Etude comparative de la perception d’ambiances lumineuses en milieu  réel et en milieu virtuel -
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Etude comparative de la perception d’ambiances lumineuses en milieu réel et en milieu virtuel -

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Ö Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel : comparaison photographies numériques / milieu réel IV.1. Introduction L’objectif ultime de notre recherche est de déterminer la capacité de notre système de réalité virtuelle à recréer les conditions d’une perception réaliste des ambiances lumineuses. Au–delà du choix matériel du dispositif virtuel, nous nous sommes interrogé sur la nature des images destinées à l’alimenter. Deux raisons principales nous ont conduit à utiliser des photographies numériques : Les photographies numériques sont un outil couramment utilisé depuis plus de trente ans dans les recherches en psychologie environnementale (Mandel, 1978). Dans ces recherches, différents environnements sont présentés à des sujets dans le but de comprendre les facteurs qui influencent leurs préférences. Par exemple, Kaplan et al. (1972) ont étudié le lien entre la complexité de scènes rurales et urbaines présentées sur des diapositives. Russel et Mehrabian (1974) ont apporté des éléments appuyant la validité du matériel photographique pour étudier les sentiments provoqués par divers environnements physiques. De même, Mandel (1978) rapporte des travaux méthodologiques (Seaton et Collins, 1972) dans lesquels différents environnements ont été évalués en milieu réel, sur des diapositives couleurs, et sur film. Les auteurs ont montré que les évaluations étaient pratiquement identiques à la réalité, ...

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     Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel : comparaison photographies numériques / milieu réel        IV.1. Introduction  Lobjectif ultime de notre recherche est de déterminer la capacité de notre système de réalité virtuelle à recréer les conditions dune perception réaliste des ambiances lumineuses. Audelà du choix matériel du dispositif virtuel, nous nous sommes interrogé sur la nature des images destinées à lalimenter. Deux raisons principales nous ont conduit à utiliser des photographies numériques :  
ÖLes photographies numériques sont un outil couramment utilisé depuis plus de trente ans dans les recherches en psychologie environnementale (Mandel, 1978). Dans ces recherches, différents environnements sont présentés à des sujets dans le but de comprendre les facteurs qui influencent leurs préférences. Par exemple, Kaplan et al. (1972) ont étudié le lien entre la complexité de scènes rurales et urbaines présentées sur des diapositives. Russel et Mehrabian (1974) ont apporté des éléments appuyant la validité du matériel photographique pour étudier les sentiments provoqués par divers environnements physiques. De même, Mandel (1978) rapporte des travaux méthodologiques (Seaton et Collins, 1972) dans lesquels différents environnements ont été évalués en milieu réel, sur des diapositives couleurs, et sur film. Les auteurs ont montré que les évaluations étaient pratiquement identiques à la réalité, quel que soit le support utilisé. Des recherches plus spécifiquement orientées vers les effets de léclairage sur le comportement ont utilisé du matériel photographique comme base dévaluation (Enrech-Xena, 2000 ; Wienold et al. 1998 ; Veitch et Newsham, 1996).
 
Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :  comparaison photographies numériques / milieu réel
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ÖComme nous lavons déjà discuté dans lintroduction, les possibilités infinies de représentation des espaces lumineux offertes par limagerie de synthèse, en font le candidat idéal pour notre recherche. Cependant, les images de synthèses elles-mêmes sont sujettes à études concernant leur capacité à reproduire la richesse perceptive dune scène visuelle (Mc Namara et al., 1998 ; Mc Namara et al., 2000, Meyer et al, 1986) ou simplement à reproduire fidèlement les quantités lumineuses de la scène réelle (Houser et al, 1999 ; Fontoynont, 1998). Dans la plupart des études sus-citées, la photographie de la scène est considérée comme la référence à atteindre en terme de qualité de rendu. Il nous a donc semblé utile de comparer les résultats que nous obtiendrons sur la base dimages de synthèses avec des résultats obtenus sur la base de photographies numériques.  
