Yaaba de Ouedraogo Idrissa

Yaaba de Ouedraogo Idrissa

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Fiche produite par le Centre de Documentation du Cinéma[s] Le France.
Site : abc-lefrance.com

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FICHE FILM
Yaaba
www.abc-lefrance.com
D O C U M E N T
Critique
Le refus du conflit dramatique, mai aussi de tout symbolisme appuyÈ, n laisse subsister ainsi quÕun rÈseau d relations qui permettent dÕimaginer l vie dÕune communautÈ entiËr LÕapproche est essentiellement rÈalist mais Èchappe ‡ la chronique, car le motifs narratifs gouvernent rigoureuse ment la fiction. Il sÕagit dÕune vi rÈponse aux problËmes de vieillissemen des structures cinÈmatographiques, tan financiËres quÕesthÈtiques. Pour Idriss Ouedraogo, la construction dÕun rÈcit e une nÈcessitÈ, mais pas lÕampleur d moyens techniques ou lÕemphase de l mise en scËne. Ce qui semble compte pour lui, cÕest avant tout la comprÈhe sion dÕun milieu, retranscrite en histoir et le regard portÈ sur des Ítres issus d ce milieu. NÈo-rÈalisme, approche docu mentaire, cinÈma direct et cinÈma clas sique, sont en quelque sorte des stade antÈrieurs et assimilÈs, qui dictent un sÈrie de partis pris dont le mÈlange vis ‡ faire Èmerger une vÈritÈ plus complËt de lÕindividu et une image moins tort rÈe, moins artiste, de la vie. CÕest un tendance ‡ laquelle ne saurait se rÈdui re tout ce qui demeure passionnant a cinÈma, mais il est s˚r quÕelle risqu dÕen constituer une part important Dans le cas deYaaba, elle sÕassocie la notion de modestie esthÈtique. L mise en scËne ne peut pratiquemen jamais Ítre contemplÈe pour elle-mÍme sinon dans la vigueur de ses ellipses car elle nÕobÈit quÕ‡ un respect const des corps, des visages, et de lÕespac filmÈs. Mais sans tomber dans l contemplation: la plupart des geste quotidiens servent ‡ commencer ou terminer une scËne; quelquefois, ils tra versent ou occupent lÕÈcran un instan et souvent, un plan ÈloignÈ dÈcrit placi dement le dÈplacement de Bila, d Yaaba, ou des deux ensemble. Cett animation constante au sein des dÈcor naturels, jamais frÈnÈtique, supporte l progression faussement Ètale dÕun r
qui procËde dÕinformations volontair ment restreintes pour mieux inciter l regard ‡ pÈnÈtrer les apparences. On opposera cette dÈmarche au rÈalis me plus formalisÈ dÕautres cinÈaste contemporains comme Chen Kaige o Hou Hsiao-Hsien, dont le propos sÕinscr dans les tensions de lÕHistoire et en ra porte les souffrances. Au contraire YaabaÈvoque un Ètat proche de lÕha monie, o˘ la structure sociale rest faible par rapport ‡ lÕÈlan vital. Il raco te un essor vers une sagesse qui n semble possible que par lÕabsenc dÕoccidentalisation et par le conta avec la nature. Le dÈpouillement extrÍ me de la bande sonore, bienvenu pou lÕoreille saturÈe du cinÈphile, celui d lÕimage o˘ les silhouettes se profile trËs verticales dans un espace horizon tal, le grand calme qui prÈside ‡ la suc cession des plans et des scËnes, son indissociables dÕun mode de vie et dÕu philosophie auxquels tient le rÈalisateur Ils touchent le spectateur comme lÕ touchÈTabou, qui montrait un mond similaire, mais menacÈ et finalemen tragique. La question est de savoir si cette simplicitÈ, mÍme au prix de petites luttes que mËne Bila, ne rest pas un rÍve rousseauiste. Dans son pre mier film,Le Choixpartant du problËm de la sÈcheresse au Sahel, le cinÈast dÈcrivait le dÈracinement puis lÕadapt tion de ses personnages ‡ une nouvell rÈalitÈ, et ne manquait pas de montre au passage les aspects ingrats de l grande ville, o˘ lÕenfant trouvait la mo dËs le dÈbut du film.Yaaba‡ lÕoppos est organisÈ autour du village, o˘ il nÕe plus question de lutter pour sÕadapt puisque la vie sÕy suffit amplement elle-mÍme. Aux difficultÈs succËde un acceptation plus sereine, qui donne un image moins brute, plus sÈduisante, d lÕAfrique. Cette stabilisation sÕacco pagne dÕun affermissement spectacula re du style, de la construction, du je des acteurs, comme si la maturation d cinÈaste accusait lÕeffet euphorisant d
