Habitat Intégral - Vision holistique d

Habitat Intégral - Vision holistique d'une stratégie de développement durable contemporaine au niveau villageois en République Démocratique du Congo

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Vision holistique d'une stratégie de développement durable contemporaine au niveau villageois en RD Congo - 2008

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Publié le 31 juillet 2012
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- Habitat Intégral -
Vision holistique d'une stratégie de développement durable contemporaine
au niveau villageois en République Démocratique du Congo
(Décembre 2008)

DRAFT













Vous regardez la réalité en demandant "pourquoi ?". Je vous propose de regarder
l'impossible en demandant "pourquoi pas ?". – Georges Bernard Shaw
















IR. PHILIPPE DEKERCK
ph_dekerck@yahoo.fr
+32 477 089 288
+243 81 270 28 29


Le contenu du présent document n'engage exclusivement que son auteur


Sommaire


1. Introduction – Justification et pertinence de la démarche ....... 3
2. Habitat : Le noyau du processus ................................................................ 6
2.1. Manque de capacités ? ....................................... 6
2.2. Aménagements connexes ... 7
2.3. Premiers résultats attendus ............................................................................................... 8
3. Activités économiques périphériques ................... 10
3.1. Définitions – Détails .......................................................................................................... 10
3.2. Préparation et Mise en œuvre ......................................................................................... 12
3.3. Premiers résultats attendus ............................. 13
4. Appui/renforcement visant à assurer la pérennité du
programme ........................................................................................................................ 14
4.1. Formations .......................... 14
4.2. Renforcement institutionnel ............................. 15
4.3. Valorisation économique ................................................................................................... 15
4.4. Activités communautaires. 15
4.5. Synergies : des atouts complémentaires ....... 15
5. Insertion du programme dans le processus de
décentralisation .............................................................................................................. 17
6. Conclusions (temporaires) .......... 18
ANNEXES .................................................................................................................................... 19
1. INDICATEURS DE DEVELOPPEMENT ALTERNATIF ............................ 20
2. DONNEES GENERALES ........... 21
3. INDICATEURS SOCIO-ECONOMIQUES ................................................................................ 22
4. MICROFINANCE : UN COUP D'ŒUIL .................... 23
5. STRATEGIE DE DESENGAGEMENT ET VISION INSTITUTIONNELLE .............................. 25
6. REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO - CARTE ....................................................... 28







Le contenu du présent document n'engage exclusivement que son auteur
[Pour obtenir une version électronique du document, prière de contacter ph_dekerck@yahoo.fr]


1. Introduction – Justification et pertinence de la démarche

De prime abord, et pour appuyer la démarche, il est utile de signaler qu'après l'époque récente ou la
coopération internationale se focalisait sur les thèmes centraux qu'étaient la sécurité alimentaire, le
développement intégré, l'encadrement sanitaire sous tous ses aspects, les appuis directs destinés à
répondre aux besoins imminents, et les "grands travaux", ses priorités d'actions sont maintenant
1
orientées vers les activités génératrices de revenus (AGR ), la création d'entreprises viables, le
renforcement institutionnel à tous niveaux, l'accroissement des capacités, et les volets transversaux
(gender, environnement, HIV/SIDA…). Cette nouvelle politique ne renonce, bien sûr, pas aux activités,
incontournables mentionnées en début de paragraphe (voir à ce sujet, par exemple, la publication
Dimension 3 (coopération belge) http://www.dgcd.be/fr/publications/dimension3/index.html).

La réduction de la pauvreté, la croissance économique et la création d'une situation de bien-être (voir
2
à ce sujet l'amélioration du BNB, pour bonheur national brut ), menant à l'autonomisation des
populations récipiendaires, et ce d'une manière participative et durable, sont maintenant les objectifs
majeurs de toutes interventions de l'aide et de l'appui au développement. Il s'agit donc d'insuffler une
nouvelle dynamique aux structures communautaires et de leur permettre de mieux prendre en charge
leurs besoins de manière durable, et ceci en favorisant des dynamiques et initiatives de
développement économiques à fortes valeurs ajoutées dans un contexte humainement satisfaisant et
respectueux de chacun, quel que soit son niveau social.

