Éviter la confusion sur le femme Cananéenne
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Les chiens resteront toujours des chiens

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Publié le 15 février 2014
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Langue Français

Exrait

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Il semble qu’il existe depuis longtemps un certain degré de confusion concernant la guérison de la fille d’une femme cananéenne par Yahshua Christ, un incident décrit en Matt. 15:21–28 et Marc 7:24–30, une confusion présente spécialement parmi les adhérents de l’Identité Chrétienne. Bien que les descriptions de cet évènement soient souvent perverties par les promoteurs de l’universalisme, en réalité ces évènements réfutent l’universalisme. Pourtant, ceux qui comprennent l’Ancien Testament et les malédictions contre les Cananéens ne peuvent que se demander comment et pourquoi Yahshua Christ a montré de la miséricorde en-vers cette femme particulière, et ce sujet a été la cause de bien des débats. Ce court essai essayera de dissiper toute confusion entourant cet épisode.
Premièrement, il faut noter que les récits de cet évènement, provenant de Mat-thieu et de Marc, diffèrent de façon significative. Il faut bien comprendre qu’aucun témoignage des évangiles ne peut être regardé comme étant par lui-même com-plet et final sur un évènement particulier; chaque rédacteur a témoigné, ou a enregistré des témoignages, de tout ou partie d’un évènement vu d’une certaine perspective, et a décrit des parties de cet évènement considérés comme notables et tels qu’ils furent mémorisés. Rassembler les diverses parties de cet épisode particulier permet donc d’avoir une vision des choses plus complète.
La femme cananéenne est identifiée, dans l’évangile de Marc et dans la traduc-tion courante, comme une «Grecque, une Syro-Phénicienne par sa nation». Le mot traduit par « nation » estgenos(Strong #1085) et serait traduit de façon plus e appropriée par « race » (la 9édition duGreek-English Lexiconde Liddell & Scott définitgenospremièrement comme« race, souche, parenté», puis « généralement, race, s’agissant d’êtres vivants ». W.E. Vine, dans sonAn Expository of New Testa-ment Words[bien que ce travail ne soit pas entièrement parfait], concernant le mot « espèce » [genosgénéralement avec Liddell & Scott). Les traductions], agrée plus récentes utilisent le terme « naissance », mais je dois interprétergenoscomme race ici, car Marc pouvait difficilement savoir où cette femme était née, et aussi parce que « Syro-Phénicien » n’a jamais désigné une nation, le terme étant juste
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une description géographique, même si on ne le trouve pas dans les écrits en grec séculaire avant l’époque de Lucien, vers 160 ap. JC. Strabon, dans sa description de la Syrie, note que «Quelques auteurs, il est vrai, n’admettent pour toute la Syrie que trois divisions : la Coelé-Syrie, la Syrie[proprement dite]; mais enet la Phénicie même temps ces auteurs constatent la présence dans le pays de quatre nations étran-gères mêlées aux populations indigènes, à savoir la nation judéenne, l’iduméenne, la gazaéenne et l’azotienne, lesquelles sont ou bien vouées à l’agriculture comme les Sy-riens et les Coelé-Syriens, ou bien occupées de commerce à la façon des Phéniciens» (Géographiemontrer que du temps de Strabon (environ 64 av., 16.2.2), et on peut JC – 25 ap. JC), certains de ces termes avaient une signification assez différente de la signification qu’ils avaient en des temps plus anciens. Marc, sans doute un Grec lui-même, ou du moins un Judéen hellénisé (Markos en grec, ce n’est pas un nom hébreu), et écrivant en grec à l’intention de lecteurs hellénisés, identifie la femme selon des standards grecs : comme une Grecque par le langage et les coutumes (à l’opposé des Judéens et des Édomites, qui souvent étaient réticents aux coutumes grecques, comme l’étaient d’autres peuples du Proche-Orient), et une Syro-Phénicienne par la race. Ici, l’intention de Marc semble être de nous faire savoir que cette femme était membre de l’une de ces tribus natives de la Phénicie syrienne plutôt qu’une habitante grecque ou romaine de la Phénicie; en effet il existait beaucoup de colons grecs et romains au Proche-Orient à cette époque. L’ancienne Palestine était tout autant dans la confusion sur la question de la race et de la nationalité que le sont aujourd’hui New-York et bien d’autres cités importantes. Marc fit du mieux qu’il put pour décrire cette femme avec des termes utilisés par les Grecs de son époque. Il l’aurait identifiée en tant que Grecque, Romaine, Araméenne ou Judéenne par la race, si tel avait été le cas. D’où la distinction faite par Marc.
