Pour 44 n°70

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Journal de la section départementale de la FSU Loire-Atlantique (septembre 2010)

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Ajouté le 21 juillet 2011
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Langue Français
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N°70 Septembre 2010 --ISSN 1249-2051 Section de Loire-Atlantique Fédération SyndicaleAbonnement annuel 2 euros Unitaire FSU-8 pl de la Gare de l’État, case postale n°8, 44276-Nantes CEDEX 2 - tel : 02 40 35 96 55-fax 02 40 35 96 56 Site internet :http://www.fsu44.orge mail : fsu44@fsu44.org -déposé le30 septembre 2010 Une chèvre fédérale, Dispensé de timbrage un mouton syndical,Nantes ROLLIN POUR 44un cochon syndiquéUnis dans un même char, s’en allaient en manif. La bataille des retraites les avait rassemblés8 pl de la Gare de l’État case postale n°8 Rien dans leur beau contrat ne supposait canif 44276-Nantes CEDEX 2Jamais leur unité ne serait lézardée La position commune ils sauraient conserver. L’action durait, durait, le conflit durcissaitLe régime Tsar kocrate jamais ne faiblis-sait Et le char syndical en dates rebondissait. Partout des processions publiques se trim-balaient. Mais un jour le cochon en eu marre des secousses Il se mit à crier partout sur le chemin Juppé ou Raffarin devaient être à ses trousses SOMMAIRE Ou il craignait peut être qu’un Fillon ne le troussep 1Édito Ou bien que l’UMP ne lui vole sa bourse. p 2Retraites: mandatement de la FSU 44 Enfin notre pourceau s’écriait au secoursp 4Dépendance des personnes âgées p 5Sécu : la clé du poulailler au renard! Le Medef avance masqué Disant que les manifs n’étaient plus un recours.  p6 Information:Sans papiers; lycéen victime d’un tir de flashf-ball; Sami La chèvre et le mouton sont créatures plus douces.Benmeziane; mobilisation retraite Elles demandent au cochon mais pourquoi cette mousse ? Qu’as-tu donc à te plaindre ? Il n’y a nul mal à craindre. Tu vas voir les retraites on va les négocier Rien ne sert de crier du haut de ton gosier. On s’occupe de tout. N’a-t-on pas mine honnête ? Apaise ton courroux, cesse la ta tempête. Jamais sur la retraite nous ne battrons retraite. Mais que vous êtes sots répartit le cochon. Que non, nous sommes sages rétorqua le mouton. Sots vous êtes cette idée désormais m’est plantée dans la tête Suite édito p 2
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Suite de l’édito Vous croyez que le Tsar Kocrate peut négocier ? Il va traire la chèvre et les cornes lui scier Non cochon : 2012 sera vite arri-vé. Quoi ! Tu crois que Ségo ta laine pourra sauver ? Va lui dit le mouton il faut de la patience Tabler sur l’alternance et jouer un coup d’avance. Compères chèvre et mouton je ne vous rends pas raison. Chèvre a le lait, mouton la laine le tsar va vous en décharger Mais après il va vous manger.
Moi qui ne suis que cochon je sais bien que mon compte est bon. Quand le mal est certain, la plainte ni la peur ne chan-gent le destin. Seule l’action collective peut ouvrir un chemin La grève reconductible en est un des moyens Il nous faut la construire et au plus vite la généraliser, Si on veut vraiment Sarkozy faire céder. Camarades cochons prenons nos sorts en main...
