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les oranges de la colère

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Le guide
Apartheid : les oranges de la colère
Il y a trente ans, une vaste campagne internationale contre l’apartheid en Afrique du Sud voyait le jour à travers le boycott des oranges Outspan. En France, Rennes fut l’une des villes les plus dynamiques de ce mouvement resté dans toutes les mémoires. Témoignages. e 1948 à 1994, l’Afrique du Sud ablancs, oùpaternalisme et violence se gravé le racisme dans le marbrecôtoient, non sans rappeler les plantations popDulation noire du pays, majoritaire, en aUn collectif fleurit à Rennes.«Les e de sa Constitution. Politiquement,américaines du XIXsiècle. socialement, culturellement, la subi directement et violemment les consé-les Anglais, ont lancé leNéerlandais, puis quences. Dans les années 1970, bouillon-mouvement anti-apartheid dès 1970. Il s’est nantes d’initiatives et d’actions civiques etvraiment étendu à la France à partir de politiques, des citoyens de tous bords vont1975. Cette orange, qui était un produit de créer un vaste mouvement contre l’apar-grande consommation, nous a permis de theid. L’objectif est alors de faire bougertoucher de façon évidente un vaste public. De l’opinion publique mais aussi les dirigeantsplus, les Hollandais avaient réalisé un visuel internationaux. Un simple fruit de tous lesà l’impact fort, qui a tout de suite marqué les jours va devenir l’emblème de cette lutte :restera comme la premièreesprits. Cela l’orange de la marque Outspan. Cet agrume,campagne de boycott qui a vraiment fonc-inoffensif en apparence,provenait detionné» rappelle Yves Thébault, secrétaire grandes exploitations agricoles sud-afri-national du Mouvement anti-apartheid à caines, tenues d’une main de fer par desl’orée des années 80 et toujours membre du
50Le Rennais n° 371Février 2006
(1) CRIDEV .Car cette association rennaise va être le poisson-pilote d’un collectif qui réunira une trentaine d’organisations : des syndicats - dont la CFDT et la CGT -, des partis politiques, des associations tiers-mon-distes ou de consommateurs. «À cette époque, ily avait de nombreuses mobilisa-tions, contre la dictature en Argentine, la faim au Sahel, où l’on parlait beaucoup des mouvements de libération des peuples… Le problème de l’apartheid a touché beaucoup de monde, en particulier les jeunes» évoque Denis Pertel, adhérent de la première heure au CRIDEV et désormais retraité de la direc-tion régionale de l’Agriculture. Les souve-nirs remontent à la surface, non sans malice : «Je peux même vous dire que le déclenche-ment de la campagne anti-Outspan à Rennes a démarré le 12 avril 1976. Et à partir de là, on en a fait des actions ! Les idées ne man-quaient pas (rires) !».
Des actions sans pépins.En cette année de grande sécheresse, l’heure, mais aussi la volonté du collectif, est à la non-violence. L’important est de privilégier la sensibilisation et l’information auprès du public. Cible de choix : les commerces. De
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