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NOBILIAIRE
DU DIOCÈSE ET DE LA GÉNÉRALITÉ
DE LIMOGES
PAR L’ABBÉ JOSEPH NADAUD
CURÉ DE TEYJAC
PUBLIÉ
SOUS LES AUSPICES DE LA SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE
ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN
PAR
L’ABBÉ A. LECLERC
Index par tome
Tome I Tome II Tome III Tome IV
Tables des noms
Tome I Tome II Tome III Tome IV
Index des noms
Albussac, Alègre, Alesme, Aubusson, Bayle, Baynac, Bazin, Beaubreuil, Beauchamp, Bourbon d’Aubigny, Bourdeau, Bourdelie, Bourdicaud, Bourgeois,
Chanac, Chapchat, Chapelle de Jumilhac 1, Chapelle de Jumilhac 2, Chapiteau 1, Chapiteau 2, Chapt de Rastignac, Dages, Daguesseau, Daigne, Daigneau,
Eschelles, Eschizadour, Fougeyrat, Fouquebrune, Fouquet, Fournoux 1, Fournoux 2, Foursac, Frachet 1, Frachet 2, Fraichenet, Fraisse, Fraisseix, Fraitet,
Fraysseix 1, Fraysseix 2, Fricon, Frideau, Froment, Fromental, Galvaing, Gouretie, Gourgaud, Gourville, Gousse, Graffard, Grain 1, Grain 2, Grammont,
Grand (Le)] 1, Grand (Le) 2, Grandmont, Grandsaigne, Grane, Grange (La), Houllon, Hugon 1, Hugon 2, Hugonneau 1, Hugonneau 2, Hugueteau, Lauthonie,
Lauzanne, Laval, Lestrade, Lestrange 1, Lestrange 2, Leval, Levequot 1, Levequot 2, Levesque, Loubens 1, Loubens 2, Loubère, Loubert, Loup (Le),
Luzignan (cf p. 160 & suiv.), Marche (comtes de la), Marches, Marandat, Marcillac, Marcossaines, Marcoti, Mardaloux, Monestais, Moneta, Mongin,
Monisme, Monnac, Monnei, Monnoie, Monsanson, Mont (du) 1, Mont (du) 2, Montagnac, Montaignac 1, Montaignac 2, Montaigu-en-Combrailles,
Montaigne, Montaigu, Montaigu-sur–Lhampeix, Temple (Le), Quadruvio, Queille (La), Quelen, Quesrou, Queux, Robinet, Robuste, Rocard, Roche (La),
Roche, Rocheaymon, Roze, Ruaux, Ruben, Rubys, Ruchaud, Saint-Quentin, Sclafer, Scoraille, Secha, Sechanga, Sechange, Sediere, Segliere, Toumasson,
Tour (La), Tournemire, Tourniol, Tristan, Trompoudon, Trottin, Truchon, Tuchimberg, Tuffereau, Tugeau, Tuille, Turpin, Uriel, Ussel 1, Ussel 2, Usson,
Uzerche, Vaillant
Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges. Tome I
Corps du document
ALBANI-ALESME, p. 26
26 NOBILIAIRE
ou des Chadauds, damoiseau de Montbrun, fils de feu Pierre de Casalibus, damoiseau, par contrat du 20
février 1364.
II. – André Albani, damoiseau du bourg du dit Champagnac, épousa Jeanne Roux de Cramaud, par
contrat du 15 décembre 1368, auquel étaient présents Pierre de Cramaud, chevalier, et Simon, son frère,
depuis cardinal. De ce mariage sont nées : 1° Marguerite, femme (1404) de Boscofreno (Bosfran),
damoiseau de la ville de Châlus-Chabrol ; 2° Catherine, femme (1404) de Élie Chantareau, damoiseau du
bourg de Lagayrac.
1ALBUSSAC ( ). – Pierre d’Albussangis et le vicomte de Ventadour, bienfaiteurs du monastère de La
Valette, diocèse de Tulle, 1294.
[Guillaume d’Albussac, chantre de Rouen, est témoin dans un acte du 11 septembre 1342.]
SOURCES : Gallia christiana nov., T. II, col. 682 ; – BALUZE, Histoire de la maison d’Auvergne, T. II,
p. 604.
r 2ALÈGRE, S de Busset ( ) de Puisagut. – Portait : de gueules à la tour carrée d’argent, accompagnée de
six fleurs de lis d’or. – Extrait de l’armorial de Lamy.)ALESME.
Noble Antoine d’Alesme, conseiller du roi et général à la cour des monnaies de Paris, épousa Anne
Braillon, dont Moïse, qui, tonsuré à Paris, sa patrie, 1552, épousa depuis une veuve, et fut ordonné prêtre
avec dispense en 1599.
Jean Alesme, conseiller au parlement de Bordeaux, fut nommé, en février 1561, vieux style, par le roi, le
premier des deux commissaires pour connaître des cruelles et inhumaines entreprises, force, violences,
meurtres, homicides, crimes commis dans la Guyenne sous ombre de religion. Il se transporta sur-le-
champ en Agenais.
[Guillaume d’Alesme, conseiller-doyen et garde des. sceaux du parlement de Guyenne, marié avec
grCatherine Des Cars de Merville, fut père de Marie d’Alesme, alliée avec Charles d’Alogny, S de La
Roffie.]
r 3Henri d’Alesme, écuyer, S de Plantadis, paroisse de Saint-Martin-Terressus ( ), habitant de la ville de
Saint-Léonard, épousa Léonarde de Baulx, qui mourut le 25 septembre 1645.
rJacques-Urbain Dalesme S de Voultret, épousa (1766) Anne Chapelle de Jumilhac.
rJean-Marie d’Alesme, écuyer, S du Pic, paroisse de Saint-Michel-des-Lions de Limoges, épousa 1°
4..... ; 2°, en 1766, Anne-Françoise de Pichard, paroisse de Châtelus ( ).
r 5Pierre Dalesme, chevalier, S de Rigoulène ( ), lieutenant-général d’épée
––––––––––
1. Arrondissement de Tulle, canton d’Argentat (Corrèze)
2. Busset, arrondissement de La Palisse, canton de Cusset (Allier).
3. Saint-Martin-Terressus, canton de St-Léonard, arrondissement de Limoges (Hte-Vienne).
4. Châtelus-le-Marcheis, canton de Bénévent, arrondissement de Bourganeuf (Creuse).
5. Près St-Léonard (Haute-Vienne). – Plusieurs Dalesme de Rigoulène ont été trésoriers de France au bureau de la
généralité de Limoges.
AUBOUX-AUBUSSON, p. 44
44 NOBILIAIRE
r rLouis Auboux, S d’Esteveny, S de La Maison-Rouge, paroisse de....., fut maintenu par M. d’Herbigny,
intendant.
gr 1Jean-Claude d’Auboust, S des Vergnes de Saint-Maurice et de Bagueville ( ) demeurant dans la
paroisse du dit lieu de Saint-Maurice, près Crocq, diocèse de Limoges, province de la Marche, fut
maintenu dans la qualité d’écuyer par ordonnance de l’intendant de Moulins du 9 novembre,1700. Il fut
marié, le 18 avril 1692, avec Françoise du Pouyet, dont il eut Claude-René Auboust des Vergnes, né le
222 avril 1697, reçu page du roi dans sa grande écurie le 30 janvier 1712 ( ).
