Livret Asile-Immigration Front national

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C A H I E RD ’ A C T I O N S Asile / immigrAtion STOPPER, PROPOSER ET AGIR ! AUTEURS : Marine Le Pen Louis Aliot Bruno Bilde Sébastien Chenu Gilbert Collard Ludovic Pajot Députés Avril 2018 I N T R O D U C T I O N Ce n’est un secret pour personne,et des millions de nos compatriotes le constatent chaque jour, l’immigration a explosé ces dernières décennies et depuis plusieurs années cette immigration est massivement irrégulière.Plusieurs paramètres expliquent ce phénomène. Tout d’abord,la déstabilisation par les puissances occidentales de nombreux pays qui avaient jusqu’alors un rôle de régulateurs des migrations,a entraîné des guerres poussant certaines populations à venir clandestinement dans notre pays.Dans d’autres cas,les crises climatiques sont également à l’origine de départs devant l’impuissance des autorités locales face à des problématiques climatoenvironnementales. Ensuite, unepolitique de porte ouverte,l’idéologie du « sans-frontiérisme » associée à l’octroi de nombreux droit sociaux,ont fait croire que l’occident était un eldorado et la promesse d’une vie meilleure assurée. Enfin, lapolitique étrangère de la France vis-à-vis des pays de départ n’a clairement pas favorisé le co-développement, quiest un levier puissant pour aider ces pays à se développer et surtout à garder les forces vives dont ils ont besoin sur leur territoire.

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Ajouté le 13 avril 2018
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Langue Français
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C A H I E R D ’ A C T I O N S
Asile / immigrAtion
STOPPER, PROPOSER ET AGIR !
AUTEURS : Marine Le Pen Louis Aliot Bruno Bilde Sébastien Chenu Gilbert Collard Ludovic Pajot Députés
Avril 2018
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Ce n’est un secret pour personne, et des millions de nos compatriotes le constatent chaque jour, l’immigration a explosé ces dernières décennies et depuis plusieurs années cette immigration est massivement irrégulière. Plusieurs paramètres expliquent ce phénomène.
Tout d’abord, la déstabilisation par les puissances occidentales de nombreux pays qui avaient jusqu’alors un rôle de régulateurs des migrations,a entraîné des guerres poussant certaines populations à venir clandestinement dans notre pays. Dans d’autres cas, les crises climatiques sont également à l’origine de départs devant l’impuissance des autorités locales face à des problématiques climato environnementales.
Ensuite, une politique de porte ouverte, l’idéologie du « sansfrontiérisme » associée à l’octroi de nombreux droit sociaux, ont fait croire que l’occident était un eldorado et la promesse d’une vie meilleure assurée.
Enfin, la politique étrangère de la France visàvis des pays de départ n’a clairement pas favorisé le codéveloppement, qui est un levier puissant pour aider ces pays à se développer et surtout à garder les forces vives dont ils ont besoin sur leur territoire.
Un récent sondage souligne que pour quatre Français sur dix la réforme de l’immigration est une priorité. Le premier échelon de cette réforme est bien évidemment celui de la lutte contre l’immigration irrégulière.
On peut trouver au moins cinq enjeux cruciaux pour la mise en place d’une politique efficace de lutte contre l’immigration irrégulière :
Un enjeu sécuritaire :l’immigration irrégulière est source d’insécurité comme l’a montré une récente étude chez nos voisins allemands (à quand une telle étude en France ? ).
Un enjeu civilisationnel :en arrivant illégalement sur notre territoire marquentles immigrés irréguliers, un signe de nonrespect de la loi et soulignent leur absence de volonté de s’intégrer dans notre pays. Souvent, ils importent leur culture et leurs us et coutumes quand ce ne sont pas les violences qu’ils sont sensés fuir.
Un enjeu financier :l’explosion des différentes aides fournies aux immigrés irréguliers dans un contexte de déficits publics abyssaux souligne que la France n’a clairement plus les moyens « d’accueillir toute la misère du monde ».
Un enjeu humanitaire :l’immigration irrégulière de masse telle que nous la connaissons actuellement participe au dévoiement de toute politique légale d’immigration et plus grave au dévoiement de toute politique d’asile digne de ce nom.
Un enjeu sanitaire :la récente polémique sur les vaccins a fait l’impasse sur la cause première des maladies hier disparues en France mais l’immigration irrégulière en est l’une des principales.
