Mon long chemin qui mène à Dieu - Témoignage

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Français
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Monlong chemin qui mène à Dieu Montémoignage Jean-LucDubé - 2016 Avant-propos 'HSXLV ORQJWHPSV TXH MH PH VRXYLHQV M¶DL WRXMRXUV VXV TX¶LO \ DYDLW XQH SXLVVDQFH 'LYLQH qui régnait dans ce monde. Mes expériences paranormales avec les entités autres que ce PRQGH P¶RQW IDLW SRVHU SOXVLHXUV TXHVWLRQV VXU PRQ LGHQWLWp -H VDYDLV TXH WRXV VHV pYpQHPHQWV QH SRXYDLHQW rWUH OH IUXLW GX KDVDUG 0RQ ORQJ FKHPLQHPHQW VSLULWXHO V¶HVW IDLW DYHF GHV MRLHV HW GHV SHLQHV PDLV VXUWRXW SDUVHPp G¶REVWDFOHV HW GH GpFHSWLRQV -¶DL dû comprendre plusieurs choses au travers de ses difficultés afin de me rendre sur le FKHPLQ TXH 'LHX DYDLW WUDFp SRXU PRL &¶HVW DX WUDYHUV GH FH WpPRLJQDJH TXH M¶DLPHUDLV que vous puissiez comprendre toute la puissance que Dieu possède. Que vous sachiez que ORUVTX¶LO D XQ SODQ SRXU YRWUH YLH YRXV QH SRXUUH] ULHQ IDLUH SRXU O¶HPSrFKHU FDU W{W RX tard il vous mettra au pied du mur afin de choisir entre le chemin de la perdition ou son chemin, sa vie et sa vérité. Je dédie premièrement ce livre à ma tendre épouse qui a su tout au long de nos vingt années de couple être patiente, aimante et dévouée entièrement à sa famille.

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Publié le 14 avril 2016
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Langue Français
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 Mon long chemin qui mène à Dieu
 Mon témoignage  Jean-Luc Dubé - 2016
Avant-propos
Depuis longtemps que je me souviens, j’ai toujours sus qu’il y avait une puissance Divine qui régnait dans ce monde. Mes expériences paranormales avec les entités autres que ce monde m’ont fait poser plusieurs questions sur mon identité. Je savais que tous ses événements ne pouvaient être le fruit du hasard. Mon long cheminement spirituel s’est fait avec des joies et des peines, mais surtout parsemé d’obstacles et de déceptions. J’ai dû comprendre plusieurs choses au travers de ses difficultés afin de me rendre sur le chemin que Dieu avait tracé pour moi. C’est au travers de ce témoignage que j’aimerais que vous puissiez comprendre toute la puissance que Dieu possède. Que vous sachiez que lorsqu’il a un plan pour votre vie, vous ne pourrez rien faire pour l’empêcher, car tôt ou tard il vous mettra au pied du mur afin de choisir entre le chemin de la perdition ou son chemin, sa vie et sa vérité. Je dédie premièrement ce livre à ma tendre épouse qui a su tout au long de nos vingt années de couple être patiente, aimante et dévouée entièrement à sa famille. Elle sera toujours la moitié de moi-même, qui est là pour me faire remettre les choses en perspectives. Dans la joie et les peines, elle est celle qui sait me faire vivre d’espoir. Elle est tout simplement mon âme sœur.Je le dédie à tous ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux. Au fil des années, j’ai pu tisser des liens avec des frères et sœurs du monde entier qui avaient le même zèle de vouloir faire propager l’évangile. Nous avons passé des heures à discuter, à prier et surtout témoigner de la puissance de la croix dans notre vie. Je dédie le tout à Christ, il n’y aura jamais assez de mots pour décrire ma reconnaissance au sacrifice de la Croix. Si je livre ce témoignage à cœur ouvert, c’est pour vous faire comprendre que votre situation a une solution et cette solution est de vivre selon la volonté de Dieu. Enfin, j’espère que mon témoignage vous édifiera et vous encouragera à ne pas perdre espoir dans votre vie. Que votre foi soit celle qui vous donnera une lueur d’espoir et vous fera savoir qu’en Christ il y a toujours une solution.