 IV.2. Méthode  IV.2.1. Sujets  Les sujets (17 femmes et 23 hommes) ont été recrutés par messagerie électronique parmi les élèves de l ENTPE. Sur ces 40 sujets, 29 (10 femmes et 19 hommes) avaient déjà participé à létude en milieu réel. La passation en milieu réel ayant eu lieu 14 mois avant la passation en milieu virtuel, nous considérons que les sujets navaient plus aucun souvenir des stimuli présentés. En conséquence, nous rejetons tout soupçon de parasitage de nos données par effet de récence ou dapprentissage. Tous ces sujets ont déclaré avoir une vision normale ou corrigée à la normale. Ils étaient remerciés de leur participation par (45 min) par un bon dachat dune valeur de 100 francs.  IV.2.2. Dispositif  IV.2.2.1. Dispositif matériel et logiciel  Létude sest déroulée dans notre salle de réalité virtuelle. La présentation des stimuli (photographies numériques des différentes ambiances lumineuses) était contrôlée par lapplication REVE® développée sur mesure par Richard Mitanchey dans notre laboratoire. Nous allons présenter rapidement le principe de fonctionnement de cette application.  Le programme a été développé sur nos stations de travail SGI 320, sous la forme dune application Windows (API Win 32) en C/C++. Lapplication est entièrement contrôlée par le sujet à laide dun pavé numérique. La navigation se fait par le biais de boites de dialogues indiquant étape par étape les tâches à réaliser. Lapplication est divisée en 4 phases :  Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :  comparaison photographies numériques / milieu réel
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1/lidentification: lexpérimentateur saisi le nom du sujet  2/les test visuels: ils sont sous le contrôle du sujet et seront détaillés plus loin dans ce chapitre.  3/lapprentissage: lexpérimentateur supervise le sujet qui apprend à contrôler le pavé numérique pour naviguer dans létude. Cette phase est détaillée plus loin dans ce chapitre.  4/lexpérience de comparaison par paire: une fois le sujet familiarisé avec les manipulations du pavé numérique, lexpérience est lancée. Cest cette phase dont nous allons expliquer le principe.  Nous avons déjà dit (Cf.§I.7.2) que les deux stations de travail SGI 320 doivent communiquer entre elles pour contrôler la projection des images de lil droit et gauche. Cette communication se fait sur la base dune architecture Client-Serveur selon un protocole de communication TCP/IP. Par principe, lordinateur Client (ou maître) contrôle laffichage des images destinées à lil droit. Lordinateur Serveur (ou esclave) contrôle laffichage des images destinées à lil gauche. Lorsque lapplication est lancée, le Serveur se met à lécoute de toute demande de communication de la part du Client. Le pavé numérique est relié au Client. Quand le sujet appuie sur une touche du pavé numérique pour demander laffichage dune image, le Client traite cette demande en recherchant limage pour lil droit dans sa banque de données en RAM et en envoyant lordre au Serveur de rechercher limage correspondante pour lil gauche dans sa banque de donnée. Le fait que les images soient stockées en RAM et que les messages entre Client et Serveur soient courts (un entier) permet que cette opération soit quasi-instantanée. Le délai entre lappui sur le pavé numérique et laffichage de limage stéréoscopique nexcède pas quelques millisecondes. Lorsque lexpérience de comparaison par paire est lancée par un appui sur la touche « Entrée » du pavé numérique, limage correspondant à lambiance lumineuse A de la première paire est affichée. Le sujet a la possibilité de passer à lambiance lumineuse B pour faire sa comparaison. A tout moment, il peut également changer le point de vue de lambiance affichée, puisquil dispose dune vue locale et dune vue globale de la scène. Pour chacune des 6 ambiances étudiées, il y a donc 4 images : 1/ oeil droit  vue globale 2/ il gauche - vue globale 3/ il droit - vue locale 4/ il gauche - vue locale  Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :  comparaison photographies numériques / milieu réel