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Depuis des décennies, les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir n’ont rien fait pour s’attaquer à ce fléau. Le nombre de clandestins sur notre sol est, selon les spécialistes, supérieur à 500 000 ! Il y a 10 ans, c’estàdire avant les récentes vagues migratoires, le ministère de l’Intérieur annonçait un chiffre entre 200 et 400 000 clandestins.
La gauche par idéologie, la notion même de nation leur faisant horreur, la droite par opportunisme économique, l’immigration restant un bon moyen pour faire pression sur les salaires et donc de contenter le grand patronat mondialiste, ont toujours refusé de prendre des mesures efficaces. Seul le Front National a été constant sur ce sujet et n’a cessé de dénoncer les effets dangereux de cette immigration irrégulière de masse pour notre pays et pour les Français.
Il faut d’ailleurs noter que si le Président Macron souhaite légiférer sur ce sujet c’est bien qu’il a conscience du problème et que le Front National a gagné la première des batailles, celle des idées.
Fort de son expertise acquise depuis des décennies sur ce sujet, et craignant que le projet du Gouvernement ne soit pas à la hauteur des enjeux, le Front National présente dans ce document un plan d’action pour lutter concrètement et efficacement contre le fléau de l’immigration irrégulière.
Ce cahier balaye très largement la problématique, de la lutte contre la désorganisation des pays de départ à l’assimilation des populations acceptées en passant par le renvoi massif de clandestins. C’est bien l’ensemble qui fait la cohérence de ce cahier d’actions plus que des mesures prises isolément.
Certaines mesures sont législatives, elles seront donc portées par les députés Front National dans l’hémicycle à travers le dépôt d’une proposition de loi constitutionnelle et d’une proposition de loi ordinaire. D’autres sont réglementaires ou supralégislatives (traité signé par la France ou adhésion à telle ou telle convention internationale) et elles seront portées dans le débat public par notre parti en attendant d’avoir le pouvoir de les mettre en œuvre.
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i - réguler les flux migrAtoires en Amont.
A/ Agir sur les cAuses de l’immigrAtion. ACTION 1 :Faire de la maîtrise des migrations un objectif de notre politique étrangère et militaire. ACTION 2 :Renforcer l’aide au développement dans les pays de départ en donnant la priorité à quatre thématiques majeures : les forces de défense et de sécurité, l’agriculture et les infrastructures, l’éducation et la santé. ACTION 3 :Accroître la lutte contre le trafic d’êtres humains. ACTION 4 :Créer des guichets d’asile dans les consulats et ambassades pour traiter les demandes directement à l’étranger.
B/ mettre fin Aux dispositifs incitAnt à l’immigrAtion. ACTION 5 :Lancer des campagnes d’information dans les pays de départ. ACTION 6 :Supprimer l’AME (Aide Médicale d’Etat) et créer l’AUV (Aide Urgence Vitale). ACTION 7 :Supprimer la possibilité d’aides pour les clandestins. ACTION 8 :Revoir les accords internationaux favorisant l’immigration. ACTION 9 :Supprimer le droit du sol. ACTION 10 :Créer des camps humanitaires en périphérie des zones de départ sous l’égide de l’ONU.
c/ mettre en plAce des contrAts BilAtérAux migrAtoires. ACTION 11 :Conditionner l’aide au développement à la délivrance par les autorités étrangères de passeports consulaires. ACTION 12 :Réduire les possibilités de transfert d’argent dans les pays qui refusent ou ne respectent pas le contrat migratoire bilatéral.
ii - mAitriser l’immigrAtion en frAnce.
ACTION 13 :Rétablir notre pleine souveraineté pour maîtriser notre politique migratoire.
A/ Accroître lA lutte contre l’immigrAtion clAndestine. ACTION 14 :Retrouver la maîtrise des frontières. ACTION 15 :Renforcer les moyens matériels de services de sécurité et de contrôle. ACTION 16 :Elargir la possibilité de contrôle des étrangers. ACTION 17 :Contrôler les déclarations de minorité. ACTION 18 :Repénaliser le séjour irrégulier et l’assistance au séjour irrégulier. ACTION 19 :Couper les subventions publiques aux associations promigrants. ACTION 20 :Faire de la rétention administrative la règle. ACTION 21 :Augmenter les places en CRA. ACTION 22 :Revoir les régimes des OQTF des interdictions de séjour et de la rétention administrative. ACTION 23 :Durcir les peines encourues pour le recours au travail clandestin.
