Le patient anglais de Anthony Minghella
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1945, dans une villa toscane désaffectée, une jeune infirmière veille sur son unique patient, un aviateur anglais épouvantablement brûlé dans un accident. Ils sont bientôt rejoints par un soldat sikh chargé de déminer la région et un voleur professionnel devenu agent des forces alliées. Des personnages dévastés par la guerre, en quête de paix, de souvenirs, ou de morphine.

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Publié le 05 décembre 2011
Nombre de lectures 240
Langue Français

Exrait

Le patient anglais The english patient de Anthony Mi FICHE FILM Fiche technique
USA - 1996 - 2h40 Couleur
RÈalisation et scÈnario : Anthony Minghella dÕaprËs le roman de Michael Ondaatje
Musique : Gabriel Yared
InterprËtes : Kristin Scott Thomas (Katharine) Juliette Binoche (Hana) Ralph Fiennes (Le comte Almasy) Willem Dafoe (Caravaggio) Naveen Andrews (Kip) Colin Firth Julian Wadham Jurgen Prochnow Kevin Wthely Clive Merrison Nino Castelnuovo Hichen Rostom Peter Ruhring
L E
Ralph Fiennes (Le comte Almasy)
D O C U M E N T
aussi, qui opËre des va-et-vient dans l temps et lÕespace entre le Moyen-Orie et lÕAfrique du Nord, avant et pendant l Seconde Guerre mondiale, et la Toscane en 1945, o˘ Hana (Juliette Binoche), un infirmiËre dÕun hÙpital militaire canadie soigne un ´patient anglaisª (Ralp Fiennes), momie vivante aux br˚lure profondes. Ce dernier - en fait, un nobl hongrois, le comte Laszlo Almasy - s souvient de sa rencontre dans le dÈser avec une femme mariÈe (Kristin Scot Thomas), de leur liaison passionnÈe, pui de la mort de lÕÍtre aimÈ, le tout sur fon dÕespionnage et de fausses identitÈ Chaque comÈdien fait impeccablemen son travail, mÍme si Juliette Binoche s voit offrir un personnage sans vÈritabl Èpaisseur, les ingrÈdients du roma nesque sont habilement mis en place mais lÕensemble de lÕentreprise sem trop formatÈ, calculÈ, et les rÙles secon daires manquent par trop de relief. L‡ o˘ la conviction donnait ‡ un David Lean u vÈritable souffle, sans parler de son sen de la composition visuelle, ici singuliËre ment absent malgrÈ le savoir-faire d John Seale, on ne trouve dans le travail de Minghella quÕapplication laborieuse ennui distinguÈ, traits associÈs trop sou vent ‡ tort avec le cinÈma dÕoutr Manche. Mais la recette a fonctionnÈ. L critique et le public amÈricains ont fai un triomphe ‡ ce produit hollywoodien imitation presque parfaite du style Ol England, comme lÕan dernierRaison e sentimentsdu Taiwanais Ang Lee. Et c Patient anglais, gourmÈ et policÈ ave sa guerre sans aspÈritÈs, a raflÈ douz nominations aux Oscars, soit six fois plu que le mal ÈlevÈLarry Flynt, sans parle deMars Attacks !et deTout l monde dit I Love You, totalemen oubliÈs. Un nouvel exemple du culturelle ment correct. Michel Cimen Positif n∞434 - Avril 199
LÕaventure romanesque, cÕest une id de cinÈma en perdition. Des dizaines d films lÕont dÈvaluÈe, ‡ force de redo dances Èmotionnelles standardisÈes, d surenchËres esthÈtisantes gratuites et d personnages rÈduits ‡ lÕÈtat de clichÈ La bonne nouvelle, cÕest quÕun mett en scËne, le Britannique Anthon Minghella, soit retournÈ aux sources dÕu genre dÈprÈciÈ pour en affronter dÈlibÈ rÈment tous les piËges. Et quÕil les a dÈjouÈs avec une ÈlÈgance qui nÕÈta plus de mise depuis un bon bout d tempsÉ On nÕaurait, pourtant, pas donnÈ cher d canevas de cePatient anglais. Fin de l Seconde Guerre mondiale. Un avion es abattu par les Allemands au-dessus d Sahara. Le pilote, recueilli par de nomades, a ÈtÈ confiÈ ‡ lÕarmÈe brita nique qui remonte vers le nord de lÕItali et la victoire finale. Cet homme au corp calcinÈ et au visage atrocement br˚lÈ es sans souvenirs, sans identitÈ et, acces soirement, il nÕa quÕune