Le mot « Grec » est en faitHellèneson utilisation par Marc se comprend dans, et ici son contexte historique.Hellènen’était jamais utilisé pour définir une quelconque tribu, nation ou royaume spécifique; le terme commença a être utilisé parmi les tribus de la région et les îles autour de la mer Égée, tribus qui en vinrent à utiliser un langage et des coutumes similaires : les Ioniens, Danéens, Pélasgiens et Doriens. Plus tard apparurent des subdivisions de ces tribus, tels les Béotiens, les Macédoniens, les Argives, etc. Ceux d’autres tribus, comme les colons phéniciens de Carie (Milet) et de Thessalie, adoptant le langage, furent plus tard eux aussi inclus dans la culture hellène et devinrent connus sous le nom de «Grecs ».Les peuples parlant une autre langue et de culture différente, qu’ils fussent civilisés ou non, étaient appelés « Barbares ». Il faut se souvenir, cependant, qu’à cette époque éloignée tous ces peuples étaient de souche Blanche Adamique. Même plus tard, avec l’arrivée de la période hellène — après qu’Alexandre le Macédonien eut conquis la plus grande partie du monde adamique (ouoikumenê) — des peuples de beaucoup d’autres tribus, ayant adopté le même langage et les mêmes coutumes, devinrent rapidement connus comme «Grecs »,comme cela se passe dans tout empire, et comme le terme «Américain »est utilisé de façon très libre de nos
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jours. De l’autre côté, Matthieu, un collecteur d’impôts qui peut bien avoir été un Lévite, semblait beaucoup plus au fait de la race de cette femme, vue d’une perspective hébreue, et il l’identifie en tant que Cananéenne, par son appartenance tribale et sa lignée. Bien que Matthieu écrivait aussi en grec, il doit avoir utilisé ce terme expressément, car le nom «Cananéen »est pratiquement inconnu des auteurs séculaires grecs et aurait sans doute sombré dans l’oubli, s’il n’y avait les Écritures (et l’archéologie moderne). Les Grecs avaient plus l’habitude de nommer les gens par leurs propres termes géographiques plutôt que par leurs noms tribaux, comme nous le voyons même dans l’Ancien Testament; et dans les écrits séculaires, les peuples du Levant sont nommés de la même façon que celle que nous avons vu avec Strabon, dans la citation ci-dessus. Il est sûr que la femme de l’épisode dont nous discutons ici était réellement une Cananéenne.
Dans le récit par Matthieu de l’incident, la femme cananéenne accoste Yahshua, mais Il l’ignore. Ses disciples, ayant échoué dans leurs tentatives de décourager la femme, commencent à être ennuyés par sa présence et demandent à Yahshua de la renvoyer. Pourtant, ils ne seront pas admonestés pour leur comportement. On pourrait penser que ce n’est pas une façon de traiter une future « Chrétienne », mais on ne peut comprendre cette situation que lorsqu’on réalise qu’il n’a jamais été question d’une telle perspective. Ceci doit être comparé à la réception que certains autres, étant Israélites, avaient reçue, tels que ceux que l’on trouve en Jean 1:47, Luc 13:16 et 19:9. Et ce n’est pas simplement parce que la femme ca-nanéenne n’était pas une Israélite judéenne qu’elle reçut un tel traitement. Com-parez la réception qu’elle reçut avec celle du centurion romain décrite en Matt. 8:5–7. Bien que le même évènement soit décrit quelque peu différemment en Luc 7:1–10, néanmoins l’effet est le même. Les Romains étaient, en fait, des Israélites « perdus », descendants d’une portion de Juda qui avaient émigré vers l’Europe à une époque très reculée. Paul savait cela, et c’est d’ailleurs évident dans l’épître qu’il leur adresse.