Comme nous le disions déjà en 2006, la politique de "la main tendue" vers les bailleurs de fonds a
vécu. Il faut donc maintenant intégrer les anciennes priorités dans une vision plus large du
3
développement et oser aller plus loin. Les CLDC sont un beau point de départ mais il faut élargir la
vision et se donner des marges de manœuvre permettant non seulement l'amélioration de
4
l'alimentation/nutrition via les mesures appliquées dans un projet FBS par exemple, mais encore le
développement d'un cadre de vie harmonieux et fonctionnel, permettant également un
développement économique et socioculturel digne de ce nom, et de définitivement évoluer dans le
sens d'une éradication de la pauvreté et d'une avancée claire vers la croissance et le bien-être.

Vu les nouvelles priorités que se fixent les bailleurs de fonds et les investisseurs, les orientations
d'interventions que la majorité des ONG et acteurs du développement adoptent, et surtout les
desiderata et aspirations exprimés par les populations, il a semblé opportun de commencer à essayer
de donner une structure plus organisée à ce concept qui pourrait être baptisé "Habitat Intégral".
La cellule de base d'une entité pilote à caractère socioéconomique et culturel durable étant une
communauté gravitant autour de cet habitat et se développant en une structure stable et évolutive.

L'Habitat Intégral – ou HI pour la facilité du texte – se veut un concept qui base d'une manière simple
la dynamique de développement sur un habitat de qualité (centre de gravité – ou noyau – du
processus qui se veut centrifuge en matière d'activités) en matériaux composés de terre stabilisée, et
5
donc durable, présentant de nombreux autres avantages, matériels et, surtout, collatéraux.

Cette notion doit être prise au sens large du terme, à savoir logements, école, dispensaire, bâtiments
publics etc. Ce qui implique, pour en faire un ensemble fonctionnel harmonieux, l'émergence
d'aménagements et d'activités diverses, s'imbriquant l'une dans l'autre ou se complétant.

Ce premier pas, l'existence d'un centre de vie décent, au sens hygiène, confort et bien-être, met les
acteurs dans une configuration idéale pour élaborer un Plan de Développement pour la zone

1 AGR : Activités génératrices de revenus
2
BNB : voir annexe 1
3 CLDC : Comité Local de Développement Communautaire
4
FBS : Fonds Belge de Survie
5 http://www.cyberarchi.com/actus&dossiers/entretiens/index.php?dossier=82&article=309
Philippe Dekerck – 3 – HI RD Congo

6d'intervention au sein d'une Entité Territoriale Décentralisée , et ce tant du point de vue humain que
quant à la création intrinsèque de capacités, d'AGR et d'entreprises, induites par celui-ci.

L'ensemble de la démarche concourt donc à la lutte contre la pauvreté, dans une perspective
d'épanouissement communautaire, tant économique que socioculturelle. Il s'agit donc plus d'une
stratégie que d'un projet ou programme, sauf si l'on parle en termes de démarrage.

Ceci s'inscrit dans le cadre des Objectifs de Développement du Millénaire. En particulier,
7la démarche ici présentée s'en sert comme levier plutôt que comme lignes directrices .
L'initiative répond également aux préoccupations auxquelles veulent faire face les Cinq
8Chantiers de la République Démocratique du Congo .

"Mens sana in corpore sano"; un esprit sain dans un corps sain.
Les bénéficiaires seront certainement plus poussés à s'investir dans l'amélioration de leur qualité de
vie via un travail d'entreprise s'ils vivent dans un milieu proposant une environnement digne de ce
nom et non un lieu de survie; un logement décent, de l'eau de qualité en quantité suffisante, un
dispensaire et une école avec une source d'énergie et des sanitaires, un lieu de rencontre, une nganza
(pourquoi pas ? – http://www.congonline.com/Gastro/volaille.htm pour les mamans...), ainsi qu'un
lieu de passage pour d'éventuels visiteurs (Les hôtels sont rares en brousse, et les visites techniques
parfois longues)...

