Sondage : rentrée scolaire et réformes de l

Sondage : rentrée scolaire et réformes de l'Éducation nationale (août 2019)

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Rentrée scolaire Ğƚ ƌĠĨŽƌŵĞƐ ĚĞ ů͛ ĚƵĐĂƚŝŽŶ EĂƚŝŽŶĂůĞ > s ͛ D Z'K : h / Ϯϵ Khd ϮϬϭϵ ϮϬ, Sondage réalisé avec pour Recueil Mét hodologie ŶƋƵġƚĞ ƌĠĂůŝƐĠĞ ĂƵƉƌğƐ Ě͛ƵŶ ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶ ĚĞ &ƌĂŶĕĂŝƐ ŝŶƚĞƌƌŽŐĠƐ ƉĂƌ ŝŶƚĞƌŶĞƚ ůĞƐ28 et 29 août 2019 Echantillon Echantillon de1 005 Françaisreprésentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité deů͛ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶest assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession deů͛ŝŶƚĞƌǀŝĞǁĠaprès stratification par région et catégorie Ě͛ĂŐŐůŽŵĠƌĂƚŝŽŶ. WƌĠĐŝƐŝŽŶƐ ƐƵƌ ůĞƐ ŵĂƌŐĞƐ Ě͛ĞƌƌĞƵƌ Chaque sondage présente une incertitude statistique queů͛ŽŶappelle margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌ. Cette margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌsignifie que le résultat Ě͛ƵŶsondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part etĚ͛ĂƵƚƌĞde la valeur observée. La margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌdépend de la taille deů͛ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶainsi que du pourcentage observé.

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Publié le 29 août 2019
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Langue Français
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Rentrée scolaire et réforŵes de l’EducatioŶ NatioŶale
LEVÉE D’EMBARGO JEUDI Ϯ9 AOUT ϮϬϭ9 À ϮϬH
Sondage réalisé avec
pour
Recueil
Mét
hodologie
EŶƋuġte ƌĠalisĠe aupƌğs d’uŶ ĠĐhaŶtilloŶ de FƌaŶçais iŶteƌƌogĠs paƌ iŶteƌŶet les28 et 29 août 2019
Echantillon
Echantillon de1 005 Françaisreprésentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
La représentativité del’ĠĐhaŶtilloŶest assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession del’iŶteƌǀieǁĠaprès stratification par région et catégorie d’aggloŵĠƌatioŶ.
PƌéĐisioŶs suƌ les ŵaƌges d’eƌƌeuƌ
Chaque sondage présente une incertitude statistique quel’oŶappelle marged’eƌƌeuƌ. Cette marged’eƌƌeuƌsignifie que le résultat d’uŶsondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part etd’autƌede la valeur observée. La marged’eƌƌeuƌdépend de la taille del’ĠĐhaŶtilloŶainsi que du pourcentage observé. Sile pouƌĐeŶtage oďseƌvé est de … Taille de l’EĐhaŶtilloŶ50%40% ou 60% 30% ou 70% 20% ou 80% 10% ou 90% 5% ou 95% 1008,0 9,2 9,8 10,04,4 6,0 2005,7 6,5 6,9 7,13,1 4,2 3002,5 3,5 4,6 5,3 5,7 5,8 4002,2 3,0 4,0 4,6 4,9 5,0 5001,9 2,7 3,6 4,1 4,4 4,5 6003,3 3,7 4,0 4,11,8 2,4 8002,8 3,2 3,5 3,51,5 2,5 9001,4 2,0 2,6 3,0 3,2 3,3 1 0001,4 1,8 2,5 2,8 3,0 3,1 2 0001,0 1,3 1,8 2,1 2,2 2,2 30001,4 1,6 1,8 1,80,8 1,1 Lecture du tableau:Dans un échantillon de 1000 personnes, si le pourcentage observé est de 20% la marged’eƌƌeuƌest égale à 2,5% : le pourcentage réel est donc compris dansl’iŶteƌvalle[17,5 ; 22,5].
Les principaux enseignements
Rentrée scolaire hautement périlleuse Si les réformes del’écolematernelle et primaire « passent » très bien dansl’opiŶioŶceŶ’estpas le cas de la réforme du Lycée. Les Français y sont majoritairement opposés et soutiendraient un éventuel mouvement de grève des enseignants face à un ministre dont la popularité a nettement baissé.