En Matt. 15:24, Yahshua Christ répète Sa commission en réponse à la demande de la femme cananéenne. Cette commission est répétée tout le long du Nouveau Tes-tament, par ex. Matt. 1:21; 2:6; 10:6; 18:11; Marc 12:29; Luc 1:16, 54, 67–80; 2:25–34 ;19:10 ;24:21 ;Jean 1:31, 49; 12:13; Actes 1:6; 28:20 et autres. Il est parfaitement clair, à la fois chez les prophètes de l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament, que le Christ vint uniquement pour les « brebis perdues de la maison d’Israël », ces anciens Israélites de l’Ancien Testament qui, de l’époque des juges jusqu’aux déportations assyriennes et babyloniennes ont émigré en Eu-rope, et qui finalement ont formé les nations chrétiennes de la période médiévale : la Race Blanche d’aujourd’hui. Pourtant, comme Paul l’explique aux Éphésiens, l’Israël «perdue »a été aliénée de la présence de Yahweh jusqu’à Son sacrifice rédempteur sur la croix, Son ministère terrestre restant parmi les Israélites ju-déens, ceux-là qui gardèrent leur relation avec Lui par l’Ancienne Alliance. C’est
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le thème même de l’épître de Paul aux Éphésiens.
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Tandis que Yahshua informe la femme cananéenne qu’Il a été envoyé uniquement pour les « brebis », les enfants d’Israël (Ézéch. 34), Il l’informe donc qu’il n’est pas approprié de prendre le pain des enfants (pain qui est Sa faveur) et de le jeter aux chiens, ce qui revient effectivement à appeler la Cananéenne un chien. Bien que le terme « chien » est souvent utilisé pour exprimer la dérision dans les Écritures, voici un exemple où le terme est tranchant : c’est dans le Psaume 22, une prophé-tie messianique sur la crucifixion du Christ :« Car des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré; ils ont percé mes mains et mes pieds .. .Délivre mon âme de l’épée, mon unique de la patte du chien» (Ps. 22:16, 20). Sachant que ce sont les chefs Édomites-Cananéens de la Judée qui étaient responsables de la crucifixion, ceux qui proclament être des Judéens, mais qui ne le sont pas (Rév. 2:9 ;3:9), lepeuple-chienest mis en lumière dans cette déclaration par Yahshua à la femme cananéenne. Paul nous avertit plus tard contre lepeuple-chien(Phi-lip. 3:2), comme Yahshua l’avait fait précédemment (Matt. 7:6). La femme n’était pas un chien simplement parce qu’elle était une pécheresse, puisque le Christ a souvent fait savoir qu’Il était venu pour les pécheurs (cf. Matt. 9:9–13). ElleétàIt certainement une Cananéenne, portant la malédiction de Canaan et de Caïn!
Lorsque, dans les temps anciens, les enfants d’Israël avaient quitté l’Égypte et qu’on leur présenta le pays de Canaan, ils furent avertis que s’ils ne chassaient ou détruisaient pas tous les Cananéens, alors ceux-ci deviendraient une source de grands troubles pour eux (cf. Nombres 33:55; Josué 23:13). Bien sûr, les enfants d’Israël échouèrent et ne chassèrent pas tous les Cananéens (cf. Juges 3:1–6). Tout cela avait du être prévu par Yahweh, bien entendu. Et pourtant — comme l’explique Paul en 2 Thess. chapitre 2 (et voir aussi Rom. 16:25–27), le mystère d’iniquité ne fut pas révélé dans les Écritures de l’Ancien Testament — beaucoup d’entre elles étant aussi des paraboles difficiles à comprendre — ce mystère est ré-vélé dans les Évangiles du Nouveau Testament. On nous donne pour comprendre cela des paraboles telle que celle du bon grain et de l’ivraie, dans laquelle on nous avertit que les deux plantes doivent croître ensemble jusqu’au temps de la fin, qui est la moisson (Matt. 13:24–30, 36–43). Quand les enfants d’Israël échouèrent à détruire les Cananéens parmi eux, ils perdirent leur commission de le faire, et ils durent dès lors souffrir de leur présence. Il n’était pas non plus dans l’intention du Christ de les détruire lors de Son premier ministère, car il existe beaucoup d’autres prophéties dans l’Ancien Testament concernant la destruction ultime de tous les ennemis de Yahweh à la fin de cet âge (cf. Abdias 8–9; Malach. 1:1–5; Zach. 14:21; Matt. 13:30, 41–42; 25:31–46; Rév. 20:13–15).