Ceci nécessite dans un premier temps une injection de fonds, mais ensuite participe surtout de la
volonté des acteurs/bénéficiaires d'assurer la durabilité des acquis, et un essor économique permis par
ceux-ci en vue de la création de richesses. Cette politique, qui se doit d'être ambitieuse et
transparente, devrait également attirer les investisseurs en exposant des perspectives de rendements
intéressants et des échanges économiques potentiellement fructueux et réalisables.

Ce dernier point est essentiel dans un cadre non seulement local mais encore régional, sinon national,
avec, en point de mire, les échanges de produits et productions permettant l'émergence d'une
économie plus ambitieuse. Voir pour exemple le marché du fumbwa de Kananga vers…, qui n'est pas
très 'marketing' mais est rentable à un niveau de base puisqu'on le retrouve à Bruxelles ! Ils sont
d'autres exemples comme l'artisanat; les petites tapisseries Kuba se vendent en Belgique entre 70 et
100€/pièce, les masques se vendent aussi à des prix très élevés, de même que les sculptures et
vêtements. Et même entre provinces, au Congo ! Et, mutatis mutandis, l'importation de biens permet
d'augmenter la capacité de production, de maintenance, et de bien-être, entre autres.

Il est à noter que l'HI crée déjà, dès sa mise en œuvre, de l'emploi, et génère la création de nouveaux
métiers, via les constructions et aménagements annexes : main d'œuvre; maçonnerie, menuiserie,
confection d'outils et matériaux (blocs, planches), transports divers… et le travail périphérique à
vocation alimentaire et générateur de revenus, permettant le renouveau d'une vie plus riche à tous
points de vue.

Voici pour la philosophie de ce qui pourrait être qualifié non pas de projet (avec une fin) mais de
stratégie, de planification de développement, qui sera progressivement orientée par la réalité et les
perspectives du milieu (évolution/progression), et donc dépendant des options prises par les comités
et organes de décisions responsables, en accord, lorsque nécessaire, avec les autorités, pour inscrire
les priorités dégagées dans un schéma s'inscrivant dans le protocole de décentralisation, et, en outre
l'ETD dont ils sont parties prenantes (stakeholders).
Cette dernière option ne doit pas apparaître comme un vecteur réducteur de la dynamique mais, au
contraire, lui assurer une assise durable. Ce type d'initiatives pourrait d'ailleurs être un des piliers de la
politique de décentralisation permettant, paradoxalement, une ouverture vers l'extérieur.

6 ETD : Entité Territoriale Décentralisée
7
La démarche concours également aux objectifs du Programme Indicatif de Coopération (PIC) conclu entre la
Belgique et le gouvernement congolais, et qui rejoint les préoccupations de ce dernier
(http://www.dgcd.be/documents/pic/pic_rdc_2008-2010.pdf).
8 http://www.cinqchantiers-rdc.com/home.php
Philippe Dekerck – 4 – HI RD Congo


L'ensemble mis en place doit avoir pour vocation de devenir un pôle économique et socioculturel
attractif, ainsi qu'un creuset de réflexions positives visant à améliorer le bien-être de la communauté.

Dans un premier temps, la durabilité attendue exigera l'élaboration participative d'un plan de gestion
9
axée résultats qui a le mérite d'être facilement mis en œuvre, étant totalement participatif, et offrant
l'opportunité d'envisager rapidement des perspectives à long terme, ce qui est synonyme d'espoir.
Le cadre logique sera utilement complété avec une grille des rendements attendus et un tableau des
activités chiffré permettant de peaufiner le budget en même temps que de voir se dégager
naturellement un chronogramme et un budget cohérent dans le temps.