chance sur mi de survivreÉ CÕest ‡ ce fantÙme en sur sis quÕune infirmiËre canadienne, Han (Juliette Binoche), va sÕattacher. De tout faÁon, il ne peut rien lui arriver de pire elle vient, coup sur coup, dÕapprendre l mort au combat de son fiancÈ et de voi sa meilleure amie sauter sur une mine ! RÈfugiÈ dans les dÈcombres dÕun mona tËre toscan, ce couple en perdition sÕin talle pour le plus improbable des face-‡ faceÉ Le film se dÈveloppe lentement, sans qu lÕon perÁoive la direction quÕil va prend Le flottement nÕest pas lÕeffet dÕune adresse : il reflËte de maniËre trËs adÈ quate ce qui se trame. Un livre que l blessÈ traÓnait avec lui, quelques mots une lueur dans le regard de lÕhomme q souffreÉ un intrigant puzzle se met en place : le passÈ du ´patient anglaisª, e fragments disjonctÈs, arrachÈs ‡ s mÈmoire en miettes, filtrÈs par la dou leur, les effets de la morphine, les atten tions dÕHana. On Ètait dans la guerr avec son horreur au quotidien. A coup -
SALLE D'ART ET D'ESSAI C L A S S … ER E C H E R C H E 8 ,R U ED EL AV A L S E 42100 SAINTETIENNE 04.77.32.76.96 R…PONDEUR : 04.77.32.71.71 Fax : 04.77.25.11.83
ment, prend de lÕampleur, change de cou-leur. Nous voil‡ dix ans en arriËre. Le ´patientª, dont on apprend bientÙt quÕil nÕest pas soldat anglais mais comte hon-grois, le comte Almasy, Ètait un fou de dÈsert, un savant gÈographe. Un jour lui est apparue la femme de sa vie : Katharine (Kristin Scott Thomas), blonde et belle, lustrÈe par la fortune et lÕÈduca-tion. Exactement ce rÍve de femme inac-cessible comme on nÕen voit quÕau cinÈ-maÉ Car cÕest bien de cela quÕil sÕagit : de cinÈma. De romanesque cinÈmatogra-phique poussÈ dans ses retranchements, l‡ o˘ lÕamour, mÍme le plus exaltÈ, se heurte tÙt ou tard ‡ lÕHistoire, au devoir, au destin. Dans ces parages-l‡, avec les grands mots et les grands sentiments, il faut craindre la grandiloquence. Le rÈali-sateur Anthony Minghella le sait, le sent, mais il plonge. Il ose de grands morceaux de bravoure quand lÕexistence de chacun est prËs de basculer. Ainsi cette fantas-tique tempÍte de sable nocturne au cours de laquelle Katharine et le comte Almasy Èchangeront les premiers signes furtifs dÕune passion naissante. Ce moment clÈ illustre exactement ce que cherche Minghella - et rÈussit le plus souvent : capter lÕÈmotion la plus tÈnue dans un cadre qui appelle, par contraste, lÕeffet spectaculaire. Plus pÈrilleux encore : il trace, en parallË-le, une autre histoire dÕamour, celle dÕHana, lÕinfirmiËre, et dÕun soldat britan-nique portant turban, un Sikh (Naveen Andrews), spÈcialiste du dÈminage, surgi un beau matin dans le monastËre de Toscane. Gestes discrets, Èlans simples, Èpure de sentiments : bien plus quÕun ´trucª de scÈnario, ce bref interlude de bonheur dans la guerre (ponctuÈ par une scËne de pure magie visuelle qui est aussi un moment de cinÈma inspirÈ tout court) est un parfait contrepoint. LÕaller-retour, trËs calculÈ, entre ces deux ver-sants de la passion amoureuse, flam-boyante dÕun cÙtÈ, sans artifices de lÕautre, achËve dÕarracher le film aux -
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menaÁaient. Certes, on est assez loin du roman magnifique de Michael Ondaatje, dont est tirÈ le film : sur une trame ÈclatÈe, lÕauteur faisait vivre des personnage insaisissables, dans un style ciselÈ, de haute volÈe littÈraire. Difficile de prendre un tel texte au mot. Anthony Minghella a trouvÈ une voie originale pour simplifier le rÈcit sans lÕappauvrir et faire vibrer le sentiments extrÍmes sans les caricatu-rer. Quand lÕintelligence sÕen mÍle, romanesque ´‡ lÕancienneª a un de ce charmes tenaces qui font le prix dÕu cinÈma authentiquement populaire, de plus en plus rare. Jean-Claude Loiseau TÈlÈrama Les 60 meilleurs films 1996-1997
