Livret des communications du PPD 2013
48 pages
Français

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Livret des Communications orales et affichées du Petit Pois Déridé - 35 ème réunion annuelle du Groupe d'Etude de Biologie et Génétique des Populations - Marseille, Août 2013

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Publié le 22 août 2013
Nombre de lectures 41
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Exrait

35 ème réunion annuelle du groupe d’Etude
de Biologie et Génétique des Populations
Communications
Du mardi 27 au vendredi 30 Août 2013
Ecole Nationale Supérieure Maritime
39 avenue du Corail
13008 Marseille
Lycée des Calanques
89 Traverse Parangon
13008 MarseilleCommunications oralesEcologie et Evolution
Besson Mathilde
Réseau tri-trophique parasitoïde-puceron-plante : interactions entre
milieu cultivé et non cultivé
Les réseaux d’interactions dans les écosystèmes jouent un rôle important
dans le maintien de services écosystémiques comme la pollinisation ou la
régulation des ravageurs de culture. Afn de préserver ces services, il nous
faut bien comprendre le fonctionnement de ses réseaux, d’où l’utilité de leur
étude. Le but de notre étude est d’analyser la structure d’un réseau tri-tro-
phique parasitoïde/phytophage/plante afn de mettre en évidence une pos -
sible compartimentation en fonction du caractère cultivé ou non des plantes
hôtes et de leur type végétatif, mais également de voir comment se distri-
buent les espèces généralistes ou spécialistes. Après recensement des as-
sociations parasitoïde-puceron-plante décrites dans la littérature en Europe,
nous avons analysé l’important jeu de donnée obtenu au moyen de tests de
permutation. Nous avons mis en évidence une compartimentation entre les
strates ligneuses et herbacées, et la possibilité d’échange de parasitoïdes
généralistes entre les plantes cultivées et non cultivées. Le même type d’ana-
lyses a été réalisé sur un réseau issu d’observations acquises dans l’écosys-
tème agricole breton, confrmant qualitativement les résultats observés à
l’échelle de l’Europe. Enfn, l’excès d’espèces spécialistes observées suggère
une effcacité plus grande de celles-ci dans l’exploitation des patchs d’hôtes.Ecologie et Evolution
Leclair Mélanie
Co-infection symbiotique : coûts et bénéfces associés
Les associations symbiotiques entre microorganismes et eucaryotes sont
omniprésentes. Le plus souvent, ces microorganismes jouent un rôle crucial
dans l’évolution et l’écologie de leurs porteurs en modifant leur phénotype.
Bien que de nombreuses espèces eucaryotes abritent plusieurs microorga-
nismes symbiotiques, la majorité des études privilégie une approche « un
symbiote - un porteur », ignorant cette multiplicité des associations symbio-
tiques. Ainsi, les questions de l’effet des infections multiples sur le phéno-
type du porteur et des processus liés à la diversité et la distribution des sym-
biotes dans les populations hôtes restent ouvertes. Une nouvelle conception
des associations symbiotiques est nécessaire ; elle doit s’affranchir de cette
vision simplifée et intégrer un niveau écologique et évolutif essentiel : la
communauté symbiotique. En utilisant pour modèles biologiques des pu-
cerons, l’objectif de ces travaux est de déterminer les processus impliqués
dans la diversité et la structure des communautés symbiotiques dans les
populations naturelles. Nos expérimentations montrent que la présence de
plusieurs symbiotes microbiens chez un même puceron génère une diminu-
tion de durée de vie et de fécondité chez le porteur. Nos résultats montrent
également que la présence de plusieurs symbiotes chez un même porteur
peut infuencer l’intensité des effets phénotypiques de ces symbiotes sur
leur porteur. Cependant, notre étude montre que ces effets de la commu-
nauté symbiotique dépendent de nombreux facteurs comme le génotype
du porteur. Ces travaux permettent de poster des hypothèses sur la dyna-
mique évolutive des associations symbiotiques chez le modèle biologique.Ecologie et Evolution
Valette Victorien, Frederic Grandjean, Bech Nicolas
Evaluating the impact of Wolbachia on the demographic history of
terrestrial crustaceans: hypotheses and project
Evaluating the impact of Wolbachia on the demographic his-
tory of terrestrial crustaceans: hypotheses and project
Currently, one of the state of the art methods used to reconstruct popula-
tions demographic history is implemented in the MSVAR 1.3 software (Storz
and Beaumont, 2002). Because demographic events impact on genetic
diversity and organization, this method analyzes the information from the
full allelic distribution in order to assess changes in effective populations’
size. Traditionally, this method is used in order to detect any collapses and
growths of populations further to the climatic fuctuations and human co -
lonization during the Quaternary. This method is able to detect whether
populations experienced a decrease (like rock ptarmigan in the Pyrenees)
or an increase (like yellow sea kraits in New Caledonia) in their effective
size. Oniscidea are terrestrial crustaceans with a worldwide range. Like
many other arthropods, several Oniscidea harbor alpha-proteobacterial en-
dosymbionts of the genus Wolbachia. This bacteria is able to manipulate
host reproduction to enhance its own transmission, for example by trans-
forming infected genetic males into functional females. As a consequence,
several Oniscidea populations harbouring Wolbachia often exhibit a strong
sex ratio distortion. It has been suggested that, in the infected popula-
tions, females may experience an increase in effective size whereas males
may experience a bottleneck. We are testing this hypothesis using classi-
cal genetic population tools and the Storz and Beaumont method (2002).Ecologie et Evolution
Husse Laëtitia, Dalecky Ambroise, Granjon Laurent, Mediannikov Oleg,
Brouat Carine
Comprendre le succès des rongeurs invasifs au Sénégal : une his-
toire de bactéries ?