Les démons se déchaînent
Le plus loin, que je me souvienne de mon expérience avec les démons remonte à l’âge de six ans. Nous ne prenons pas toujours conscience de la gravité des événements qui se produisent dans notre vie en croyant à tort que cela est le fruit du hasard. Évidemment, c’est dans ma vie adulte que j’ai compris très tôt à un jeune âge que les démons se sont déchaînés afin d’essayer de me faire détourner du plan de Dieu pour ma vie. Que ce soit en essayant de carrément m’enlever la vie ou bien de me faire suivre le chemin de la perdition, rien n’a été laissé au hasard afin de me faire écarter de mon chemin.Les anges veillent Tout au long de mon récit, je vous décrirai plusieurs événements qui auraient pu devenir tragiques dans ma vie, mais dont les anges étaient là pour me protéger. Autant de fois que j’ai défié la mort et qui m’ont presque amené à penser que je détenais une force surnaturelle invincible à ce monde. C’est une fois converti que j’ai compris que cette force s’appelle Jésus.Mon premier événement face à la mort En 1978, nous avions déménagé sur une grande artère de Montréal au nord de la ville. Je provenais d’une petite rue à sens unique et à ce si bas âge, je n’étais pas encore habitué et habilité à traverser les rues de façon sécuritaire. C’est de cette façon que moi et ma sœur nous avions décidé d’aller à la petite épicerie près de la maison en traversant cette rue très passante. Chemin faisant, nous étions habitués de regarder d’un seul côté de la rue en traversant et c’est ce que nous avions faiten nous engageant sur la route afin de traverser de l’autre côté de la rue. Cet événement m’a beaucoup marqué et c’est pour cette raison que je me souviens de tous les détails 38 ans après. Je revis la scène comme si cela s’était passé hier.
Je me souviens très bien du crissement des pneus de la voiture qui de peine et de misère a freiné pour éviter de ne nous frapper. Je me souviens très bien de la pression du pare-chocs de cette grosse voiture sur le côté de ma jambe droite. Je me souviens de cette peur qui a envahi mon corps tout entier après avoir frôlé la mort de si près. Je me rappelle que malgré le poids du pare-chocs sur ma jambe, je n’ai subi aucune blessure et pu continuer à traverser la route sans difficulté. Je me souviens surtout du fait que j’ai eu plus peur de la réaction de ma mère si elle apprenait cet événement que du fait que j’aurai pu mourir ce jour-là. Aujourd’hui, ce que je retire de cet événement est que Dieu a vraiment tous prévu pour ma vie dans les moindres détails.Satan connaissait ce plan et a voulu m’éliminer en partant comme Hérode a voulu le faire avec Christ. Dieu qui veille et qui s’assure que son plan soit accompli à envoyer une légion d’anges ce jour de 1978 afin que je puisse voir les bénédictions qu’ils m’avaient réservées. Ces anges m’ont secouru plus qu’une fois et je sais que je pourrai toujours compter sur eux. Mon long parcours Pour faire un résumé de mon enfance, je pourrai dire ceci; j’ai vécu mon enfance dans la ville de Montréal parmi unefamille monoparentale. Vivant avec mes deux sœurs et un frère, nous n’avons jamais manqué de quelques choses, mais n’étions pas riches. J’ai dû me résigner à comprendre que je n’allais pas vivre une vie aisée et que je devais forcer et travailler à un jeune âge si je voulais m’en sortir. Nous ne réalisons pas comment les événements vécus en bas âge peuvent avoir une influence directe sur nos émotions et ainsi forger notre caractère. J’ai quand même vécu une enfance heureuse malgré le fait que je ne vivais pas toujours dans un environnement propice à une croissance saine. Aujourd’hui, je loue le Seigneur de m’avoir fait vivre des expériences éprouvantes émotivement, car cela m’a apporté beaucoup plus de bien que de tords. Les épreuves durant mon adolescence m’ont permis de devenir très indépendant et avoir de la persévérance ainsi que de la ténacité lors des épreuves.C’est à mon adolescence à l’âge de 14 ans que cela s’est compliqué. Je vous raconte tout cela afin que vous puissiez comprendre dans quel état d’esprit que je me trouvais à ma conversion et le pourquoi de certains choix dans ma vie juste avant.
