Vincent Beckers raconte le pélerinage à St Jacques de Compostelle, en lien avec le tarot

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L’école de symbolisme de Vincent Beckers veut casser l’image divinatoire dont sont affublées des disciplines telles que le tarot, l’astrologie ou la numérologie.
Recadrant les choses dans leur aspect pilosophique d’origine et développant l’étude symbolique, l’école ésotérique étudie aussi la compréhension des mythes fondateurs.
Souhaitant également décloisonner les études philosophiques et symboliques qui prétendent que leur discipline est LA discipline, l’école ésotérique de Vincent Beckers vise à créer des ponts et tisser des liens entre les branches dites occultes, de l’Arbre des Connaissances.
Enfin, aider le Cherchant à passer de l’ésotérisme à l’exotérisme serait le plus cher souhait de son fondateur. Transmettre et vulgariser.
Pour tailler sa pierre en conscience.
Rendez-vous sur le site de Vincent Beckers :
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Publié le 02 novembre 2014
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Vincent Beckers raconte le pèlerinage à St Jacques et le tarot Introduction Le tarot de Marseille, pur produit médiéval occidental, s’inscrit dans une spatiotemporalité durant laquelle le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle bat son plein. Tout le monde, des puissantsaux plus petits paysans, sait de quoi il s’agit.Oh, bien sûr, quasiment personne ne sait exactement où cela se trouve. Quelque part à l’Ouest. Làbas, tout au bout des terres. Mais tout le monde connaît Saint Jacques, l’apôtreet certainement que la plupart ; savent tout le bien qu’il a fait, à la fois pour la religion catholique, mais aussi pour endiguer la progression musulmane. Ses reliques se trouvent à Compostelle. Et elles guérissent, ces reliques ! Bref, le mot Saint Jacques évoque « quelque chose » à monsieurtoutlemonde. Tout comme aujourd’hui, à l’audition du mot «Lourdes », tout un chacun a une petite idée de ce qui s’y passe. Et d’avoir aussi son opinion sur la question.Qu’ils soient catholiques, fervents croyants et pratiquants, ouChercheurs de Vérité (alchimistes, occultistes, hermétistes, …), tous ceux qui partent sur le Chemin sont en quête. Que ce soit une quête de rachat, de pardon, d’expiation de faute, d’espérance de miracle ou guérison physique / psychologique. Voir une quête de soi, recherche de Connaissance ou encore parcours initiatique, au sens premier et noble du terme. Tous, au MoyenAge, savent à quoi ils s’engagent en partant sur la route.Car il ne s’agit pas, comme ceux qui prennent le bourdon aujourd’hui, de partir en toute sécurité, sur un sentier balisé, avec des haltes confortables et une pitance assurée. Le pèlerinage médiéval est mortel. On peut ne pas en revenir. La mort, physique est au rendezvous et guette à chaque tournant. Les brigands, friands d’une cible peu armée, affaiblie, bien souvent isolée et peu résistante, guettent les pèlerinssur le plateau de l’Aubracdans la Meseta (FR), espagnole,ou au détour d’un bois touffu.
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Les animaux sauvages sont aussi nombreux que mortels : loups, chiens errants, serpents, scorpions, ours, …Les maladies se contractent à qui mieux mieux : on meurt de faim et de froid. Egaré. On meurt de blessures mal ou non soignées. On meurt d’infection qui se sont aggravées. Observe bien le dessin. Les détails. Au fond.
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Pour essayer de mieux baliser encore ta compréhension du pèlerinage médiéval, par rapport à ce que tes lectures ou reportages contemporains ont imprégné dans ta vision de la chose, il me semble bon de te préciser aussi que les pèlerinsn’avaientni GPS, ni carte précise et que le sentier n’était pas balisé decoquilles ou symboles du GR65. Fondamental aussi de prendre conscience que ce qui fait office de chemin dégagé de nos jours, n’était que sentes, non défrichéesà l’époque.Important de prendre conscience que la forêt, dense et touffue, peu entretenue, occupait bien plus d’espace qu’aujourd’hui.Quant à l’équipement du pèlerin, avec sa cape, sonbissac et ses sandales, il se situe à des annéeslumière de la technologie sophistiquée mise à disposition du marcheur ème du 21 siècle.