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Chaque paire a été constituée conformément à la table III.1. Les 15 paires sont stockées en RAM et lordre de présentation est tirée au hasard par lapplication. Cet ordre de présentation est transmis au fur et à mesure de lexpérience à un tableau de données Microsoft ACCESS de manière à ce que lexpérimentateur puisse savoir quelle paire a été évaluée par le sujet. Lorsque les 15 paires ont été évaluées, une boite de dialogue demande au sujet de valider par « Entrée » pour quitter lapplication.  1.1.2.2. Les photographies numériques  Les photos des ambiances lumineuses ont été prises avec un appareil numérique  « nikkon ». Cet appareil a été utilisé en mode « manuel », de manière à pouvoir garder constants les paramètres de diamètre douverture du diaphragme et de temps de pose. En effet, le mode « automatique » entraîne une modification de ces paramètres en fonction de la luminosité de la scène, de manière à obtenir une photographie de qualité « optimale », cest-à-dire ne présentant ni sur-exposition (photo trop lumineuse) ni sous-exposition (photo trop sombre). Il en résulte une sorte de lissage de la luminosité ayant pour conséquence de gommer une partie des différences entre les ambiances. Le choix des paramètres douverture et de temps de pose sest fait selon la procédure suivante. En utilisant les « lèche-mur » avant et arrière ainsi que le plafonnier, nous  avons composé un scénario déclairage fournissant un éclairement sur le plan de travail moyen (700 lux) par rapport à léclairement fourni par nos 6 ambiances. Ce scénario a été photographié en mode « automatique » avec une balance des blancs « éclairage par tube fluorescent » (4000°K). Les valeurs douverture et de temps de pose donnés par lappareil numérique ont été relevées. Pour photographier un moniteur informatique à tube cathodique sans que des traces de balayage ny apparaissent, il faut que le temps de pose soit supérieur à la fréquence de rafraîchissement de lécran. Nous avons donc transformé les paramètres de manière à maximiser le temps de pose. Pour respecter les paramètres donnés par lappareil photographiques en mode « automatique », il était nécessaire de compenser lallongement du temps de pose par une réduction du diamètre douverture du diaphragme. Nous avons finalement choisi un temps de pose de 1/8éme de seconde et un diaphragme de 19. Ces paramètres ont été fixés en mode « manuel » et nous avons pris nos 6 ambiances en photos. Pour prendre des photographies stéréoscopiques, nous avons conçu un adaptateur se fixant sur le pied de lappareil photo. Il sagit dun rail de guidage en aluminium permettant de décaler horizontalement lappareil de 60 millimètres (écart moyen entre les deux yeux). La méthode pour prendre le couple de stéréophotographies est la suivante :
Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :  comparaison photographies numériques / milieu réel
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Etape 1 : placer lappareil en position « il droit » sur le rail de guidage et déterminer le point de fixation grâce à la mire. Prendre la photo « il droit ». Etape 2 : Décaler lappareil de 60 mm sur le rail en position « il gauche ». Se recaler sur le point de fixation déterminé pour l« il droit » et prendre la photo « il gauche ». Bien entendu, le pied de lappareil ne doit pas bouger entre les deux prises. De la même manière, aucun objet de la scène photographiée ne doit être déplacé, ajouté ou supprimé entre les deux photos. Ceci aurait pour conséquence de créer des perceptions perturbantes « dobjets fantômes » lors de la visualisation stéréoscopique. 