La compassion pour ses propres ennemis est un trait de noblesse et un signe d’humilité que tout bon roi, général ou nation juste devrait posséder (bien sûr, dans l’Histoire, ni les Cananéens-Édomites-Juifs ni leurs cousins Cananéens-Arabes islamiques n’eurent jamais de compassion pour leurs ennemis). Il existait une cou-tume dans l’ancien monde selon laquelle un ennemi défait, un criminel accusé ou
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tout homme tombé en disgrâce, s’il se prosternait devant un général ou un di-rigeant et admettait sa faute en agrippant la toge de celui-ci, demandait grâce ou pardon en excitant la compassion de son maître, pouvait recevoir une pu-nition moindre que ce qui était prévu. De la même manière, un paysan ou un citoyen commun pouvait faire pareil pour chercher à éviter des troubles ou pour obtenir certaine faveur d’un prince. Cela constituait la coutume dusuppliant. Les chroniques anciennes sont remplies d’exemples de tels incidents, et l’histoire de cette femme cananéenne tombe dans la même catégorie. Lorsque la femme ad-mit devant Yahshua qu’elle était vraiment un chien, tout en affirmant qu’Il avait le pouvoir de soigner sa fille, elle Le reconnaissait comme ayant été envoyé par Yahweh et se rendait à la vérité du Verbe. Ayant un ennemi qui se rendait et qui Le suppliait à Ses pieds tout en admettant la vérité du Verbe, Yahshua n’avait pas d’autre choix que de lui accorder la miséricorde, car selon Sa propre parole, la destruction des Ses ennemis était encore lointaine, et que selon ses propres mots, cette femme se soumettait volontairement : « .. .carmême les chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ». Par cette action de pitié, Yah-shua accomplissait également la vérité des Écritures, en Proverbes 16:7 : « Quand les voies d’un homme plaisent à Yahweh, il met ses ennemis mêmes en paix avec lui ».Yahshua n’avait d’autre choix que d’accorder cet acte de miséricorde à la femme cananéenne, comme étant un exemple de Son propre enseignement!
Ici, dans le récit de la rencontre du Christ et de la femme cananéenne, nous avons un modèle d’un suppliant reconnaissant et implorant un homme puissant. Le concept du suppliant était très important dans l’ancien monde et nous, dans ces temps modernes, nous avons perdu ce concept dans les mécanisations de la bureaucratie. Un suppliant, ou implorant, est aujourd’hui simplement quelqu’un qui plaide une autre personne humblement, sérieusement et sincèrement pour quelque chose. Mais dans l’ancien monde, l’idée avait une connotation religieuse très forte. Ceux qui refusaient une supplication étaient perçus comme cruels et ils appelaient la colère des dieux – ou de Dieu – sur eux-mêmes. Les suppliants agis-saient souvent dans le désespoir, et ils portaient des branches d’oliviers comme signe de leur humble état. Parfois même ils se vêtaient d’habits de deuil, se jetant aux pieds d’un dirigeant, d’un général ou même d’un autel; ils agrippaient sou-vent l’habit de celui à qui ils demandaient une faveur et ils mendiaient gravement la pitié qu’ils désiraient recevoir.
Les poètes tragiques grecs présentaient souvent des scènes de suppliants dans leurs œuvres. Euripide écrivit une pièce,Femmes Suppliantes. Eschyle, de même, écrivitLes Suppliantes. Ces deux histoires sont des récits sur les Danéens qui avaient quitté l’Égypte pour Argos, dans la Grèce ancienne. Le début de la ver-sion d’Eschyle, tiré de la Loeb Classical Library, se lit comme suit – un chœur de femmes Danéennes parle : « Que Zeus, le gardien des suppliants, par sa grâce daigne abaisser son regard sur notre compagnie, qui dans des vaisseaux navigua, venant du lointain pays de sable fin, à l’embouchure du Nil ».
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Le suppliant était souvent un sujet de poésie et d’histoire grecque, que le suppliant soit aux pieds d’un général, d’un roi, d’un ancien héros ou de l’autel d’une idole païenne.