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B/ réduire l’immigrAtion légAle. ACTION 24 :Fixer le solde migratoire à 10 000 sur des critères inscrits dans la loi. ACTION 25 :Durcir les conditions de maintien sur le sol français des ressortissants de l’Union européenne. ACTION 26 :Durcir les conditions d’accès au regroupement familial. ACTION 27 :Interdire le séjour aux étrangers condamnés. ACTION 28 :Conclure des accords bilatéraux pour que les peines de prison des étrangers condamnés en France soient exécutées dans les pays d’origine. ACTION 29 :Revoir la politique d’accueil des étudiants étrangers. ACTION 30 :Réformer le droit au séjour.
c/ redonner tout son sens Au droit d’Asile. ACTION 31 :Limiter l’utilisation de l’asile comme filière d’immigration. ACTION 32 :Réduire la durée d’instruction des demandes d’asile ACTION 33 :Réduire la durée d’octroi du droit d’asile et mettre en place une révision périodique. ACTION 34 :Créer une liste de pays sûrs. ACTION 35 :Raccourcir les délais de délivrance de l’ADA.
iii - revitAliser l’AssimilAtion répuBlicAine.
A/ redonner un sens à lA nAtionAlité frAnçAise. ACTION 36 :Réviser les procédures et conditions de naturalisation. ACTION 37 :Réformer les parcours personnalisés d’intégration républicaine. ACTION 38 :Revoir les possibilités de binationalité. ACTION 39 :Elargir les possibilités de déchéance de nationalité.
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B/ instituer lA priorité nAtionAle. ACTION 40 :Réserver l’accès à la fonction publique exclusivement aux Français. ACTION 41 :Ouvrir la possibilité d’utiliser la priorité nationale. ACTION 42 :Instituer un délai de carence pour les étrangers arrivant sur le territoire national pour bénéficier de la gratuité des services publics et des dispositifs sociaux.
c/ fAire Aimer lA frAnce et lutter contre le communAutArisme ACTION 43 :de sa culture,de son histoire, Réformer l’enseignement de la France, de ses racines chrétiennes et de la laïcité. ACTION 44 :Mettre en place une politique d’assimilation. ACTION 45 :Etendre la loi de 2004 sur les signes religieux à tout l’espace public. ACTION 46 :Dissoudre les organisations revendiquant le communautarisme.
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réguler les flux migrAtoires en Amont
Les migrations sont un problème mondial. Justifiées par des raisons essentiellement économiques, elles fragilisent les pays d’origine des migrants qui voient partir des populations jeunes cherchant un meilleur avenir matériel en Occident. En effet, les pays d’émigration subissent à la fois une « fuite des cerveaux », l’Occident étant particulièrement attractif pour les populations diplômées des pays en voie de développement et une perte de main d’œuvre conséquente dans la population active.
De l’autre côté, les migrations déstabilisent les pays d’accueil en menaçant les équilibres sociaux et économiques déjà fragilisés par des niveaux de dette publique extrêmement élevés et un contexte de marasme économique. Par ailleurs, les pays attirant l’immigration étant les mêmes depuis des dizaines d’années, le niveau d’immigration est déjà très élevé dans les pays d’accueil, en dehors des seules questions de flux, et renforce le sentiment de dépossession culturelle de leurs populations déjà mis à mal par une mondialisation économique calquée sur le modèle de la surconsommation américaine.
C’est la raison pour laquelle il devient urgent de ralentir et de maîtriser le phénomène migratoire à l’échelle mondiale car il est un système perdantperdant pour les États. Au niveau individuel, si le fait d’émigrer peut incontestablement permettre une réussite personnelle, il ne faut pas oublier les milliers de morts parmi les migrants qui tentent le trajet pour un hypothétique meilleur avenir.
i - réguler les flux migrAtoires en Amont
A/ Agir sur les cAuses de l’immigrAtion.
ACTION 1 : faIRE DE La MaïTRISE DES MIGRaTIONS UN ObjECTIF DE NOTRE POLITIqUE ÉTRaNGèRE ET MILITaIRE.