AUBUSSON. – [Les vicomtes d’Aubusson tirent leur nom de la ville d’Aubusson dans la Marche, dont
ils étaient anciennement vicomtes. Cette maison, de laquelle sont sortis un grand-maître de Rhodes et
cardinal, un archevêque d’Embrun et évêque de Metz, un évêque de Limoges, deux de Tulle, un de
Conserans, un abbé de Saint-Martial. de Limoges, deux Maréchaux ducs et pairs de France, un
commandeur et un chevalier du Saint-Esprit, est l’une de celles dont on prouve le mieux l’ancienneté,
epuisque par des titres elle parait déja illustre dès la fin du IX siècle, où Ranulphe, frère aîné de Turpin ou
Turpion, évêque de Limoges en 898, fut établi vicomte de cette partie du Limousin qu’on appelle la
e3Marche par le roi Eudes, en 888 ( ). (Tabl. hist., 4 part., p. 300 301.)
4La Feuillade ( ) est une seigneurie de l’ancien domaine des vicomtes d’Aubusson, qui fut donnée en
epartage, dans le XIII siècle, avec celles de La Borne et de Monteil-au-Vicomte, à Ranulfe, deuxième fils
de Reynaud VI. (Ibid., p. 301,)]
D’Aubusson porte : d’or à la croix de gueules ancrée ou nillée.
Tout ce qui rend une maison très illustre se trouve avec avantage dans celle d’Aubusson. L’antiquité et
l’origine en est inconnue et incertaine comme celle des plus grandes maisons du monde. Ce qu’il y a
d’assuré, c’est que, au temps de Charlemagne, les Aubusson étaient déja célèbres dans la France ; car, les
rois de la deuxième race ayant établi des comtes pour gouverner chaque province, et ces comtes
choisissant toujours les plus grands seigneurs de leurs provinces pour leurs lieutenants, Geoffroi,
––––––––––
1. Peut-être Basville, près Crocq.
2. Le Cabinet de d’Hozier parle d’un autre Auboux des Vergnes, né en 1733, également page du roi en 1749.
3. Le père Anselme (Hist. généalogique, t. V) dit, d’après Baluze, que dans lé Limousin, ces vicomtes furent
Faucher de Ségur pour le Haut-Limousin ; Adhèmar des Echelles pour le Bas-Linousin, et Ranulfe d’AubussonFaucher de Ségur pour le Haut-Limousin ; Adhèmar des Echelles pour le Bas-Linousin, et Ranulfe d’Aubusson
pour la partie de cette province que l’on nomme la Marehe, Quoique ces emplois de vicomte ne fussent que
personnels, leurs descendants s’en firent depuis un titre d’honneur
4. La Feuillade dans la paroisse de Faux-la-Montagne, canton de Gentioux, arrondissement d’Aubusson
(Creuse). – Il y a vingt ans a peine que la famille d’Aubusson a vendu cette terre. L’antique manoir est depuis
longtemps en ruines. – La Borne est près d’Aubusson, – Le Monteil-au-Vicomte est une paroisse du canton de
Royère, arrondissement de Bourganeuf (Creuse), où l’on voit encore le donjon du château. – La Chassagne, dont
on parle un peu plus bas, est une terre située dans la paroisse de Saint-Quentin, près Felletin, arrondissement
d’Aubusson (Creuse).
AUBUSSON, p. 45-84
DU LIMOUSIN 45
1premier comte de la Marche ( ), prit un lieutenant dans la maison d’Aubusson, environ l’an 860. Ce
lieutenant, dont nous ne savons point le nom, fut appelé vicomte d’Aubusson à cause que ces lieutenants
des comtes, pour se distinguer les uns des autres, et se faire connaître chacun en particulier, ajoutaient au
titre de leur dignité celui de la terre principale qu’ils possédaient. Ainsi les seigneurs d’Aunay, de Limoges,
de Rochechouart, de Comborn, de Turenne, de Polignac, qui étaient vicomtes de Poitou, de Quercy, de
Périgord et d’Auvergne, comme les vicomtes d’Aubusson étaient vicomtes de la Marche, se faisaient
appeler, du nom de leurs terres, les vicomtes d’Aunay, de Limoges, de Rochechouart, de Comborn, de
Turenne et de Polignac.
Il n’est point vrai, comme vient de le dire le P. Bouhours, que la maison d’Aubusson doive les
commencements de son illustration au comte de la Marche : c’est à Eudes, roi de France, qui, voulant faire
gouverner le Limousin par des vicomtes, établit un vicomte d’Aubusson dans cette partie de la province
qu’n appelait la Marche. Ce fut donc le roi qui l’établit, et non le comte de la Marche : aussi les
descenclants ne sont jamais qualifiés vicomtes de la Marche. Dans un acte de l’an 958, Rainald, vicomte
d’Aubusson, est nommé avant Boson marquis ou comte de la Marche. Ainsi c’était avec juste titre que
Gérard-Hector, évêque de Cahors, écrivant, vers l’an 1170, a l’empereur Frédéric, le prie de faire
restituer ce qu’on a pris à son cousin, vicomte d’Aubusson, marquis de ce pays. Dans la suite, les comtes
de la Marcle étant devenus puissants par leurs alliances, les vicomtes d’Aubusson n’eurent plus le même
rang : ils furent soumis a ceux dont ils avaient antérieurement partage l’autorité et l’éclat.
Turpin, qui fut élu évêque de Limoges l’an 898, et qu’Adémar, dans sa Chronique, ne loue pas moins
pour la splendeur de sa naissance que pour la sainteté de sa vie, était fils de ce premier vicomte
erd’Aubusson et frère de Renaud I , qui fut vicomte après son père sous Sulpice lI, comte de la Marche,
fils de Geofroy.
La dignité de vicomte demeura plus de quatre cents ans dans la maison d’Aubusson, et passa toujours de
erpère en fils, jusqu’a ce que Raymond I , n’ayant point d’enfants, vendit sa vicomté à Hugues, comte de la
Mrche, au désavantage de Ranulfe d’Aubusson, son frère, qui épousa Dauphine de La Tour, et continua la
postérité.
La piété et la libéralité qui en ces temps-là distinguaient fort les grands seigneurs des gens d’une condition
commune étaient dans cette maison comme des vertus héréditaires ; car, sans parler du saint évêque
Turpin, si magnifique en tout ce qui regardait le culte des autels, selon le témoignage d’Adémar, et si zélé
pour la gloire de Dieu qu’il rétablit plusieurs monastères ruinés, et rebâtit entiêrement celui de Saint-
Augustin de Limoges, où il fit refleurir la discipline monastique sous la règle de saint Benoît, les vicomtes
d’Aubusson furent des seigneurs très religieux, et firent presque tous, à plusieurs églises, des donations
considérables. Les abbayes de Saint-Martin de Tulle, de Saint-Pierre d’Uzerche, de Saint-
––––––––––
1. Dans l’Art de vérifier les dates, les bénédictins font Geofroi premier comte, non de la Marche mais de.
er eCharroux, en… C’eat Boson I qui fut premier comte de la Marche vers le milieu du X siècle.
46 NOBILIAIRE
Barthélémy de Bénévent, sont encore des monuments authentiques de leur piété libérale. Je ne dis rien du
1monastère de Fontevraud, auquel Ramnulphe III donna le village de Blessac ( ) lorsque sa fille en était
prieure, ni du monastère même de Blessac, que Renaud VI fonda environ l’an 1100, et où, sur la fin de ses
jours, il se rendit religieux. (Voyez mes Mémoires, T. I, p. 93.)
