bill was passed at the end of a twenty-year long debate in which the program of municipal reforms met some aspects of politicians' corporate interests. The purpose was to improve municipal management, which was undergoing transformation. A longer term was introduced as a compromise between two aspects of mayoral legitimacy: responsibility and election. It created a new character to be supported by some municipal reformers: the « urban manager ». First of all, it allowed elected representatives who had to face hazardous ballots based on universal franchise to get « notable » statuses. Hence the idea was not so much to improve municipal management as to reduce risks for some politicians who had to pay attention to their electoral carreer. As very special "notables" "cumulards" (holders of several elected positions) got hold of this proposed municipal reform.. On a political point of view being supported by interest groups such as the national association of mayors (Association des Maires de France) and the parliamentary group of senateurs-maires, they managed to have the bill passed. Résumé Le temps des maires. L'allongement du mandat en 1929 : une redéfinition de l'espace politique municipal Guillaume Marrel Renaud Payre La loi du 10 avril 1929 prolonge le mandat municipal de quatre à six ans. L'étude de cette loi, aujourd'hui oubliée, est l'occasion de revenir sur un moment de redéfinition du pouvoir local à l'échelle de la commune. Etape de la codification temporelle des activités municipales, le projet aboutit, après une vingtaine d'années de débats, à la faveur d'une rencontre entre un programme de réforme et les intérêts corporatistes d'une partie du personnel politique. Il s'agit avant tout de perfectionner une gestion municipale en pleine transformation : la prolongation du mandat est présentée alors comme un compromis entre deux sources concurrentes de la légitimité du maire : la compétence et l'élection. Elle favorise l'émergence d'une figure défendue par les réformateurs municipaux : « l'administrateur urbain ». Mais l'allongement du mandat municipal s'impose surtout comme un moyen de notabilisation des élus confrontés aux aléas du suffrage universel. Il s'agit alors moins d'améliorer la gestion municipale que de réduire le niveau de risque pour des professionnels attentifs à leur carrière électorale. Catégorie bien particulière de notables, les « cumulards » s'emparent du projet de réforme. Soutenus par deux groupes d'intérêt, l'AMF et le Groupe des sénateurs-maires, ils parviennent à le faire voter au parlement.
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