La France reste très influente dans un grand nombre de pays de départ de migrations. L’action extérieure de la France, tout comme les opérations militaires extérieures, doivent, elles aussi, servir l’objectif de réduction des migrations à l’échelle mondiale. L’objectif doit être de viser la stabilité politique des différents pays afin d’éviter les flux contraints de populations fuyant la guerre ou afin d’éviter que les pays déstabilisés ne deviennent euxmêmes des pays passoires, contrôlés par les passeurs.
A titre d’exemple, en 2011, l’intervention française en Libye a eu de graves conséquences sur les migrations sur le continent africain. Le Front National avait dénoncé cette action militaire et s’était retrouvé totalement isolé dans le paysage politique français. Pourtant, quelques années plus tard, le bilan en terme de développement des migrations est catastrophique et implacable. La Libye est devenue l’un des points de passage principaux des migrations clandestines en Afrique, le paradis des passeurs et on y retrouve même des pratiques d’esclavage que l’on pensait appartenir à un autre siècle.
La diplomatie française doit retrouver sa lucidité et de nouveau se mettre au service des intérêts français. Les relations d’Etat à Etat sont le seul cadre valable, d’élaboration de politiques globales qui permettraient aux pays africains de retenir leurs populations et aux pays européens de mettre en place de véritables outils de contrôles des migrations.La dilution de l’expertise diplomatique Française dans des errements idéologiques coïncide avec la disparition d’une véritable politique française en Afrique. Ces dernières années cette politique extérieure a d’ailleurs été mise sous la tutelle des réseaux de la FranceAfrique et de l’internationale socialiste quand elle n’a pas tout simplement été soustraitée à l’Union Européenne, c’estàdire aux lobbys de la finance. Parfois, la politique française a même été confiée à des pays partenaires, ne partageant pas toujours nos intérêts stratégiques et qui se sont saisis de l’occasion qui leur était donnée, de prendre pied dans une zone d’influence stratégique sur le plan des ressources naturelles, dans une pure logique d’exploitation.
Force est de constater que l’Afrique est le carrefour d’une guerre économique globale et asymétrique. La diplomatie française doit retrouver sa lucidité et son pragmatisme afin d’éclairer notre politique extérieure et de protéger nos intérêts.
Aucun migrant n’est prêt à mourir en Méditerranée parce qu’il n’a pas pu voter à une élection démocratique, mais tous sont prêts à se sacrifier dans l’espoir de meilleures conditions de vie. Nous devons donc retrouver la raison d’Etat et réhabiliter la préservation de nos intérêts et des équilibres politiques.
ACTION 2 : rENFORCER L’aIDE aU DÉVELOPPEMENT DaNS LES PaYS DE DÉPaRT EN DONNaNT La PRIORITÉ À qUaTRE ThÉMaTIqUES MajEURES : LES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ, L’aGRICULTURE ET LES INFRaSTRUCTURES, L’ÉDUCaTION ET La SaNTÉ.
Aujourd’hui, l’aide publique au développement (APD) constitue le levier principal d’action du Gouvernement pour agir sur le développement dans les pays moins avancés. Or, le développement
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i - réguler les flux migrAtoires en Amont
de ces pays et la création d’un environnement économique stable permettra aux populations locales de se dessiner un avenir sur place et de ne pas prendre le risque mortel de se lancer dans une aventure. La logique voudrait donc que l’argent investi sur place permette donc une réduction directe des crédits de prise en charge des clandestins sur le territoire français.
Il est ainsi extrêmement paradoxal qu’un continent aussi riche en matières premières, minières, agricoles, pétrolières, gazières, soit presque entièrement dépendant de produits étrangers pour alimenter ses marchés intérieurs, alors même que les industries de transformation devraient y trouver leur naturel environnement d’épanouissement. Cette transformation de la structure économique des pays africains, est pourtant la seule façon crédible d’y réduire la pauvreté et d’y créer des dynamiques entrepreneuriales inclusives, et généralement d’entrer dans un cercle vertueux de croissance économique.
Loin d’un projet de repli et d’isolement de la France, notre projet pour l’Afrique est celui d’une union des souverainistes que nous voulons mettre à l’ouvrage afin de réaffirmer l’inaliénabilité du droit des peuples à disposer d’euxmêmes. En défendant l’indépendance de la France, nous défendons aussi le principe fondamental du droit à l’indépendance de tous les peuples : commerciale, financière, politique, militaire, territoriale et culturelle. Nous savons qu’une telle volonté trouvera écho dans une Afrique francophone à laquelle nous demeurons liés par l’histoire et la langue, et où les idéaux sankaristes perdurent dans l’identité politique de nombreux africains.