Les principaux enseignements du sondage :
1.
2.
3.
4.
La plupart des réformes del’EduĐatioŶnationale sont approuvées par les Français dans leur principe, mais pas la réforme du Lycée (54% de rejet) qui fait polémique avec les syndicats enseignants Plus gênant encore pour le ministre, une majorité de Français (53% vs 47%) et surtoutl’iŵŵeŶsemajorité des catégories populaires (66% des ouvriers) et des salariés du public (63%) estiment que ses réformes ne permettront pasd’aŵĠlioƌeƌ l’eŶseigŶeŵeŶten France. Mais une satisfaction tout de même : les jeunes (56% des 18-24 ans), eux, sont une majorité à y croire. La popularité du ministres’esteffondrée depuis février 2018 (-16 points) : désormais, Blanquer recueille davantage de mauvaises opinions (54%) que de bonnes (46%) Conséquence logique de cette défiance, une (courte) majorité de Français (52% vs 48%) estime qued’ĠǀeŶtuellegrèves des enseignants en septembre seraient « justifiées »
Sur les réseaux sociaux, Véronique Reille-Soult de Dentsu consulting relèveƋu’eŶcette rentrée, des doutess’expƌiŵeŶtsur les réformes, et en particulier celle du lycée et du baccalauréat. Pour beaucoup, elles restent obscures et peuvent même susciter de la colère :
--
Les enseignants dénoncent le manque de concertation et le contenu des réformes. D’autƌesexpriment des doutes surl’utilitédes réformes, doublésd’uŶecrainte de grève qui perturberait la rentrée et les cours.
Gaël Sliman, Présidentd’Ododža
Synthèse détaillée du sondage (1/3)
1) La plupart des réformes del’EducatioŶnationale sont approuvées par les Français dans leur principe, mais pas la réforme du Lycée (54% de rejet) qui fait justement polémique avec les syndicats enseignants
La plupart des grandes réformes annoncées surl’EduĐatioŶNationale sont soutenues parl’opiŶioŶ. Sur les 6 réformes testées dans notre sondage, 5 sont soutenues par plus des deux-tiers des Français et une seule, la suppression des filières au Lycée, est majoritairement rejetée. Avec une moyenne de 69% de jugements favorables sur ces 6 réformes, le Ministre pourraits’estiŵeƌsoutenu parl’opiŶioŶdans son bras de fer actuel avec les syndicats enseignants. Mais ce serait aller trop vite en besogne. En effet, le soutien del’opiŶioŶconcerne surtout, sur le principe, les réformes del’ĠĐoleprimaire et maternelle qui, elles, ne font pas polémique (sur leur principe) avec les syndicats. Ainsi, 89% des Français sont favorables aux classes de 24 élèves maximum en CP et CE1, 75% sont favorables au dédoublement des classes de grande section, CP et CE1 dans les quartiers défavorisés, 69% sont favorables àl’affiĐhageobligatoire des symboles de la République française et del’Euƌopedans les salles de classe et 66% sont favorables à ce quel’ĠĐolesoit rendue obligatoire dès 3 ans
Mais ces mesures ne sont pas celles qui font polémique avec le monde enseignantsinon que les syndicats reprochent au ministère de ne pas mettre en face de ces mesures les moyens nécessairesen revanche, LA mesure qui fait débat, la réforme du Lycée et du Bac, est, elle, nettement moins soutenue par les Français. Si une large majorité de nos concitoyens approuvel’iŶtƌoduĐtioŶde 40% de contrôle continu prévu dans la réforme du Bac, les Français sont opposés (54% vs 45%) à la suppression des séries S, ES et L et à leur remplacement par des enseignement spécialisés. Cette inquiétude concernant la réforme du Lycées’estsans doute accentuée dans le contexte de fronde syndicale de cette rentréemais elle Ŷ’estpas nouvelle : en mars dernier, dans notre baromètre des services publics Odoxa pour la Banque Française Mutualiste, 54% des Français et 64% des salariés du secteur public percevaient avec « crainte » la réforme du Lycée.
Synthèse détaillée du sondage (2/3)
2) Plus gênant encore pour le ministre, une majorité de Français (53% vs 47%) et surtoutl’iŵŵeŶsemajorité des catégories populaires (66% des ouvriers) et des salariés du public (63%) estiment que ses réformes ne permettront pasd’aŵéliorer l’eŶseigŶeŵeŶten France. Mais une satisfaction tout de même : les jeunes (56% des 18-24 ans), eux, sont une majorité à y croire.
