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L’harmonie rendue accessible Partie I Ce texte est le premier volet d’une série de tqeuxti ev isera à enseigner les principes d’harmonisation dans la musique pour les néophy tems,ais également pour les initiés. En quelques mots, l’harmonie est la création d’unec essuscion d’accord qui fait du sens et donne une direction à la musique. On y voit unc t avspeertical à cause de ce concept d’accord. Elle est « opposée » au contrepoint qstu i pelus horizontal, dans lequel on s’attarde plus sur la mélodie. Nous toucherons euun apu contrepoint dans les derniers cours. Ce premier cours est en fait un cours de base. Nno’aubsorderons donc pas l’harmonie en tant que tel, mais bien ce qui ev a nêétcressaire pour réellement entamer l’étude de l’harmonie. Je tiens à prévenir d’av alen clecteur que ce texte est très chargé en contenu théorique et qui voudra continuer les paroincsh cours devra travailler fort pour bien maitriser les concepts d’aujourd’hui. Ce dernier inpt oest fondamental. Il ne suffira pas seulement ici de comprendre les concepts, mais bdieen les maitriser. C’est là toute la difficulté de ce cours. Pour l’avenir, lorsque alu’orna réellement commencé, il ne suffira que de comprendre, si cela peut vous rassurer. Danbsu tl ed ’aider le lecteur, j’ai inclus à la fin quelques exercices qui pourront être réalisés. lJases ecrais ces exercices d’intermédiaire facile, en ce sens ou ils ne sont pas difficilre upno umusicien, mais peuvent s’avérer corsés ...
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L’harmonie rendue accessible Partie I
 Ce texte est le premier volet d’une série de texte qui visera à enseigner les principes d’harmonisation dans la musique pour les néophytes, mais également pour les initiés. En quelques mots, l’harmonie est la création d’une succession d’accord qui fait du sens et donne une direction à la musique. On y voit un aspect vertical à cause de ce concept d’accord. Elle est « opposée » au contrepoint qui est plus horizontal, dans lequel on s’attarde plus sur la mélodie. Nous toucherons un peu au contrepoint dans les derniers cours. Ce premier cours est en fait un cours de base. Nous n’aborderons donc pas l’harmonie en tant que tel, mais bien ce qui va être nécessaire pour réellement entamer l’étude de l’harmonie. Je tiens à prévenir d’avance le lecteur que ce texte est très chargé en contenu théorique et qui voudra continuer les prochains cours devra travailler fort pour bien maitriser les concepts d’aujourd’hui. Ce dernier point est fondamental. Il ne suffira pas seulement ici de comprendre les concepts, mais bien de les maitriser. C’est là toute la difficulté de ce cours. Pour l’avenir, lorsque l’on aura réellement commencé, il ne suffira que de comprendre, si cela peut vous rassurer. Dans le but d’aider le lecteur, j’ai inclus à la fin quelques exercices qui pourront être réalisés. Je classerais ces exercices d’intermédiaire facile, en ce sens ou ils ne sont pas difficile pour un musicien, mais peuvent s’avérer corsés pour un néophyte. Si tel est le cas, je vous inviterais à produire vous-même vos exercices un peu plus faciles. Je serai très ouvert à corriger et même inclure dans ce texte ces exercices que vous me proposerai. Sur ce, je vous souhaite bonne lecture, bon courage et bonne initiation dans ce merveilleux monde de l’harmonisation et de la composition.   
