Petit abécédaire de l environnement, critique, humoristique et poétique
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Petit abécédaire de l'environnement, critique, humoristique et poétique

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Description

Pour motiver le plus grand nombre possible à la cause environnementale, plus que des prévisions ou théories ce petit abécédaire (ici un extrait) à recours à l'humour et la poésie.

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Publié le 14 mai 2017
Nombre de lectures 11
Licence : En savoir +
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Langue Français

Exrait

Les pays qui n’ont plus de légende sont condamnés à mourir de froid. Patrice de la Tour du Pin(1911- 1975)Ce petit livre s’adresse aux curieux pressés, aux citoyens pas tristes, aux poètes redescendus sur terre, et bien sûr à tous les soucieux de l’état du globe. Comme vous avez pu le constater en vous acquittant d’un prix modique, ce n’est pas un traité d’écologie ; je ne suis pas diplômé en la matière. Le mariage du texte et de la photographie a paru convenir pour faire ensemble ce petit bout de chemin.Je vous souhaite un agréable moment.
Avant propos Rédiger un dictionnaire n’est pas mince affaire. Mais l’entreprise, souvent collective, est balisée, carrée. Au minimum une logique forte (littéraire, technique, scientifique...) préside au choix des termes passés au bistouri. Abécédaire ; cadre étroit de 26lettres - mots pour présenter les grandes tensions ou enjeux de l’environnement, et aussi la petite marge de manœuvre dont nous disposons. Sans conduire à des choix cornéliens, des interrogations s’élèvent. Logiquement Poubelle est abordé à la rubriqueAbandon,ceaussiqui permet d’aller encore plus loin queDéchets. Mais pour la lettre T ? A la place deTourisme,pouvaient convenir : Taylorisme, Technique, Tour(urbanisme délirant), Temps, Terre… etc . La présentation de plus en plus fréquente du remède « tourisme » commelapanacée face à la crise,lasolution miracle pour créer des emplois (qui seraient « propres » !), justifie un minimum de questionnements. Et puis, tout simplement, il a fallu tenir compte de la possibilité ou non d’illustrer visuellement chaque rubrique, de façon agréable, si possible efficace et poétique.
Pour chaque entrée, un diptyque ouvre le propos et la réflexion, le plus largement possible, grâce à deux images volontairement ambiguës. Soyons clairs : ce petit livre n’est pas un outil de travail. Il n’a d’ambition que de sensibiliser le plus grand nombre aux multiples passerelles qui existent, mais qu’il faut développer, entre les différentes approches économiques et techniques, culturelles et sociales de l’environnement. Pour mieux renforcer ces passerelles, ces questionnements, les 26 termes qui ont finalement été retenus sont majoritairement ceux du langage quotidien. Pour la lettre B le termebesoins, issu du langage économique s’il en est, aurait pu fournir un bon développement, mais trop éloigné du visuel et du matériel quotidien. En définitive, nous n’avons pas le choix. Il nous faut et surtout il nous faudra de plus en plus aimerl’usé, lefragile, lemodeste; ils ont une histoire. Au delà de la matière, pour respecter la nature, les hommes n’ont ils pas d’abord besoin de légendes ?* La collection des diptyques «Hémisphères »comprend environ deux cents titres.
Abandon
Abandonné, l’objet devient déchet. Quelle déchéance ! L’enterrement des morts est l’une des premières traces de civilisation. La cuisinière ci-contre n’avait plus ni famille, ni amis. Décidément, ce jour là, le petit tour en forêt est devenu sinistre. Même enchaînement fatal pour l’abandon des lieux ou des êtres qui conduit à la multiplication des villes abandonnées* ? Conflits, aléas de l’industrie ou du climat ont souvent fait fuir les citadins. Mais les cataclysmes ont bon dos. Les coups de projecteur de l’actualité sur une vedette, un dentifrice ou un gagnant du loto détournent les regards du quotidien, jugé trop banal et lassant. On zappe et puis…poubelle ! Et, pour un temps, ces villes fantômes* redeviennent l’objet de belles destinations touristiques sinon voyeuristes. * l'historien D.Fitzgerald du Kansas en dénombre environ six mille aux Etats Unis.
Combien de projets pharaoniques, délirants de mégalomanie, menés tambour battant ? Puis une spirale de lassitude, de démission, de fuite. Alors ? Pas de changement depuis Attila ?
Morte à petit feu. Les gratins seront doucement rouillés, les poulets ne seront plus dorés.