Et voici déjà la base de la conception d'une 'entreprise, ou plan de développement' dont
l'appréhension est assez différente des schémas classiques actuels et se veut plus humaine.

Mais ceci exigera donc une identification soignée. Qui seront les bénéficiaires directs ? Quelles sont les
attentes ? Partenariat local et international ? Et il conviendra dans cet exercice de clairement exposer
les objectifs majeurs poursuivis, à savoir un développement harmonieux mais, sauf l'impulsion initiale,
entièrement dans les mains des acteurs dont l'autonomie doit être atteintes le plus rapidement
possible, ce qui signifie rentabilité rapide et transparence des activités, avec des outils de gestion ad
hoc, attirant les clients et investisseurs, et, in fine, l'augmentation sensible et durable du bien-être de
10
la population de… et l'accès à l'ensemble des biens, commodités et services nécessaires à celle-ci .

* CONCRETEMENT

Essayons de sérier les tâches à accomplir. Celles-ci constitueront le socle du programme et
permettront de déterminer ultérieurement la stratégie d'action. Il s'agit bien sûr d'un court résumé
pouvant être techniquement étayé, et détaillé quant à sa mise en œuvre; cadre logique avec résultats
attendus, tableaux de suivi, budgets, chronogramme, bailleurs de fonds et partenaires potentiels etc.
Le tout nécessitant bien sûr une identification et formulation participative approfondie.

La présentation se veut être concise tout en évitant les raccourcis hasardeux.






















E n r o u t e ! L ' u t o p i e e s t u r g e n t e !
[Photo : Nsapo-Nsapo – Kasaï Occidental – Philippe Dekerck]


9 Gestion Axée Résultats : GAR - www.cota.be/SPIP/dw2_out.php?id=120
10
Objectif Général du programme ?! A définir, lors de l'identification/formulation, par les participants. Il ne
s'agit ici que d'une formulation résumant l'idée générale.
Philippe Dekerck – 5 – HI RD Congo

2. Habitat : Le noyau du processus

Cet ensemble peut se concevoir au niveau d'une famille élargie, d'un quartier ou d'un village.
Il ne s'agit que de points de repères. Le schéma est adaptable à différents niveaux
d'intervention, tout en gardant en vue le fait que les moyens mis en œuvre initiaux,
dépendant essentiellement de l'injection de fonds dans le premier temps, devront être ajustés
au mieux et optimisés car cet apport est limité dans le temps, et ne devra plus être un facteur
limitant dans l'avenir mais bien un des objectifs : trouver ou dégager les moyens de ses
ambitions (voir infra).
On considérera, en outre, les points ci-après :

 Logements, hébergements
 Ecole, centres de formations professionnelles (destinés aux acteurs des AGR et activités
diverses), et d'alphabétisation fonctionnelle destinée aux adultes.
 Dispensaire
 Aménagements hydrauliques et sanitaires, latrines ( et  séparés)
 Stockage communautaire
 Centrale d'achats
 Bâtiment administratif
 Eglise, Temple,…
 Aménagements communautaires (voir infra pour les finalités)
 …

Cette liste n'est pas exhaustive mais reprend l'essentiel (dans un premier temps).
L'adéquation de celle-ci se fera progressivement en fonction des besoins qui se feront
ressentir lors de la formulation initiale puis, progressivement, en fonction de l'évolution de
l'ensemble communautaires et des moyens dégagés par les autres activités.

2.1. Manque de capacités ?

Afin de sortir de ce biais il est suggéré de faire l'acquisition de presses à blocs stabilisés (géo-
béton) et à briques industrielles, conçues pour les conditions du terrain et permettant une
rentabilité maximisée des moyens humains mis en œuvre.
Pour exemple :
- presse manuelle : 700 blocs/jours
1.400 briques/jours
- presse motorisé : 1.700 blocs/jours
3.400 briques/jours

Il est également possible de produire des tuiles en vibro-mortier, plus économiques que la
terre cuite, selon une méthode plus respectueuse de l'environnement. De plus l'utilisation de
tuiles est beaucoup plus confortable que la tôle ondulée; étanchéité, acoustique, isolation
2
thermique… Les possibilités sont de 200 à 700 tuiles/jours, soit de 15 à 56 m /jours selon le
modèle de matériel choisi.