Benjamin Michaud 9 févr. 08
Sommaire Introduction ........................................................................................................................... - 3 - La portée................... ............. - 3 -................................................................................................ Portée ................................................................................................................................ - 3 -Système ............................................................................................................................. - 3 -Barre de Mesure................................................................................................................ - 4 -Figure de note ....................................................................................................................... - 4 -Le nom des notes .................................................................................................................. - 5 -Intervalle ................................................................................................................................ - 5 - Les altérations ....................................................................................................................... 6 --Gamme .................................................................................................................................. - 6 -Gamme majeur........................................................................................ .. - 6 -........................  Gamme mineure................................................................................................................ - 7 -Antique .......................................................................................................................... - 7 -Harmonique ................................................................................................................... - 8 - Mélodique .................................................................................................. - 8 -................... Qualification d’un intervalle .................................................................................................. - 9 -Majeur/Mineur .................................................................................................................-9-. Juste ................................................................................................................................... - 9 - Accord .................................................................................................................................. - 10 - Accord majeur ................................................................................................................. - 10 -Accord mineur .................................................................. ............... - 10 -................................   Conclusion ........................................................................................................................... - 11 -Exercices .............................................................................................................................. - 12 -Annexe 1 – Clavier de piano ................................................................................................ - 14 -  
 
 
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Introduction La démarche de ce cours est relativement simple. J’ai classé en ordre de difficulté les concepts qui seront utilisés lors des prochains cours. Dans cet optique, j’ai du mélanger, parfois certains concepts qui auraient, ailleurs, été classés différemment. Il se pourrait donc que vous ayez l’impression, parfois, qu’il y a un peu de coq-à-l’âne, mais ceci me semblait la façon la plus efficace au niveau pédagogique. Nous aborderons, donc, grossièrement, la portée, les figures de notes, le nom des notes, le concept d’intervalle, d’altération et de gamme et finalement d’accord.
La portée Portée Les notes sont placées sur la portée. La différence de hauteur de la note, marque la différence de la hauteur du son. Le nom que l’on donne à la note, dépend de la clé qui est située au début de la portée. Les lignes de la portée sont appelées « ligne » et les espaces « interligne » ou « espace ». Si une note doit être placée dessus ou dessous, une petite ligne est placée avec la note. Ainsi, il n’y a pas de limite de notes ni en haut ni en bas. En pratique, cependant, on ne dépasse rarement 4 sous peine de devenir illisible. Le décompte commence par en bas. Ainsi, la ligne du bas est la 1 ère ligne, la ligne au-dessus, la 2 ième et ainsi de suite. Il en va de même pour les espaces.
 Système Si on réuni deux portées ou plus par une accolade ( { ), on parle alors d’un système de portées. Celles-ci sont jouées simultanément. Les partitions du chef d’orchestre peuvent avoir une vingtaine de portées à lire simultanément.  Clé de sol La partie spirale est désignée, plus tard dans le texte, par le début. La ligne qui passe par le début est appelée ligne de sol. Elle est placée, en général sur la deuxième ligne.  
Clé de fa La boule est le début. Selon la même logique, la ligne qui passe par cette boule est la ligne de fa. Elle est placée en général sur la 4 ième ligne. 1  
                                                          1 Il existe également une clé de do qui se place à 4 endroits différents sur la portée. Elle ressemble à un K. - 3 - 
Barre de Mesure Les lignes verticales dans la portée sont appelées barres de mesure. Elles servent à marquer le temps en délimitant les mesures. Au début de la pièce, on indique combien il y a de temps par mesure. Pour des fins de facilités, jusqu’à indication contraire, nous utiliserons 4 noires par mesure indiqué par un C ou 4/4. 2  La fin d’une pièce est marquée par une double-barre. 
Figure de note
Ronde : Figure « traditionnelle » la plus longue 3  Blanche : Figure de note qui vaut la moitié de la valeur d’une ronde. Elle est représentée également par un 2 Noire : Figure qui vaut la moitié de la blanche et, donc, le quart de la ronde. On la représente donc par un 4. La noire, à partir de la musique baroque, est énormément utilisée comme « étalon » C’est ainsi qu’on apprend souvent aux . enfants qu’une ronde vaut 4 temps. En fait, comme on l’a vu, ceci est vrai à condition que la noire soit la référence. Pour être plus juste, nous devrions dire 4 noires. La croche : Figure qui équivaut à la moitié de la noire. Elle est représentée par un 8. Il n’y a pas de limite au nombre de divisions par deux que l’on peut faire. Mais comme on le voit sur l’image, passé la quadruple croche, il devient difficile de déterminer rapidement (il faut se souvenir que plus il y a de barres, plus la note est jouée rapidement) combien il y a de barres.   