Ces seigneurs et leurs descendants se signalèrent en diverses occasions où il s’agissait des intérêts de la
grFrance. Témoin Guy d’Aubusson, S de La Borne, qui fit, tant de belles actions dans la guerre des
Anglais, sous le règne de Charles V, et qui, après avoir reçu plusieurs blessures en défendant son château
de Monteil-au-Vicomte, fut fait prisonnier, avec sa fémme et ses enfants, par les ennemis de l’État.
gr grTëmoins encore Jean d’Aubusson, S de La Borne ; Antoine d’Aubusson, S de La Villeneuve, et
grAntoine d’Aubusson, S du Monteil, qui firent paraître leur fidélité et leur zéle au service de Charles VII,
dont ils étaient chambellans au temps où la maison du roi n’avait guère d’autres officiers que des seigneurs
de qualité.Enfin ce qui relève infiniment la maison d’Aubusson, et ce qui la distingue peut-être de toutes les autres,
c’est que, étant si ancienne, elle ne s’est jamais mésalliée, et que, dans le même pays, elle a toujours
conservé les mêmes terres ; de sorte que François d’Aubusson, duc et pair, maréclal de France et colonel
des gardes-françaises, possédait encore, en 1676, la terre de La Feuillade, qui a été possédée de tous
temps par les vicomtes d’Aubusson, ses ancétres.
Ce qui reste des grosses tours de la démolition d’un vieux château d’Aubusson marque assez la puissance
des seigneurs du lieu, dit Moreri.
A Voué, diocèse de Bourges, deux lieues de Saint-Benoît-du Sault, on trouve des tombeaux des seigneurs
d’Aubusson avec des inscriptions. Il y a encore une terre d’Aubusson dans le diocèse de Saint-Flour.
I. – N..... d’Aubusson n’est connu que par ses enfants, qui furent : 1° Ranulfe, qui suit ; Turpion, évêque
de Limoges, mort en 944 ; 3° Aimon, abbé de Saint-Martial, mort en 942 ; 4° Martin, abbé de Saint-
Gyprien de Poitiers.
2II. – Ranulfe, premier du nom, mentionné dans une charte de l’abbaye de Beaulicu ( ) [établi vicomte
d’Aubusson ou de la Marche par le roi Eudes en 887], épousa Godolinde, dont il eut : 1° Robert ; 2°
3 4Rainald, qui suit ; 3° Boson, abbé laïque de Moutier-Rouzeille ( ) et d’Evaux ( ) en 945 [Mansion, abbé
de Mansac en Auvergne].
––––––––––
1. Blessac, canton et arrondissement cd’Aubusson (Creuse). La Ville-Neuve, dont il est parlé quelques lignes
plus bas, est un château situé dans la paroisse de Valliêre, canton de Felletin, arrondissement d’Aubusson
(Creuse) : depuis quelques années, il appartient, avec ses dépendances, à M. du Miral, député au Corps législatif
pour le département du Puy-de-Dôme, et il sert de ferme-modèle.
2. Beaulieu, chef-lieu de canton, arrondissement de Brive (Corrèze).
3. Moutier-Rozeille, canton de Felletin, arrondissement d’Aubusson (Creuse).
4. Evaux, chef-lieu de canton, arrondissement d’Aubusson (Creuse)
DU LIMOUSIN 47
e 1Robert [qualifié vicomte d’Aubussoan sur la fin du X siècle ( ) donna, en qualité de vicomte d’Aubusson,
deux mas au monastère de Tulle pour la sépulture d’un de ses fils, mort enfant vers l’an 950, ou mieux
2930, puisque son frère Rainaud était. déjà qualifié de vicomte. On présume qu’il mourut peu après ( ) sans
enfants mâles. Il fut vraisemblablement père d’Officine, petite-nièce de l’évêque Turpion.
III. – Rainald, premier du nom, vicomte d’Aubusson, fit du bien aux monastères de Tulle et de Beaulieu en
936. Il signa une charte l’an 958. Il épousa Alsinde, ainsi nommée dans deux chartes de Rainald, son
mari ; vers 943, il eut de cette femme Ramnulphe, qui suit.
IV. – Ramnulphe, vicomte d’Aubusson, deuxiéme du nom, surnommé Cabridellus, celui peut-être qui,
avant 997 et la tenue du concile de Limoges, fut tué et inhumé dans le monastère d’Uzerche. [On dit a
Jourdain, évêque de Limoges, que l’abbé d’Uzerche avait enseveli dans son monastère le vicomte
d’Aubusson, Albuciensenm, excommunié, et qui avait été tué en faisant la petite guerre. Jourdain en porta
ses plaintes au concile de Limoges en 1031. L’abbé s’excusa en disant que les soldats du vicomte avaient
porté son corps au monastère d’Uzerche, mais qu’il ne l’avait ni reçu ni enseveli ; qu’il n’avait point fait
d’office pour lui, et qu’au contraire il avait fait reporter le corps au delà de l’eau, où les soldats eux-mêmes
l’avaient enterré, sans qu’aucun des clercs y assistât.] Ce Ramnulphe épousa Ainarde, fille de Bernard,
vicomte de Turenne, dont il eut : 1° Rainald II, vicomte, qui suit ; Ramnulphe, qui continua la postérité ; 3°
Farelde, femme d’Adémar de La Roche.
V. – Rainald, deuxiéme du nom, vicomte d’Aubusson, fils de Ramnulple tilt Cabridellus, fit, avec sa
femme Adélaïde, fille de Humbaud de Uriaco en Berri, vivante en 1092, une donation au monastère de
Saint-Denis-de-la-Chapelle en Berri, 997. Il restitua Moutier-Rauzeille, Saint-Irier. On le dit vivant en
1048 et mort sans enfants ; d’autres disent qu’il eut ;1° Ramnulphe, qui n’eut point d’enfants d’Alix de
Magnac, sa femme, en 1085., vivante encore encore en 1110 ; 2° Willaume, qui continua la descendance.
V bis. – Ramnulphe [ou Arnulple], troisième du nom, vicomte d’Aubusson, après la mort de son frère
Rainald, se trouva a la dédicace d’Uzerche en 1048. [Il donna, en 1049, à sa fille, la terre de Blessac pour
le monastère dont elle était supérieure.]
Il épousa....., dont il eut 1° Rainald, qui suit ; 2° Agnès, mariée a Gulpherius de Las Tours, auquel elle
porta la moitié du château de Gimel ; [3° la supérieure de Blessac, dont on vient de parler].
VI. –Rainald, troisième du nom, qui rétablit le monastcre de Moutier-Rauzeille, en 1070, épousa....., dont
Agnès, mariée à Bernard de La Roche-Aymon, dite sœur de Gui.
Eborus, vicomte d’Aubusson, revenant de Jérusalem, tomba malade au Mont-Cassin. Gérald-Hector,
évêque de Cahors, son parent, alla le voir. – Voyez la lettre qu’il écrivit de sa prison vers 1153,
Spicilegium, T. II, p. 403.
––––––––––
1. On remarque de a contradiction entre les notes de Nadaud et celles de Legros ; nous ne nous chargeons pas
de l’expliquer.de l’expliquer.
2. Voir la note précédente.
48 NOBILIAIRE
Gérald, évêque de Cahors, dans une lettre a l’empereur Frédéric, le priede faire mettre en liberté son
cousin, vicomte d’Aubusson, de Albucione, marquis de ce pays, et tous les autres, avec restitution entière
de ce qu’on leur a enlevé.
