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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Edito
j a n v i e r 2 0 1 1
Connue et comprise jusqu’ici de quelques initiés seulement, scientifiques et membres d’associations notamment, la biodiversité occupe aujourd’hui une place de premier choix dans le manuel de l’aménageur et du développeur urbain.
Au demeurant, une certaine culpabilité se fait largement perceptible. Comment tous les acteurs de l’aménagement du territoire – et à toutes les échelles, qui plus est – ont-ils pu en effet ignorer cette exigence à ce point alors que chacun en avait, sous ses yeux, signes concrets et pouvait en mesurer, à sa porte, les effets néfastes ?
Le temps de la prise de conscience, comme celui de décisions courageuses, est venu. La loi Grenelle 2 de juillet 2010 a posé un nouveau cadre dont l’influence, à l’avenir, sera sûrement aussi importante que le fut celle des grandes lois sur l’urbanisme et la planification dans les décennies 60-70. Dans ce contexte, l’Agam a engagé tous ses moyens, sous l’impulsion de son président, Claude Val-lette, afin d’approfondir ses compétences en ce domaine.
De fait, la biodiversité s’impose ainsi comme un nouveau paradigme dans le fait urbain dont elle embrasse presque tous les champs – eau, nature-paysage, process économiques, espèces faunistiques et floristiques. Sans oublier l’homme qui, par ses décisions et son comporte-ment en est le générateur principal mais aussi le sauveur, du fait de son intelligence et de sa capacité à proposer des solutions.
w w w.agam.org
BIODIVERSITÉMARINE
LABIODIVERSITÉMARINE,CESTLAVIE
Nul ne le conteste dans la communauté scien-tifique : la vie est apparue dans les mers. Sur l’ensemble de la planète, ce milieu est l’un des plus propices à l’épanouissement de la vie et à sa diversification. Les mécanismes de l’évolution biologique y ont permis une sélec-tion d’organismes très diversifiés. Certains groupes n’ont d’ailleurs pas d’équivalents dans les milieux continentaux, à l’image des échinodermes (oursins, étoiles et concombres de mer, etc.) ou des tuniciers (violets...). La diversité biologique marine atteint son degré de complexité maximal au sein des récifs coralliens, dans les mers tropicales. Ces écosystèmes, basés sur l’association réciproque d’une algue unicellulaire et d’un polype, constituent le pendant des forêts tropicales terrestres en termes de richesses spécifiques… L’évocation de la biodiversité marine sous-entend aussi une large part de mystère, les océans n’ayant pas encore été, tant s’en faut, totalement explorés. On dit même que la surface de la lune est mieux connue que les grands fonds !
Les progrès technologiques permettent néanmoins de les explorer de mieux en mieux, de découvrir de nouvelles espèces ou d’approfondir nos connaissances quant à des animaux aussi mystérieux que le célèbre calmar géant. Connu pourtant depuis long-temps, ce dernier n’a pourtant jamais été vraiment observé dans son milieu… Reste que la biodiversité marine constitue une ressource indispensable pour l’homme. Ainsi, les produits de la mer sont largement présents dans nos modes de consommation – ceux de la pêche, de l’aquaculture ou de la conchyliculture, mais également ceux qui comportent des colorants issus de crustacés ou des gélifiants extraits d’algues marines. Cette biodiversité, se retrouve aussi au cœur de la recherche de nouvelles molécules médi-camenteuses. Héritage de son histoire géolo-gique mouvementée, celle d’une Méditerra-née à mi-chemin entre mer tropicale et mer froide, est à bien des égards particulièrement remarquable…
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