Yannick Quéau : « La Turquie est un des membres de l’OTAN produisant l’effort relatif le plus soutenu en matière de défense »

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OSINTPOL présente ici une version légèrement augmentée d’une entrevue publiée dans le numéro 146 d’AeroDefenseNews. Plusieurs des questions et des éléments avancés dans cette entrevue font référence au rapport écrit par Yannick Quéau « Quelle place pour la Turquie sur les marchés de défense ? » et publié en janvier 2015 par le Groupe de recherche et d’information sur la paix et sécurité (GRIP), basé à Bruxelles.

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Publié le 05 mars 2016
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Yannick Quéau : « La Turquie est un des membres de l’OTANproduisant l’effort relatif le plus soutenu en matière de défense »
1 22/10/2015 propos recueillis par Bruno Lancesseur
OSINTPOL présente ici une version légèrement augmentée d’une entrevue publiée dans le numéro 146 d’AeroDefenseNews. Plusieurs des questions et des éléments avancés dans cette entrevue font référence au rapport écrit par Yannick Quéau «Quelle place pour la Turquie sur les marchés de défenseet publié en janvier 2015 par le? » Groupe de recherche et d’information sur la paix et sécurité (GRIP), basé à Bruxelles. Les personnes soucieuses d’approfondir leur réflexion peuvent accéder au document en accès libre et gratuit en cliquant sur le lien ci-dessus ou sur l’image ci-contre.
1 Bruno Lancesseurest journaliste et rédacteur en chef d’AeroDefenseNews.
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Dans le contexte actuel de guerre au Moyen-Orient, la Turquie semble avoir du mal à se positionner…
La tendance à réduire le conflit syrien à une double-lutte contre letyranBachar el-Assad et lesbarbaresde l’État islamique(EI) occulte la complexité de la situation. Pour bien comprendre les positionnements des différents protagonistes au Moyen-Orientainsi que le jeu des alliances et l’influence des aspects religieux, il faut prendre en compte le dossier de l’énergie. Dans le cas de la Turquie, c’est plus spécifiquement l’approvisionnement de l’Union européenne en hydrocarbures qui retient l’attention. La Turquie tente de se positionner comme l’une des voies privilégiéesde passage des ressources énergétiques à destination de l’Europe.
Après l’échec du Nabucco, Ankara mise, au nord, sur le projetTurkish Streamqui vise à alimenter l’Europe centrale et balkanique en gaz russe et qui est ainsi 2 porteur d’un rapprochement avec Moscou. Au sud, le projet de prolongement de l’Arab Gaz Pipeline de Homs (Syrie) à Kilis (Turquie) offrirait des perspectives 3 intéressantes pour Ankara en cas d’extension vers l’ouest. Cette ambition turque pourrait toutefois être mise à mal par deux projets escamotant purement et simplement le pays. Avec le retour de l’Iran dans jeu mondial depuis la levée des sanctions économiques, le risque existe de voir se développer une voie de transport partant d’Iran pour rejoindre la Méditerranée via l’Irak et la Syrie, le tout avec l’assentiment et les garanties de sécurité de la Russie. Compte tenu de ce risque de marginalisation, le projet concurrent des Qataris de rejoindre la Méditerranée toujours via la Syrie n’est pas non plus bien perçu par Ankara.
Par ailleurs, il ne faut pas négliger les facteurs internes parmi lesquels se trouve la lutte contre le PKK et l’ambition d’Erdogan de renforcer son pouvoir à travers l’instauration d’une unité nationale construite sur la rhétorique de l’ennemi intérieur. On observe en effet que « la guerre aux terrorismes » menée par Ankara concerne davantage le PKK que l’EI au grand regret des alliés de l’OTAN, qui restent tout de même discrets sur les dérives d’un de leur membre. L’EI s’avère ainsi doublement utile à Ankara: il s’oppose aux Kurdes d’Irak et de Syrie et interdit de penser à court terme au transport sécurisé des ressources énergétiques du Golfe persique/arabique à travers la Syrie, que ce projet soit soutenu par les partisans de Bachar el-Assad ou par ses opposants.