 
                                                          2 La logique de cette nomenclature est assez simple. Le dénominateur indique quelle sorte de note est le temps : 1 pour une ronde, 2 pour la blanche (il y a deux blanches par ronde), 4 pour la noire (il y a 4 noires dans un rondes, 8 pour la croche, etc. Le numérateur indique combien de cette unité il y a par mesure. Ex 2/1 indique qu’il y a 2 rondes par mesure, 6/8 indique qu’il y a 6 croches par mesure. Pour le 4/4, qui est énormément utilisé, pour des raisons historiques, on peut écrire C. Par extension, un C avec une barre verticale à l’intérieure se nomme « c barré » et veut dire 2/2 3 En fait, il existe également la carrée, qui est une ronde avec une barre verticale avant et après qui vaut deux fois la valeur de la ronde - 4 - 
Le nom des notes  Les notes de la gamme sont, dans l’ordre : Do – Ré – Mi – Fa – Sol – La – Si. La correspondance de celles-ci sur la portée est très facile à faire. Il faut premièrement déterminer qu’elle est la clé utilisée, car celle-ci a une grande influence sur le nom de la note. Une fois cette clé déterminée on peut déterminer le nom des autres notes. Supposons que l’on prend la clé de sol deuxième ligne : la deuxième ligne possède donc le nom de sol. L’interligne juste au dessus sera alors La. La ligne juste au-dessus sera Si, et ainsi de suite suivant la gamme.
 
Intervalle  Un intervalle est la production de deux sons simultanément. Il en existe sept réellement différents. Voici comment obtenir chacun d’eux. Si on joue la note Do 4 et la touche blanche immédiatement à droite, soit Ré, on joue une « seconde », car il y a deux notes de différence (il faut compter ainsi : Do – 1, Ré – 2). Si on joue le Do et le Mi en même temps, on joue une « tierce », car il y a 3 sons de différences (Do – 1, Ré – 2, Mi – 3). Si on fait Do et Fa, on fait une « quarte »  Si on fait Do et Sol, c’est une « quinte »  Do et La est appelé « sixte » Do et si est la « septième »  Do et Do est l’ « unisson » s’il s’agit du même son ou l’ « octave » si le son est à 8 notes de distances Pour les distances plus grande que 8 notes, on utilise soit la même nomenclature présentée (Do – Ré à 9 sons d’intervalle est appelé seconde) ou sur le nième nombre (Do – Ré peut également être une 9 ième , c’est selon les besoins) Sur la portée, pour indiquer un intervalle, on met les notes à la même distance horizontale (les notes sont donc superposés sur la verticale. Dans l’exemple ci-contre, il faudrait jouer Sol et Si en même temps, en clé de sol).                                                             4 Les notes de bases de la gamme correspondent aux notes blanches sur le clavier d’un piano. Le Do étant la note blanche située immédiatement à gauche de la note noire groupée par deux (il y a également un groupe de touches noires groupées par trois). - 5 - 
Les altérations  Il existe cinq types d’altération de note. Il y a premièrement le dièse (#). Celui-ci augmente la hauteur de son de la note de la plus petite division possible. Cette division est le « demi-ton » 5 . Sur un clavier de piano, le demi-ton est la note la plus proche possible (si on est sur une note noire, la note la plus proche est une note blanche. Si on est sur une note blanche, la note la proche est une note noire sauf entre Mi – Fa et Si – Do qui n’a pas de  note noire entre [Mi – Fa et Si – Do sont donc séparés par un demi-ton, ceci sera important pour plus tard]).  La seconde altération est le bémol ( b ). Celui-ci, à l’inverse du dièse, diminue le son d’un demi-ton.  Ensuite, il y a le bécarre ( ) . Celui-ci ramène la note à son état naturel. Par défaut, toutes les notes sont « bécarrées » (les notes blanches sont toutes des bécarres).  Il existe également deux autres types d’altération qui sont, cependant, très rarement utilisés. Il s’agit du « double-dièse » (x) et du « double-bémol » ( bb ). Ceux-ci, respectivement, augmentent et diminuent le son d’un ton (deux demi-tons).  