Ces données sont extraites d'une documentation beaucoup plus complète. Elles montrent
qu'en se professionnalisant, il est possible d'augmenter significativement la rapidité et la
qualité du travail.
Voir http://www.approtechno.com/, mais encore
http://www.ricochet-international.com/products.php?CID=19,
http://www.ceratec.eu/francais/products.asp?prodid=21&cat=6,
…par exemple).

Philippe Dekerck – 6 – HI RD Congo

Cette option de départ peut paraître drastique et ambitieuse présentée telle quelle mais elle
11répond à des besoins exprimés . Et, comme exposé ci-après, outre l'avancée claire, à tous
niveaux, du bien-être de la population, est un tremplin pour la dynamique ici envisagée.
On relèvera que la mise en place de ces capacités de production, ainsi que la formation des
responsables de ces unités, tant la main d'œuvre que le personnel cadre, pourrait déjà créer
en soi une ou plusieurs entreprises, génératrices de revenus (  d'AGR), à un niveau
12
communautaire dans un premier temps . En effet, cet outillage, et nouveaux métiers,
pourront être utilisé par un personnel formé pour tous besoins ultérieurs se faisant sentir, et
de tous ordres : blocs, briques ou tuiles pour l'aménagement des sources, réfection de
passages délicats de dessertes agricole, socles pour réservoirs d'eau, caniveaux, autres
constructions diverses…

Globalement, ce type de construction présente un nombre considérable d'avantages;
économiques, sociaux, environnementaux, qualité, simplicité d'usage, création d'emplois (voir
supra)…et donc de revenus. De part ces divers avantages, avec une gestion correcte, elle
offre l'avantage d'induire la mise en place d'une unité de production rapidement amortie,
rentable, génératrice d'emploi et créatrice de métiers. Le tout après avoir permis la mise en
place d'un lieu de vie durable, avec des constructions de qualité, en utilisant au maximum les
possibilités locales (main-d'œuvre, matériaux…).
Les autres activités, génératrices de revenus et de création de ressources (alimentaires,
matérielles…), peuvent donc se greffer sur une assise logistique stable et humainement
satisfaisante.

2.2. Aménagements connexes

Il conviendra, lors de ces constructions, d'immédiatement y prévoir les aménagements
susceptibles d'être utilisés ultérieurement.

A cet effet, dans le domaine de l'eau et de l'énergie, il est systématiquement, non seulement
prévu des raccordements aux fournisseurs institutionnels probables ou futurs (SNEL,
REGIDESO…), mais encore de préparer la mise en place de solutions alternatives à ces
fournisseurs. Ceci nécessite l'installation de matériels (tanks, groupes électrogènes, panneaux
solaires, batteries…) et aménagements/travaux adéquats (forages, adduction…).

De même, et ceci dans un souci d'hygiène, et plus simplement de respect de
l'environnement, il sera procédé :

- à une installation d'égouttage des structures mises en place : ceci permet non seulement
d'améliorer l'hygiène, les conditions sanitaires et la praticabilité des prémices (eaux
stagnantes), mais encore de juguler les phénomènes d'érosion.

- à l'élaboration d'un plan de gestion des déchets : tri, récolte, valorisation des déchets
organique, stockage et élimination des déchets inertes (incinération, enfouissements
gérés et contrôlés…).
Ce point nécessitera une sensibilisation à un tri basique des déchets menant à séparer les
déchets organiques du tout venant. Il est par exemple primordial ici de mettre en exergue
la valeur de la compostière ou de certains composants inertes pour sensibiliser la
13population .