B outon(électrique)Alfred Sauvy (1898-1990) disait : « Le drame de l’électricité, c’est le bouton ! ». On pourrait transposer en « Loin des yeux, loin du cœur » ou « Passée la fête, adieu le saint », qui illustrent aussi cette terrible démission. Aux Etats Unis, au début des années 60, le psychologue Stanley Milgram (1933-1984) a étudié les effets de cette « distance » créée par le bouton, notamment les conditions et jusqu’à quel point des individus « normaux » pouvaient obéir -aveuglément - aux ordres les plus fous et torturer des patients par des décharges électriques. Il suffit de remplacer « patients » par « environnement » pour entrevoir le formidable destin poubelle de notre planète… grâce au bouton ! Son champ d’application est infini. A Noël, les télécommandes pour jouets émerveillent les enfants. Plus tragiquement, en appuyant sur le « bouton rouge », le chef des armées peut déclancher l’holocauste nucléaire.
2014 ; encore en service ! Avec un peu de patience, ou de doigté, pour que « fiat lux » ! Que de progrès depuis ce bouton de porcelaine « antédiluvien » ! Même lesinterrupteurs (remarquer la différence de terminologie !) à commande vocale deviennent lassants. Bien des parents « font la guerre » (ou faisaient ?) à leur progéniture pour « éteindre la lumière » derrière eux. Avec un contrôle parental adapté, ce ne sera plus nécessaire.
Compétition
Par « nature » l’homme communique, se compare. Langage, foi dans l’échange. Mais les standards de la communication / comparaison envahissent toutes les activités, bien au delà de la course à pieds. LeGuiness des records:des rubriques chaque année  ajoute Performances technologiques, agricoles, architecturales, amoureuses… Tout y passe. Premier, deuxième, troisième…On était alors heureux d’avoir participé. Chronomètres, caméras, lasers… Les outils de ce vaste brassage deviennent toujours plus sophistiqués.Trente cinq centième de seconde d’avance pour la formule 1sûr).(qui est rouge, bien Subrepticement, on est passés de l’ordinalaucardinal. Dix fois plus grand, 20 fois plus riches…cent fois plus bêtes ? Que de mesquineries. Les corporations et la multiplicité des unités de mesure expliquent ème en partie la faible concurrence jusqu’au XVIII siècle.
L’invention du système métrique et décimal donne un formidable coup d’accélérateur à la concurrence. Territoires etpopulations abandonnent les produits les moins efficaces et se spécialisent. Avec la révolution industrielle, le processus d’économie de marché commence et la classe ouvrière naissante est confrontée au chômage. La compétition est devenue globale, multiforme et permanente. Ravages. Fascination du « record », celui qui laisse des traces. Les malades, les marginaux et autres canards boiteux deviennent des exclus.
Quelques orientations bibliographiques Les ouvrages deSerge Latouche, notamment : Le pari de la décroissance, 2006 Edition Pluriel Bon pour la casse : Les déraisons de l'obsolescence programmée, Les liensqui libèrent,2012 Jacques Ellul contre le totalitarisme technicien, Le passager clandestin,2013, 107 p.L’usure du monde,Frédéric Lecloux, Le bec en l’air, 2008Les ouvrages deGérard Bertolini, notamment : Art et déchets (le déchet, matière d’artiste) coédition Aprede (Lyon) et Le polygraphe, Angers, 2002 Le déchet c’est les autresEditions Erès 2006 La poubelle et le recyclage à petits pas(avec C. Delalande) Editions Actes Sud junior et Ademe, 2007 Des équevilles aux déchets ultimesLes déchets dans le Grand Lyon  Illustrations Gabriel Meunier EMCC 2012
Quatrième de couverture Le jouet le plus vendu au monde est l’inoxydable poupée Barbie. 2,5 poupées chaque seconde dans le monde, soit 80 millions par an. Un milliard de poupées depuis sa création, en 1959. Et le marché chinois décolle… Alors ? Barbie ? Inoxydable ! En plastique (PVC) ! L’écologie ? Essayez de vendre des poupées Barbie en bois ! Biodiversité ? Effets externes ? Couche d’ozone ? Le lecteur ne trouvera pas ici de définitions des termes les plus « pointus » du vocabulaire de l’écologie, de l’économie et de la sociologie. Au contraire (pour reprendre ces exemples), il trouveranormes, bouton, tourisme… autant de termes qui permettent d’aborder d’une façon quotidienne ces mêmes questions, ou d’autres. L’approche visuelle permet de marier poésie et critique… si possible avec une pointe d’humour !
Gabriel Meunier, photographe auteur centré sur l’environnement: « La terre vue de la terre ».(www.Images-4D.org) Trinôme de prédilection : matière / temps / lumière A retrouver surwww.galerimaginaire.org
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