24 photos ont été nécessaires pour reproduire les conditions expérimentales de notre étude de comparaison par paires : 6 ambiances x 2 points de vue (local / global) x 2 yeux pour la projection stéréoscopique (tab.IV.1). Nous avons choisi de présenter deux points de vue différents sur la base des indications données par la littérature. Depuis que la psychologie environnementale a recours au matériel photographique comme base détude, le problème du point de vue est redondant. Voici ce quécrivait Mandel (19..) : « Les diapositives ne présentent quune faible portion de ce qui serait vu si la personne était physiquement dans lenvironnement ; les personnes ne peuvent pas « balayer visuellement » les diapositives comme elles le feraient en milieu réel ; les photographies déterminent arbitrairement ce qui doit être vu. ». De plus, des résultats pré-expérimentaux de Wienold et al. (1998), ont montré qu « il est évident que les personnes testées ont besoin de plus dune seule vue pour former une impression globale des conditions déclairage dans une pièce » La décision de ne présenter que deux points de vue a été guidée par des impératifs expérimentaux. Chaque point de vue supplémentaire nécessite un contrôle de plus à apprendre par lutilisateur. Notre objectif étant que linterface utilisateur soit la plus simple et la plus intuitive possible, il nétait pas souhaitable de lalourdir avec un nombre plus important de contrôles. Par ailleurs, laddition de points de vue à comparer deux à deux revient à compliquer les évaluation du sujet. En effet, celui-ci ne doit plus comparer deux scènes, mais faire la synthèse de X points de vue dune scène pour la comparer avec la synthèse de X points de vue dune autre scène. Les ressources cognitives impliquées dans ce type de tâche peuvent rapidement dépasser les capacités (en particulier mnésiques) du sujet et conduire à un découragement nuisible aux résultats. Par ailleurs, la présence de plusieurs points de vue peut induire des évaluations paradoxales : lambiance A peut paraître plus lumineuse que lambiance B sous le point de vue local et moins lumineuse sous le point vue global. Ce point est particulièrement important et sest traduit en faits, puisque nous avons pu constater (sans le mesurer précisément) que la majorité des sujets navaient recours que de manière très occasionnelle aux deux points de vue. La plupart ont construit leurs jugements sur la seule vue globale. Lors de la discussion de fin dexpérimentation, certains sujets ont affirmé avoir été plus gênés quaidés par la possibilité davoir deux vues. Chapitre IV .  cEovmalpuaartiaoisno dn ep shioxt oagmrbaipahnicees s nluummiénriequuseess  /e nm ilmiieliue rué veilr  tuel :  119
Ambiance 1, vue lobale il droit
Ambiance 2, vue lobale il droit 
Ambiance 3, vue lobale il droit 
Ambiance 4, vue lobale il droit 
Ambiance 5, vue lobale il dro t i
Ambiance 1, vue locale il droit 
Ambiance 2, vue locale il droit 
Ambiance 3, vue locale il droit 
Ambiance 4, vue locale il dro t i
Ambiance 5, vue locale il droit 
Ambiance 1, vue lobale il auche 
Ambiance 2, vue lobale il auche 
Ambiance 3, vue lobale il auche 
Ambiance 4, vue lobale il auche 
Ambiance 5, vue lobale il auche 
Ambiance 1, vue locale il auche 
Ambiance 2, vue locale il auche 
Ambiance 3, vue locale il auche 
Ambiance 4, vue locale il auche 
Ambiance 5, vue locale il auche 
Ambiance 6, vue Ambiance 6, vue Ambiance 6, vue Ambiance 6, vue lobale, il droit locale, il droit lobale, il auche locale, il auche  Table IV.1- ont été utilisées dans létude numéri ues24 hoto ra hies  Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :120  comparaison photographies numériques / milieu réel
IV.2.2.3. Données photométriques  Nous avons réalisé des relevés photométriques sur lécran de projection pour chaque ambiance lumineuse et pour les deux points de vue. Les valeurs de luminance ont été obtenues avec une Luminancemétre Minolta® LS-110. Les mesures de luminance ont été prises face au centre de lécran de projection, à une distance de 1,5 mètre correspondant à la distance approximative du sujet à lécran. Le luminancemètre était monté sur un pied à une hauteur de 70 cm correspondant à la position des yeux du sujet assis. La figure 1 montre les différents points de mesure sur limage en vue globale et locale.   