Mon caractère se forge Tant d’événements survenus avec ma mère après mes 14 ans ont perpétré cette colère que j’avais en moi. Je ne comprenais pas souvent ce qui me rendait si intolérant et surtout très colérique. C’est plus tard que j’ai compris que toutesses émotions enfouies en moi me faisaient vivre tristesse par-dessus tristesse. J’ai dû passer par un long processus de cheminement spirituel afin de me sortir de ce cercle vicieux qu’est la violence.Ma mère combattait ses propres démons, elle n’a pas eu la vie facile étant de cette génération qui devait se battre à peine sortie de la puberté afin de survivre dans ce monde. Elle a quitté sa famille à l’âge de 14 ans afin d’aller travailler dans les grandes villes pour pouvoir penser à avoir un avenir heureux. Autant de mauvaises expériences vécues dans sa vie qui l’a rendue amère et surtout remplie de phobie dont elle n’a jamais su se sortir. Elle a sombré dans l’alcoolisme ce qui nous a fait vivre à nous ses enfants une période sombre à l’adolescence en pleine période de quête d’identité.Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais toutes ses tentatives de suicide, ses dépressions, ses jours en psychiatrie ont attisé cette colère que j’avais en moi et qui allait m’entraîner dans un monde de violence auquel je m’étais habitué.
Ma relation avec un père distant et colérique a aussi joué un très grand rôle dans la voie que j’allais suivre au début de ma jeune vie adulte. Lui aussi étant alcoolique a vécus des choses uniques, dont la perte de son père, àl’âge de 7 ans. Mes deux parents sont nés durant les années vingt et trente. Des années, ici en Amérique, où l'on essayait tant bien que mal à survivre au lieu de vivre. Ils ont fait de leur mieux afin de nous faire grandir et surtout à voir que nous ne manquions de rien. Ils ont eu leurs forces et leurs faiblesses et surtout malgré toutes leurs imperfections, ils ont sus sacrifié leur vie pour que leurs enfants puissent être ce qu'ils sont aujourd’hui.
Ma première recherche d’un sens à mavie À la fin de mon secondaire (lycée), j’étais totalement perdu sur mon identité. Je ne savais pas ce que je voulais faire dans la vie et surtout vers quel chemin me rendre. Je me posais des questions sur le sens de ma vie et c’est ainsi que les amis sont devenus mon échappatoire. Je me rends compte que si je n’avais pas eu cette bande d’amis durant mon adolescence, je n’aurais surement pas survécu émotionnellement en raison de tout ce que je vivais à la maison. Nous étions comme tous les enfants de notre âge, nous aimions le sport, se regrouper en bande et traîner dans le quartier pour faire les 400 ans coups. À cette époque, je m’étais entouré de plusieurs groupes de personnes, il y avait ceux avec qui j’avais grandi et s’adonnait aux sports, ceux qui recherchaient une échappatoire dans la drogue et ceux qui continuaient leur cheminement dans leurs études. C’est de cette façon que j’allais d’un extrême à l’autre. Je ne savais pas trop où donner la tête et me lançais dans 50 projets en même temps. J’ai dû faire deux programmes au cégep et un autre à l’université avant de toute abandonner durant cette période. Je me suis même enrôlé dans l’armée canadienne croyant que cela était ma voie. Ma recherche de sens à ma vie a été très difficile jusqu’à être très angoissé à 20 ans. Je vivais dans ce monde en ayant toujours les pensées sur l’au-delà. Je n’arrivais pas à comprendre le sens de la vie et de ce que la bible expliquait tel que la vie éternelle, la vie après la mort, etc. Tout cela ne me rentrait pas dansle cerveau, j’en étais très angoissé jusqu’à m’empêcher d’avancer. J’ai débuté à pratiquer les arts martiaux à cette époque afin de canaliser cette énergie et pouvoir avoir un certain contrôle sur moi-même. Ce que je ne savais pas c’est que ce choix d’adhérer à cette école de Kung fu allait être mon entrée sur le chemin du grand banditisme quelques années plus tard.