Extrait desLoisde Platon, livre 5, sur les suppliants :
« Danssa relation avec des étrangers, un homme devrait considérer qu’un contrat est une chose hautement sacrée et que tous les soucis et torts faits aux étrangers sont plus directement dépendants de la pro-tection de Dieu que les torts faits aux citoyens, car l’étranger, n’ayant ni parent ni ami, est plus encore un objet de pitié pour les Dieux et pour les hommes. C’est pourquoi, aussi, celui qui est le plus capable de le venger est le plus zélé dans cette cause, et celui qui est le plus capable est le génie et le dieu de l’étranger, qui suit le cortège de Zeus, le dieu des étrangers. Et pour cette raison, celui qui possède une étincelle de prudence en lui fera de son mieux pour traverser la vie sans pécher contre l’étranger. Et parmi les offenses commises, que ce soit contre des étrangers ou contre des concitoyens, celles commises contre les suppliants sont les plus grandes. Car le Dieu qui fut témoin de l’accord fait avec le suppliant devient d’une certaine manière le gardien de celui qui souffre, et celui-ci ne souffrira certainement pas sans être vengé ».
Ce texte rappelle Exode 22:21 :
« Tune traiteras pas mal et tu n’opprimeras pas l’étranger; car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte ».
Sachant que beaucoup de Grecs étaient des Israélites dispersés dès l’antiquité, ce n’est pas très surprenant que de telles choses devinrent enracinées dans leur culture.
Nous trouvons chez Livy, l’ancien historien Romain, certaines références qui jettent une lumière supplémentaire sur l’ancien concept du suppliant. Extrait deL’Histoire de Rome, livre 2, chapitre 14, décrivant une guerre entre Rome et les Étrusques :
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« Par ces moyens, les Étruriens [Étrusques], après avoir presque rem-porté la victoire, furent cernés et taillés en pièces : une très petite par-tie d’entre eux, leur général étant perdu et ne trouvant aucun endroit plus proche pour se sauver, se rendirent du mieux qu’ils purent jusqu’à Rome, sans armes, faisant penser dans ces circonstances et dans leur apparence à des suppliants; là ils furent reçus gentiment et on leur fournit un hébergement ; quand leurs blessures furent guéries, certains
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d’entre eux retournèrent chez eux et y racontèrent l’hospitalité et la gentillesse avec lesquelles ils furent reçus. Un grand nombre resta à Rome, incités par le respect qu’ils ressentaient pour leurs hôtes et pour la cité : ils avaient reçu des terres pour y bâtir des maisons et ces ter-rains furent par après appelés “rue des Étrusques” ».
Histoire de Rome, livre 2, chapitre 14, sur un évènement qui eut lieu durant les Guerres Puniques :
« Hippocrateet Épycide, les reconnaissant par l’apparence de leurs étendards et de leurs armures, avancèrent vers eux, tenant dans leurs mains des branches d’olivier et autres emblèmes des suppliants, et les implorèrent de les recevoir dans leurs rangs, de les protéger et de ne pas les trahir en les remettant entre les mains des Syracusiens, par lesquels ils seraient bientôt livrés aux Romains afin d’être mis à mort. Les Crétois, d’une seule voix, les invitèrent à garder courage car, déclarèrent-ils, ils partageraient avec eux tous leurs malheurs ».
Histoire de Romela défaite de Persée, le roi de Macédoine,, livre 45, chapitre 6, sur une défaite militaire finale face aux Romains, après laquelle il chercha refuge dans un temple à Samothrace :
« Alors,après avoir proféré bien des exécrations envers la fortune et envers les dieux auxquels le temple était dédié pour ne pas avoir ap-porté de l’aide à un suppliant, il [Persée] se rendit, avec son fils, à [Cneius] Octavius ».
Enfin, extrait deL’Odyssée; le héros Odyssée s’adresse à Alci-d’Homère, livre 9 noos, roi des Phéaciens, sur l’île légendaire de Schérie, et il déclare :
« Nousétions totalement effrayés par sa voix puissante et sa forme monstrueuse, mais je parvins à dire : “Nous sommes des Achéens ve-nant de Troie et nous étions sur la route du retour chez nous mais, par la volonté de Jupiter et la contrainte du mauvais temps, nous avons été entraînés au loin, hors de notre route. Nous sommes le peuple d’Agamemnon, le fils d’Atrée, qui a gagné une renommée infinie à travers le monde entier en saquant de nombreuses grandes cités et en tuant beaucoup de gens. Nous te prions donc humblement de nous donner l’hospitalité, ou du moins de nous faire les présents que des vi-siteurs peuvent raisonnablement espérer. Que ton excellence craigne la colère du ciel, car nous sommes tes suppliants, et Jupiter prend tous les voyageurs respectables sous sa protection, car il est le vengeur de tous les suppliants et de tous les étrangers en détresse” ».