Gamme  Une gamme est un système de note compris en une octave et qui possède un arrangement défini et qui est totalement transposable 6 . Dans la musique actuelle, deux gammes sont énormément utilisées : la gamme majeure et la gamme mineure qui, elle, se présente sous trois formes. Gamme majeur La gamme majeure est celle qui, du à notre culture, sonne le plus naturel. Celle-ci est basée sur la gamme de Do sans bémol ni dièse. En effet, si on joue sur un piano la succession de note de do à do sans utiliser de touche noire, on joue une gamme de Do majeur. Cependant, cette gamme majeure peut également se jouer sur n’importe quel son (selon le principe de transposition). Voici comment faire la transposition d’un ton à un autre
                                                          5 En fait, il existe le quart de ton également. Cependant, dans la musique occidentale de la renaissance au romantique, il n’y a aucunes utilisations de ces quarts de ton. Dans la musique « pop », ceci n’est également pas utilisé. On le rencontre beaucoup, entre autres, dans la musique traditionnelle arabe 6 La transposition, en musique, est la réécriture d’une mélodie à une hauteur différente. Un exemple facile à comprendre est lorsque l’on écoute une fille et un homme chanter la même chanson. Ceux-ci chantent la même chose, mais pas à la même hauteur, c’est évident. Dans ce cas ci, souvent, cette transposition se fera à l’octave ce qui fait qu’on ne s’en rend pas compte, mais il est possible de transposer à toutes les hauteurs. La seule chose importante, ne pas jouer les deux mélodies en même temps, sous peine de se casser les oreilles (si on transpose à la seconde par exemple) - 6 - 
 
Si vous jouez, par exemple, une gamme de Sol 7 , sans utiliser les touches noires, vous vous rendrez vite compte que l’avant-dernière note (le Fa) sonne plutôt étrange, par rapport à l’habitude. En effet, pour comprendre le phénomène, il faut comparer les deux gammes. La gamme de Do majeur est sur ce modèle : 1 ton 8  (Do-Ré), 1 ton (Ré-Mi), ½ ton (Mi-Fa), 1 ton (Fa-Sol), 1 ton (Sol-La), 1 ton (La-Si) et ½ ton (Si-Do). La gamme majeure est donc : ton/ton/demi-ton/ton/ton/ton/demi-ton 9 . En comparaison, la gamme de Sol sans altération est : 1 ton (Sol-La), 1 ton (La-Si), ½ ton (Si-Do), 1 ton (Do-Ré), 1 ton (Ré-Mi), ½ ton (Mi-Fa) et 1 ton (Fa-Sol) . On voit ici que les deux derniers sont inversés. C’est pour cette raison que cette gamme sonne « étrange ». Pour la remettre dans le mode majeur, il faut élever d’un demi-ton le Fa par un #. Ainsi on obtient le modèle majeur mentionné plus tôt. Il est à noter que la gamme sur Sol sans altération n’est pas une erreur en soi. En vérité, il y eut une époque où elle fut fort utilisée. Ce n’est qu’une question de culture. 10 J’y reviendrai plus tard dans cette section. Gamme mineure La gamme mineure est la seconde gamme énormément utilisée aujourd’hui. Celle-ci est un peu plus complexe que la gamme majeure, car elle se présente sous trois forme : antique, harmonique et mélodique. Antique La gamme mineure antique est la gamme de base du mineur. Elle est obtenue en jouant la gamme de La sans altération. Ce qui donne : 1 ton (La-Si), ½ ton (Si-Do), 1 ton (Do-Ré), 1 ton (Ré-Mi), ½ ton (Mi-Fa) , 1 ton (Fa-Sol) et 1 ton (Sol-La), soit : ton/demi-ton/ton/ton/demi-ton/ton/ton. Cette gamme, en musique tonale, est relativement peu utilisée. Pour comprendre la raison de ceci, il est impératif d’introduire le concept de sensible.