VII. – Guillaume, premier du nom, vicomte d’Aubusson, succéda a son frère Ranulphe lV. Il épousa
Agnès, dont il eut Reynaud IV, qui suit ; devenue veuve, elle se fit religieuse a Fontevraut. Elle devint
première prieure de Tusson en 1112.
VIII. – Rainald, quatrième du nom, vicomte d’ Aubusson, fit quelques donations au monastére de Bonlieu
1 2( ), 1121, et à celui de Bénévent ( ). Il prit l’habit de Fontevraut à Blessac, qu`il avait fondé en 1120. Il
épousa Hélis, qu’on croit fille d’Archambaud, troisième du nom, vicomte de Comborn, et il en eut : 1°
Raynaud, qui suit ; 2° Guillaume ; 3° Gui ; 4° Ranulphe ; 5° Ahel, femme de Pierre Ebrard ; 6° Rohilde,
femme de Guillaume de Saint-Marc.
3IX. – ( ) Renaud, cinquiéme du nom, vicomte d’Aubusson, surnommé le Lépreux, partit pour Jérusalem,
et fut fait prisonnier au retour. Il fit divers dons au monastère de Bonlieu en 1184 et en 1200. En 1201, il
donna encore à cette abbaye des villages et autres choses. Il était marié à Matebrune de Ventadour, fille
d’Eble, dont il eut : 1° Gui, premier du nom, qui suit ; 2° Ranulfe, 1192 ; 3° Guillaume, peut-être abbé de
Clermont, où l’on fait son anniversaire le 7 décembre ; 4° Agnès, femme de Bernard de La Roche-Aymon
en 1179. – Jean, moine de Notre-Dame-du-Palais en 1199, pouvait être fils de ce Raynaud.
– Les anciens vicomtes d’Aubusson Rainaldus et Gui, son fils, insignes bienfaiteurs de l’abbaye de Bonlieu
vers 1121 et 1174.
X. – Wido ou Gui, premier du nom, vicomte d’Aubusson, Albucio, vivait en 1174, 1191 et 1194. Il fit le
voyage de la Terre-Sainte. Il épousa Assalide de Comborn, fille d’Archambaud, cinquième du nom,
vicomte de Comborn et de Jordaine de Périgord. EIle avait à sa cour Pons de Capdeuil, natif de Valai,
jongleur. D’eux sont nés : 1° Renaud, qui suit, sixiéme du nom ; 2° apparemment Rodolphe, doyen de
Chartres, mort en 1276. Serait-ee le chanoine d’Evreux que quelques-uns de ses confrères élurent pour
leur évêque en 1256, et qui, n’étant agréable ni au roi ni au pape, se démit, trois ans après, en faveur de
son compétiteur, et fonda, à Paris, en 1264, le collège d’Aubusson ?
[Gui fit de grands biens à l’abbaye de Bonlieu en 1194. C’est de lui, selon quelques-uns, que sont sorties
les branches des comtes de La Feuillade,
––––––––––
1. Bonlieu, commune de Peyrat-la-Nonoère, canton de Chénerailles, arrondissement d`Aubusson (Creuse)
2. Bénévent, chef-lieu de canton, arrondissement de Bourganeuf (Creuse).
3. Le père Anselme ne parle des armoiries de la famille d’Aubusson qu’en nommant Raynaud V ; comme tout le
monde sait que les armoiries proprement dites ne sont pas antérieures aux croisade, nous laissons celles de cette
famille comme celles des autres, en tête de la généalogie,
DU LIMOUSIN 49
des barons de La Borne, des marquis de Cassain-Grimond, des seigneurs de Bausson ou Bansson en
1Auvergne et de Reillat, en Périgord.] ( ).
er– Le nouveau dictionnaire de Moreri ne commence la généalogie, des d’Aubusson, qu’a Gui I . –
– B. vicomte d’Aubusson en 1218. –
XI. – Renaud ou Reymond, sixième du nom, vicomte d’Aubusson en 1201, se croisa contre les Albigeois
en 1225. Etant sur le point de partir pour la croisade, il visita l’abbaye de Bonlieu, en faveur de laquelle il
confirma tous les dons que lui et les siens avaient faits. Par acte du 4 des calendes de mai 1221, il prie son
fils Guido de protéger, après sa mort, les religieux de ce monastère.
Il fit hommage de sa vicomté, par ordre du roi, au comte de La Marche, en 1226. (Voyez mes Mémoires,
T. I, p. 93.) Il mourut avant l’an 1249. Il avait épousé Ahel, dite aussi Marguerite, dont on ignore le
surnom, et dont il eut : 1° Gui, deuxièmie du nom, qui suit ; 2° Guillaume, mort en 1260 et enterré a
Blessac ; 3° Ranulphe, qui a fait la branche des seigneurs de La Borne, et qui eut en partage la seigneurie
de La Feuillade avec celles de La Borne et du Monteil-au-Vicomte ; il fut le neuvième aïeul de Georges
grd’Aubusson, dont il sera parlé plus bas ; 4° Agnès, mariée, avant l’an 1244, a Aymon, S de La Roche-
Aymon, morte après l’an 1263 ; 5° Assalide, religieuse à Blessac en 1259 ; 6° Raoul d’Aubusson, élu
évêque d’Evreux en 1259 ; 7° Elie d’Aubusson, de l’ordre des frères Prêcheurs en 1276. Ces religieux
portaient le surnom du lieu de leur naissance.
Geraud d’Aubusson, élu abbé de Sarlat, en 1254 et 1256, pouvait être aussi fils de Renaud VI, qui
mourut lui-même avant 1249.Renaud VI et sa femme prenaient un insigne plaisir a la poésie provençale : ils gardèrent longtemps chez
eux un de ces poètes, nommé Gui d’Uzez, son frère Pierre et leur cousin Elie, qu’ils récompensèrent
largement. Gui le troubadour mourut en 1230.
XII. – Gui, deuxième du nom, qualifié vicomte d’Aubusson, vivait en 1260 ; il était chevalier en 1225 ; il
épousa Ahci ou Ahaci, dont il eut 1° Raynaud, septième du nom, qu’on dit avoir vendu la vicomté
d’Aubusson ; 2° Alengarde d’Aubusson, dame de Massignat, mariée : 1°, l’an 1262, à Erric de Beaujeu,
grS d’Hermant, qualifié par quelques auteurs de maréchal de France, mais sans preuve, et mort en 1270 ;
gr 2mariée 2° à Guillaume, S de La Roche d’Agout ( ), avec lequel elle vivait l’an 1290. Gui et Ahci
––––––––––
1. Jusqu’au numéro XI de cette généalogie, Nadaud et Legros ont entassé notes sur notes avec une confusion
incroyable. Sans rien ajouter au manuscrit, nous avons recours a l’Histoire généalogique des grands officiers de
la couronne, par le P. Anselme, pour établir les numéros d’ordre, qui ne nous paraissent pas encore
complètement exacts, puisqu’ils renferment un collatéral, et qu’on a négligé, dans les autres cas, les vicomtes qui
ne se succèdent pas de père en fils.
