Cinema français : le bilan 2014

Cinema français : le bilan 2014

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les dossiers du CNC nº 332 – mai 2015 bilan 2014 les flms, les programmes audiovisuels, la vidéo, l’exploitation, la production, la distribution, l’exportation… bilan 2014 – les dossiers du CNC – nº 332 – mai 2015 Les Témoins. © Bernard Barbereau / Nathalie Guyon / FTV / Cinétévé / Artworks. èreApocalypse, la 1 Guerre mondiale. © France 2. La Petite casserole d’Anatole d’Éric Montchaud. © JPL Films. Bande de flles de Céline Sciamma. © Pyramide Distribution. Le Bureau des légendes d’Éric Rochant. © TOP - The Oligarchs Productions / Canal +. Le Sel de la terre de Wim Wenders. © Le Pacte. Timbuktu d’Abderrahmane Sissako. © Les Films du Worso / Dune Vision / Le Pacte. Minuscule, la vallée des fourmis perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud. © Le Pacte / MMXIII / Futurikon Films / Entre Chien et Loup / Nozon- Paris / SPRL / 2D3D Animations. Les Combattants de Thomas Cailley © Julien Panié / Nord-Ouest Films / Haut et Court. Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan. © Memento Films Distribution. les dossiers du CNC nº 332 – mai 2015 bilan 2014 éditorial p. 5 01. les flms en salles p. 7 02. les flms et les fctions à la télévision p. 23 03. l’exportation des flms et des programmes audiovisuels français p. 41 04. l’équipement et les dépenses des ménages en programmes audiovisuels p. 51 05. le public du cinéma p. 59 06. la production cinématographique p. 73 07. la production audiovisuelle aidée p. 89 08. la distribution p. 103 09.

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Publié le 08 mai 2015
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les dossiers du CNC
nº 332 – mai 2015
bilan 2014
les flms, les programmes audiovisuels, la vidéo,
l’exploitation, la production, la distribution, l’exportation…
bilan 2014 – les dossiers du CNC – nº 332 – mai 2015Les Témoins.
© Bernard Barbereau / Nathalie Guyon /
FTV / Cinétévé / Artworks.
èreApocalypse, la 1 Guerre mondiale. © France 2.
La Petite casserole d’Anatole d’Éric Montchaud.
© JPL Films.
Bande de flles de Céline Sciamma. © Pyramide Distribution.
Le Bureau des légendes d’Éric Rochant. © TOP - The Oligarchs Productions / Canal +.
Le Sel de la terre de Wim Wenders. © Le Pacte.Timbuktu d’Abderrahmane Sissako. © Les Films du Worso / Dune Vision / Le Pacte.
Minuscule, la vallée des fourmis perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud.
© Le Pacte / MMXIII / Futurikon Films / Entre Chien et Loup /
Nozon- Paris / SPRL / 2D3D Animations.
Les Combattants de Thomas Cailley © Julien Panié / Nord-Ouest Films / Haut et Court.
Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan. © Memento Films Distribution.les dossiers du CNC
nº 332 – mai 2015 bilan 2014
éditorial p. 5
01. les flms en salles p. 7
02. les flms et les fctions à la télévision p. 23
03. l’exportation des flms et des programmes audiovisuels français p. 41
04. l’équipement et les dépenses des ménages en programmes audiovisuels p. 51
05. le public du cinéma p. 59
06. la production cinématographique p. 73
07. la production audiovisuelle aidée p. 89
08. la distribution p. 103
09. l’exploitation p. 117
10. la vidéo p. 125
11. la télévision de rattrapage p. 141
12. les industries techniques p. 147
13. le jeu vidéo p. 157
14. le cinéma dans le monde p. 165
15. les fnancements publics p. 179
– annexes p. 195
les commissions et comités du CNC
les conseillers régionaux cinéma, audiovisuel et multimédia
– en encart :
Cinéma et audiovisuel, les liens fnancierséditorial
À dresser le bilan de l’année passée, on succomberait des Français, nation la plus cinéphile d’Europe avec est lui aussi concerné par cette vague d’amélioration
presque au « vertige de la liste » dont parle Umberto Eco. 3,3 entrées par habitant contre 2,5 au Royaume-Uni ou et de valorisation de nos talents. Première industrie
Nous laissons derrière nous une année de constructions 1,5 en Allemagne. culturelle du monde, dont la France fut l’un des
et d’aboutissements : les mesures issues des Assises précurseurs dès les années 1970, il fallait réduire
du cinéma, la réforme du documentaire de création, Ce dynamisme du cinéma français est le fruit le défcit de compétitivité des entreprises françaises,
le recentrement des aides à l’écriture de fction, de politiques publiques effcaces et continuellement afn de renforcer l’écosystème du jeu vidéo français,
le développement de l’offre légale, et le renforcement adaptées aux réalités du secteur. Ainsi, les Assises qui constitue par ailleurs, un formidable vivier
des soutiens à la VàD, sans oublier le renforcement du cinéma ont tenu leur promesse. À l’issue d’une de talents reconnus dans le monde entier.
des crédits d’impôt. concertation de près d’un an avec les professionnels,
une grande partie de la « feuille de route » tracée Si 2014 a été une année de décisions importantes,
Avec plus de 208 millions d’entrées, la fréquentation par le rapport de René Bonnell a été mise en œuvre. l’élan des réformes ne saurait s’arrêter là. Les défs
en 2014 a atteint le deuxième meilleur taux depuis près Visant à accroître la transparence des remontées de du secteur sont grands et nous continuons en 2015 de
de 50 ans. Au-delà de ces chiffres, il y a deux bonnes recettes, à maîtriser les coûts artistiques des flms, faire progresser les chantiers pour assurer le meilleur
nouvelles : le grand succès des flms français, dont et à renforcer le soutien public aux secteurs de avenir possible à toutes les formes de création.
la part de marché atteint 44,4 % (un record), grâce la production et de la distribution les plus fragilisés,
à des flms fédérateurs et populaires, mais aussi grâce ces mesures ont été saluées bien au-delà de la Frédérique Bredin, Présidente du CNC
à des flms d’auteurs confrmés ou de premiers flms profession, non seulement pour leur exemplarité,
qui ont su séduire le public : Saint Laurent, Hippocrate, mais aussi leur effcacité économique.
les Héritiers, les Combattants, Bande de flles , Party
Girl… Tous ont été soutenus à l’Avance sur recettes. En 2014, nous avons œuvré à ce que la France
Preuve s’il en est que le cinéma a su évoluer, répondre redevienne un pays attractif et parmi les plus
aux attentes du public, et aux aspirations nouvelles compétitifs dans les secteurs soutenus par le CNC
de la société, de toutes ses générations, avec une offre grâce au renforcement de l’ensemble des crédits
diversifée de flms, un tissu dense de salles, d’impôt. Le rehaussement du crédit d’impôt cinéma
des grandes villes aux plus petites communes, bénéfciera en particulier aux flms du milieu,
un parc modernisé et numérisé. En effet, nous avons qui représentent les trois quarts de notre production.
achevé la transition numérique de notre parc de salles, Ce cinéma alliant exigence artistique et potentiel
le plus dense d’Europe avec 2 020 établissements. de succès populaire, et qui embrasse des cinéastes
tels que Bertrand Bonello, Céline Sciamma, Benoît
Je suis heureuse que cette belle fréquentation soit Jacquot, ou Olivier Assayas, constitue un pilier de la
également liée au retour des jeunes et des familles diversité de notre création, et devait être protégé.