Il faut aussi bien se rendre compte que le pèlerin médiéval qui part doit …revenir. Tu me diras que pour nos contemporains, c’est le cas aussi. Hé, hé. A ton avis, quel est le pourcentage des marcheurs actuelsqui s’en reviennent de Compostelle par le chemin emprunté à l’aller ? Nous sommes à moins de 3 % ! Ce qui signifie que les
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pèlerins actuels « remontent » par les moyens de locomotion modernes : car, train, avion ou bateau. Le retour à la case départ prend deux à cinq jours. Au MoyenAge, il fallait repartir pour 3, 6 ou 9 moisde marche ! C’est sans doute une des différences primordiales à comprendre: le retour n’est pas vécu du tout de la même façon à l’époque médiéval que de nos jours.Or, après quelques mois de marche, savoir qu’il faut repartir en sens inverse, réaffronter les cols, les côtes abruptes, les bois inquiétants, les villages où on est accueilli à coups de pierres, les endroits où on s’est fait agresser, … tout cela devait jouer sur le moral. La perspective, après s’être agenouillé aux pieds de la statue de Saint Jacques dans la basilique, de reprendre son bourdon, replacer son bissacsur l’épaule, et se remettre en chemin, devait avoir une saveur radicalement différente que l’état d’esprit du ème marcheur du 21 siècle, qui peut souffler en se disant : «Je l’ai fait! C’est fini. J’y suis. » Le pèlerin médiéval arrivé à Compostelle n’est qu’à michemin de son périple. Il n’est qu’à la moitié de son trajet. Il n’a parcouru que 50 % des 3.500 km (en moyenne) que constituent son parcours. La question de la pitance et du gîte mérite aussi un petit commentaire. Siaujourd’hui, on peut aller jusqu’à réserver cinq mois à l’avance son gîte et son couvert, il n’en allait bien évidemment pas demême au MoyenAge. Le pèlerin quête aussi. Bien sûr, il est en quête (de lui même), mais il quête également. Son pain et son lit. Humilité. Le pèlerin frappe à la porte et, n’ayant bien souvent que peu ou pas de quoi payer, il quémande. Hospitalité et nourriture.
Avec le risque bien réel de se voir éconduit. Nuit à la belle étoile et jeûne forcé de s’en suivre.Le pèlerinage au MoyenAge, c’est aussi replacer dans le contexte de l’époque des mots tels que mendier ou demander l’hospitalité, tendre lamain. Le terme « paumé» vient d’ailleurs du fait de tendre la paume de la main pour recevoir. ème Saiton encore demander aujourd’hui ? Aton, dans notre Europe du 21 siècle, cette notion d’hospitalité pour l’inconnu? Ouvreton seulement encore la porte à un inconnu, derrière nos caméras de surveillance, comités de vigilance de quartier, et autres grilles électrifiées ceinturant notre sacrosainte propriété privée ? Offreton le couvert naturellement à celui qui a faim ? Autres temps, autres mœurs.Au MoyenAge, le pèlerin compte sur ses semblables pour sa survie. Et il va de soi que le pèlerin est majoritairement accueilli, reçu, nourri et logé.