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Une fois que nous comprenons l’importance qui était donnée à de telles supplica-tions dans l’ancien monde et les valeurs religieuses qui étaient données au trai-tement des étrangers lorsqu’ils remplissaient le rôle de suppliant, nous pouvons commencer à comprendre l’échange entre Yahshua et la femme cananéenne. Mais il faut noter ici que Yahshua a soigné la fille de la Cananéenne dans son corps uniquement. Elle Lui avait demandé «qu’il chassât le démon hors de sa fille» (Marc 7:26), et Il accepta sa requête : « le démon est sorti de ta fille » (7:29), et elle ne reçut rien d’autre que ce qu’elle avait désiré (cf. Matt. 15:28, « qu’il te soit fait comme tu veux»). Quand un vétérinaire soigne un chien, le résultat est un chien sain, pas un mouton! La fille de la femme a donc de même été soignée cor-porellement, mais elle était toujours une Cananéenne. Elle n’est pas devenue une Adamite possédant un esprit adamique! Pour que quelqu’un puisse avoir la vie éternelle, il doit d’abord posséder cet Esprit que possédait Adam (cf. Gen. 2:7; 3:22 ;1 Cor. 15:35–38). L’Esprit que possédait Adam est transmis, comme son image, par le code génétique, comme Paul l’explique en 1 Cor. 15:44 : « il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel ». Produire des descendants de races mé-langées, c’est « creuser des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau » (Jér. 2:13). Pour cette raison, l’apôtre Jude se réfère à ceux qui «ont marché dans le chemin de Caïn, et se sont abandonnés à l’erreur de Balaam » (les fornicateurs mélangeurs de races, voir 1 Cor. 10:8 ; Rév. 2:14 ; Michée 6:5) comme des « nuées sans eau, emportées par les vents; arbres d’automne, sans fruit, deux fois morts, déracinés »(Jude 11–12), et, de même, Pierre appelle ces gens «fontaines sans eau » (2 Pierre 2:17). Ils sont « sans eau » parce qu’ils sont dépourvus de l’Esprit de Yahweh. Ils sont «deux fois morts» car une fois qu’ils meurent corporelle-ment, ils sont aussi morts spirituellement! Les Cananéens, produits du mélange des races par la fornication (Jude 7), appelés par Jude les « erreurs de Balaam », ne peuvent jamais être autre chose que ce qu’ils sont déjà, étant descendus en partie de Caïn, en partie des Rephaïm et en partie des races non-adamiques (cf. Gen. 15:19–21), et dès lors, n’ayant pas l’Esprit, ne peuvent jamais entrer dans le Royaume ou dans les Alliances de Yahweh, que d’ailleurs les Écritures réservent expressément aux Israélites!
Que Yahshua Christ, en une occasion, ait montré miséricorde à un ennemi — les Écritures nous montrent que les Cananéens sont des ennemis — ne donne pas aux Chrétiens Israélites une excuse pour accueillir les autres races en leur sein. Il fut commandé à la femme d’« aller son chemin ». Il ne lui fut même pas demandé de se « repentir » ou de « ne plus pécher », elle était toujours un chien — comme sa fille — et elles ne pouvaient aucunement être transformées en « brebis ». Il ne fut promis, ni à elle ni à sa fille, de vie éternelle, et elle ne pouvaient en aucun cas devenir Chrétiennes. Ce que la femme reçut, c’était une miette : il ne coûtait rien à Yahshua de satisfaire sa demande. Il était plus opportun d’exaucer son vœu, de jeter un os auchienpour récompense à sa supplication et à son honnêteté — car cette femme réalisait certainement qu’elle ne faisait pas partie des enfants. Imaginer que Yahshua ait eu l’intention d’amener un étranger dans la Nouvelle
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Alliance, qu’Il fit exclusivement avec la maison d’Israël et la maison de Juda (et pas un Israël «spirituel »ou un Juda «spirituel »; cf. Jér. 31:31 et suivants), c’est imaginer qu’Il aurait commis une action frauduleuse. Paul comprenait cela, et donc en Galates 3:15, il explique que même une alliance conclue entre des hommes, une fois confirmée, ne peut être modifiée et que personne ne peut y ajouter. Paul explique ici que la Nouvelle Alliance est faite uniquement pour la Semence Sainte (où la version du King James traduit « qui est Christ », alors qu’il s’agit de « qui est l’Oint »), pour les Israélites, et pas pour d’autres lignées de des-cendants d’Abraham, comme les Édomites ou les Ismaélites. Il était également opportun d’accorder à la femme son désir, car cela accomplissait d’autres Écri-tures et promesses de Yahweh notre Dieu, qui seront discutées plus loin.