2 Voir Yann Breault «La saga du South Stream : un tournant géopolitique pour l’Europe central te balkanique»,Note d’analyse d’OSINTPOL, 12 août 2015 ;
3 Yann Breault, «La dimension géo-énergétique de la guerre en Syrie»,Décryptage d’OSINTPOL,23 octobre 2015.
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3Les tensions récentes avec la Russie (survol de son espace aérien par des MiG) vont-elles inciter la Turquie à accroître son effort de défense ? Si oui comment ?
L’actualité a donné une couleur singulière aux violations de l’espace aérien turc par la Russie, mais les deux pays misent aussi par ailleurs sur un rapprochement dans le secteur hautement stratégique qu’est l’énergie. Pour se faire une idée du futur des dépenses militaires de la Turquie, il faut se pencher sur les tendances de fond tout en gardant en tête qu’une évolution brutale du contexte sécuritaire (en Syrie notamment, mais aussi dans le conflit kurde) aura certainement des effets à court terme. LaTurquie est un des membres de l’OTAN produisant l’effort relatif le plus soutenu en matière défense (2,2 % du PIB). Ces ressources ont entre autres choses été consacrées à un ambitieux programme de modernisation des forces turques. La tendance est parfois à une surestimation touchant à la fois au nombre de plateformes (un besoin exprimé de 2 000 chars de combat, par exemple) et au potentiel de la BITD domestique ; le pays court le risque de viser trop haut et trop vite. De plus l’efficacité de certains investissements substantiels est questionnable.
Les difficultés économiques et sociales qui se font sentir en Turquie et l’atonie de la demande européenne pourraient mener Ankara à revoir à la baisse ses ambitions militaires. Erdogan nourrit peut-être le projet de miser sur une lutte intérieure pour cimenter la société autour de sa personne et justifier un effort additionnel en matière de défense, mais dans le contexte tendu qui caractérise la société turque, cette opération pourrait s’avérer contre-productive tant pour lui que pour les militaires. Pour le pouvoir, s’en tenir aux acquisitions programmées, par exemple, serait déjà une performance, quitte à revoir le calendrier et les priorités en fonction des évolutions de l’environnement sécuritaire.
Justement, quelles sont les ambitions militaires de la Turquie en termes d’équipements (terre, air, mer et espace)
Les ambitions sont élevées. L’actuelplan de modernisation des équipements des forces turques s’étend jusqu’en 2023 et pourrait représenter une facture supérieure 70 milliards USD. L’aéronautiqueincarne le poste de dépenses le plus important puisque quelque 16 milliards USD sont prévus pour le programme F-35 ou encore 1,5 milliard USD pour 10 avions de transport A400M. On note aussi que 10 milliards USD sont budgétés pour un développement nationalde l’avion e de chasse de 5 génération TF-X et encore 20 milliards USD pour acheter les appareils, La marine quant à elle, mise sur 6 sous-marins de type U-214TN (4 milliards USD), 8 corvettes de classe Ada et 4 frégates du programme MILGEM (2,5 milliards USD). Le pays prévoit aussi de développer un BPC et dispose à cet effet d’une enveloppe de 1 milliard USD. Dans le domaine terrestre, le char de combat Altay (2,5 milliards USD) est révélateur des ambitions d’Otokar sur ce segment. Il est le fruit d’un partenariat avec la Corée du Sud (Hyundai Rotem), mais n’a pas encore de moteur, les Allemands s’opposant à ce qu’il soit propulsé par les produits de MTU. Le programme des systèmes antimissiles longue portée
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(3,4 milliards USD) a beaucoup fait parler à cause de la préférence d’Ankara pour les HQ-9 chinois, mais le pays s’est gardé la possibilité d’opter pour les produits américains ou européens; une décision est attendue d’ici la fin de l’année.Enfin, il fautmentionner l’effort conséquent en matière de C4ISR que l’implantationde la guerre réseau-centré implique. Cela concerne également le spatial, le pays devant se doter de toute une flotte de satellites et d’un centre de lancement et de contrôle de ces systèmes.