SALLE D'ART ET D'ESSAI C L A S S … ER E C H E R C H E 8 ,R U ED EL AV A L S E 42100 SAINTETIENNE 04.77.32.76.96 R…PONDEUR : 04.77.32.71.71 Fax : 04.77.32.07.09
Mais il se trouvait en germe dansLe choixo˘ les souffrances nÕÈtaient quÕun obstacle ‡ lÕharmonie dÕun rapport constant ‡ la nature. La conquÍte du cinÈma, du premier au second film, a ainsi le mÈrite dÕÍtre liÈe ‡ celle dÕun Èpanouissement. Pascal Pernod Positif n∞ 443 - Mai 1991
Quels que soient lÕintÈrÍt et lÕimportan-ce symbolique du propos de Ouedraogo, cÕest surtout du discours cinÈmatogra-phique queYaabatire sa force, sa beautÈ, sa magie et sa sÈduction. Le rÈalisateur se maintient sans cesse sur une ligne droite o˘ sÕÈquilibrent la fasci-nation du conte, voire du mythe, et un rÈalisme dÕordre quasi ethnologique: on peut voir le film, en-deÁ‡ de ses prolon-gements mÈtaphoriques, comme un documentaire dÕune Ètonnante prÈcision sur la vie quotidienne dÕun petit village burkinabÈ. Mais lÕimpression qui domine ‡ la vision deYaaba,particuliËrement puissante ‡ Cannes cette annÈe, est celle du retour aux sources du cinÈma. Si lÕon a pu Èvoquer, ‡ juste titre, aussi bien Renoir que Rossellini, on pourrait aussi bien citer LumiËre. Il serait absur-de dÕopposerYaaba‡ lÕadmirable Yeleende Souleymane CissÈ, sous le prÈtexte que ce dernier ferait Èclater les formes habituelles de la narration et de la reprÈsentation, proposerait un dis-cours proprement cinÈmatographique, novateur et ´ moderne ª. Loin dÕÍtre passÈiste ou rÈtrograde, IÕÈcriture de Ouedraogo propose une admirable rÈflexion sur le cinÈma telle que seul un cinÈaste du tiers-monde, particuliËre-ment africain, sans tradition cinÈmato-graphique paralysante, peut aujourdÕhui la tenir sans sombrer dans lÕhypocrisie dÕune innocence simulÈe. Le trajet initiatique que conte Ouedraogo, par lequel les deux enfants
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dÈcouvrir le monde comme prÈexistan au regard et se suffisant ‡ lui-mÍme-c quÕexprime plus clairement encore l ´Ah, la vie ! ª du voyeur que le ´Ne l juge pas, elle a peut-Ítre ses raisons ª qui se transmet de Sana ‡ Bila, puis Nopoko- est mis en acte dans lÕÈcritur du film, avec ses plans larges ponctuÈ de rares plans de regards: si lÕon a l sentiment de dÈcouvrir le monde tel quÕon peut lÕimaginer avant lÕinvent du cinÈma, dans lÕÈmerveillement d premier regard, cÕest que le cinÈma s abolit dans sa fonction ontologique celle de nÕÍtre plus que pur regard. L dÈsir du monde se confond avec le dÈsi de cinÈma. Ouedraogo ne fait pas de images, il voit et donne ‡ voir, Ètendan sur la totalitÈ du film ce que dÕautre mÍme les plus grands, nÕatteignent qu dans des instants privilÈgiÈs, au prix d dÈtours complexes. Il y a, dans cett contemplation sereine, quelque chos qui nous renvoie ‡ Ozu, une Ètrang faÁon de traiter le temps et la durÈe e termes dÕespace : ce qui est une dÈfin tion possible du cinÈma. JoÎl Magn Cahiers du CinÈma n∞ 423 - Mai 199
Entretien avec le rÈalisateur
Le film a une base trËs rÈaliste... On ne peut pas faire autrement. Le comÈdiens Ètaient tous non profession nels. Deux dÕentre eux avaient jouÈ dan Le Choixet tourneront dans mon pro chain film. Mais auparavant dans le vil lage, ils nÕavaient jamais vu de camÈr ni des gens venir en nombre comme Áa. DÕautre part, il y a un rÈel manque d culture cinÈmatographique, si bien qu la seule base sur laquelle ils pouvaien Ítre crÈdibles, cÕest leur expÈrience d vie. Il nÕy avait que Áa ‡ prendre e essayant de les pousser ‡ Ítre justes. Mais ils lÕÈtaient dÈj‡ parce que cÕÈt leur expÈrience. En fait, ils ne jouai
pas puisquÕils incarnaient leur propr caractËre.