11Communications personnelles (Philippe Dekerck)
12
Il conviendra sans doute, pour des raisons de responsabilisations et donc de pérennisation, de privatiser
ultérieurement cette unité selon des modalités à arrêter (contrôle communautaire  semi privatisation…)
13
http://www.aims.fpms.ac.be/fileadmin/user_upload/documents/plastiques2008.pdf et
http://www.isf-iai.be. Autre exemple : les sachets d'eau en plastique récupérés pour les pépinières…
Philippe Dekerck – 7 – HI RD Congo

Dans un souci de respect de l'environnement, et de confort, les bâtiments seront équipés de
14foyers améliorés afin d'optimiser, et donc de diminuer au maximum, la consommation de
charbon de bois. En ne perdant pas que de vue que les bénéficiaires de cette ressource de
revenus (braise ou makala) doivent aussi trouver dans le plan de développement une
compensation à ce changement (voir chapitre 4.).

Les infrastructures communes ayant un impérieux besoin d'électricité au moins
ponctuellement mais de manière régulière – dispensaire essentiellement – seront équipés d'un
15
panneau solaire avec l'équipement adéquat (batteries, convertisseur…) .
Tout ceci est disponible localement et relativement peu onéreux.

Il est essentiel que ces installations et aménagements soient intégrés et budgétisés dans les
plans et projections d'origine sous peine d'être rapidement, et définitivement, oubliés ou
négligés et, de ce fait, d'obérer la cohérence d'un ensemble potentiellement fonctionnel.

Ces divers aménagements et installations, d'une manière impérative, donneront lieu, pour leur
fonctionnement et entretien, à la formation d'un personnel compétent et qualifié.

Les aménagements connexes devront être étudiés plus en détail en fonction de l'implantation
de l'ensemble – qui pourrait servir de village, ou quartier, ou aménagement pilote – et de ses
activités; agricultures, élevage, pisciculture, sylviculture… Essentiellement ici pour le stockage
ou le transit. Stockage de semences, artisanat, points de vente … Le microcrédit sera
utilement déjà mis en place ici (voir infra).
Ceci sera étudié plus avant lors de la formulation du programme.

L'étude et la conception de ces aménagements sont cruciales dans la mesure ou ce sont ceux-
ci qui rendront fonctionnelles les constructions mises en place. Elles permettront de rendre
l'ensemble économiquement cohérent au niveau de l'ensemble, et, par voie de conséquence,
permettre de tendre vers un bien-être global; socio-culturel, sanitaire, éducation,
entrepreneurial, services administratifs efficaces…

Nota : Les références à caractères commerciales figurant dans les deux derniers points ne
sont données qu'à titre indicatif. Elles ont été, pour ce dossier, volontairement orientées vers
le marché congolais.

2.3. Premiers résultats attendus

A nouveau, la forme définitive de cet énoncé ne sera clairement définie que lors de la création
participative de l'arbre des solutions. Ceci pour le démarrage de l'initiative. Et ce pour chaque
ensemble ou l'initiative prendra place.

 Stratégie de développement conçue à long terme, de manière participative, dans des
perspectives offrant des débouchées, dans un cadre propice et harmonieux.
 Logements adéquats permettant une vie saine et décente.
 Environnement préservé et géré : gestion des déchets, contrôle des ressources et usage
raisonné de celles-ci, égouttage, …
 Approvisionnement en eau de qualité en quantité suffisante.
 Facilités harmonieusement intégrées à l'habitat (village, quartier, ensemble de vie, module
d'action) : école, dispensaire, église ou temple…
 Création d'emplois via les aménagements à effectuer et effectués. Création de métiers et
d'entreprises.