2. « Du consentement duquel, et se qualifiant dame de Felletin, elle donna au prieuré de Blessac la moitié de la
leyde du blé que l’on vendoit dans sa ville de Felletin. L’acte est du 27 mars 1273. Elle y parle de Raynaud, son
aïeul », dit le P. Anselme (Histoire des grands officiers de la couronne, T. V . : Généalogie des d’Aubusson). –
Cette Alengarde, connue dans la Marche sous le nom d’Orengarde, et faussement estimée femme d’Audebert III,
comte de la Marche, avait un château à Felletin. La tradition locale rapporte que cette pieuse dame remplaça
l’odieux impôt qu’on prélevait sur chaque femme de la ville, après ses couches, par une offrande d’huile, qui,
servant a l’entretien de la lampe de l’autel, ne fut plus qu’une action de grâces envers Dieu à l’occasion des
nouveau-nés.
50 NOBILIAIRE
eurent pour troisième enfant Guillelme d’Aubusson, dite de La Borne, femme de Pierre Vigier, damoiseau,
grS de Saint-Severin au diocèse de Périgueux ; elle vivait en 1275.
Les tombeaux des barons de La Borne étaient dans une chapelle de l’église de Blessac, qu’on a démolie
pour faire le chœur des religieuses.
Branche des segneurs de La Borne, qui est la première baronnie de la Marche.
grXII. – Ranulfe d’Aubusson, fils puiné de Renaud,. vicomte d’Aubusson, fut S de La Borne, du Monteil-
1au-Vicomte, La Feuillade, Pontarion ( ), Les Poux. Il était chevalier en 1278. Par son testament, il donna
a l’université dé Paris, vers 1260, une place : l’université la céda aux moines de Saint-Germain-des-Prés.
grIl épousa Séguine de Pierrebuffière, dont 1° Raynaud d’Aubusson, S de La Borne, qui suit ; 2°
Guillaume, qui continua la descendance ; 3° Pierre (1281), père de Marguerite, veuve, en 1348 ; de
Géraud de Saint-Amand ; 4° Ranulfe, Frère-Mineur en 1281 ; 5° Gérald, qualifié frère de Guillaume, et
2qui fut mis in pace ( ), a Montpellier, à cause de l’erreur des Albigeois, en 1263.
grXIII. – Raynaud d’Aubusson, S de La Borne, que l’on dit avoir vendu la vicomté d’Aubusson à Hugues,
grcomte de la Marche, épousa, en 1275, Dauphine de La Tour, fille de Bernard, septième du nom, S de
La Tour d’Auvergne et de sa femme Goland. Bertrand de La Tour, chanoine de Clermont, oncle de
Dauphine, lui donna, dans son testament de 1280, son château de Rota. Ramnulfe, père de Raynaud,
donna quittance de 10,000 sols tournois de la dot de Dauphine, le vendredi après la Purification de la
sainte Vierge, en 1275 (vieux style) : le sceau de Ramnulfe est au bas de l’acte.
grDauphine épousa., en secondes noces, l’an 1285, Aymeric de La Roche, damoiseau, qu’on dit S du
Monteil et de La Rochefoucaud. Elle fit son testament en 1299, le lundi avant l’Ascension, et voulut être
enterrée dans l’abbaye de Grosbosc, diocèse d’Angoulême. Elle nomme ses enfants en cet ordre sans
expliquer s’ils sont du premier ou du second mariage ; Gui, Géofroi, Agnès, Aymeri, Marguerite, et sans
faire mention de son premier mari. Elle donna 2 sols de rente à l’église de Cevena (peut-être Savenes) ; 12
deniers à celles de Saint-André et de Saint-Martial-du-Monteil ; 6 deniers à celle de Sainte-Marie de
3 4Sobreloys (mieux Soubrebosc) ( ) ; 6 deniers a cele de Sainte-Anne ; diocèsé de Limoges ( ).
grDu premier mariage elle eut : 1 ° Guillaume d’Aubusson, S de La Borne ; 2° Géraud d’Aubusson.
grXIII bis. – Guillaume d’Aubusson, chevalier, S de La Borne, vendit à
––––––––––
1. Chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Bouraneuf (Creuse).
2. C’est-à-dire dans la prison ecclésiastique.
3. Soubrebost, canton et arrondissement de Bourganeuf (Creuse).
4. Sainte-Anne, canton d’Eymoutiers, arrondissement de Limoges (Haute-Vienne).
DU LIMOUSIN 51
1Pierre de La Chapelle, évêque de Carcassonne, quantité de rentes dans la ville de Peyrat ( ) et les
environs, le dimanche Reminiscere, 1293, 1294.
Il épousa Guillelme de La Borne, qui, étant veuve, voulut, par son testament du 15 des calendes d’août1330, étre inhumée chez les frères Mineurs de Limoges. D’eux sont nés : 1° Renaud, qui suit ; 2° Gérard
vivant en 1342, et mort sans postérité ; 3° Robert, 1342 ; 4° Guillaume, que l’on prétend avoir fait la
branche des seigneurs de Banson.
Aubert Aycelin, évêque de Clermont, fit un accord ares Eustache de Mont–Boissier, l’an 1310, pour les
limites de Croupières et autres lieux de l’église de Clermont, avec les châteaux d’Aubusson, de Montilis,
etc.
grXIV. – Renaud d’Aubusson, S de La Borne, du Monteil-au-Vicomte et La Feuillade, était mort en
1358. Au chapitre provincial des frères Prêcheurs, tenu a Limoges en 1327, on ordonna une messe pour
M. Bornis, sa femme et leurs enfants, pour sa mère et ceux de leur famille. Ce Renaud avait épousé
grMarguerite....., dons iI eut 1° Gui, qui suit ; 2° Anne, mariée à Pierre, S de Maumont, dont Pierre,
grdeuxième du nom, S de Maumont, en 1373.
grXV. – Gui d’Aubusson, S de La Borne, servait en 1356. Les Anglais l’ayant pris dans son château du
Monteil-au-Vicomte, l’emmenèrent avec sa femme et ses enfants, après avoir fait de grands dégâts dans
cette terre. Forcé de payer une rançon de 3,000 florins pour obtenir sa délivrance, et ne pouvant la
donner, il mourut prisonnier de guerre des Anglais avant l’an 1367.
grIl épousa, l’an 1332, Marguerite de Ventadour, fille de Geraud, S de Donzenac : elle vivait encore en
1396. D’eux sont nés : 1° Louis, mort sans postérité, de Guérine de Diene, qu’il avait épousée le 24 mars
gr1354 ; 2° Gui, deuxième du nom, S de La Borne, mort sans enfants après l’an 1373 ; 3° Jean, qui suit ;
gr4° Guillemette, mariée à Pierre Vigier, S de Saint-Sévérin, dont un neveu la fit noyer ; 5° Jeanne, alliée le
gr gr24 mars 1354, à Joubert, S de Diene ; 6° Alix, mariée à Dauphin, S de Maleval.
[ Il parait que ; la vicomté d’Aubusson appartenait aux dauphins d’Auvergne vers 1366. – Durand
d’Aubusson vivait en.....]
grXVI. – Noble et puissant Jean d’Aubusson, chevalier, S de La Borne, du Monteil-au-Vicomte et de La
Feuillade après son frère Gui, mourut l’an 1420. Lui-même il fut surnommé Gui.