Vous soulignez dans votre étude que l’achat de 100 F-35 par la Turquie va être ungame changerdans le contexte stratégique qui caractérise le Moyen-Orient, le Caucase et la mer Noire, Pourquoi et quelles vont être les conséquences ?
e Le F-35 est le seul avion de 5 génération de la région. En plus de la Turquie, Israël en acquerra 75. Il est encore tôt pour savoir si l’appareil tiendra ses promesses sur le plan opérationnel, mais on ne peut pas non plus exclure que ce soit le cas, au moins en partie.Le saut qualitatif pour l’aviation semble indéniable, notamment au niveau de la furtivité. Pour réduire l’écart, les pays voisinsà qui le F-35 n’est pas offert –n’ont d’autre alternative que de composer des flottes d’appareils de génération4.5. S’il ne s’agissait que de combattre des groupes terroristes sans aviation, les flottes de F-16 par exemple, actuellement en service dans plusieurs des États, seraient largement suffisantes. Le Rafale s’est bien vendu récemment (Égypte, Qatar), l’Eurofighter aussi (Arabie Saoudite, Oman, Koweït). Les investissements dans la région en systèmes radars, d’alerte avancée et antiaériens sont eux aussi conséquents. L’Iran, par exemple, devrait investir davantage dans des systèmes aériens (Sukhoi Su-30) et antiaériens adaptés à cette nouvelle donne.
Existe-t-il une base industrielle de défense en Turquie, si oui quelle est son envergure, ses forces et ses faiblesses ?
On l’a déjà mentionnée, mais oui, il existe bien une BITD en Turquie. Son potentiel sur certains segments est réel, mais elle souffre aussi de faiblesses structurelles qui sèment le doute sur l’ambition affichée de combler à moyen terme le fossé avec les pays les plus avancés de l’OTAN. Les industriels turcs peuvent compter sur un engagement gouvernemental fort et durable ayant fait des coproductions, codéveloppements et transferts de technologies les principaux axes de sa stratégie d’acquisitions militaires. La démarche assure aux firmes locales une prévisibilité budgétaire, une manne financière appréciable de même qu’un arrimage aux leaders mondiaux de l’industrie de défense. TAI (aéronautique), Otokar (terrestre) et surtout Aselsan (électronique) font figure de leaders nationaux, mais leur présence sur les marchés internationaux est pour le moment, plutôt modeste. La Turquie produit finalement surtout pour elle-même (75 % de ses équipements sont produits localement).
En dehors des segmentslow etmedium costs, les industriels manquent de la marge technologique leur permettant de s’engager à leur tour dans les offsets; un
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des sésames pour exister à l’international. Le principal défi de la BITD5turque consiste donc à trouver les leviers lui permettant d’assurer une montée en gamme pérenne. Or, malgré Aselsan, le pays manque de locomotives d’envergure capables d’entraîner dans leur sillage un ensemble d’entreprises innovantes. La maîtrise technologique est aussi trop dépendante des budgets publics et du bon vouloir des partenaires étrangers.
Sachant que de nombreuses réalisations nationales sont tributaires de coproductions et codéveloppements avec des firmes étrangères, la ligne politique suivie par Ankara (évoquée ci-dessus) aura-t-elle des conséquences sur les coopérations militaires ?
En dépit d’un jeu pour le moins trouble sur la question syrienne, Ankara a récemment conclu des contrats majeurs avec les États-Unis (site d’entretien des moteurs du F-35, production sous licence des hélicoptères Black Hawk…). Il est toutefois vrai que le projet d’acheter les HQ-9 chinois irrite fortement Washington qui dans cette affaire met une pression considérable sur Ankara. Il faudra suivre ce dossier. D’un côté, Ankara n’a aucun intérêt à se couper de ses principales sources d’approvisionnement en systèmes, savoir-faire et capacités de production militaires. De l’autre, les chancelleries occidentales ont conscience de la valeur stratégique de leur allié turc (position géographique, budgets militaires, débouchés pour leursarmements…), mais son attitude agace. La guerre en Syrie et l’ouverture du marché de défense à des fournisseurs non traditionnels, viennent rappeler que l’OTAN n’est pas un bloc homogène. Des divergences de vues peuvent parfois s’exprimer avec force entrealliés. Elles ne vont toutefois pas jusqu’à remettre en cause l’essentiel, du moins pas à ce stade.