Le rat noir, Rattus rattus, et la souris domestique, Mus musculus, sont
deux espèces commensales de l’Homme à fort potentiel invasif. D’origine
asiatique, ils ont accompagné ce dernier dans tous ses déplacements et
on les retrouve aujourd’hui sur tous les continents. Une des hypothèses
invoquées pour expliquer ce succès invasif est la perte d’ennemis natu-
rels (Enemy Release Hypothesis) lors des événements de colonisation de
nouvelles aires géographiques. Nous voulons vérifer cette hypothèse au
Sénégal, où l’expansion du rat et de la souris à travers le pays est rela-
tivement récente. R. rattus et M. musculus ont été introduits au Sénégal
avec les premiers bateaux arrivés d’Europe. Longtemps cantonnés aux
zones côtières et à la partie ouest du pays, ils n’ont apparemment colo-
nisé la partie orientale du Sénégal que lors des dernières décennies, en
proftant du développement des axes routiers. Une première campagne de
piégeage a été menée dans 8 villes et villages du Sénégal Oriental. Des
PCR en temps réel ont été réalisées sur 472 rongeurs et insectivores, lo-
caux (natifs) et introduits (invasifs), afn de déterminer les prévalences de
différentes bactéries chez ces différentes espèces hôtes. Si pour certaines
bactéries, comme pour Borrelia, le rat et la souris semblent bien moins in-
fectés comparés aux espèces locales, pour d’autres bactéries, la différence
n’est pas aussi nette. De prochaines analyses porteront sur des localités
anciennement envahies. Ces nouvelles données permettront d’établir des
comparaisons entre localités anciennement envahies et récemment en-
vahies et nous pourrons déterminer s’il existe un lien entre la prévalence
des infections bactériennes et les différentes phases de la colonisation.Ecologie et Evolution
Tougeron Kévin, Caterine Maureen
Différenciation de niche chez les carabes
Les agrosystèmes sont des milieux relativement homogènes qui offrent des
ressources a priori peu diversifées pour les espèces qui y habitent et donc
un nombre limité de niches écologiques disponibles. Néanmoins, l’analyse
des données de piégeage d’insectes au sein d’un paysage agricole breton
typique montre que malgré l’homogénéité relative des agro-systèmes, plus
de 165 espèces différentes sont présentes dans la seule famille des ca-
rabidés. Les coléoptères carabiques exhibent une grande variété de com-
portements, que ce soit au niveau de leurs préférences alimentaires ou de
leur rythme nycthéméral. Notre hypothèse est que leur coexistence dans les
agrosystèmes résulte d’une différenciation de niche selon au moins un des
3 axes majeurs que sont la diftemporelle, spatiale et trophique.
Dans notre étude nous avons consacré une première partie à l’analyse d’un
important jeu de données de piégeage qui nous a permis de mettre en évi-
dence l’existence d’une différenciation temporelle à l’échelle de la saison et
spatiale des espèces de coléoptères carabiques récoltées. Pour affner les
résultats, l’étude a ensuite été poursuivie en laboratoire avec un suivi vidéo
du comportement de deux espèces de carabes proches, Bembidion quadri-
maculatum et Phyla obtusa. Aucun élément n’a montré de façon certaine
une différenciation spatiale. De plus, les deux espèces montrent un fort
recouvrement de niche trophique. En revanche, nous avons mis en évidence
une différenciation de niche temporelle au niveau du cycle nycthéméral, la
première espèce citée étant diurne et l’autre nocturne. Cette différencia-
tion a été expliquée à travers une approche évolutive et comportementale.Ecologie et Evolution
Marie Alexia, Plantegenest Manuel
Infuence du mode de production agricole sur les traits d’histoire de
vie chez les coléoptères carabiques à deux échelles d’organisation
Les pratiques agricoles conventionnelles, et notamment l’usage des pro-
duits phytosanitaires ont un impact souvent négatif sur les organismes
fréquentant les milieux agricoles : perte de biodiversité ou encore pertur-
bation du développement notamment pour les communautés d’auxiliaires
des cultures. Cependant les études se concentrent souvent sur l’impact
des pratiques culturales sur la présence des espèces et non les caracté-
ristiques de celles-ci. De même, la variabilité intra-spécifque de ces traits
est souvent négligée par rapport à la vinterspécifque. Or compa-
rer les traits sélectionnés, à ces deux échelles d’organisation peut appor-
ter un éclairage sur l’importance relative des perturbations environnemen-
tales et des interactions entre les différentes espèces sur l’organisation
des communautés. En effet, une forte infuence des conditions environne -
mentales devrait homogénéiser les réponses des différentes espèces de la
communauté, comme la réponse des individus au sein d’une espèce. Une
prépondérance des interactions, en revanche, du fait de l’exclusion com-
pétitive, pourrait conduire à des réponses contrastées. Dans notre étude,
une gamme de traits (morphologie alaire, taille, sexe) ont été mesurés in-
dividuellement chez des coléoptères carabiques échantillonnés dans des
parcelles de blé de conduites en agriculture biologique ou conventionnelle.