dans les salles obscures, grâce notamment au succès De même pour l’animation française, flière d’excellence,
de l’opération « 4 € pour les moins de 14 ans ». première au niveau européen, et troisième au niveau
Les exploitants ont su inciter les plus jeunes, le public mondial, qui sera également mieux armée pour lutter
de demain, à retrouver le chemin des salles, contre les sirènes de la concurrence internationale,
en prolongeant le geste des Pouvoirs Publics de grâce au renforcement du crédit d’impôt audiovisuel.
baisser la TVA sur les billets d’entrée. Cette opération Enfn, le taux du crédit d’impôt international a été
d’après un sondage de l’IFOP, aura été une des trois relevé afn d’inciter à la localisation des tournages
meilleures nouvelles de l’année pour les Français. étrangers dans nos territoires. Dans les géographies
Au-delà de son caractère symbolique et social, virtuelles, le jeu vidéo, à travers lequel le savoir-faire et
cela souligne l’importance du cinéma dans la vie l’innovation de nos industries techniques s’expriment, Babysitting de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou. © Universal Pictures International France.
Astérix et le domaine des Dieux de Louis Clichy. © SND.
01
les flms en salles
Au cours de l’année 2014, les salles de cinéma réalisent 208,97 millions d’entrées,
un résultat en progression de 7,9 % par rapport à 2013. La recette moyenne par entrée
diminue de 1,2 % à 6,38 €. En 2014, les flms français de long métrage génèrent
91,26 millions d’entrées, soit une part de marché de 44,4 %.
Les Trois frères, le retour de Didier Bourdon, Bernard Campan
et Pascal Légitimus. © Wild Bunch Distribution.
Les Vacances du Petit Nicolas de Laurent Tirard © Jean-Marie Leroy / Wild Bunch Distribution / Fidélité Films / Imav Editions / M6 Films /
LMS – Saint Sébastien Froissart / Goscinny-Sempé.
Fiston de Pascal Bourdiaux. © SND.Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? de Philippe de Chauveron.
© Arnaud Borrel / UGC Distribution.
01
les flms en salles La Famille Bélier d’Éric Lartigau. © Mars Distribution.
Au cours de l’année 2014, les salles de cinéma réalisent 208,97 millions d’entrées,
un résultat en progression de 7,9 % par rapport à 2013. La recette moyenne par entrée
diminue de 1,2 % à 6,38 €. En 2014, les flms français de long métrage génèrent
91,26 millions d’entrées, soit une part de marché de 44,4 %.
Lucy de Luc Besson.
© Jessica Forde / Europacorp / TF1 Films Production / Grive Productions.
Samba d’Éric Toledano et Olivier Nakache.
© Gaumont Distribution.
Supercondriaque de Dany Boon. © Jean-Claude Lother / Pathé Films.01 les flms en salles
Remarques méthodologiques En 2014, la fréquentation du cinéma évolue de façon Un nombre de séances toujours en progression
Afn de livrer une analyse plus détaillée de la fréquentation variable selon les autres marchés européens. En 2014, la programmation cinématographique dépasse
dans les salles de cinéma, trois périmètres distincts Les entrées sont en baisse au Royaume-Uni (-4,9 %) et, pour la quatrième année consécutive le seuil des 7 millions
de programmes sont retenus : le long métrage, le court plus fortement encore, en Allemagne et en Italie (-6,1 %). de séances. Ainsi, 7,58 millions de séances payantes
métrage et le hors flm (captation de spectacles vivants À l’inverse, la fréquentation progresse en Espagne sont organisées dans les salles de cinéma en 2014
et programmes audiovisuels). Certaines analyses sont (+13,6 %), contrecoup des très forte baisses observées (+4,2 % par rapport à 2013). Depuis 1993, année des
présentées sur l’ensemble des programmes, d’autres premiers multiplexes, le nombre annuel de séances les années précédentes.