Mandatement FSU de Loire-AtlantiqueAction Retraites 7 septembre, 15 septembre, 23 septembre : jusqu’où irons-nous ? Lors d’un CDFD en juin dernier, la FSU de Loire-pédie un débat parlementaire qui sera bouclé mi Atlantique a adopté à l’unanimité un mandatementseptembre pour les députés et début octobre pour pour travailler les conditions d’une grève interpro-les sénateurs. Vers mi octobre la loi pourra donc fessionnelle à la rentrée. Loin d’être doctrinaire, ceêtre promulguée. Le débat majeur est celui de l’as-mandatement s’appuyait sur trois constats :semblée nationale. Dans ces circonstances, il est apparu au CDFD de 1. lastratégie d’action programmant des journées Loire-Atlantique qu’un signal devait être donné au de grèves isolées répondait à un cycle de mobilisa-plan national pour construire après le 7 septembre tion qui a permis de vérifier une montée en puis-une grève reconductible à partir du 15 septembre sance et ces journées, pour nécessaire qu’elles partout où cela était possible en travaillant à sa gé-soient, ont leurs limites dans le maintien d’un rap-néralisation interprofessionnelle. La reconduction port de forces ; de journées d’actions trop éloignées dans le temps 2. legouvernement a une détermination et une (fin septembre, début octobre), l’idée d’une mani-conception du dialogue qui fait que ce ne sont pas festation nationale un week-end ne s’appuyant pas des journées de grève et des manifestations réussies sur une grève active, sont apparues comme autant qui seront des éléments suffisants pour obtenir le d’aveux d’alignement sur une position ne cherchant retrait de son projet de loi (le mandat de la FSU est pas à obtenir le retrait mais à seulement viser une le retrait) pour obtenir un autre projet conforme à négociation à partir du projet gouvernemental. Les l’intérêt des salariés ;déclarations de la CFDT pendant l’été ont confirmé ces craintes, déjà apparues lors de son congrès na-le calendrier de rentrée fixé par le gouvernement ex-
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tional. Les atermoiements de la CGT au plan natio-nal, son choix de coller à une action concertée avec la CFDT pour mieux «peser »et ne pas s’isoler n’ont pas facilité la mobilisation. La posture de FO déduisant à partir d’un discours sur la grève générali-sée, que nous pouvons au demeurant partager, des attitudes ignorantes voire hostiles de l’unité desser-vent aussi. Nous savions donc le terrain délicat. Nous attendions de la FSU au plan national qu’elle défende des positions fédérales sachant passer des compromis sans pour autant s’aligner sur une stratégie que nous estimons perdante dans le scénario en train de s’é-crire.
La décision de l’intersyndicale du 8 septembre, après la journée exceptionnelle du 7 septembre, nous a pro-fondément déçu pour certains, révolté pour d’autres. Nous aurions au moins souhaité que la FSU réserve sa signature quelques heures au lieu de s’engouffrer dans un choix stratégique qui nous apparaît sans is-sue pour le mouvement social.
Qui peut croire sérieusement que le 15 septembre va servir de tremplin à quoi que ce soit? L’interpella-tion le 15, de députés absents de leurs permanences puisqu’en séance en train de voter la loi a quelque chose de dérisoire. Que dire de tractages (décidés en Loire-Atlantique) aux contenus ne posant comme seule perspective que le 23 septembre ?Nous avons dé-jà distribué (CGT, CFDT, FO, Solidaires, FSU, UN-SA) près de 500000 tracts pendant l’été sur le départe-ment. On peut certes conti-nuer. Mais qu’on ne parle pas de tremplin. C’est dépla-cé et relève de la contre vé-rité. Entonner à notre tour cette affirmation participe-rait du leurre.
La section de Loire-Atlantique attend de la FSU au plan national que, dès à présent, elle dépose un préavis de grève nationale jusqu’à mi octobre dans tous les secteurs qu’elle recouvre, évoquant ce fait dans ses prises de position. Un signal doit être donné pour ne pas servir un attentisme susceptible d’ali-menter un risque d’implosion syndicale. Il nous ap-partient de construire une alternative à une stratégie qui dans notre département n’est pas comprise, donc ne peut être partagée. La reconduction de la grève ne se décide pas dans un appareil. Ce sont les person-nels qui la votent. Mais il appartient aux syndicats d’aider à la construction d’un mouvement qui pour l’heure se limite à des manifestations et débrayages