Comment avez-vous travaillÈ sur le jeu des acteurs, qui est meilleur que celui duChoix? JÕai un peu appris ‡ connaÓtre la dire tion dÕacteurs depuisLe Choix, ‡ trou-ver les mots justes. Ne pas dire ‡ quel-quÕun: ´ Ce nÕest pas bien ª aprËs tr prises, mais plutÙt : ´Tu peux faire mieuxª. AvecYaaba,jÕai essay dÕatteindre une harmonie, de faire u film qui serait juste dans lÕÈmotion, et j nÕai pas cherchÈ plus que Áa. Donc, le enjeux sont devenus plus importants et jÕai envie dÕaller plus loin ; mais il fa tenir compte dÕune rÈalitÈ cinÈmatogr phique au sens large du terme: le manque de studios, de comÈdiens pro-fessionnels qui oblige ‡ sÕarrÍter ‡ u certain niveau.
Vous avez choisi une histoire trËs simpleÉ Il fallait que chaque phrase, chaque atti-tude que je choisissais, soit proche des acteurs. Je devais constamment adapter mon Ècriture ‡ leur capacitÈ rÈelle de donner quelque chose. Si bien que je ne faisais pas de dÈcoupage technique prÈalable et, ‡ la limite, je nÕavais pa besoin de scÈnario, juste une ligne directrice, une idÈe de la sÈquence.(É)
Le sujet du film, cÕest la communautÈÉ CÕest aussi lÕhistoire de deux enfants apprennent que ´ la route est longue ª, et Áa explique le plan du dÈbut et celui de la fin. Le sujet du film, cÕest quÕ peut transformer les gens si on les Ècou-te, et aussi quÕil ne faut pas juger arb trairement les choses. CÕest visible dan la sÈquence o˘ lÕenfant traite lÕadulte ´ garce ª et o˘ la vieille lui rÈpond: ´Ne juge pas, elle a ses raisons.ª Finalement, le sujet du film cÕest ´Pourquoi juge-t-on les gens ?ª. LÕÍtr humain est complexe dans ses compor-tements. Le village rejette la femme
SALLE D'ART ET D'ESSAI C L A S S … ER E C H E R C H E 8 ,R U ED EL AV A L S E 42100 SAINTETIENNE 04.77.32.76.96 R…PONDEUR : 04.77.32.71.71 Fax : 04.77.32.07.09
tombe malade. Et Yaaba nÕest pas un roc. Les femmes ne sont pas unique-ment soumises. DÕun point de vue psy-chologique, je me suis dit quÕil ne fallait pas Ítre prÈtentieux, quÕil fallait instau-rer un rapport juste avec les comÈdiens qui donnaient une crÈdibilitÈ au ton gÈnÈral du film.
CÕest Ègalement une comÈdie. Comment avez-vous travaillÈ ce cÙtÈ-l‡ ? CÕest un peu moi aussi. CÕest comme je suis dans la vie. Et le cinÈma est trËs jeune en Afrique. Nous avons fait le film en pensant au monde extÈrieur mais Ègalement ‡ notre public. Quand je tour-naisLe choixouYaaba, il y avait des phrases que les paysans arrivaient ‡ dire parce quÕils les comprenaient et que Áa les amusait. Mais ceux qui tra-vaillaient avec moi nÕacceptaient pas toujours parce quÕils trouvaient que Áa faisait trop ´ blanc ª. Mais le bon accueil du public au FESPACO, mÕa per-mis de trouver une seconde force. Le public intellectuel voit autre chose. Mais l‡-bas le public est analphabËte, ce qui ne lÕempÍche pas de connaÓtre tous les codes du cinÈma. Je ne dis pas quÕil faut que nous jouions un rÙle socio-Èducatif. Nous sommes des cinÈastes, tout sim-plement, qui essayons de faire partager nos idÈes et nos Èmotions. Et ce public l‡ peut suivre quand mÍme. CÕest bien.
DansYaabalÕenfant, cÕest quelquÕun qui apprend ‡ regarder... Oui, cÕest mon regard dans le film, mon point de liaison avec le reste. JÕai ÈtÈ obligÈ de structurer lÕhistoire ‡ cause de la qualitÈ de son jeu. Sa faÁon de se comporter Ètait tellement juste quÕil est devenu mon point de repËre. CÕest un personnage qui a la chance aussi dÕavoir une mËre formidable, ce qui est le contraire des trois autres enfants. Quand le pËre de Bila dit ‡ sa femme : ´ Telle mËre, tel fils ª, cÕest parce que toute lÕÈducation de base se fait avec la mËre. Cet enfant est celui qui apprend. Il
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vieille femme et au dÈbut, il est un pe comme les autres parce quÕil juge, l aussi. Mais en mÍme temps, il est bo et gÈnÈreux. CÕest le seul ‡ dire lÕalcoolique: ´ On veut te raccompagne arrÍte de boire ª. Il est un idÈal : il nÕe pas la puretÈ absolue mais il amËne l monde de demain.