Mes premières expériences paranormales J’ai vécu plusieurs situations paranormales avant ma conversion dont je ne comprenais pas le sens. Il y avait des pouvoirs que je détenais que j’ai compris par la suite que cela n’était pas forcément des signes du ciel. Nous avions ce don dans la famille de ressentir spirituellement les choses. Comme le fait d'appréhender un téléphone qui sonne, un événement qui va arriver dans les prochaines minutes ou prochaines heures, une personne qui va me visiter. J’avais ce sixième sens qui contribuait à mélanger mesà croyances cette époque. C’est à l’âge de 19 ans que j’ai vraiment eus ma première expérience avec la vie après la mort. C’est à ce moment que j’ai compris que l’âme et le corps étaient deux entités distinctes de l’humain.Je travaillais dans un immeuble de la division des sports et des loisirs de la ville de Montréal en tant que surveillant d’installation. Mon travail consistait à surveiller un immeuble d’où les usagers du parc venaient pour aller à la toilette ou utiliser les vestiaires. Les gens fréquentaient beaucoup ce parc en raison des installations sportives telles que la piscine, les patinoires et les nombreux sentiers pour se balader. Mais en ce mois de novembre 1991, le temps maussade à l’extérieur n’encourageait pas les gens à fréquenter le parc. C’était un dimanche soir et nous étions en fin d’après-midi. Je décidai d’aller me reposer sur le banc du bureau en bas dans le sous-sol. Je dormais profondément jusqu’au moment où j’ai senti mon âme sortir de mon corps. Je me souviens très bien de cemoment, car cela m’avait fait assez peur. Mon âme se rendit jusqu’au plafond et à ce moment précis où je réfléchis en moi-même et me posa la question où j'allais? Et que je devais regagner mon corps. C'est à cet instant que mon esprit redescendit tranquillement vers mon corps que je pouvais voir très bien du haut des airs. Lorsque mon esprit est revenu à l’intérieur de mon corps, je me rappelle très bien le dédoublement et la sensation d’être enfermé dans du béton que cela m’a fait. Cela a duré jusqu'à tant que je puisse me lever tout d’un coup du banc en ne réalisant pas ce qui venait de se produire. Le premier réflexe que j’ai eu est de regarder ma montre et constater qu’il était 18 h 25, donc que cela faisait 1 h 30 que j’étais couché à cet endroit.
Cet événement troublant m’a fait assez peur à ce moment, car je ne savais pas quoi pensé. J’étais tellement angoissé avec l’idée d’une vie après la mort et ma recherche du sens de ma vie que cela n’a fait que rajouter des questionnements à tout cela. Lereste de la soirée, je suis resté réveillé en ayant eu cette peur plus tôt et par la suite, je suis rentré à la maison après le travail à 22 h. C’est arrivé près de chez moi que je constate que la fenêtre arrière de notre maison a été brisée et recouverted’un sac de vidanges afin de cacher le trou fait par le bris de la fenêtre. Au même moment, je vis ma voisine de l’époque qui vint m’expliquer que ma mère avait eu un malaise et que les ambulanciers l’avaient retrouvé au sol évanoui et avaient dû briser la fenêtre pour entrer dans la maison. Elle me dit que l’événement a eu lieu vers 18 h 20, l’heure exacte où j’ai fait l’expérience de la sortie de mon corps. Je n’ai pas tout à fait compris le sens à cet événement, mais ce que je peux vous assurer c’est que cela n’a pas aidé l’état d’esprit que je me trouvais à cette époque. J’ai continué durant des années à chercher un sens à ma vie et à tous ses événements paranormaux que je vivais sans en trouver le réel sens. Il y a de ses jours, à force de penser à mes questionnements existentiels, je n’arrivais plus à fonctionner normalement. C’est dans ses moments que je m’isolais et pouvait demeurer des jours enfermés dans ma chambre à la maison à ne pas vouloir aller à l’extérieure. J’ai eu constamment ses périodes de découragement suivi de périodes plein d’enthousiasmes à ma jeune vingtaine. J’étais toujours entre l’espoir et le désespoir.La deuxième protection du ciel Durant cette période j’ai vécu un deuxième événement qui aurait pu m’être fatal. En septembre de1993, je travaillais toujours comme surveillant d’installation dans un complexe sportif appartenant à la ville de Montréal. Je me rendis à la maison vers 23 h à la fin de ma journée de boulot. Le bus étant rare à cette heure, j’avais l’habitude de marcher jusqu’au train souterrain (Métro). Je marchais sur cette grande rue de Montréal lorsque je longis un parc près de mon travail.