Le mot en Matt. 15:28, qui est traduit par « foi » par le King James,pistis(Strong #4102), est en réalité simplement et littéralement « confiance », « foi » ou « croyance », utilisé ici (et c’est important)sansl’article grec. Il faut le comparer avec l’utilisation de pistisavecl’article grec lorsqu’il est utilisé pour désigner «La Foi». Lorsqu’un article apparaît avec un nom grec, ce nom désigne un objet particulier et pas généralement tout objet d’un certain type. On différencie cela en anglais par l’utilisation de lettres capitales. Dans le N.T., avecpistis, ce terme spécifie «La Foiquelle foi ou croyance. La femme cananéenne avait une», et pas n’importe foi, mais elle ne pouvait certainement pas être partenaire dans «La Foi», qui est l’acceptation par les Israélites de leur rédemption par Yahshua Christ, culminant dans la Nouvelle Alliance. Simplement croire ne donne pas à ces autres races un quelconque «salut »(Matt. 7:21–23; 22:1–14; cf. Amos 3:2), chose impossible pour commencer! Car «; tu fais bien : les démonsTu crois qu’il y a un seul Dieu aussi croient, et ils tremblent» (Jacques 2:19). Les démons ne seront certainement pas sauvés, et pourtant bien des fois durant Son ministère, même les démons reconnurent le Christ.
Aux temps de l’Ancien Testament, il fut commandé à Israël de se sanctifier par l’épée, et Israël échoua. Le jour vient, cependant, où l’entièreté d’Israël sera sanc-tifiée par Yahweh leur Dieu, voir Ézéch. 37:21–28 ; Rév. 19:6–10 ; 21:10–27. Pour le moment, les Chrétiens israélites doivent se sanctifier par la Parole de Yahweh (voir Éph. 5:26; Jean 15:3; 17:17; 1 Pierre 2:9–10). «Car la parole de Yahweh est vivante et puissante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur» (Héb. 4:12). La guérison de la fille de la femme cananéenne ne signifie donc pas que les vrais Chrétiens Israélites doivent accepter les prétendus « Juifs pour Jésus », l’universalisme, le multiculturalisme ou toute autre fausse doctrine des humanistes.
Le Verbe de Yahweh insiste pour que les Chrétiens Israélites cherchent à obéir aux lois de Yahweh, qui sont écrites dans leurs cœurs (voir Jér. 31:33; Rom. 2:15 ;Héb. 8:10), et s’opposent au mal (voir Rom. 12:9, 21; Phil. 3:2; Éph. 6:13; 1 Thess. 5:22; 3 Jean 11; Jacques 4:7; Rév. 2:2 et autres). Yahweh notre Dieu
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W. Finck
avait séparé les nations qui descendaient d’Adam (voir Deut. 32:8; Actes 17:26), et il s’ensuit que l’universalisme et la « diversité raciale » sont des abominations! Le mélange des races est de la fornication (voir 1 Cor. 10:8; Jude 7). Une vé-ritable adhérence au Verbe divin résulte en la sanctification de l’Israélite obéis-sant, car le Verbe insiste pour qu’un Israélite se sépare de lui-même des autres races — comme l’explique Paul en 2 Cor. 6:11–18, par exemple, quoique ce pas-sage, comme bien d’autres écrits de Paul, souffre de traductions corrompues. Par exemple, « choses» (ou « ce qui est» dans d’autres traductions) dans le texte de 2 Cor. 6:17 fut ajouté par les traducteurs de l’A.V. (King James). Mais « l’impur » désigne les peuples non-Israélites, qui ne furentjàmàISpurifiés par le sang du Christ ! Ils sont le « eux » dans l’admonition de « sortez du milieu d’eux » plus haut dans le même verset! La purification d’Israël — etSE UE mE Ntd’Israël — par le sacrifice de Yahshua Christ était une prophétie, voir Jér. 31:33; 33:8; Ézéch. 36:25, 27, 33; 37:23, et elle est maintenant un fait. Les autres races ne furent jamais purifiées par Yahweh et elles sont donc « l’impur » dont Israël doit rester séparée.