 La note sensible en musique est la septième note de la gamme lorsque celle-ci est à un demi-ton de la tonique (la tonique est la note de base de la gamme, ex. : dans une gamme de Do, la tonique est Do) 11 . Pour comprendre le nom de sensible, il suffit de jouer la                                                           7 On peut également appeler ceci tonalité de sol. Lorsque l’on passe d’une tonalité à une autre dans une même pièce, on parle de changement de tonalité. 8 Le ton et le demi-ton sont l’unités de mesure de base pour ce texte. Un ton est séparé par 9 comas qui sont la plus petite division de la hauteur de son que la musique utilise. Cependant, nous n’iront jamais aussi précis et nous n’utiliseront que le ton. Pour visualiser le demi-ton et le ton, on peut se rapporter à un clavier, deux notes collés (touche blanche-touche noire, touche blanche-touche blanche [sans touche noire entre les deux]) sont des demi-tons, lorsqu’elles sont séparées par deux demi-ton, c’est un ton. 9 Cette petite mélodie que fait cette phrase doit être apprise par cœur, elle est la base de la musique majeure 10 D’ailleurs, autre que les traditionnelles gammes majeure et mineures, il existe une multitude d’autres. Il y a un article très intéressant sur wikipédia qui recense ces gammes. 11 Lorsqu’elle est à un ton, on l’appelle plutôt sous-tonique. Je reviendrai plus tard sur la nom de chacun des degrés de la gamme 7 - - 
gamme, mais de s’arrêter sur cette note. Vous ressentirez alors un profond besoin d’entendre l’autre Do 12 . Ce besoin donne une sorte de « direction » à la musique. Ceci est fondamental dans la musique du baroque au romantique. Maintenant qu’on comprend le principe de la sensible, on peut comprendre pourquoi la gamme mineure antique est peu utilisée : elle n’en possède pas. En effet, la septième note est à un ton de la tonique. Résultat, comme pendant la musique on perd l’effet de sensible-tonique, cette gamme fut modifiée afin de la faire apparaître. Harmonique C’est ainsi qu’apparaît la gamme harmonique. En effet, la gamme harmonique n’est rien d’autre que la gamme antique dans laquelle on a remplacée la sous-tonique par une sensible. Dans l’exemple de la gamme de La, on remplace le Sol par un Sol #. Si on refait l’analyse des tons et demi-ton de cette nouvelle gamme, on se rend compte qu’entre le 6 ième  et 7 ième degré (soit le Fa et le Sol # dans ce cas si), il y a 1 ton et demi. C’est la particularité de cette gamme. Si vous la jouez, vous vous rendrez compte qu’elle sonne un peu comme de la musique égyptienne.
 
 Mélodique Cependant, ce ton et demi est absolument interdit (en musique baroque et classique). Il est considéré comme l’intervalle du diable. Pour remédier à ceci, ils ont décidés d’élever également le 6 ième  degré (Fa #, dans l’exemple de tout à l’heure). Cependant, comme cette gamme ressemble beaucoup à celle majeure, lorsque l’on joue le 6 ième  et le 7 ième  degrés haussés, il était rendu difficile de descendre la gamme (en descendant la gamme, on passe par la sensible qui appelle à monter vers la tonique). Pour régler la situation, lorsque l’on redescend la gamme, on utilise l’équivalent de la gamme antique (donc 6 ième et 7 ième degré naturel en La mineur).
                                                             12 Attention, certaines personnes n’entendent pas ce phénomène. Il s’agit en fait, encore une fois, d’un apprentissage culturel. Si vous ne l’entendez pas, vous pouvez vous pratiquer en jouant à répétition sensible suivit de tonique, pour bien intégrer le concept fondamental de sensible. - 8 - 
Qualification d’un intervalle On a déjà vu ce qu’était un intervalle. Maintenant, pour les plus éveillés, vous vous êtes surement rendu compte que plus d’une note peuvent porter le même nom d’intervalle. Ex. : Fa-Sol est une seconde, mais Fa #-Sol l’est également. Comment peut-on faire pour les différencier ? Il faut ajouter un qualificatif à côté du nom de l’intervalle. Il existe deux types de qualification majeur/mineur et juste/augmenté/diminué. Malheureusement, il faudra apprendre par cœur quel intervalle nécessite quelle qualification. Majeur/Mineur La seconde, la tierce, la sixte et la septième peuvent être majeure ou mineure. Il est impératif d’apprendre combien de ton chacune des qualifications possèdent : la seconde mineure est à ½ ton. La seconde majeure, quant à elle, a 1 ton. On peut remarquer ici que l’intervalle mineur est plus petit que celui majeur, ceci sera le cas partout. Si une seconde est à la même hauteur (0 ton), ce qui arrive avec le cas du Do-Ré bb , on parle d’une seconde diminuée. Le cas où il y a 1 ton et demi (le fameux intervalle du diable de tout à l’heure) ( Do-Ré #), on parle d’une seconde augmentée. 