Son apprentissage passe par le femmes. Par le rapport avec les femmes, oui. E on voit que Koudi trompe son mari, c qui est choquant, mais dÈfend aussi l petit garÁon. Ce couple a un problËm fondamental. CÕest peut-Ítre parce qu boit quÕelle le trompe mais aussi parc quÕelle le trompe quÕil boit. Ils ont d problËmes sexuels. Elle a peut-Ítre rai son, mais ce sont des problËmes qu personne nÕarrive ‡ comprendre.
Vous Ítes-vous posÈ la question de l reprÈsentation de lÕacte sexuel ? Oui. Pas l‡ parce quÕil fallait encore Ítr prudent. CÕest vrai que le corps peut Ítr traitÈ de faÁon trËs belle, et je vai essayer, maintenant que jÕai un autr public, dÕaller peut-Ítre mÍme jusquÕ nu. (É) Thierry Jousse et Nicolas Saad Cahiers du CinÈma n∞423 - Sept. 198
Le rÈalisateur
Sept courts mÈtrages en quatre ans quatre longs mÈtrages en trois ans: voil une productivitÈ ‡ laquelle ne nous avai guËre habituÈs le cinÈma africain ! ProductivitÈ et rapiditÈ ! En trois long mÈtrages (Le Choix,YaahaetTilaÔ Idrissa Ouedraogo a franchi ‡ chaqu fois une Ètape que dÕautres ont difficil ment et douloureusement parcourue e une vie entiËre.Le ChoixsÕapparenta encore ‡ ce que lÕon connaÓt du cinÈm africain- mÍme si cette ´ connaissance frÙle la caricature-, cÕest-‡-dire un question sociale- en lÕoccurrence, IÕ
gration de la population agraire vers le villes, en quÍte de travail, ou, bien plu simplement, de quoi subsister, avec le consÈquences, parfois tragique quÕengendrent ces migrations, traitÈe travers un rÈcit simple et une mise e images bÈnÈficiant du SMIC technico esthÈtique. A y regarder de prËs, au del‡ de carences exclusivement tech niques,Le Choixmanifestait une Èton nante maÓtrise de lÕespace, de lÕinscr tion de ses personnages dans cet espa ce et des gestes dont la symbolique sÕinscrivant prÈcisÈment dans un espac concret, se vidait de toute abstractio dÈmonstrative.Yaahaaccomplissait au-del‡ de tout espoir, cette promesse Avec le recul, on aurait envie de dire ´.Presque trop ª. AvecYaahaet Idriss Ouedraogo, le spectateur occidental avait lÕimpression de revenir aux or gines ‡ la fois du rÈcit, dans sa form mythique, et du cinÈma- quelque chos comme LumiËre non revu par Garrel. TilaÔaurait pu se contenter de prolon ger le processus. Ce qui fai dÕOuedraogo autre chose quÕ´ un cinÈ te africain de talent ª, cÕest la faÁo dont il rompt, dansTilaÔ,avec un typ de rÈcit mythique que lÕon avait pu cro re spÈcifiquement africain. Il perturbe sans se dÈpartir, ni lui ni ses acteurs dÕun certain ´ naturel ª, IÕidÈe que l pouvait se faire du cinÈma africain: il traite cette tragÈdie grecque ou antiqu ‡ la faÁon dÕun western ou dÕun polar sÈrie B, au moins dans le rythme, le dia logue, le dÈpouillement de la mise e scËne. Gageons quÕune telle fulguranc nous rÈserve, dans la dÈcennie qui com mence, une inimaginable capacitÈ ‡ l fois dÕadaptation et dÕinvention. Que derniËre rÈalisation dÕldrissa Ouedraog Karim et Sala, soit ‡ la fois un film d long mÈtrage et une sÈrie TV de cin fois vingt-six minutes confirme la pre miËre de ces vertus. Parions que l seconde sera au rendez-vous dÕau moi lÕune de ces deux versions. JoÎl Magn
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Filmographie
Courts mÈtrages :
Poko1981 Les Ècuelles1983 Les funÈrailles du Larle Naaba1984 Ouagadougou, Ouaga deux roues Issa le tisserand1985
Longs mÈtrages :
Yam daabo1986 Le Choix Yaaba1989 Prix de la Critique au Festival de Cannes TilaÔ1990 Grand Prix du Jury au festival de Cannes Karim et Sala1991 Film de tÈlÈvision pour FR3 Obi Documentaire rÈalisÈ pour Channel 4 Samba Traore1992 Ours dÕargent au Festival de Berlin1993
Prix SpÈcial du Jury, Prix du Public, Prix de la Musique au FESPACO 1989 Prix de la Critique Internationale ‡ Cannes 1989
Documents disponibles au France
Cahier du CinÈma n∞423 - septembre 1989 Cahier du CinÈma n∞443 - mai 1991 Dossier CNC ∞21 Positif n∞344 - octobre 1989 Fiche AFCAE ∞ -