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n’ayant aucune ambition de retrait. Nous collons donc à un mandat qui n’est pas le nôtre. Sur ces bases d’analyse, réunissant en Loire-Atlantique une très large majorité dans les syndicats nationaux et les trois tendances organisées (UA, EE, Emancipation) nous avons décidé du dispositif d’ac-tion suivant : le 15 septembre, la FSU appelle avec FO et Soli-daires à un rassemblement (avec préavis de grève déposé) et à une manifestation à 16 H devant la préfecture de Nantes. le 15 septembre, la FSU participera au tractage intersyndical (avec les autres sauf FO et peut-être Solidaires) à la condition que ses amendements soient intégrés (fonction publi-que, code des pensions) ce qui n’est toujours pas le cas et ne sera décidé que lundi 13 par la CGT locale qui fait la « synthèse ». le 23 septembre, la FSU appellera à la grève avec l’intersyndicale (appel séparé conver-gent de FO) pour y défendre la grève re-conductible dans tous les secteurs. dès à présent, la FSU mènera une campagne d’explication auprès des personnels et pro-fessions dans lesquelles elle est implantée dans le département sur les limites de la stratégie ac-tuelle d’action intersyndi-cale et la nécessité d’ampli-fier l’action dès le 23 en reconduisant partout où c’est possible dès le 24. avec Solidaires et la FNEC-FP-FO la FSU appellera dans l’éducation nationale (premier et second degré, enseignants et autres filiè-res) à se réunir dans les ly-cées, collèges et secteurs pour débattre de la reconduction de la grève jusqu’au retrait du projet. Nous tiendrons une AG le 23 au matin pour débattre et décider. Il ne s’agit pas seulement de faire reculer le gouver-nement sur les marges mais de bloquer sa réforme injuste. En toute indépendance syndicale on ne peut s’en remettre à une hypothétique promesse de pré campagne électorale sur un retour à 60 ans (pas for-cément pour tous d’ailleurs) sur la loi qui va être adoptée. On sait très bien que les promesses électo-rales n’engagent que ceux qui y croient. Le Bureau départemental FSU 44
DÉPENDANCE des PERSONNES ÀGÉES PRISE en CHARGE par la SÉCURITÉ SOCIALE  ouCHACUN POUR SOI ?
Cet automne, lecile, rénovation de l'habitat, aide aux aidants-gouvernement présentera au Parlement, une loi sur la dépendance des personnesnaturels etc… La Fédération Française des Sociétés âgées. d'Assuranceva concentrer ses actions sur la dépendance  Laprise en charge solidaire et collective des inca-lourde, la plus "rentable"; par ailleurs, elle prépare des pacités dont sont victimes les personnes quels que soientcontrats variés plus ou moins onéreux (de très bas de leur handicap, leur âge ou l'origine de leur invaliditégamme à haut de gamme). Avant même le vote de la loi, reste une préoccupation majeure pour ces dernières, lescertaines dispositions pourraient être intégrées dans le "aidants naturels" et toutes les organisations ou associa-projet de loi sur la Sécurité Sociale! tions. En France, la situation faite aux personnes âgéesIl nous faut réagir sans attendre. La FSU et l'en-dépendantes est scandaleuse. La plupart des Établisse-semble des syndicats doivent intervenir dans ce débat. ments Hébergeant des Personnes Âgées Dépendantes ontC'est un enjeu de société qui concerne directement des des tarifs exorbitants, les places disponibles sont insuffi-millions de personnes, les personnes âgées dépendantes, santes. Pourtant le maintien à domicile peut s'avérer dan-leur famille, les professionnels ... gereux et très difficile malgré la sollicitude des famillesPour inspirer le projet de loi du gouvernement sur et les efforts des collectivités locales (communes, dépar-la dépendance, un rapport de l'Assemblée Nationale vient d'être publié sous la responsabilité de Mme Valérie Rosso-Debord (députée UMP de Meurthe et Moselle). Quelles sont ses principales propositions? Une assurance individuelle, une APA dénaturée, une taxation renforcée des pensions.  •Une assurance "contre le risque de la perte d'autonomie"devrait être souscriteauprès d'un établissement labellisé - assurance privée ou mutuelle. À terme, cette assurance se substituerait à l'APA (Allocation Personnalisé d'Autonomie) dont le coût en 2010 est réparti entre l'État (1,5 milliard d'Euros) et les  départements(4 milliards).Cette obligation de souscrire une assurance s'appliquerait à toute personne de 50 -ans et plus. Ce serait une première en France. En plus  desprélèvements obligatoires pour les solidarités ci-toyennes et sociales (Sécurité Sociale et fiscalité), nous serions contraints d'avoir une assurance auto etune assu-rance dépendance! L'argument est fallacieux : onchoisit  n, ceme r sque est couvert part ee- d'acheterune voiture, onsubitune ou des incapacités au ment par la Sécurité Sociale (caisses maladie, accidentquotidien. de travail, vieillesse), les départements (APA, Allocation• Dansl'immédiat, le dispositif de l'Alloca-Compensatrice ….), la CNSA (handicap et dépendance).tion Personnalisée d'Autonomie (APA) seraitcentré sur L'État se désengageant de plus en plus.les cas les plus lourds. Actuellement, le degré de dépen- Lesdiscriminations, les insuffisances et les inéga-dance est classé en 6 niveaux (GIR 1 à 6). Seuls les 4 lités de prise en charge de la dépendance des personnesniveaux de dépendance les plus graves (GIR 1 à 4) relè-âgées deviennent intolérables. La complexité des dispo-vent de l'APA. Le rapport suggère que les personnes sitifs complique la constitution des dossiers de demande.âgées classées en GIR 4 soient exclues du bénéfice de Il faut faire quelque chose pour simplifier, unifier, créerl'allocation! une prestation compensatrice des incapacités de la Sécu-• Lesallocataires de l'APA devront choisir rité Sociale et un service public adapté...entre une allocation à taux plein "à condition d'accepter  Peut-onfaire confiance au projet du gouverne-un droit de reprise sur sa succession future" ou"une ment? Que veut-il? Privilégier un financement spécifi-allocation diminuée de moitiémais sans reprise sur suc-que hors Sécurité Sociale, taxer les plus de 50 ans, ouvrircession"! "un marché de la dépendance" aux assureurs et aux grou-pes de maisons de retraite, favoriser les démarches indi-viduelles… Ces objectifs renforceront les carences et les inégalités face à la dépendance. Des groupes de travail État-assureurs se sont mis en place pour définir les garanties à couvrir sur ce "marché" : rente "dépendance", service à domi-
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 •Le taux de CSG sur les pen-sions passerait de 6,6 % à 7,5 %.Une façon d'annuler ainsi une éventuelle revalorisation des pensions en 2011 et de diminuer durable-ment le montant des retraites.  •Les retraités non-imposables, dispensés du versement de la CSG, seraient assujettis à une CSG au taux de 3,8 %. •Dans un premier temps, une pe-tite cotisation de 0,3 %- une "contribution solidarité autonomie" - serait créée sur les pensions et retraites. Rappel : en 1981, une petite cotisation maladie de 1 % avait été prélevée pour la première fois sur les pen-sions, elle atteint 7,1 % en 2010 (CSG et CRDS)!  Cestrois mesures sur les retraites veu-lent stigmatiser les personnes âgées que l'on veut obliger à financer les aides aux person-nes âgées invalides, souvent les plus vieilles. Cette démarche contredit les solidarités inter-générationnelles et dispense de faire appel à des ressources nouvelles taxant les hauts re-venus.  Lerecours aux assurances, les reprises sur successions, la diminution du montant de l'APA, les contributions renforcées des retrai-
14 OCTOBRE 2010 JOURNÉE D'ACTION NATIONALE DES RETRAITÉS •POUR LA DÉFENSE DU POUVOIR D'ACHAT (pour une revalori-sation correcte, contre les taxations supplé-mentaires sur les pensions)  •POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DE LA PERTE D'AUTONOMIE (contre les projets gou-vernementaux sur la dépendance) Rassemblement à NANTES10 h 30Place Bretagne
SÉCU: LE MEDEFAVANCE MASQUÉ Un nouveau coup dur se prépare pour l’assurance-maladie Le gouvernement demande à la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) de supprimer près de 4 000 postes d’ici à 2013, alors que 10 000 ont déjà été supprimés depuis 4 ans. La Sécu connaît elle aussi la rigueur exigée dans les administrations par application de la règle du « un sur deux » : on ne reLa branche maladie de la té considérables, le nom 2003, alors que les effect L’une des missions de la tion du risque. Commen oser lui imposer par con vention du cancer et des m a l a d i e sc a r d i o -vasculaires, de mieux accompagner les pa-tients diabétiques ou de développer les services d Le projet de loi de f 2011 (PLFSS) poursu sociale par de nouvelles baisses de remboursement des actes médicaux et des médicaments : . le ticket modérateur de tous les actes médicaux (médecins, dentistes, etc.) serait augmenté