uniquement sur le long métrage. n’a cessé d’augmenter (+3,5 % par an en moyenne
Les recettes s’entendent toutes taxes comprises (TTC). Plus de 1,33 milliard d’euros de recettes entre 1993 et 2014). Sur la période 2005-2014, le nombre
Le CNC calcule traditionnellement une recette moyenne En 2014, la recette aux guichets des salles de cinémas de séances progresse de 24,4 %.
par entrée (RME). Cet indicateur résulte de la division s’élève à 1 332,73 M€, contre 1 250,87 M€ en 2013 (+6,5 %).
des recettes aux guichets des salles par les entrées La recette hors taxes (hors TVA et TSA) s’élève à 1 119,28 M€ Baisse de la version originale
payantes, déclarées par les exploitants. La RME en 2014, contre 1 034,30 M€ en 2013 (+8,2 %). En 2014, 16,3 % des entrées sont réalisées par
tient compte à la fois des entrées payantes hors des œuvres projetées en version originale en langue
abonnements illimités et des entrées réalisées dans Diminution de la recette moyenne par entrée étrangère, contre 18,8 % en 2013. Les entrées des flms
le cadre de ces abonnements, pour lesquelles En 2014, la croissance des recettes est moins forte que en version originale étrangère diminuent de 6,5 %,
les recettes sont valorisées conformément au prix à 34,06 millions d’entrées en 2014. Sur les dix dernières celle des entrées. Par conséquent, la recette moyenne
de référence. par entrée (RME) s’établit à 6,38 € TTC en 2014, soit années, cette part varie entre 16,0 % (en 2005) et 20,2 %
une baisse de 1,2 % par rapport à 2013 (6,46 € TTC). (en 2009).
A Près de 209 millions d’entrées, +7,9 % Entre 2011 et 2013, la RME avait augmenté de 2,0 %,
Avec 208,97 millions de billets vendus en 2014, passant de 6,33 € à 6,46 €, conséquence de l’augmentation,
les entrées payantes en salles progressent de 7,9 % en 2012, du taux de TVA applicable aux biens culturels à
recette
par rapport à 2013. La fréquentation observée en 2014 7 % (5,5 % auparavant). La baisse observée en 2014 est recettes moyenne
2 2est le deuxième plus haut niveau depuis 1967 imputable à la diminution du taux de TVA applicable aux entrées guichets par entrée séances
(millions) (M€) (€) (millions)(211,45 millions d’entrées), après celle enregistrée entrées des salles de cinéma, passée de 7 % en 2013
2005 .......................................................................................175,63 1 031,80 5,87 6,09en 2011 (217,20 millions). à 5,5 % à compter du 1er janvier 2014. La RME hors taxes
2006 188,76 1 120,65 5,94 6,24La hausse de la fréquentation observée en 2014 est liée (hors TVA et TSA) s’élève à 5,36 € en 2014, contre 5,34 €
2007 178,48 1 061,87 5,95 6,30à la présence de plusieurs flms ayant remporté un très en 2013 (+0,3 %).
2008 190,31 1 142,89 6,01 6,58
gros succès. En 2014, trois flms réalisent plus de 5 millions
2009 201,62 1 237,24 6,14 6,71
d’entrées, tous sont français et occupent les trois 2010 207,10 1 309,94 6,33 6,84
premières places du box-offce. Parmi eux, 2011 217,20 1 374,74 6,33 7,04
2012 .......................................................................................203,58 1 306,48 6,42 7,15Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? cumule plus de 12 millions
2013 193,74 1 250,87 6,46 7,27d’entrées : ce seuil n’avait pas été franchi depuis 2011 et
2014 208,97 1 332,73 6,38 7,58le succès du flm Intouchables (16,65 millions d’entrées
en 2011). 1Fréquentation des salles de cinéma
1 Données mises à jour pour 2013, A
données 2014 provisoires.
2 Recettes toutes taxe comprises (TTC).
Base : ensemble des programmes (long métrage +
court métrage + hors flm).
Source : CNC.
8 bilan 2014 / les dossiers du CNC / nº 332 – mai 2015