Pour rÈussir un grand film romanesque moderne et sophistiquÈ, prenez : une guerre, un dÈsert, une ville exotique, une trahison, de belles actrices et de beaux acteurs, un amour impossible, une musique romantique. Nous sommes en 1997, il nÕest pas question dÕapp quer les recettes ‡ lÕancienne d Lawrence dÕArabi,emoins de encore Casablanca. Choisissez vos ingrÈdients dans un roman qui lui-mÍme joue sur la perspective : ´IÕaprËsª (un homme dÈf gurÈ se souvient dans une villa toscane) Ètant supposÈ donner du relief ‡ ´IÕavantª (le mÍme, encore beau, survol lÕEgypte, trace des cartes et tomb amoureux). Faute dÕinvention, vous aurez cett navette entre vieilles pierres et sable chaud. Faute de souffle, une tempÍte au bivouac. Et si le recul pris par le rÈcit empÍche de sÕattacher aux person nages, donnez-leur des visages aimables et vifs, aux femmes surtout (Kristin Scott Thomas, les cheveux pour une fois l‚chÈs, Juliette Binoche, Èpa-tante infirmiËre). Mais gare aux facili du genre, ‡ lÕÈmotion vulgaire
lÕintrigue haletante ! Gardez-vous de embrasements du mÈlodrame, de la flambÈe des sentiments (un grand br˚lÈ suffit). En fait, prenez tout bonnement le livre, illustrez-le avec un soin dÕaquare liste, couvrez mÍme les pages dÕu papier calque, cela fera encore plus joli. DÈgustez tiËde, si lÕon peut dire. Ces indications, les co-chefs Zaentz (producteur) et Minghella (rÈalisateur-adaptateur) les ont, semble-t-il, suivies ‡ la lettre. Et leurPatient anglaisres-tera comme lÕidÈe (moderne et sophist quÈe) quÕon se faisait dÕun grand fil romanesque en 1997. Tant pis pour les gros appÈtits. FranÁois Gorin TÈlÈrama Les 60 meilleurs films 1996-1997
Un grand beau film comme on nÕen fa plus. SÕil y a deux sujets dont on a pein ‡ croire quÕil soit encore possible d faire du neuf avec, cÕest bien la Second Guerre mondiale et les histoires dÕamo tragiques. Tout nÕa-t-il pas ÈtÈ, depui un demi-siËcle pour lÕun, la nuit de temps pour lÕautre, contÈ, Ècrit et vu Le tour de force du livre dÕOndaatj publiÈ en 92, Ètait de porter sur ces deux Ècueils romanesques un regard et un souffle aussi Ètranges quÕinÈdit Impressionnantes par ses dÈcors, ses histoires et ses personnages, les 400 pages de ce roman Ècrites par petites touches laissaient entrevoir au lecteur imaginatif une floraison dÕimages gra dioses et de scËnes trËs cinÈmatogra-phiques. Mais les lecteurs pointilleux le savent : qui dit grand roman ne dit pas forcÈment grand film. Pour traduire sans paraphraser, adapter sans dÈcevoir et rÈsumer en un film ce qui semblait ‡ peine pouvoir tenir dans une Ènorme saga, il fallait un fin producteur de lÕenvergure dÕun Saul Zaentz, qui av
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(87), de Milan Kundera. Lequel Zaentz en confia lÕÈcriture et la direction ‡ Minghella, Ècrivain Ègalement et rÈali-sateur deTruely, Madly, Deeply(90). Le travail de Zaentz et de Minghella sur le livre - effectuÈ en collaboration Ètroi-te avec Ondaatje - peut apparaÓtre comme un modËle du genre. NÕhÈsitant pas ‡ rentrer dans lÕhistoire, surlignant certains passages, passant dÕautres ‡ la gomme, il en restitue les saveurs sans pour autant en respecter linÈairement les ingrÈdients. Le principal Ètant dÕailleurs un casting idÈal mais pas vrai-ment flagrant ‡ la lecture du livre. Dans la peau rÈtamÈe du patient, Ralph Fiennes apporte un soin et une droiture qui rajoute au mystËre tragique de son personnage. Le travail effectuÈ par les maquilleurs y Ètant sans doute pour beaucoup : de la mÍme maniËre que ses douleurs sÕestompent au fil des prises de morphine, la vision dÕhorreur que sus-cite la vue de ses br˚lures sÕapaise au grÈ des minutes. Juliette Binoche, en infirmiËre dÈpassÈe par la douleur, sÕaffirme ‡ nouveau comme une actrice de drame tout en douceur et retenue. Et Kristin Scott