Pourtant, ce poste budgétaire a été le premier impacté par les coupes budgétaires en juillet 2017 par le Président Macron et le Gouvernement d’Edouard Philippe à hauteur de 141 millions d’euros. Ainsi, même si le Gouvernement a indiqué vouloir augmenter les crédits budgétaires de l’APD dans les prochaines années, la réalité pourrait donc être toute autre.
Or, la France a un rôle important à jouer sur le continent africain où son influence économique, culturelle et linguistique est indiscutable.
Nous voulons pérenniser entre la France et l’Afrique des relations d’échanges humains, culturels et commerciaux fondés sur un respect et un profit mutuel. Au travers de la francophonie, l’influence commune qui serait la nôtre sur la scène internationale porterait une vision originale de l’humanité, celle qui se fonde sur les valeurs d’une langue partagée, sur le respect entre les nations, sur la souveraineté de chacune d’entre elles, dans un monde multipolaire.
Ensemble, nous défendrons la diversité culturelle, la vraie, celle qui fait la beauté et la richesse de l’humanité, à partir de cultures autochtones enracinées chacune dans leur terroir originel, riches de ses cultures et traditions, qui dialoguent entre elles, sans disparaître dans un meltingpot mondialiste aux valeurs strictement matérialistes. Les thuriféraires de la mondialisation libérale veulent nous faire croire que la libre circulation des cultures permet leur diffusion et leur épanouissement : elle n’est en réalité qu’un masque pour la libre circulation de l’argent, et n’aboutit qu’à la disparition des cultures qui, comme des fleurs, se fanent et meurent lorsqu’on les coupe de leurs racines.
Nous proposons une véritable politique de codéveloppement avec les pays africains principalement, fondée prioritairement sur l’aide au développement de l’école primaire, l’amélioration des systèmes agricoles et l’aide au renforcement des outils de défense et de sécurité. Nous proposons de renforcer l’APD pour atteindre l’objectif de l’ONU de 0,7% du revenu national brut alors que le Président Macron ne s’engage qu’à hauteur de 0,55% du revenu national brut d’ici à 2022.
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i - réguler les flux migrAtoires en Amont
ACTION 3 : ACCROïTRE La LUTTE CONTRE LE TRafiC D’êTRES hUMaINS.
Une lutte proactive contre les réseaux de passeurs qui risquent la vie des migrants et s’enrichissent sur la misère humaine doit être menée. En effet, ce « marché de clandestins » est estimé entre 3 et 6 milliards d’euros par an à l’échelle mondiale et environ 90% des migrants utilisent les services d’un passeur selon Europol. Le démantèlement de ces réseaux doit donc être une priorité absolue alors qu’ils prospèrent sur le trafic d’êtres humains et même l’esclavagisme ainsi que l’avait révélé un reportage de CNN en fin d’année 2017 en filmant une vente d’esclaves de migrants subsahariens par les populations arabes libyennes, provoquant l’émoi de la communauté internationale.
Alors qu’à l’été 2017, l’Italie a signé un accord bilatéral avec la Lybie pour lutter contre les passeurs, la France devrait s’associer à ces initiatives ou être à l’origine de nouveaux accords bilatéraux avec les pays concernés. Dans cette perspective, la destruction des navires de passeurs avant leur utilisation ne doit plus être un tabou et doit intégrer ses négociations, solution que l’UE avait un temps envisagé avant d’y renoncer.
Sur le sol européen, les coopérations entre les différentes polices doivent être renforcées. En France, la Police aux Frontières doit voir ses effectifs augmentés pour contrer l’influence des passeurs aux frontières à la fois pour l’arrivée des migrants, en provenance d’Italie et leur sortie du territoire vers le RoyaumeUni.
Par ailleurs, la justice française ne doit avoir aucune complaisance envers les passeurs français qui aident les migrants clandestins à franchir la frontière. Le cas médiatisé de l’agriculteur Cédric Herrou, ayant violé à plusieurs reprises la législation en aidant selon les estimations plus de 200 migrants à passer la frontière francoitalienne nous interpelle. Condamné en première instance à 3 000 euros d’amende,il n’est condamné en appel qu’à quatre mois de prison avec sursis.A cet effet les sanctions contre ces passeurs seront augmentées.