14 Voir http://www.aede-ped.org/rapports/rapp_laura0301.pdf ,
http://www.co2solidaire.org/pdf/lettre1_CO2solidaire_200507.pdf et
http://www.wenetcam.net/french/improvedcookstoves.php
15
http://villageglobe.biz/ et http://www.edgb2b.com/Kits_panneaux_photovoltaiques-2007946-fr-1-feuille.html
par exemple.
Philippe Dekerck – 8 – HI RD Congo

 Infrastructures, avec facilités en eau potable (au moins à proximité), énergie et sanitaires.
 Vie sociale et culturelle plus développée et rayonnante.
 Intégration de l'ensemble dans la structure administrative décentralisée correspondante,
avec gestion participative.
 Crédibilité et ouverture vers l'extérieur : investisseurs, partenaires commerciaux, et
échanges économiques de tous ordres, échanges culturels, sportifs…
Philippe Dekerck – 9 – HI RD Congo

3. Activités économiques périphériques

Il s'agit ici des activités permettant de subvenir aux besoins de la famille et au fonctionnement de
l'ensemble mis en place. Donc besoins alimentaires et ressources financières.

Le terme 'périphérique' s'entend donc comme relatif aux activités menées à l'extérieur de l'ensemble
aménagé, mais encore extérieures au cercle de vie intime que celles-ci se veulent tendre à améliorer.

Ces activités sont bien sûr étroitement liées à la vie de l'entité qui, par ailleurs, les administre, tant à
un niveau familial que communautaire, tout en étant normalement intégrées dans un état de droit
(reconnaissance légale des activités, associations et groupements divers, respect des législations en
vigueur,…).

Soulignons que ceci se réaliserait dans le cadre d'une politique de décentralisation de l'administration
nationale. Qui est donc susceptible d'appuyer l'initiative via de nouveaux moyens dégagés, et qui
pourraient être mis à la disposition de l'initiative par les services d'administration locaux compétents
auprès desquels sera représentée la population.

Ceci se fera via des procédures transparentes, démocratiques, mais clairement définies (voir à ce sujet
le chapitre 5).


3.1. Définitions – Détails

Ces activités sont, outre celles assurant la sécurité alimentaire classique, celles permettant de
tendre vers un développement des capacités menant à la création de richesses nécessaires à un
développement économique durable, en relation directe, en outre, avec un renforcement des liens
16
avec le monde de l'entreprise formel (secteur privé, FEC , transporteurs, autres partenaires
potentiels…).

Ceci nécessite impérativement de s'ouvrir à "l'extérieur", non seulement pour s'informer, mais
encore pour juger et saisir les opportunités intéressantes se présentant, et prendre les contacts
utiles et intéressants. (Voir p.e. http://www.ivt.ulg.ac.be/Doc/LaVoixduCongoPofondweb.pdf).

Dans le même ordre d'idée, il sera également assuré la visibilité du processus mis en œuvre. C'est
à ce titre, par exemple, qu'il est préconisé de développer le tourisme, aussi bien comme
ressources en tant que telle que comme image de la zone concernée. Le tourisme est intégré à
cette partie du programme car générateur de revenus et de nouveaux métiers : construction de
guest-houses, hôteliers, guides, aménagement des sites présentés…
Cette activité permet également de développer et indirectement offrir des débouchés à d'autres
activités économiques proposées à savoir l'artisanat, l'écoulement de denrées alimentaires
produites localement en créant une vitrine de la région.

Enfin, la mise en place d'un tourisme conçu d'une manière non purement consommatrice
permettrait aussi de remettre en évidence une culture et des traditions locales ou régionales, des
coutumes (plus respectueuses de l'environnement que beaucoup de règlementations…), toutes
choses trop souvent négligées sinon oubliées par certain.

Il n'est, d'autre part, définitivement plus souhaitable d'être encore dépendant du climat, d'une
monoculture (ou polyculture très limitée), de la disponibilité d'intrants ou d'autre contraintes
exclusives de ce type, trop souvent relevées actuellement, pour appréhender l'avenir. A nouveau,
l'ouverture à d'autres sources de revenus est indispensable.

Ceci implique donc également un investissement dans les domaines de la connaissance, de
l'information, et de la formation continue.

16 FEC : Fédération des Entreprises du Congo.
Philippe Dekerck – 10 – HI RD Congo