Les prétendues « églises » d’aujourd’hui, les divers cultes religieux organisés, ainsi que tous ces gouvernements occidentaux « libéraux », aucune de ces institutions n’a la moindre légitimité pour agir comme elles le font : voler l’assiette et le pain des enfants, les jeter sur le sol comme s’il s’agissait de miettes, et laisser tous les chiens remplir leurs vils ventres! C’est ce que font aujourd’hui ces organismes avec cette « immigration » débridée, ces missions et ces aides à l’étranger, ce com-merce «libre »,et tout spécialement les milliards de dollars que nous envoyons chaque année, ou gaspillons en défense de cet état Cananéen-Édomite en Palestine qui, suprême usurpation, se fait appeler du nom d’« Israël »!
Ceci nous conduit à la plus importante raison pour laquelle le Christ guérit la fille de la femme cananéenne. Et si nous voulons identifier correctement cette raison, nous devons recourir aux Écritures et pas aux émotions, à la logique ou à des spéculations. Depuis de nombreuses années, les Chrétiens de l’Identité ont des problèmes avec ces choses, moi-même y compris. Pourtant, il est évident que nous ne connaîtrions même pas l’existence des Cananéens à partir du Nouveau Testament si Matthieu n’avait pas donné l’identification raciale correcte de cette femme. Grâce à cette identification, nous savons que la Parole de notre Dieu perdure par delà les frontières des perceptions humaines.
Quand les enfants d’Israël échouèrent à exterminer les tribus Cananéennes dans les temps anciens, ils reçurent l’avertissement que les Cananéens seraient désor-mais des épines dans leurs yeux et des piquants dans leurs côtés. Nombres 33:55 :
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« Et si vous ne dépossédez pas devant vous les habitants du pays, ceux d’entre eux que vous laisserez de reste seront comme des épines à vos yeux et comme des piquants dans vos côtés, et ils vous opprimeront dans le pays que vous habiterez ».
À ÔÔ Èá ÈÈ ÇááÈÈ
Les enfants d’Israël échouèrent et dès lors Yahweh leur déclara, comme il est écrit en Josué 23:13 :
« Sachezcertainement que Yahweh, votre Dieu, ne continuera pas à déposséder ces nations devant vous ; et elles vous seront un filet, et un piège, et un fouet dans vos côtés, et des épines dans vos yeux, jusqu’à ce que vous ayez péri de dessus ce bon pays que Yahweh, votre Dieu, vous a donné ».
Et encore, en Juges 2:3 :
« Et aussi j’ai dit : Je ne les chasserai pas de devant vous, et ils seront à vos côtés, et leurs dieux vous seront en piège ».
La femme cananéenne est certainement une épine dans nos yeux et un piquant dans nos côtés aujourd’hui, et dès lors la Parole de notre Dieu tient toujours. Du fait que Yahshua jeta un os à cette chienne, elle est un piquant aux côtés de tout Chrétien Identitaire qui ne peux pas comprendre pourquoi le Christ a fait une telle chose; et elle est une épine dans les yeux de tous ceux qui tombent dans l’universalisme à cause de cet acte de pitié particulier, et ceux ayant une telle épine dans leurs yeux imaginent que Yahweh notre Dieu est un hypocrite. Mais Yahweh ne change pas, car le jour vient réellement où il n’y aura plus de Cananéen dans la maison de Yahweh des armées – et la Terre entière est Son piédestal. Ne croyez pas qu’une miette puisse conduire à une miséricorde ultime pour les Cananéens maudits!
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