ACTION 4 : cRÉER DES CaMPS hUMaNITaIRES EN PÉRIPhÉRIE DES zONES DE DÉPaRT SOUS L’ÉGIDE DE L’onu.
Afin d’offrir une solution directe aux migrants sans que ceuxci ne risquent leurs vies pour essayer de fuir les zones de tension, la France doit être à la manœuvre pour créer des camps humanitaires sous l’égide de l’ONU dans les pays d’émigration ou à ses frontières. Aux côtés de ses partenaires internationaux et en étroite collaboration avec les pays concernés, elle doit mener une action diplomatique forte pour la constitution de ces camps humanitaires provisoires et assurer leur protection, y compris par l’envoi de forces militaires.
On dit très souvent qu’il est plus difficile de gagner la paix que de gagner la guerre. Or pour gagner la paix, il est nécessaire que les populations civiles qui ont un temps quitté une zone de conflit, puissent retourner dans leur pays une fois la situation stabilisée et participer ainsi à la reconstruction de leur pays. Nous croyons à l’enracinement des peuples et la création des camps humanitaires à proximité de leur pays de départ, permettant ainsi de ne pas déraciner ces peuples.
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i - réguler les flux migrAtoires en Amont
B/ mettre fin Aux dispositifs incitAnt à l’immigrAtion.
ACTION 5 : laNCER DES CaMPaGNES D’INFORMaTION DaNS LES PaYS DE DÉPaRT.
Une campagne de communication, s’inspirant de l’expérience en Australie (cf. annexe 3), sera mise en place par le Gouvernement et les ministères concernés à destination des pays identifiés comme sources principales d’immigration clandestine sur le territoire national. Elle sera également déployée sur l’ensemble du territoire national.
La campagne se déclinera en langue française, ainsi que dans toute langue identifiée comme pertinente pour la bonne compréhension de la campagne par les ressortissants des pays identifiés.
Il conviendra de décliner cette campagne sur tous les supports pertinents au moment de sa mise en œuvre (internet, télédiffusion, radiodiffusion, publicités imprimées, affiches, etc.).
La campagne informera les destinataires dans les termes les plus explicites de la volonté de la France de ne pas les accueillir sur son sol ainsi que de l’impossibilité qui leur sera systématiquement faite d’entrer illégalement sur le territoire national, mais aussi des mensonges véhiculés par des tiers intéressés financièrement à leur émigration sur le territoire national.
ACTION 6 : sUPPRIMER L’Ame (AIDE mÉDICaLE D’eTaT) ET CRÉER L’Auv (AIDE uRGENCE vITaLE).
Le budget 2018 voté en décembre dernier prévoit une enveloppe de près d’un milliard d’euros pour l’Aide Médicale d’Etat. Cette somme est en constante augmentation depuis des années (+13% en 2018) et de surcroît elle est trop souvent sousbudgétisée.
L’AME dans sa forme actuelle couvre l’ensemble des soins prodigués aux clandestins. Alors que de nombreux français (26,5%) renoncent à certains soins, l’accès illimité et gratuit à tous les soins pour les clandestins pose une réelle question de justice.
En outre, cette faculté est aujourd’hui un appel d’air pour l’immigration illégale.
Il convient donc de supprimer l’AME tout en gardant un dispositif de soins urgents, c’estàdire ceux mettant en jeu le pronostic vital ou pouvant conduire à une altération grave et durable de l’état de santé de la personne ou d’un enfant à naître. Ces soins existant déjà dans le droit actuel (« Prise en charge des soins urgents ») deviendront l’Aide Urgence Vitale. La budgétisation de cette aide serait augmentée par rapport à l’enveloppe affectée aujourd’hui aux soins urgents.
ACTION 7 : sUPPRIMER La POSSIbILITÉ D’aIDES POUR LES CLaNDESTINS.
La justice ayant annulé la mesure mise en place par le Conseil régional d’IledeFrance de supprimer toute aide au transport pour les migrants, il apparaît donc nécessaire de légiférer.
Les clandestins, entrés illégalement sur le sol français, n’ont aucune raison de bénéficier de la solidarité nationale.
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