La distribution et la variabilité des traits observés ont été comparées dans
les deux situations de production, aux échelles intra- et inter-spécifque.Ecologie et Evolution
Couceiro Lucía, Peters Akira, Le Gac Mickael, Hunsperger Heather,
Mauger Stéphane, Destombe Christophe, Cock Mark, Ahmed Sophia,
Coelho Susana, Valero Myriam
Niche-partitioning between gametophytes and sporophytes in
feld-collected Ectocarpus
The brown alga Ectocarpus has become a model for the genetic analysis of
haploid diploid life cycles in the lab, but very little is known about the occur-
rence of different species and the succession of developmental stages in
nature. We used a population genetics approach to determine which phases
of its complex life cycle are exploited under feld conditions. At a site near
Roscoff (NW France), we investigated the spatio-temporal distribution and
ecological preferences of Ectocarpus species collected on the shore. More
than 900 individuals were sampled along a shoreline gradient during three
consecutive years. Isolates were cultured in the laboratory for subsequent
genetic identifcation of taxonomic status, sex, and ploidy level. Using mole -
cular markers, we identifed three main species, with E. crouaniorum (Ecro)
living in the upper intertidal, E. siliculosus (Esil) in the mid intertidal, and E.
fasciculatus (Efas) in the lower intertidal. Using sex markers and microsa-
tellite loci, we aimed to determine whether sporophytes and gametophytes
co-occur or whether they occupy different ecological niches. Sporophytes
of Ecro were found as microscopic, epilithic thalli year-round, while game-
tophytes were only found as macroscopic thalli epiphytic on Scytosiphon
lomentaria during spring. In contrast, all Esil isolates were identifed as spo -
rophytes, whether found as epilithic microscopic thalli during winter or as epi-
phytic macroscopic thalli on 11 different species of macro-algal hosts from
spring to summer. To test the generality of this pattern, we isolated ca. 300
Ectocarpus strains from a distant region (Naples, Italy). Interestingly, Esil
in Naples appears to occupy the same ecological niche as Ecro at Roscoff.Ecologie et Evolution
Alexandre Hermine, Lambert François, Clark John L., Joly Simon
Variation des niches écologiques en fonction des syndromes de pol-
linisation au sein des genres antillais Gesneria et Rhytidophyllum
Les genres Gesneria et Rhytidophyllum (Gesneriaceae) constituent un
groupe monophylétique d’angiospermes ayant subi une radiation depuis en-
viron 8 millions d’années. Ces deux genres comprennent une soixantaine
d’espèces, principalement réparties dans les grandes Antilles. Le groupe
montre une grande diversité de morphologies forales qui correspondent à
deux syndromes de pollinisation. D’un côté les espèces qui possèdent des
feurs à large ouverture et de couleur pâle (jaune, verdâtre) qui ont une
pollinisation de type généraliste ou spécialisée sur les Chiroptères, et de
l’autre les espèces à feurs tubulaires et brillantes (rouge, orangées) qui
sont spécialisées sur la pollinisation par les colibris. Des études anté-
rieures ont démontré que l’ancêtre du groupe était pollinisé par des colibris
et que le syndrome « généraliste » a évolué à plusieurs reprises dans le
groupe. Nous testons l’hypothèse selon laquelle l’adaptation à différents
modes de pollinisation a permis une radiation adaptative du groupe. Dans
un contexte de spéciation écologique, nous nous attendons à ce que les
niches écologiques refètent davantage les syndromes de pollinisation que
les relations phylogénétiques entre espèces. Pour tester cette hypothèse,
nous avons modélisé la niche bioclimatique de 15 espèces endémiques
à Cuba à partir de données d’occurrence avec le logiciel Maxent. Puis les
niches ont été comparées à l’aide de l’indice D de Schoener et l’indice de
similarité I (Warren et al. 2008). Les résultats préliminaires suggèrent que
les niches écologiques sont très variables, et que les espèces spécialistes
ont des niches plus similaires entre elles que les généralistes.