 
 Figure IV.1 mesure sur limage en vue globale et localePoints de   Des mesures aux mêmes points ont été réalisées en milieu réel. Le luminancemétre est placé en un point correspondant à la position de lobservateur en vue globale. La table 2 présente lensemble des mesures en milieu virtuel et réel pour les deux points de vue. La figure 2 montre une représentation graphique de ces données comparant les luminances moyennes pour chaque ambiance en milieu réel et virtuel. Nous présentons un graphique avec le point de mesure 5 et lautre sans. En effet, celui-ci est situé dans la zone déclairement mural direct produite par le lèche-mur avant. A ce point la luminance atteint des valeurs proches de 400 Cd/m² en milieu réel. Notre dispositif de projection nest pas capable de reproduire des luminances aussi élevées. On voit que lorsque lon ne prend pas en compte le point 5, la courbe des luminances en milieu virtuel est bien ajustée à la courbe des luminances en milieu virtuel.      Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :  comparaison photographies numériques / milieu réel
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Photo A1 A2 A3 A4 A5 A6 réel A1 A2 A3 A4 A5 A6 P123,7 27,1 17,8 20,8 29 11,4P1 1115,3 13,3 10 18 4 P2 19,5 25 1022 27 15P2 5 12 17 1015,6 16,5 P3 14,339 45 30 33 45P324,6 27 8 16 19 29 P4140 73,5 136 34 140 31P4 105 1187 41 95 30 P6177 156 119 95 119 77P6136 109 80 59 76 51 P7 54,791 92 53 51 45,3P772 70 33 36 24 36 P8 28 34,5 2450 43,3 35P870 64 39 33 35 30 P9 10 8,8 4,7 14,612,6 14,4P9 5 12 15 2617,5 20 P109,4 13 6,7 10 12,8 4,7P10 8 13 19 311,4 16 P115,5 5,4 3,8 3,6 4,5 2,5P11 5 10 11 1415,7 16 P12 26 5,4 4 3,6 5,9P12 617,4 19 14 13 19 P13 7 9 4,711 11,3 7P1319 18 12 13 16 6       Relevés photométriques sur la vue globale en milieu Relevés photométriques sur la vue globale en milieu virtuel. « Moy » donne la moyenne de tous les points réel. « Moy » donne la moyenne de tous les points pour chaque ambiance. « Moy2 » ne prend pas en pour chaque ambiance. « Moy2 » ne prend pas en com te le oint 5. com te le oint 5. 
Photo A1 A2 A3 A4 A5 A6 réel A1 A2 A3 A4 A5 A6 P1 43 5089 92 52 50P194 92 50 48 31 51 P245 40 39 22 39 18P239 32 32 20 34 13 P360 69 35 54 28 52P3 62 30 6196 110 47 P4109 127 102 104 100 102P4 98 95 9799 102 95 P5 92183 152 144 118 141P5142 88 110 63 110 38     Relevés photométriques sur la vue locale en milieu Relevés photométriques sur la vue locale en milieu virtuel. réel.  Table IV.2 le milieu réel et le milieu virtuelDonnées photométriques en vue locale et globale pour     
80 50 100 70 60 40 80 50 30 60 40 30 20 40 20 Reel 10 Reel Reel20 100Photos0Photos0Photos S1 S2 S3 S4 S5 S6 S1 S2 S3 S4 S5 S6 S1 S2 S3 S4 S5 S6  Comparaison réel-photos Comparaison réel-photos Comparaison réel-photo, avec oint 5 vue lobale sans oint 5 vue lobale vue locale  Figure IV.2 Graphiques de comparaison des luminances en milieu réel et virtuel Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :122  comparaison photographies numériques / milieu réel
 IV.2.3. Procédure  Un rendez-vous était pris avec les sujets par courrier électronique. Chacun disposait dun créneau de une heure pour réaliser lexpérience. En moyenne 45 minutes ont été suffisantes. A lheure de son rendez-vous, le sujet se présentait dans la salle de réalité virtuelle. Afin dadapter son système visuel aux basses luminances de létude, la lumière était fournie uniquement par laffichage dune page de présentation sur le grand écran. Le sujet était invité à prendre place sur un fauteuil de bureau. Il lui était précisé quil pouvait librement choisir son placement face à lécran. Il avait à sa disposition sur une tablette ajustée à la hauteur de laccoudoir, un pavé numérique, un formulaire denquête vierge, un stylo et une paire de lunettes stéréoscopiques à filtres polarisés. Dans un premier temps, lexpérimentateur présentait de manière assez précise lobjectif de la recherche et le fonctionnement du dispositif de réalité virtuelle. Le protocole de comparaison par paire lui était expliqué de la manière suivante : « un certain nombre dambiances lumineuses vont vous être présentées sur ce grand écran. Elles vous seront toujours présentées par paires : une ambiance « A » et une ambiance « B ». Votre travail consistera à indiquer sur le questionnaire dévaluation fourni, laquelle des deux ambiances est « la plus » sur chacun des critères proposés. Par exemple vous devrez indiquer à chaque essai laquelle des ambiances est « la plus lumineuse » ou « la plus uniforme ». Pour