13  Ensuite, la tierce à 1 ton et demi est la tierce mineure. Celle à 2 tons est la tierce majeure. Il est cependant inutile d’apprendre combien de ton il y a dans la sixte mineure ou majeure ainsi que dans la septième, puisqu’un raccourci est possible : il suffit de renverser l’intervalle (exemple : l’intervalle Do-La est une sixte, en l’inversant, on obtient La-Do qui est une tierce), ensuite on trouve sa qualification (La-Do est une tierce mineure) et finalement on « rerenverse » cet intervalle en inversant la qualification (mineur devient majeur et vice-versa). Donc, Do-La est une sixte majeure. Juste 14   Trois intervalles peuvent être juste : la quarte, la quinte et l’octave. La quarte juste possède 2 tons et demi. La quinte juste 3 tons et demi. Il est facile de reconnaître la quarte et la quinte juste, car celles-ci font un son très harmonieux lorsque jouées simultanément. Un autre intervalle important est la quarte augmentée/quinte diminuée qui est également appelée triton, car elle est composée de trois ton. Finalement, l’octave juste, il est inutile de savoir combien celle-ci possède de tons. Il faut cependant savoir reconnaître à l’audition ce type d’octave. Ceci est relativement facile, car l’octave juste sonne comme un seul son (ou presque) lorsqu’elle est parfaite. Il peut être très important savoir reconnaître à l’audition chacun de ces intervalles à l’audition. Ceci demande de la pratique est du temps. L’intérêt de savoir les reconnaître réside dans le fait qu’il sera possible de réellement savoir ce que l’on voudra entendre lorsque l’on sera rendu à la composition. Pour les pratiquer, on peut plaquer deux notes sur                                                           13 Il est possible d’avoir un intervalle diminué et augmenté avec toutes les intervalles en abaissant d’un demi-ton sous l’intervalle mineur ou en élevant d’un demi-ton au-dessus de l’intervalle majeur. Je ne l’écrirai donc pas pour tous les autres intervalles. 14 La qualification de juste vient d’un phénomène physique ondulaire : lorsque deux ondes sont complémentaires, c’est-à-dire qu’elles ont des grandeurs proportionnelles, un phénomène intéressant se fait sentir lorsqu’elles sont jouées simultanément : les vibrations caractéristiques des intervalles disparaissent. Pour bien entendre ces vibrations, vous pouvez plaquer (jouer simultanément) une seconde au piano : vous entendrez un WaWaWa très rapide en sourdine. Pour ceux qui ne l’entendent pas, jouez ces notes dans la partie médium-grave du piano et concentrez vous très fort, vous finirez par l’entendre. - 9 - 
un piano au hasard et tenter de nommer l’intervalle. Ensuite, compter le nombre de ton pour savoir si on a réussit.  
Accord  Maintenant que l’on comprend bien le concept d’intervalle, on peut introduire le concept d’accord. Un accord est simplement la juxtaposition de plus de deux notes (alors qu’il n’en fallait que deux pour l’intervalle). Pour l’instant, nous n’allons voir que deux accords. Éventuellement, au fil des cours, nous en verrons plus. Accord majeur Un accord majeur est un accord de 3 sons différents. Ces trois sons doivent être agencés de cette façon : une tierce majeure et une quinte juste. Il est à noter que les tierces ou quintes redoublées (c’est-à-dire plus grande que l’octave) comptent également, ex. : la 0 ième est considérée comme une tierce. 1
Accord mineur Celui-ci ressemble énormément à l’accord majeur, mais comme on peut s’en douter, il faut remplacer la tierce majeure par une tierce mineure.
 C’est en travaillant avec les accords qu’on se rend compte de l’importance d’apprendre par cœur et de bien maitriser les intervalles. Dans ce cas ci, la comparaison est relativement facile. Cependant, dans un cas comme celui-ci :
il peut être plus malaisé de rapidement voir qu’il s’agit d’un accord majeur (Si-Ré# deux tons, donc tierce majeur et Si-Fa# 3 tons et demi donc quinte juste). En fait, il est encore mieux d’apprendre sur toutes les notes ce que sont chacun des intervalles, mais pour commencer nous n’utiliseront que des gammes faciles (Do majeur, Sol majeur) et rapidement vous viendrez à les reconnaître.
 
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Conclusion Voilà ce qui termine la première leçon. Il est normal si vous avez l’impression d’être dépassé par la quantité d’information présentée ici. En réalité toute cette théorie est habituellement apprise sur plusieurs semaines. Je l’ai fait ici, car je crois que quelqu’un de réellement motivé peut réussir à intégré une grande partie de toute la théorie.
Dans le prochain cours, nous verrons encore quelques éléments de théorie notamment sur le nom de chacun des degrés de la gamme et nous verrons également les accords ouverts.
 
 
 
 
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