À un moment rendu presque au croisement j’entendis une voix me dire d'attacher mon soulier. Je me souviens d’avoir regardé mon soulier et me dire qu’il était déjà attaché. À cette époque comme je ressentais plusieurs choses paranormales je ne pensais pas que cette voix venait de Dieu. Je continuai à marcher lorsqu’une voix plus insistante me dit à nouveau d'attacher mes souliers. Je m’arrêtai un moment afin de regarder tout autour de moi afin de voir si je ne voyais pas une personne.
La voix se faisait de plus en plus forte et réelle, tellement que j’avais l’impression qu’une personne me suivait et me parla. J’ai regardé dans tous les sens et me suis mis à rire voyant qu’il n’y avait personne et en croyant que mon esprit me jouait destours. Après avoir fait 2 autres pas une voix forte comme si quelqu’un était à mes côtés me dit avec un ton autoritaire, je t’ordonne d’attacher ton soulier. J’ai mis un genou par terre et même si mon soulier était attaché, je les défais pour le rattacher.C’est à ce moment précis où j’ai entendu un gros bruit provenant de deux voitures qui se cognent. J’ai relevé la tête et vu passer à 2 pas de moi une des voitures qui a continué sa route jusqu’à s’arrêter dans le parc. Je suis resté sans voix, car la voiture accidentée dans le parc était passée à l’endroit où je devais être si j’avais continué à marcher et également de ne pas écouter la voix qui me parlait. J’ai sus à cette époque que quelque chose de surnaturel m’avait épargnée de la mort. Mais à cetteépoque, je croyais avoir plutôt un pouvoir surréaliste qui m’aidait à déceler les événements négatifs pour ma vie. Aujourd’hui, je sais que tous ses événements ont été programmés par le diable, maisqu’ils ont eu un dénouement heureux en raison de la main de Dieu. Une troisième chance Vers 1996, un autre événement avec un véhicule est survenu quelque temps avant mon premier voyage en Afrique. Nous étions trois dans une voiture et nous nous rendions dans une autre ville à 200 km de Montréal soit la capitale du Canada Ottawa. C’est sur lechemin du retour que le tout est survenu. J’étais couché sur la banquette arrière de la voiture étant très fatiguée. Un de mes amis dormait également du côté passager. À un moment, un bruit m’a réveillé et avant même de réaliser ce qui se passait je vis le conducteur essayer de reprendre le contrôle de la voiture qui se mit à zigzaguer sur l’autoroute.
Après quelques efforts infructueux, nous avons fait plusieurs tours complets sur nous même en poursuivant notre route vers le côté de cette dernière. Nous roulions à une grande vitesse et seul un miracle allait nous faire survivre à cet accident. C’est bien ce qui est arrivé lorsque les hautes herbes en bordure de route ont ralenti la course de la voiture et l’arrêter juste avant que nous heurtions un arbre.
