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Exrait

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CHÂTEAUETMUSÉEBAYARDPierre Ponson du Terrail, chevalier de Bayard (v. 1475-1524) Pontcharra
L ’école républicaine en a fait une icône, à l’égal de Jeanne d’Arc ou de Joseph Bara. Né Pierre Ponson du Terrail vers 1475, il a vingt ans quand, à la mort de son père, il prend le nom de chevalier de Bayard. C’est l’époque des guerres d’Italie et sa bravoure le signale vite au roi de France. Ainsi, en 1503, il permet la retraite des troupes françaises en défendant seul face à deux cents Espagnols un pont sur le Garigliano ; après les victoires d’Agnadel (1509) et le siège de Brescia (1512) – où il est blessé –, il récidive à Ravenne, stoppant avec seulement trente-six soldats les troupes ennemies, permet-tant ainsi aux siens de battre en retraite. Dès son accession au er trône, François 1 le nomme lieutenant général en Dauphiné et, au soir de Marignan (1515), lui demande de l’armer che-valier. Bayard combat encore dans les Ardennes en 1521 puis retourne en Italie où, victime d’un coup d’escopette, il meurt le 30 avril 1524. Construite par son arrière-grand-père, la mai-son forte qui l’a vu naître existe toujours, quoique modifiée, et PAIX abrite aujourd’hui un musée à la gloire du chevalier « sans peur ET et sans reproche ».
GUERRE PAIX ET
GUERRE
LLeessgragnrdasnhdosmmheosm… dmeeRshônde-eAlpRehsône-Alpes
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JALONS • v. 1475 : naissance à Pontcharra • 1503 : bataille du Garigliano • 1515 : lieutenant général en Dauphiné • 1524 : mort à Rovasenda (Italie)
P AROLES «Je n’ai jamais tourné le dos devant l’ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie» chevalier de Bayard.
CHÂTEAUETMUSÉEBAYARD
38530 Pontcharra Tél. 04 76 97 11 65 (mairie) www.ville-pontcharra.fr
5 FORT-BARRAUXFrançois de Bonne, duc de Lesdiguières(1543-1626) Barraux
I l avait la passion des armes et fut un des plus grands chefs militaires de son temps, mais il rendit l’âme… dans son lit, à quatre-vingt-trois ans ! Commandant les troupes huguenotes, il se fait remarquer par Henri III, puis par Henri IV qui, en 1590, l’envoie reprendre Grenoble à la Ligue. Lieutenant général en Dauphiné, il transformera la ville au cours des deux décennies suivantes : construction des quais de l’Isère, fortifications (dont la Bastille), édification de l’Hôtel de Lesdi-guières… Une fois la paix revenue, les honneurs s’accumu-lent : maréchal en 1609, pair de France deux ans plus tard, gouverneur du Dauphiné en 1612… Il sera en 1622 le der-nier « connétable de France ». Parmi ses hauts faits d’armes figure la prise, en 1598, de Fort-Barraux, construit l’année précédente par le duc de Savoie. Édifiée, selon les plans du Piémontais Ercole Negro, sur la frontière entre Dauphiné et Savoie, cette forteresse en forme d’étoile allongée, hérissée de bastions, est le plus ancien des forts bastionnés français.
J ALONS • 1543 : naissance à Saint-Bonnet (Hautes-Alpes) • 1597 : lieutenant général en Dauphiné • 1622 : connétable de France • 1626 : mort à Valence (Drôme)
FORT-BARRAUX
38530 Barraux Tél. 04 76 97 37 17 (mairie)http://mairie-barraux.com
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P AROLES «Sire, la construction d’un fort à cet endroit est particulière-ment bien choisie. Mais[…]il vaut mieux que ce soit votre cousin de Savoie qui en fasse la dépense. Quand il sera à peu près terminé[…], je le prendrai» Lesdiguières à Henri IV (1597).