Il épousa Guyonnette de Monteruc, fille d’Etienne, chevalier du diocèse de Limoges, neveu, par sa mére,
du pape Innocent VI, et de Madeleine de Meauleco, du diocèse de Nevers. Le contrat fut passé dans le
château épiscopal de Mensignan, le 4 octobre 1378. Jean d’Aubusson donna quittance finale, signée
2Pastoris, au château de Belleville, de Feuillade ( ), diocèse d’Angoulême, de la somme de 3,500 livres
d’or qu’on lui avait promise en mariage, par acte du 3 juin 1382, passé dans la maison du cardinal de
Pampelune, à Avignon.
De Jean d’Aubusson et de Guyonnette de Monteruc sont nés : 1° Jean,
––––––––––
1. Vraisemblablement Peyrat-le-Château, paroisse dans le canton d’Eymoutiers arrondissement de Limoges. – Le
dimanche Reminiscere, ainsi nommé du premier mot de la messe de ce jour, est le deuxième dimanche de carême.
2. Feuillade, canton de Montbron, arrondissement d’Angoulême (Charente).
52 NOBILIAIRE
deuxième du nom, qui suit ; 2° Raynaud, qui a fait la branche des seigneurs du Monteil-au-Vicomte ; 3°
grGuillaume, chevalier, duquel descendent les seigneurs et ducs de La Feuillade, lui-même étant S de
grVilhac et de La Folhade en 1445 ; 4° Gui, damoiseau, aussi S de Vilhac et de La Folhade en 1445, et
tige des seigneurs de Villac ; 5° Louis, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, précepteur de Charreyras et
1de Gentioux, 1445, 1468 ( ) ; 6° Jacques, prieur de Blessac pour les hommes, 1468 ; 7° Giles, religieux
célerier en l’abbaye de Tulle, 1428, 1445 ; 8° Antoine, prieur de Breffons en 1474 (c’est tort qu’on l’a dit
évêque de Bethléem en 1468, car l’évêque de Bethléem, diocèse de Nevers d’alors, s’appelait Antoine
grBuisson, et était Carme) ; 9° Jeanne, mariée avant 1416, à Bertrand, S de Saint-Avit, chevalier, morte
gren 1452, et dont il eut des enfants ; 10° Catherine, alliée à Nicolas, S de Maumont, veuve avec des
grenfants en 1455 ; 11° Marguerite, femme....., S de Touzelles, veuve en 1441 ; 12° Marie, prieure de
Blessac en 1435 ; 13° Philippe, marié, le 25 novembre 1451, à Jean de Gontaut, baron de St-Gerniez et
de Badefol, chambellan du roi Charles VII.
grXVII. – Jean d’Aubusson, deuxième du nom, chevalier, S de La Borne et du Doignon, fut reçu, le 23
octobre 1439, chevalier du Camail, ordre institué par les ducs d’Orléans. Il vivait le 8 mai 1445 ; il mourut
avant le mois de février de 1446, et fut enterré a Blessac. Il avait épousé, par contrat du 27 octobre 1394,
2Marguerite Chauveronne, dame du Doignon, paroisse du Châtenet ( ), fille de noble Audoin Chauveron,
prévôt de Paris, et de Guillemine Vigier ; elle vivait en 1407, et eut : 1° Jean, troisième du nom, qui suit ;
2° Audoin, abbé de Sainte-Marie du Palais, 1445-1463, prieur de Bobiac d’Aubusson ; 3° Antoine, tige
grdes seigneurs de La Villeneuve ; 4° Guyot, vivant en 1471 ; 5° Guillaume, religieux Bénédictin [S de La
Feuillade, frère de Guyot, vivait le 20 juin 1468] : un de ce nom, chevalier en 1443, fut commandeur de
Belle-Chassagne, 1481, 1490 ; 6° Olivier, religieux de l’ordre de Saint-Antoine de Viennois ; 7°
grSouveraine, mariée, le 24 janvier 1425, à Guillaume Daniel, S du Murault, près la ville de Saint-Léonard
gret du Mazet ; 8° Louise, alliée Louis de Pierrebuffière, chevalier, S de Châteauneuf, Peyrat-le-Château,par contrat du 6 février 1445, vivait en 1470 ; 9° Dauphine, religieuse en l’abbaye de La Règle, 1445 ;
10° Marguerite, femme d’Antoine de La Feuillée.
grXVIII. – Jean d’Aubusson, troisième du nom, S de La Borne, du Doignon et d’Aleirac, chambellan du
roi, vivait en 1463, était mort en 1471.
grIl épousa, par contrat du 22 juin 1432, Agnès, dame de Champaignolle, fille d’Oliver, S de Saint-
George, et de Catherine de Rochechouart, qui vivait en 1478.
Il eut de cette femme : 1° Jacques, qui suit ; 2° Pierre, prieur de Boubiac en 1487 ; 3° Gui dit Guinot,
grprieur de Blessac et de La Villedieu, 1509 ; 4° Marguerite, alliée, le 6 juillet 1464, à André Foucault, S
de Saint-Germain-Beaupré ; 5° Dauphine, mariée avec François de Chamborent, écuyer d’écurie du roi,
qui vivait en 1478 ; 6° Isabelle, mariée : 1° à Guil-
––––––––––
1. Dans l’église de Gentioux, arrondissement d’Aubusson (Creuse), et dans celle de Vallière, on remarque aux
clefs de voûte et dans les murs de construction la croix ancrée des d’Aubusson.
2. Le Châtenet, canton de Saint-Léonard, arrondissement de Limoges (Haute-Vienne).
DU LIMOUSIN 53
grlaume de Rochefort, S de Châteauverd ; 2° à Amauri de Fontenai, baron de Fontenai en Berry, Elle
vivait en 1500.
grXIX, – Jacques d’Aubusson, S deLa Borne et du Doignon, d’Aleirac, de La Farge, Chavaignac,
sénéchal de la Marche, conseiller et chambellan du duc de Bourbonnais en 1475, mourut avant le 9 mars
1505.
Il avait épousé : 1° Jeanne de Vivonne, dont il eut Jean, qui fut accordé, avant le 13 février 1499, à
Jeanne, dame de Vouhet, agée de sept a huit ans. Il mourut peu après son père.
grIl avait épousé : 2° Damiane du Puy, fille de Pierre, S de Vazan, et de Madeleine de Gaucourt, avant le
13 février 1499. Elle se remaria avec Jacques de La Volpilière, après avoir eu de Jacques d’Aubusson :
1° Charles, qui suit ; ° Jean, doyen de La Chapelle-Taillefer en 1525, et prieur de Blessac en 1540 ; 3°
grMarguerite, alliée, le 9 avril 1522, a Déodat de Saint-Julien, S de Saint-Marc et des Ecurettes, veuve en
gr1571 ; 4° Jeanne, mariée à Foucault ou Bos de Pierrebuffière en 1490, S de La Faye ; 5° Catherine,
grmariée à Gui Brachet, S de Pérusse, dont elle était veuve en 1553.
Pierre-Franois et Claude d’Aubusson furent déclarés bâtards de Jean, fils de Jacques d’Aubusson et
Damiane du Puy.
grXX. – Charles d’Aubusson, S de La Borne et du Doignon, comparu le 27 avril 1521, à Guéret, à la
réformation de la coutume de la Marche. Il fonda une messe haute dans l’église paroissiale de La Borne, le
9 octobre 1528. Ayant fait plusieurs violences à quelques monastéres de son voisinage et sur ses propres
vassaux, il fut emmené prisonnier au Petit-Châtelet de Paris, et condamné, par arrêt du grand conseil du
roi, à avoir la tête tranchée pour ses excès et divers crimes ; ce qui fut exécuté, le même jour, au pilori, à
Paris, le 23 février 1533. Il fut ensuite mis à quartiers.
grIl avait épousé, le 9 mars 1525, Jeanne de Montal, fille d’Aimeri S de Montal, et de Jeanne de Balzac.