Qui sont les principaux pays et industriels qui coopèrent avec la Turquie (aujourd’hui et vos prévisions)?
Comme la plupart des pays de l’OTAN, la Turquiea tendance à s’approvisionner auprès des autres membres de l’alliance pour les armements qu’elle ne produit pas elle-même. L’appétit de ce pays émergent pour les technologies les plus avancées le pousse évidemment vers les acteurs les plus matures ; ceux qui sont capables de s’engager dans des accords de coproduction et de codéveloppement sans mettre en péril leur avantage concurrentiel. Cette logique devrait perdurer. Ankara a aussi fait le choix de diversifier ses partenariats afin, d’une part, de limiter sa dépendance à un nombre réduit d’acteurs et, d’autre part, d’accentuer la concurrence entre les firmes étrangères pour mieux pouvoir profiter de la logique des offsets.
On remarque tout de même que les États-Unis dominent dans le domaine aéronautique (Lockheed Martin, Pratt&Whitney), les programmes F-16, F-35 et
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4 les hélicoptères de Sikorsky (firme, récemment achetée par Lockheed Martin ). Dans le domaine naval, la Turquie a un long historique de coopération avec les firmes allemandes. Au fil des programmes, le pays espère acquérir la maîtrise nécessaire à la production de la prochaine génération de plusieurs plateformes navales, dont les sous-marins, par exemple. La même logique vaut pour le terrestre où les transferts négociés lors de l’achat des Leopard de KMW autorisent désormais Otokar à entrevoir un avenir comme producteur de ce type de plateformes, même s’il faut recourir à un partenariat avec Hyundai Rotem. Ce dernier cas est, avec les diverses ententes avec les firmes israéliennes (ElbitSystems, notamment)ou encore l’attrait exercé par certaines technologies chinoises, symptomatique d’une tendance à l’ouverture des commandes nationales à des fournisseurs non traditionnels. En fonction de ce que les pays émergents seront en mesure de proposer sur plusieurs niches, on pourrait voir dans le futur de nouveaux entrants prendre pied sur le marché de défense turc. Il leurs faudra cependant être particulièrement performants, car ils risquent sur de nombreux segments d’être en concurrence directe avecles acteurs nationaux.
Enfin et quelle peut-être la place de l’industrie française et ses opportunités ?
En ce qui concerne le positionnement des industriels français, on peut penser qu’il y a moyen de mieux faire, mais la concurrence dispose d’assises solides sur plusieurs segments. Il ne sera certainement pas aisé de récupérer le retard accumulé au cours des dernières années. Ce sera d’autant plus dur que la BITD turque entend développer son catalogue de produits et les proposer à l’export, devenant possiblement un concurrent. Remporter le contrat des systèmes antimissiles longue portée via le consortium Eurosam serait évidemment un succès, mais aussi une petite surprise attendu les évolutions du programme à ce jour. C’est tout de même dans l’ordre du possible. Dans le domaine spatial, Thalès Alenia Space a remporté des contrats significatifs et les perspectives sont intéressantes pour le futur. Il y a aussi certainement de quoi faire pour Thalès en collaboration avec Aselsan ou ses filiales pour les systèmes électroniques embarqués à bord des plateformes militaires comme ce fut le cas pour les avions de patrouille maritime du programme MELTEM II. On peut aussi penser à un marché de la sécurité (surveillance du territoire, par exemple) qui annonce de nombreusesopportunités d’affaires.
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Photographie : rencontre à Moscou, en marge des cérémonies d’inauguration de la grande mosquée de la ville, entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, le 23 septembre 2015. Crédit : Kremlin.ru, CC BY 3.0.
4 Voir Aude-E. Fleurant, «Sikorsky, Lockheed Martin et l’État fédéral américain : trois acteursau cœur d’une opération industrielle majeure»,Décryptage d’OSINTPOL, 21 octobre 2015.
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Yannick Quéau : «La Turquie est un des membres de l’OTANproduisant l’effortrelatif le plus soutenu en matière de défense », propos recueillis par Bruno Lancesseur,Décryptaged’OSINTPOL,22 octobre 2015.
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