PAIX ET
GUERRE
Les grands hommes… de Rhône-Alpes
5
TEMPLEDUFIVALNicolas Chrétien de Lamoignon de Bâville (1648-1724) Saint-Étienne-de-Serre
J ALONS • 1648 : naissance • 1685-1718 : intendant en Languedoc • 1724 : mort à Paris
PAIX ET
GUERRE
P AROLES «Le Languedoc gémissait[…]sous la tyrannie de l’intendant Bâville[…]C’était un homme rusé, artificieux, implacable[…]un esprit surtout de domination qui brisait toute résistance, et à qui rien ne coûtait, parce qu’il n’était arrêté par rien sur les moyens» duc de Saint-Simon (1675-1755).
F ils du premier président du Parlement de Paris, Nicolas de Bâville est élève chez les jésuites, devient avocat puis suit les traces de son parlementaire de père. En 1682, il entame une longue carrière d’intendant du roi, d’abord à Montauban, en Béarn et en Poitou, puis – et surtout – en Languedoc, où il restera trente-trois ans. L’année de son arrivée à Montpellier coïncide avec la révocation de l’édit de Nantes (1685) et c’est à pourchasser les protestants qu’il va se consacrer pendant son long mandat, particuliè-rement dans les Cévennes et le Vivarais. Afin de permettre aux « dragons » (soldats de cavalerie) de mieux contrôler le territoire, il décide la construction en 1691-1692, dans les Boutières, du « Grand Chemin royal » reliant Privas au CheylardviaSaint-Pierreville, soit environ soixante kilo-mètres. C’est sous le « règne » de celui que Saint-Simon appelait «roi et tyran du Languedoc» qu’éclata, de 1702 à 1705, la « guerre des Camisards », à laquelle Bâville répondit par une répression impitoyable. Situé à proximité du « Grand Chemin royal », le temple du Fival, édifié en 1841, symbolise la liberté de conscience retrouvée des protestants du Vivarais.
TEMPLEDUFIVAL07190 Saint-Étienne-de-Serre Tél. 04 75 65 44 79 www.saint-etienne-de-serre.fr Les grands hommes… de Rhône-Alpes
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CARRÉCURIAL Philibert Jean-Baptiste Curial, général (1774-1829) Chambéry
J ALONS • 1774 : naissance à Saint-Pierre-d’Albigny 1808 : baron d’Empire 1814 : pair de France 1829 : mort à Paris
CARRÉCURIALChambéry Ville d’art et d’histoire 73000 Chambéry Tél. 04 79 70 15 94 www.mairie-chambery.fr
P AROLES «Les mythes[…]ont la vie dure et, après vingt siècles, chacun s’accorde à attribuer aux Savoyards un caractère national de franchise, de probité, de fidélité et de courage…» André Palluel-Guillard, L’Aigle et la Croix…, 1999.
S iège de Toulon, Italie, Égypte, Austerlitz, Iéna, Eylau, Espagne, Russie… : ce Savoyard prend part à toutes les batailles napoléoniennes, et en est récompensé par le grade de général et les titres de baron (1808) puis comte (1814) d’Empire. Il figure néanmoins parmi les premiers à se rallier à Louis XVIII, ce qui lui vaut de nouveaux honneurs : pair de France (1814), commandeur de Saint-Louis, premier cham-bellan (1823). Il épouse en 1808 Clémentine Beugnot, la « Menti » que Stendhal aima passionnément et pour qui il fut, après leur rupture, «very near of pistolet». Se rendant à Reims pour le sacre de Charles X (1825), il fait une grave chute qui le laisse impotent et meurt quatre ans plus tard. Son e nom a été donné, à la fin du XIX siècle, à la caserne cham-bérienne construite, à la demande de Napoléon Bonaparte, entre 1804 et 1810. Après le départ de l’armée, dans les années 1970, le site, tout en conservant sa belle cour carrée et son ordonnancement inspiré des Invalides, a été réhabilité : commerces, bureaux et - partiellement - l’Espace Malraux ont désormais remplacé les soldats. 61
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PAIX ET
GUERRE
Les grands hommes… de Rhône-Alpes