Plus grave ou fâcheux encore que cette défiance sur LA réforme la plus polémique (celle du Lycée), les Français se montrent très dubitatifs quant àl’effiĐaĐitĠglobale del’aĐtioŶconduite par le Ministre. Ainsi, si prises une à une les réformes « Blanquer » sont le plus souvent soutenues dans leur principe, pour nos concitoyensl’eŶseŵďlene constitue pas un « package » cohérent ou efficace : 53% des Français jugent ainsi que « les réformes menées par Jean-Michel Blanquer ne permettront pasd’aŵĠlioƌeƌ l’eŶseigŶeŵeŶten France ». Cette moyenne masque de profondes disparités tant politiques que sociologiques : Blanquer « clive ». Le ministre a le soutien total des sympathisants LaREM (80%) etd’uŶeLR (53%), mais il suscite une large défiance des Insoumis (56%) et du RN (66%).majorité de sympathisants
Réciproquement, les réformes « Blanquer » qui se veulent pourtant plus « égalitaires » suscitent toute la confiance des Français les plus urbains (52% des habitants de la région parisienne) et les plus aisés (53%), inversement, suscitent une large défiance chez ceuxƋu’elleaspire à aider : les ouvriers (66%), et les catégories populaires (60% des « CSP- »).
Mais le ministre peut avoir une grande satisfaction : les 18-24 ans,Đ’est-à-dire la tranched’âgequi, dans notre sondage, est la plus proche des élèves concernées par ces réformes (certains sont même encore au Lycée) sont, eux, une nette majorité (55% vs 45%) à penser que ces réformes seront efficaces.
3) La popularité du ministres’esteffondrée depuis février 2018 (-16 points) : désormais, Blanquer recueille davantage de mauvaises opinions (54%) que de bonnes (46%) Il y a un an et demi, Jean-Michel Blanquer étaitl’uŶedes rares figures positives du gouvernement. Dans notre sondage de février 2018, les réformesƋu’ilenvisageait étaient largement soutenues et surtout 62% des Français disaient avoir une bonne opinion de lui.
Synthèse détaillée du sondage (3/3)
Patatras, un an et demi plus tard, en cette rentrée tendue et alors que les Français ne croient pas/plus que ses réformes auront une efficacité, nos concitoyens sont une nette majorité de 54% vs 46% à avoir une mauvaise opinion de lui. C’estdonc un retournement spectaculaire auquel nous assistons avec une baisse de 16 points des jugements positifs àl’Ġgaƌddu Ministre et une hausse de 17 points des jugements négatifs. Comme nousl’oďseƌǀioŶsconcernantl’effiĐaĐitĠperçue des réformes, il existe des divergences profondes de perceptions sur le ministre. Toujours apprécié par les Français les plus aisés (51% de bonnes opinions), les « Parisiens » (56% des habitants de la région parisienne), les sympathisants LaREM (88%) et ceux de droite (53% des LR), Blanquer est très impopulaire auprès des Français les plus modestes (54% de mauvaises opinions), des ouvriers (76%), des salariés du public (63%), des sympathisants de gauche (62% auprès des Insoumis) et du RN (69%).
4) Conséquence logique de cette défiance, une (courte) majorité de Français (52% vs 48%) estime qued’éveŶtuellegrèves des enseignants en septembre seraient « justifiées » Pour protester contre les réformes menées par Jean-Michel Blanquer les enseignants envisagent des mouvements de grève en septembre. Alors que ces grèvesŶ’oŶtpas encore été officiellement annoncées (des préavis ont été déposés), ni « anglées » avec un mot ded’oƌdƌeprécis et alors que de nombreuses réformes (école maternelle et primaire notamment) sont largement soutenues par les Français, une majorité de nos concitoyens soutiendrait ou justifieraitd’oƌeset déjà un tel mouvement de grève : 52% (vs 48%) estiment que ces grèves seraient « justifiées ». La polémique sur la réforme des Lycées et du Bac et les craintes des Français à ce sujet expliquent largement ce soutien.D’ailleuƌsen janvier dernier déjà, une majorité de Français (59%) soutenaient la grève menée spécifiquement contre « la réforme du Lycée, du Bac et de parcoursup ». Le soutien serait même assez massif auprès des salariés du public (57%), des Français les plus modestes (61% des plus « pauvres » et 68% des ouvriers) et des sympathisants del’edžtƌġŵe-gauche (82% des Insoumis) comme del’edžtƌġŵe-droite (61% des RN). La rentrées’aŶŶoŶĐedonc compliquée pour un ministre à la popularité fragilisée.
