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Joseph Mallard William TURNER

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Joseph Mallard William TURNER

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Langue Français
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OURNEE DE FORMATION CHAMPAGNE-ARDENNE EXPOSITION « TURNER ET SES PEINTRES » et LES BERGES DE SEINE Le 29 avril 2010, les guides-conférenciers de Châlons-en-Champagne, Sedan et Troyes, auxquels s’étaient joints quelques guides d’Amiens/Beauvais, Arras,Lille/Roubaix et Provins, se sont retrouvés à Paris pour une journée de formation organisée par la délégation ANVOCART Champagne-Ardenne. Sofie LANDRY VANHOEwww.visitesofie.fr), également guide-conférencière à Soissons et à Reims et membre ANCOVART, nous accueillit au Grand Palais pour une visite guidée de l’exposition «Turner et ses peintres». Elle retraça la longue carrière de Joseph Mallord William TURNER (1775-1851), soixante années pendant lesquelles il entretint un dialogue constant avec les maîtres du passé et les artistes de son temps. La perception contemporaine de Turner a été construite à la fin de l’époque romantique par l’historien de l’art John RUSKIN (1819-1900). Dans son ouvrage «Modern painters» paru en 1843, il défend l’idée d’une modernité dans la peinture de Turner dont la manière, enfin dégagée des influences académiques, permet la transcription de la vérité de la nature anglaise. Turner se sentit trahi par cet ouvrage. Même si les œuvres de la fin de sa vie en font un des e précurseurs de l’impressionnisme et de certaines formes de l’abstraction du XXsiècle, ses affinités artistiques, ses sources d’inspiration révèlent un artiste dans la continuité de la tradition. Formé à la Royal Academy of Art de Londres, jeune institution qui inculquait à ses étudiants la nécessité d’analyser l’art des maîtres anciens, Turner vint en France pour la première fois en 1802 et consacra l’essentiel de son séjour à la visite du musée du Louvre, s’émerveillant devant les toiles de Nicolas POUSSIN (1594-1665) etde Claude GELLEE, dit Claude LORRAIN (vers 1602-1682). Ce grand voyageur découvrit aussi dans les collections européennes RAPHAËL (1483-1520), TITIEN (vers 1488-1576), CANALETTO (1697-1768), REMBRANDT (1606-1669), RUISDAEL (v.1628-1682) et WATTEAU (1684-1721), dont il nourrira sa propre peinture. Il ne pastiche pas, mais se confronte à ces grands maîtres dont il a disséqué, intégré et digéré le discours pictural. Il aborde tous les domainesde la peinture: religieuse, allégorique, historique, mythologique, mais c’est dans le paysage qu’il excelle. Il y apporte sa propre poésie, transcrivant les effets de la lumière sur l’atmosphère dans un grand raffinement chromatique, nous délectant de ses ors anciens, de ses couleurs irréelles, de ses brumes diaphanes, de ses reflets aqueux. Il y rend la lumière partie prenante du tableau jusqu’à ce qu’elle dissolve les formes. Turner enrichit aussi sa démarche d’artiste en se confrontant à ses contemporains : les œuvres de Richard Parkes BONINGTON (1802-1828), celles de John GLOVER (1767-1849) ou de John CONSTABLE (1776-1837) furent pour lui une source de rivalité, mais aussi d’émulation. Merci à Sofie d’avoir su si bien nous raconter l’édification de l’œuvre de Turner, en soulignant la nécessité de réinscrire ce peintre anglais dans la tradition classique tout en conservant à l’esprit qu’il fut l’un des premiers à représenter dans ses tableaux des scènes de la vie moderne (voyages en chemin de fer, bateaux à vapeur…), qu’il se confronta sans cesse à ses contemporains et développa un art visionnaire s’appuyant sur une technique à l’huile aux effets étonnamment proches de ceux de l’aquarelle.