naviguer dans létude et passer dune ambiance à lautre vous disposez dun pavé numérique. Une phase dentraînement à sa manipulation vous sera proposée ultérieurement. Pour le moment, nous allons mener deux tests visuels afin de nous assurer que vous nêtes pas porteur de déficits dans la perception de la couleur ou du relief. Mettez les lunettes de vision 3D et appuyez sur la touche « Entrée » du pavé numérique. »  IV.2.3.1. Tests visuels  Une application a été développée dans notre laboratoire pour mener ces tests de manière automatisée. Le sujet contrôlait toutes les étapes par le biais dun pavé numérique et de boites de dialogue à lécran. Les consignes dutilisation étaient données oralement par lexpérimentateur. Les résultats étaient disponibles sous la forme dun fichier « Microsoft Access ». Dans ce paragraphe nous présentons le détail de ces tests.      Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :  comparaison photographies numériques / milieu réel
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Test de vision des couleurs.  Afin de détecter des troubles de la vision de couleurs qui pourraient biaiser nos résultats (8 à 12% des hommes et 1% des femmes sont daltoniens), nous avons choisi de présenter quelques planches du « Ishihara test for color blindness » qui est le protocole le plus couramment utilisé (depuis 1917) en ophtalmologie pour diagnostiquer les dischromatopsies. Le test complet comprend 38 planches. Notre objectif nétant pas de porter un diagnostique précis, nous navons conservé que 6 planches (fig.IV.3) permettant de détecter le déficit de distinction « rouge/vert » qui concerne 99% des daltoniens.    
   Planche1 : par tous, elle lisiblePlanche2 : les sujets déficientPlanche2 : sujets déficient les est utlisée pour expliquer le test sur la discrimination sur la discrimination et éventuellement détecter les « rouge/vert » ne peuvent pas « rouge/vert » ne peuvent pas  simulateurs. voir le chiffre « 29 » voir le chiffre « 8 »  Figure IV.3 utilisées pour notre test de vision des couleursExemple de planches de Ishihara    Test de vision du relief  Toute létude étant basée sur la vision stéréoscopique, il était nécessaire de tester ce paramètre. En effet, le système visuel étant doté dun grand nombre dindices non-stéréoscopiques pour déterminer la distance entre les objets(Bruce & Green, 1997), une proportion importante des personnes atteintes de stéréo-cécité vivent sans avoir conscience de leur déficience.      Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :  comparaison photographies numériques / milieu réel
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Bela Julesz a révolutionné la compréhension des mécanismes de perception stéréoscopique (Julesz, 1971). Avant lui, la théorie dominante (Sherrington, 1947) postulait que « la vision stéréoscopique résulterait de la reconnaissance, puis de la fusion de contours monoculaires » (Bruce et Green, 1997). Julesz va montrer que la reconnaissance nest pas une condition nécessaire. Pour cela, il utilise des « stéréogrammes de points aléatoires » (fig.IV.4). Les deux éléments du stéréogramme sont composés dune texture de points blancs et noirs repartis aléatoirement. Aucune forme ne peut y être reconnue. Pourtant, lorsque les deux éléments sont fusionnés par la présentation simultanée dun élément à lil droit et de lautre à lil gauche, le sujet voit un carré « flotter » au premier plan de la texture.  
                                il Gauche il Droit  Figure IV.4 Stéréogramme de points aléatoires (julesz, 1971). Lorsque ces deux figures sont fusionnées, un carré de texture se détache et semble flotter en avant du fond.  Les deux éléments du stéréogramme sont composés dune texture de points blancs et noirs repartis aléatoirement. Aucune forme ne peut y être reconnue. Pourtant, lorsque les deux éléments sont fusionnés par la présentation simultanée dun élément à lil droit et de lautre à lil gauche, le sujet voit un carré « flotter » au premier plan de la texture. Cet effet est dû à la construction particulière du stéréogramme (fig.IV.5). En décalant horizontalement un carré de texture vers la droite sur lélément « droit et vers la » gauche sur lélément « gauche », on recrée les disparités rétiniennes qui seraient présentes si le carré étaient réellement au premier plan devant la texture.         Chapitre IV. Evaluation de six ambiances lumineuses en milieu virtuel :  comparaison photographies numériques / milieu réel
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