Réseaux sociaux L’œil de VéƌoŶiƋue Reille Soult, CEO de DeŶtsu CoŶsultiŶg
Jean Michel Blanquer : le ministre est apprécié mais certaines réformes continuent à susciter de la méfiance
Le ministre del’EduĐatioŶnationale reste globalement apprécié des internautes. Sa gestion des évènements de la fin del’aŶŶĠe scolaire et des incidents autour du bac est jugée favorablement et après quelques semaines de recul elle est devenue un exemple de sang froid et de maîtrise technique.
En cette rentrée, le principal point négatif dansl’opiŶioŶen ligne porte sur les réformes, et en particulier celle du lycée et du baccalauréat. Pour beaucoup, elles restent obscures et peuvent même susciter de la colère :
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Les enseignants dénoncent le manque de concertation et le contenu des réformes. D’autƌesexpriment des doutes surl’utilitĠde la réforme, doublésd’uŶecrainte de grève qui perturberait la rentrée et les cours.
Trois annonces du ministre ont surpris les internautes cette semaine :
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Des enseignements créés sur la sécurité etl’eŶǀiƌoŶŶeŵeŶt. Certains trouventl’aŶŶoŶĐesurl’eŶǀiƌoŶŶeŵeŶtopportuniste car le sujet est déjà présent dans les programmes Les concertations avec les syndicats en amont de la rentrée Le montant des augmentations des enseignants : les internautes ne comprennent pas que cette décision prise sous le quinquennat Hollande ne soit pas déjà actée
Véronique Reille Soult, CEO de Dentsu Consulting
Retrouvez les éléments détaillés del’aŶalLJsesur les réseaux sociaux à la fin de ce rapport
Résultats du sondage
SoutieŶ des ƌéfoƌŵes de l’EduĐatioŶ NatioŶale
Pouƌ ĐhaĐuŶe des ƌéfoƌŵes de l’EduĐatioŶ ŶatioŶale suivaŶtes dites-nous si vous y êtes favorable ou opposé :
24 élèves maximum dans les classes de CP et CE1
Le dédoublement des classes de grande section, CP et CE1 dans les quartiers défavorisés
L'introduction de 40% de contrôle continu au bac et moins d’épƌeuves à l’edžaŵeŶ
L'affichage obligatoire des symboles de la République française et de l’Euƌope daŶs les salles de Đlasse
L'école obligatoire dès 3 ans
La suppression des séries S,ES et L remplacées par des enseignements de spécialité
45%
89%
75%
71%
69%
66%
Favorable
Opposé
54%
11%
24%
28%
31%
33%
(NSP)
1%
1%
1%
1%
67%
63%
68%
85%
91%
71%
67%
94%
80%
91%
71%
60%
64%
79%
66%
71%
73%
78%
Pouƌ ĐhaĐuŶe des ƌéfoƌŵes de l’EduĐatioŶ ŶatioŶale suivaŶtes dites-nous si vous y êtes favorable ou opposé :
45%
40%
SoutieŶ des ƌéfoƌŵes de l’EduĐatioŶ NatioŶale selon la proximité partisane
95%
84%
66%
58%
88%
86%
LFI
91%
PS
90%
EELV
LaREM
68%
59%
84%
74%
76%
88%
62%
42%
69%
43%
47%
45%
Favorable
La suppression des séries S,ES et L remplacées par des enseignements de spécialité
L'école obligatoire dès 3 ans
89%
L'affichage obligatoire des symboles de la RépuďliƋue fƌaŶçaise et de l’Euƌope daŶs les salles de classe
L'introduction de 40% de contrôle continu au bac et ŵoiŶs d’épƌeuves à l’edžaŵeŶ
24 élèves maximum dans les classes de CP et CE1
Le dédoublement des classes de grande section, CP et CE1 dans les quartiers défavorisés
75%
LR
RN