Une généalogie manuscrite, dressée en 1657 par Pierre Robert, président et lieutenant-général de la
Basse-Marche au siège du Dorat, porte que les galanteries de cette dame, pour lesquelles son mari l’avait
maltraitée, furent cause de sa mort, elle-même ayant fait rechercher la conduite de son mari, et que ses
poursuites le conduisirent à l’échafaud. De ce mariage est née Jeanne d’Aubusson, dame de La Borne ou
erdu Doignon, qui était sous la tutelle de sa mère lorsque le roi François I ordonna qu’elle serait mise entre
grles mains de Raoul de Coucy, S de Vervins, qui l’épouserait quand elle serait nubile, et, à cet effet, le roi
lui fit don de la confiscation des biens de son père, le 11 août 1535 ; mais cette alliance ne se fit pas, et,
grétant devenue majeure, elle épousa, le 9 septembre 1539, René Brachet, S de Montagut-le-Blanc, dont
elle n’eut point d’enfants. Elle fut maltraitée par son mari, qui la retenait prisonnière ; mais, à la requête de
la mère et des autres parents de cette dame, il fut condamné, à peine de 10,000 livres d’amende, et d’être
déclaré, lui et ses officiers, rebelles et désobéissants au roi, de la remettre entre les mains de Joseph de
Beaune, lieutenant et juge magistrat au siège présidial de Limoges, par sentence du 23 mai 1555. Elle testa
le 10 mars 1569, son mari vivant, et elle mourut peu après.
grEnfants naturels de Charles, S de La Borne cet de Françoise d’Aubusson,
54 NOBILIAIRE
de la branche de Villac : 4° Charles ; 2° Jeanne, mariée a René Brachet ; 3° François ; 4° Claudine ; 5°
Françoise.
[La branche des barons de La Borne finit en Charles d’Aubusson en 1580, et ses biens furent possédéspar les seigneurs de Saint-Marc, de Saint-Georges, et par les religieuses de Blessac.]
1Branche des seigneurs de Poux ( ) et de Banson, diocèse de Clermont.
– Au 1 et au 4, d’Aubusson ; aux 2 et 3 de gueules au bois de cerf d’or, les andouillers ou
cornichons de même, qui est Banson. –
XIV. – Guillaume d’Aubusson, que l’on dit, mais sans preuve, dernier des enfants de Guillaume
gr grd’Aubusson, S de La Borne, et de sa femme Guillemette, fut S de Poux et de Banjeux en la Marche,
et servit le roi Jean en ses guerres de Guyenne, 1350.
grII épousa....., dont 1° Guillaume, qui suit ; 2° Roger d’Aubusson, qui servit sous Robert de Sancerre, S
de Ménetou, en 1370 et 1371.
grXV. – Guillaume d’Aubusson, S de Poux et de Banjeux, servait en Guyenne avec son frère en 1370 et
1371, il épousa, avant l’an 1350, Simone de La Vallière, dont : 1° Aymar, qui suit ; 2° Antoinette
d’Aubusson, mariée a Guillard Ogier, chevalier.
XVI. – (Le P. Anselme, édité par le P. Simplicien, ne commence qu’ici la généalogie des d’Aubusson de
Poux, et avec des numéros distincts, parce qu’ils ne les voit pas clairement se rattacher a la souche.)
grI. – Ayrnar d’Aubusson, S de Poux et de Banjeux, mourut avant l’an 1423. Il avait épousé, vers 1380,
Comptour de Montvert, qui vivait en 1440, et dont il eut 1° Guillaume, qui suit ; 2° Roger, vivant en
gr1423 ; 3° Louis, S de Poux, qui se maria Marguerite Rochette, veuve en 1467. ; Marguerite
d’Aubusson, alliée à Antoine de La Feuillée, 1419 ; 5° Catherine, mariée, le 17 février 1428, Louis de
gr 2Saligier, S du Chier ( ) ; 6° Souveraine, 1423.
gr grII. – Guillaume d’Aubusson dit Carados, S de Poux, fut institué héritier d’Evard, S de Banson, à
condition d’en porter le nom et les armes, et mourut vers l’an 1465.
gr 3Il épousa, en 1437, Gabrielle du Pui de Vatan, fille de Louis, S de Barmont ( ) et de Jeanne Vaulce,
grvivante en 1485, dont 1° Antoine, S de Banson, écuyer d’écurie des rois Louis XI et Charles VIII, mort
grsans postérité, 1520 ; 2° Louis, qui suit ; 3° Catherine, mariée à Antoine de Vinai, S d’Anches, diocèse
de Chartres ; elle vivait en 1482 ; 4° Marguerite
––––––––––
1. Poux, castel modeste, dans la Haute-Marche, sur le territoire de l’ancienne paroisse de Saint-Amand,
aujourd’hui réunie a celle de Saint-Maixent, près Aubusson (Creuse). En 1623, il était habité par François
d’Aubusson et par Teanne de Froment, sa femme. Il est encore debout.
2. Probablement paroisse de Saint-Avit-de-Tardes, canton d’Aubusson (Creuse). – On y voit encore les ruines
d’un château.
3. Château situé dans la paroisse de Mautes, canton de Bellegarde, arrondissement d’Aubuson (Creuse).
DU LIMOUSIN 55
gr 1d’Aubusson, alliée a Jacques de Rochedragon, S de Marsillac ( ) ; elle vivait en 1507.
grIII. – Louis d’Aubusson, S baron de Banson et de Poux, comparut, le 27 avril 1521, à Guéret, à la
réformation de la coutume de la Marche. Il avait été échanson du roi Louis XI, Il épousa, le 22 février
gr1505, Dauphine d’Estaing, fille de Guillaume dit Guillot d’Estaing, S de Luzarde et de Valentine, baron
rde Landorre, et d’Anne d’Esparroux. Il en eut Jacques, qui suit. Dauphine se remaria à Jean, S de
Peuchant en Auvergne, et testa en 1521 ; elle vivait encore en 1529.
grIV. – Jacques d’Aubusson, S de Basson, fut envoyé par le roi Henri II en ambassade vers les princes
d’Allemagne, et fut assassiné en sa maison par ses domestiques en 1554.
grIl épousa, en 1526, Antoinette de Langheac, fille d’Alire, S de Dalet, et de Catherine de Chaseron, dont
1° Louis, mort sans alliance ; 2° Pierre, mort de même ; 3 Gilbert, qui suit ; 4° Jeanne d’Aubusson,
grmariée, le 28 janvier 1547, à Louis de Bosredon, S de Salles et d’Hermant en partie.
grV. – Gilbert d’Aubusson, S de Banson, guidon de la compagnie du vicomte de Turenne en 1569 ; vivant
gren 1582, 1586 et 1597, épousa, en 1561, Jeanne de Rivoire, fille de Philippe, S du Palais, et
grd’Antoinette de La Fayette, dont : 1° Pierre, mort jeune ; 2 Etienne, mort de même ; 3° François, S de
Poux, mort en 1545, ayant eu de Jeanne de Froment Ambroise d’Aubusson, mort sans alliance avant son
grpère ; 4° Louis, qui suit ; 5° Gabrielle, mariée, le 30 décembre 1606, à Jean de La Roche, S de La
grMotte–Morgon, morte sans postérité ; 6° Catherine, alliée, le 13 février 1643, à Florimon du Truchet, S
de Chamberliac en Vivarais.