de 5%,le remboursement Sécu passant par exemple de 70% à 65% ; . les actes techniques des médecins pris en charge à 100% à partir de 120 € (au lieu de 91€) ; . les vignettes bleues remboursées à 30% au lieu de 35% ; . les affections de longues durées (ALD) seraient en partie remises en cause et certains actes non pris en charge à 100%. Pour le gouvernement, ce seront aux assurés sociaux et aux mutuelles complémentaires de payer. Du moins, pour ceux qui le pourront, puis-que le nombre de patients qui diffèrent des soins ou y renoncent ne cesse d’augmenter. En agissant par touches successives, le gouvernement vise à vider la protection sociale de son contenu solidaire pour l’offrir comme un fruit mûr au secteur privé de l’assurance et de la finance. La médecine du travail aux ordres du monde économique Les médecins du travail entièrement contrôlés par les chefs d’en-treprise ? C’est l’objet d’un amendement soumis au Parlement. Ce texte prévoit que les « missions du médecin du travail sont exercées sous l’autorité de l’employeur «lequel doit désigner « la personne compétente dans l’entreprise pour s’occuper des activités de protection et de prévention des risques profession-nels de l’entreprise ». La mission précise du médecin du travail d’éviter toute altération de la santé disparaît. Nous ne pouvons pas passer sous silence la catastrophe de l’amiante. En matière de santé au travail, le gouvernement s’apprête à confier les clés du poulailler au renard.Le MEDEF ne pouvait pas rêver mieux ! J.C.Lucas, Collectif Santé FSU 44 5
SANS PAPIERS LES 3 LECLERC SONT REGULARISES Après une grève longue(qui a débuté le 14 mai 2009) sur le site du Leclerc-Paridis et des actions régulières de soutien à l'appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires et des associations du collectif Unis Contre une Immigration Jetable (MRAP, LDH, CI-MADE, GASPROM), actions répétées pendant seize mois (rassemblements à la préfecture et à Leclerc-Paridis, entre autres, avec distributions de tracts), les trois travailleurs sans-papiers, agents de sécurité à Sé-curi-Ouest, prestataire de LECLERC-Paridis,ont tous les trois obtenu un titre de séjour les autorisant à tra-
vailler. Cette victoire montre que les actions conjointes de ces salariés, qui se sont battus avec détermination pour défendre leur' syndicales et L’intersyndic associations Jetable (MR jouissent de
Sami Benmeziane: mise en délibéré le 19 novembre Vendredi 10 septembre 2010 s’est enfin dé-roulé le procès en civil de Sami Benmeziane. Ce procès au civil intervient plus de 2 ans après les faits, après de nombreux reports. Sami a été arrêté le 11 Juin 2008, lors de l’évacua-tion par les poli-ciers de l’inspection académique de Nantes, qu’une manifestation syndicale avait investie. Accusé d’être responsable de la blessure d’un policier au petit doigt, il est condamné à l’issue d’un procès, qui n’a pas apporté le moindre élé-ment à l’appui de la version policière, à une amende avec sursis au pénal, et à réparer le pré-judice supposé au civil. C’est le montant de cette « réparation » que Sami devrait enfin connaître le 19 novembre. La partie civile ré-clame la somme exorbitante de 31000 euros.
Information mobilisation Retraite: L’intersyndicale interprofessionnelle nationale a déci-dé le 24 septembre : D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’enga-gement de nouveaux salariés dans l’action.par un avis notifié du Juge d'instruction Jacky Coulon en date du 26 février 2010. De faire du mardi 12 octobre une nouvelle jour-C'est le satisfaisant épilogue d'une première née massive de grèves et de manifestations pendant phase dite "d'information". le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa Pour l'obtenir, il a fallu 2 ans et 3 mois depuis place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les faits et 1 an et 7 mois depuis la désignation les parlementaires ne prendraient pas en compte ce des juges d'instruction. qui s’est exprimé dans l’action et si le Gouverne-Ce n'est que le début d'une deuxième phase ment restait intransigeant. Le Gouvernement porte-d'instruction à l'issue de laquelle Pierre et les rait l’entière responsabilité des suites que les sala-parties civiles demandent la tenue d'un procès.riés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre. N° 70 septembre 2010 - directeur de publication : D Hude - CPPAP 0310 S 05938- ISSN 1249-2051 - Imprimerie Spéciale 6