Thomas, dont on ne se lasse pas de la prÈsence naturelle ‡ lÕÈcran, campe une Katharine Clifton dif-ficilement oubliable. Devant lÕÈlan et la beautÈ que le film dÈgage sur un Ècran, les comparaisons avec les meilleurs longs mÈtrages de David Lean ne tarderont pas ‡ fleurir. Comparaisons dÕautant moins hors sujet que le film dure 2h40 et que les dÈcors, costumes, photo et musique sont au niveau. Si lÕon peut regretter une certai-ne retenue dans la rÈalisation, il est clair que le film sÕinscrit en droite ligne dans cette veine cinÈmatographique. Au point quÕil fut dÈj‡ Ècrit que le monde pouvait se sÈparer en deux parties dis-tinctes : ceux qui ont pleurÈ devantLe patient anglaiset ceux qui nÕont pas. La co-habitation risque dÕÍtre difficile. DiastËme -
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CÕest avec des valises de mouchoir quÕon partait ‡ la projection du mÈl humidifiant annoncÈ, croulant par ailleurs sous une avalanche de nomina-tions aux Oscars (douze !) et de critiques amÈricaines dithyrambiques. On allait voir ce quÕon allait voir. RÈsultat : o sort de l‡ aussi sec que le dÈsert filmÈ ‡ perte de vue, ÈpuisÈ (Áa dure exacte-ment 160 minutes, et on sent chacune passer avec la lÈgËretÈ dÕun tank sur u pont suspendu)É Surtout, on ne com-prend pas bien ce quÕAnthony Minghell veut nous signifier. Que la Tunisie est une destination de vacances sympa ? Mais alors il fallait enlever les scËnes de guerre et faire plus court : les pubs de voyagiste ramassent leur message en 30, voire 15 secondes. AprËs le Sahara, Tunis, Stax et El Mahdia, Minghella nous emmËne ‡ Venise, ‡ Rome et en Toscane. DÕo˘ unjet-lagincessant qui nÕaide pas ‡ raccrocher ‡ un scÈnari plus embrouillÈ que la piste du dÈs Quoi dÕautre ? Que la guerre, c affreux et que lÕamour, cÕest compli ou lÕinverse ? Pourquoi pas, mais sur thËmes aussi rebattus, le minimum s dical est de faire preuve dÕun peu d ginalitÈ. Ou de connaÓtre ses classiq pour ne pas tourner les mÍmes scËn en moins bien. (Petit jeu entre a cinÈphiles, retrouver la matrice chaque scËne : iciCasablanca, l‡ grand sommeil, ailleursMoroc plus loinMogamboÉ) Que mÍme l plus grands acteurs peuvent se casser gueule sur des rÙles impossible GagnÈ : Willem Dafoe cherchant v geance est ‡ peu prËs aussi sobre q Michel Serrault dans la scËne de la b cotte deLa cage aux folles. Que s son maquillage de grand blessÈ, Ral Fiennes est aussi mÈconnaissable q John Hurt dansElephant man? Gag dans la scËne ultramÈtaphorique o˘ dÈgustation dÕune prune est cen figurÈe toute la beautÈ du monde, le j de la prune est plus vivace que le si Fils naturel (plutÙt trËs artificiel) Lawrence dÕArabieet dÕOut
Africa, m‚tinÈ dÕAli Baba et les qua rante voleurs,Le patient anglaisper met dÕapprÈcier ‡ leur juste valeur l acteurs de ces trois films : David Lean Sidney Pollack et Jacques Becker. Rest aussi ‡ lire lÕexcellent roman de Micha Ondaatje (chez lÕOlivier) dont est tirÈ c navet blet. Olivier Nicklau
Le rÈalisateur
Les Inrockuptible
AprËs dix annÈes dÕÈcriture pour l thÈ‚tre et la tÈlÈvision, Anthon Minghella fait ses dÈbuts au cinÈma e 1991 en tant que scÈnariste et rÈalisa teur avec le long mÈtrageTruely Madl ,Dee lamo, une histoire d
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radiophoniquesCigarettes and chocola-tea ÈtÈ, entre autres distinctions, fina-liste au Prix dÕItalia en 1989. Anthony Minghella a Ècrit les neuf tÈlÈfilms de la sÈrieStorytellerpour Jim Heson et la NBC qui a remportÈ plusieurs Emmy. Il a aussi Ècrit un autre film pour la mÍme Èquipe,Living with dinosaurs, qui a reÁu un Emmy international en 1990. Il est toujours consultant pour Jim Henson Productions.
Filmographie
Truely, Madly, Deeply
Mr. Wonderful
The english patient
1990 1993 1996
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