grVI. – Louis d’Aubusson, S de Banson, épousa en 1625 Marie de Baude, veuve en 1645. Il en eut : 1°
grFrançois, qui suit ; 2° autre François, S de Chalon, vivant en 1669, sans avoir eu d’enfants de Jeanne de
rFroment, sa femme, veuve de Louis d’Hautefort, S de Chassain. Elle et François d’Aubusson, son
deuxième mari, vendirent, le 18 avril 1626, aux religieuses de Blessac, la baronnie de La Borne, acquise,gr rle 28 mai 1602, de Gabriel Foucaud, S de Saint-Germain, par Louis de Froment, écuyer, S de Saillant,
et Madeleine de Muraut, sa femme, père et mère de Jeanne de Froment, qui se remaria en troisièmes
grnoces a Jacques Doyron, S de Cherignac (mieux Charnhac), et enfin en quatrièmes noces à Germain
grSaunier, S de Champagnac. Robert Doyron, baron de La Borne et de Cheriguac, fils de Jacques, vivant,
et de feue Jeanne Froment, fit cession, le 4 février 1682, au maréchal duc de La Feuillade, du droit qu’il
avait de rentrer dans la possession de la baronnie de La Borne, vendue par ses père et mère ; Louis
gr grd’Aubusson et Marie de Baude eurent : 3° Jean, S de Servières, mort sans postérité ; 4° Gilbert, S de
Chalusset, prieur de Peyrols en 1669 ; 5° Pierre, mort sans postérité ; 6° Anne, mariée à François de
grChalus, S de Prondines ; 7° Gabrielle ; 8° Françoise.
grVIl. – François d’Aubusson, S de Banson, de La Malerie, de Cébazac et de Servières, produisit ses
preuves de noblesse pour lui et ses frères Gilbert, François et Jean, en 1669, devant M. d’Aguesseau,
intendant
––––––––––
1. Paroisse du Compas, canton d’Auzances, arrondissement d’Aubusson (Creuse).
56 NOBILIAIRE
en Limosin ; il épousa, le 23 mai 1646, Gabrielle d’Aureille de Colombine, dont 1° François, qui suit ; 2°
grJean-Marie, S de Servières, enseigne dans le régiment du roi, et qui fit le voyage de Candie en 1669 : il
vivait en 1690 ; 3° Hyacinthe, qui étudiait a Riom en 1669 ; 4° Joachim ; 5° Pierre ; 6° Antoine ; 7°
Marie-Catherine, peut-être simplement Marie d’Aubusson de Banson, née a Saint-Georges d’Agelles,
diocèse de Clermont, le 16 mai 1659, et morte abbesse nommée à La Règle de Limoges le 9 juin 1705 ;
8° Gabrielle-Marguerite.
grVIII. – François d’Aubusson, S de Banson.
Branche des seigneurs du Monteit-au-Vicomte.
XVII. – Renaud d’Aubusson, second fils de Jean, premier du nom, et de Guyonne de Monteruc, eut en
1partage les seigneuries du Monteil-au-Vicomte, de Pelletanges et de Pontarion ( ). Il mourut avant l’an
1433. Il avait épousé, le 14 septembre 1412, Marguerite de Comborn, fille de Guichard et de Louise
2d’Anduse ; elle était veuve en 1433. Il en eut : 1° Antoine, qui suit ; 2° Hugues ( ), évêque de Tulle en
31451, mort en septembre 1454 ; 3° Louis ( ), élu évêque de Tulle après son frère [confirmé en 1465. – V.
mon Abrégé man. des Annales du Limousin, p. 423] ; il mourut en septembre 1471 ; 4° Guichard,
conseiller au parlement du roi, et successivement évêque de Conserans, Cahors et Carcassonne, mort en
1497 ; 5° Pierre, grand-maître de Rhodes et cardinal, mort en 1503. Au siège de Rhodes, il se chargea de
garder la plus hasardeuse brèche, secondé de ses deux neveux et de quatre autres soldats. Tous
combattirent vaillamment : quoiqu’on eût tué, à diverses charges, les soldats qui venaient au secours les uns
à la place des autres, et quoiqu’il eût été blessé en cinq endroits, son harnais de guerre étant faussé et
rompu, néanmoins les Turcs ne purent rien gagner sur lui, et furent contraints de lever le siège. Frère
Antoine, Fradin, cordelier, et quelques autres religieux du même ordre se jetèrent dans Rhodes pendant le
siège, encouragèrent les soldats et les chevaliers, portèrent la hotte sur les remparts, se présentèrent
souvent à la brèche, et la défendirent : pour reconnaître ces bons offices, le grand-
––––––––––
1. Pontarion, chef-lieu de canton, arrondissement de Bourganeuf (Creuse).
2. D’abord prieur claustral de l’abbaye de Tulle, il fit sont entrée solennelle, comme évêque de cette ville, le 25
juillet 1451. Baluze raconte que Charles VIl l’envoya bientôt après, avec Jacques de Comborn, évêque de
Clermont, intimer, à Lyon, au cardinal d’Estouteville, légat de Nicolas V , « défense de faire aucunes fonctions de
son ministère de légat avant que d’avoir obtenu l’agrément de Sa Majesté ». Il fut inhumé dans sa cathédrale.
3. Religieux bénédictin et prieur de Montagne, qui dépendait de l’abbaye de Saint-Michel-en-l’Herm, fut élu
évêque de Tulle à la majorité des voix, et confirmé par sentence de l’official de Bourges le 22 mai 1455. Guichard
de Comborn, abbé d’Uzerche, qui avait eu un tiers des suffrages, fit opposition, et en appela au Saint-Siège ;
mais le roi reçut le serment du nouvel évêque, qui fit son entrée solennelle le 29 juin, et se fit sacrer après que le
pape Calixté III eut confirmé son élection, le 27 décembre de la même année ; ce qui n’empêcha point le turbulent
Guichard d’intenter un procès, que le généreux évêque arrêta, en accordant au compétiteur une pension viagère
de 300 livres. Baluze assure que le pape Nicolas V avait nommé à l’évêché d’Alet, le 4 décembre 1454, Louis
d’Aubusson, qui y renonça, préférant étre élu à Tulle.
DU LIMOUSIN 57
maître d’Aubusson leur fit bâtir un couvent dans la ville ; 6° Souveraine [ou Subérane], mariée, l’an 1446,
à Gui de Blanchefort [homme très noble, issu de la maison de Comborn] ; 7° Marguerite, seconde femme
grde Mathelin Brachet, S de Montagut, bailli de Troyes et sénéchal du Limousin ; 8° Catherine, abbesse
de La Règle a Limoges [en 1461], morte en 1473.
grXVIII. – Antoine d’Aubusson, chevalier, S du Monteil-au-Vicomte, Pontarion et Peletanges [homme
très illustre, dit Baluze], était ambassadeur du roi de France à la cour de Rome en 1456. Cette même
année, il fit bâtir, à Tours, dans l’église des Frères-Mineurs, auxquels il était fort dévoué, une belle chapelle
en l’honneur de saint Bernardin. Il fut bailli d’Anjou, de Tourraine (1451), puis du pays de Caux en
Normandie de 1454 a 1474. Il servit le roi Charles VIl contre les Anglais et les Bourguignons. On trouve