Beep Bop A Lula, plein pot sur les tourne-disques

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« Beep Bop A Lula » plein pot sur les tourne-disques. Le rockabilly revient en force Tout comme les friperies vintages, les vinyles et les robes à pois, le rockabilly, tendance musicale phare des années 50, connaît un regain d’intérêt ces dernières années.

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Publié le 28 avril 2013
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Langue Français

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« Beep Bop A Lula » plein pot sur les tournedisques.
Le rockabilly revient en force
Tout comme les friperies vintages, les vinyles et les robes à pois, le rockabilly, tendance musicale phare des années 50, connaît un regain d’intérêt ces dernières années. L’étymologie du nom anglophone « rockabilly » n’a rien de très glorieux puisqu’il tire ses origines de l’association du terme « rock » (pour rock’n’roll) et « hillbilly », signifiant « plouc » ou « péquenaud » pour désigner péjorativement les ruraux du Sud des EtatsUnis. C’est en réalité un savoureux métissage de « rythm and blues » noir et de musique country blanche des régions méridionales américaines.C’est dans les studios Sun Records, au cœur de Memphis, que tout a commencé, lorsque le 5 juillet 1954, Sam Phillips enregistre le premier titre du King. Jerry Lee Lewis, Johnny Cash ou encore Roy Orbison font également leurs débuts ici. Et toutes ces teintes musicales, réverbérées sur les guitare, et slappées sur les contrebasses emplissent toujours la petite rue de Beale Street où les sonorités, proches du rock’n’roll,font twister les amoureux, lui, vêtu de mocassins en nubuck, elle, coiffé d’une coque. Tandis que les vieux de la vieille, en cuir et banane gominée, se délectent d’une bière, l’air désabusé, accoudés au bar ou le bras tendu en direction de la cible, la main serrant du bout des doigts leur fléchette. Cette ambiance, on la retrouve également au coin de la rue Victor Dumay, au cœur de Dijon, dans le petit bistrot d’Olivier, trentesix ans, propriétaire du Deep Inside. Et si vous vous y aventurez le weekend, il y a de grandes chances pour que vous entendiez, en descendant les escaliers en pierre, une voix rugueuse et âpre qui rebondit contre les murs du caveau. « J'ai découvert le rockabilly assez tard vers vingt ans, confie le barman.C'est grâce au Stray Cats que je me suis plongé dans l'univers du rockabilly. Leur 1er album m'a mis une grosse claque. A partir de ce moment,je me suis intéressé à cette musique en écoutant les pionniers du genre, dont Jerry Lee Lewis. Ce mec est un OVNI. Pour moi, un des premiers punks jouant du boogiewoogie. « Live at the Star Club », Hamburg 1964, est à découvrir. Beaucoup de journalistes spécialisés disent que c'est un des meilleurs albums de l'histoire du rock'n'roll. » Il propose ensuite son regard sur ce retour en force des mélodies du King : « Oui, il y a un regain d'intérêt en France pour le rockabilly, suite à cette nouvelle mode venant de Paris avec les clubs plus ou moins chics qui se créer et autres musiques vintages. Je pense à quelques stars comme Imelda May et Amy Winehouse qui ont eu la chance de pouvoir faire vivre leur musique sur les radios et à la télévision. Au Japon, cette musique est devenue un phénomène important. Ils sont en avance sur nous pour le renouveau de la musique fifties Tous les dimanche, au Yoyogi Parc à Harajuku city, les rockers viennent danser et faire des surprises party géante. Ici, nous sommes encore loin de nous présenter sur une place de mairie avec un poste à musique et de faire danser nos compagnes. » Dans le même esprit que le troquet du rockeur, si vous vous promenez aux alentours de la gare de Dijon, au hasard des rues, vous croiserez peutêtre le Ricthies’ Diner, récemment ouvert et recréant l’âme rock’n’roll des années cinquante. Sol en damier noir et blanc, statue d’Elvis, devanture de Cadillac, judebox, les gérants Sébastien et Oussine ont su saisir l'occasion offerte par ce style rétro ressuscité et font le plus grand bohneur des adeptes qui se réjouissent de pouvoir déguster un gros burger dans ce décor magique de Grease. . Alice SOKO