La voiture s’est immobilisée à moins d’un mètre de l’arbre et en terminant sa course sur le côté. Nous avons pu sortir du véhicule par le toit ouvrant et constaté que nous n’avions subi aucune blessure même pas une égratignure. C’est de cette façon que se terminait un autre événement qui aurait pu me couter la vie et dont Dieu avait mis sa main afin de me protéger. Cette autre tentative est survenue quelque temps avant que je n’arrive au Cameroun pour la première fois. Le diable avait essayé encore une fois de m’éliminer, car il savait que ce voyage allait être celui qui allait changer mon destin. Mon entrée sur le chemin du crime Déjà à 18 ans, j’avais ce désir de faire de l’argent afin de pouvoir faire ce que je veux dans la vie. Comme plusieurs jeunes ici en Amérique, nous avions beaucoup de stratagèmes afin de pouvoir arriver à nos fins. Cela a débuté par de petits larcins, des vols, des fraudes jusqu’au jour où à l’école de karaté je rencontre une personne qui allait faire partie de mon destin. Durant quatre années, nous nous côtoyâmes dans cette école afin de partager notre passion pour notre discipline. Le tout a changé le jour où je me suis lié d’amitié avec cette personne et nous décidions avec un autre ami de sortir dans les boites ensemble. De rencontre en rencontre me voilà en train de consommer des drogues et de l’alcool à profusion. Chaque rencontre faisait sortir son lot d’émotion forte, je trouvais dans ce paradis éphémère des sentiments de bien-être qui me faisait oublier mes peines et mes angoisses. Le tout s’est poursuivi jusqu’à cette date décisive du 18 décembre 1993, le jour où cette fréquentation allait prendre une autre tournure.
Le cauchemar sur routeUne quatrième chance Nous nous sommes rendus dans un bar de Montréal afin de faire la fête et célébrer le temps de Noël ensemble. Durant la soirée, l’alcool coulait à flots et l’ambiance était festive. Il fut un temps où l’alcool faisait effet et que je commençais à ressentirune véritable fatigue. Je pris la décision d’aller à la voiture de mon ami afin de prendre une dose de cocaïne. Mon ami étant trafiquant ne manquait pas du tout de cette substance avec lui. J’en étais tellement bourré que j’en ai fait éclater plusieurs sacs dans sa voiture. La prise de cette drogue mélangée avec toutl’alcool fortdurant la soirée n’a fait que me rendre dans un état où je ne savais pas trop ce que je faisais. Mon ami, qui avait rencontré une fille au bar me demanda alors si je pouvais conduire son véhicule, car il allait embarquer avec la demoiselle. Il me posa la question si j’étais en état de conduire et évidemment mon état ne me permit pas de prendre la meilleure décision pour ma vie. C’est ainsi que nous sommes parties sur l’autoroute en nous suivant chacun dans sa voiture afin de se rendre dans un autre restaurant où nous allions continuer notre soirée. L’alcool n’aidant pas, je distançasse leur véhicule et à ce moment me rendis compte que j’avais raté la sortie. À ce moment-là, jen’avais qu’une chose en tête soit de rentrer à la maison pour garer la voiture et aller dormir pour attendre le lendemain. De ce point à chez moi, il y avait 20 minutes qui nous séparaient. Je croyais de pouvoir me rendre facilement et voilà que l’impensable survint. Je me souviens de cette soirée d’où je conduisais la voiture presque couchée dans le fond du banc et d'où je ne voyais que les pancartes au-dessus de l’autoroute qui indiquait le chemin. Je me souviens d’avoir entendu un énorme bruit de cognement, de m’être retrouvé par-dessus un terre-plein et d’avoir arrêté la voiture. C’est à ce moment précis que ma vie a basculé.Je me souviens également de la face du chauffeur du bus dont je m’étais réfugié croyant être dans un rêve. J’étais tellement dans un état embrouillé par la drogue et l’alcool que tout ce que j’ai réussi à faire est de me coucher sur le banc du bus en demandant au conducteur de me reconduire chez moi.