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Pour comprendre le MoyenAge, regardonsle avec les yeux de l’époque.Enfin, j’ai envie de te rappeler le contexte sociopolitique du MoyenAge. Celui qui quitte son terroir et sa famille pour quelques mois, sait que l’au revoir sera peutêtre un adieu. Nonobstant les dangers et risques évoqués ciavant, il y a aussi ce qu’on laisse, ceux qu’on quitte.La mortalité infantile est élevée au MoyenAge. Quitter sa progéniture en bas âge, c’est probablement risquer de ne plusla revoir vivante. La famine, les maladies, les épidémies font des ravages cycliques. Parents, conjoint(e) risquent fort de ne plus être là, dans un ou deux ans : le pèlerin qui quitte sa famille sait qu’au retour, il ne la reverra pas au complet. S’il la revoit! Car la politique est houleuse et le pouvoir des Puissants, versatile. Des razzias de guerriers aux rafles de brigands, en passant par les guerres ou les changements de frontières, la probabilité est grande pour le pèlerin de ne plus revoir son village ou sa maison dans le même état qu’au départ.Le pèlerin qui quitte sa famille sait qu’au retour, il risque de ne plus reconnaître les lieux. Si lieu il subsiste. Enfin, la rumeur est essentielle et fonctionne telle un moteur de conscience dans la société médiévale. «On dit que les pèlerins se sont faits agressés; j’ai entendu dire qu’un villageois d’ici, parti sur le chemin de Saint Jacques, aurait été retrouvé mort sur les bords du chemin; il semblerait qu’une avalanche ait fait des dégâts parmi les pèlerins cette année,» Et si mon mari était de ceuxlà ? La vie est courte, chère madame. Et les besoins du cœur et du corps impérieux.Remariage. Consenti par la communauté, et ce d’autant plus volontiers que c’est elle qui a colporté, cautionné la rumeur. Avec comme résultat que le pèlerin qui s’en revient, peut très bien trouver un autre homme dans le lit conjugal. Le pèlerin qui quitte son épouse sait qu’au retour, il risque de ne plus avoir de femme.Ou,plus pénible encore, la rumeur ayant fait son œuvre, le pèlerin a été signalé comme mort. Et son retour de s’apparenter à l’arrivée d’un fantôme. Avec comme conséquence, le rejet, bannissement du village : les spectres et âmes errantes sont aussi des croyances dont on a peur au MoyenAge. Sij’aienrobéprésentation du pèlerinage au fil des lignes, ma c’est parce que je souhaitaist’aider à mettre en perspective la différence gigantesque qu’il y a entre partir à Saint jacques aujourd’hui, et prendre le Chemin, au MoyenAge. 1 Notre compréhension du tarot est à ce prix. Ce dernier raconte le pèlerinage. Il faut donc être capable de lire les cartes avec les yeux des contemporains à qui elles étaient destinées. Le pèlerin médiéval sait qu’au moment où il prend sonbissac, il risque de mourir. Et si retour il y a, plus rien ne sera jamais comme avant.
1 voir tarot psychologique, p. 60 ss
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Lorsque nous évoquerons les deux cartes qui constituent toute la quintessence du message des Imagiers (M/ Mât et 13/ASN ), tu comprendras mieux le sens de cette longue introduction.
Le mandala du tarot, tel un chemin de Saint Jacques Le Mât, 45 % de la signification symbolique du tarot ! Prendre le bourdon Seule carte du tarot non numérotée, M/ Mât est donc volontairement placé horsjeu. Tel un personnage extraordinaire, il esthors d’inaire. A l’image du pèlerin qui s’est volontairement mis hors de la société pour suivre son chemin, le Mât n’est pas une carte comme les autres.Non numérotée, sans numéro de registre national sur sa carte d’identité, il est marginal, en marge de. On saura cependant à quel genre de personnage on aura affaire, si on le croise au détour d’un sentier.On le reconnaîtra à ses signes distinctifs. Et Dieu sait,s’il est important au MoyenAge (au MoyenAge uniquement ?) de pouvoirremettre, reconnaîtrequelqu’un.Le pèlerin dispose d’indices internationalement identifiables qui font de lui, certes un marginal, mais un marginal étiquetable : bourdon, cap ou long manteau, chapeau à large bord, bissac, gourde et coquille Saint Jacques (au retour) sont ses signes de reconnaissance.
Le contemporain du tarot, observant la carte du Mât, reconnaît bien en lui un authentique jacquet, un pèlerin de Saint Jacques. Le pèlerin sait qu’il sort de la normalité (au sens de respect des normes) en prenant la voie de la marche. Celui qui entame le pèlerinage est bien conscientqu’on ne le regardera plus avec les mêmes yeux avant et après. Il suffit d’entendre les réactions, aujourd’hui encore, des gens à qui l’on parle d’une personne quia fait Saint Jacques. Arrêtetoi un moment dans ta lecture.
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Pense à un de tes proches. Imagine qu’il t’annonce maintenant qu’il part pour Compostelle. Quelle est ta réaction primaire ? quels sont tes questionnements ? que projettestu spontanément comme remarque ? Arrêtetoi encore un instant dans ta lecture (décidément, je tiens à ce que tu profites au maximum de ce chapitre : retoursurinvestissement garanti). Et si ? Et si, toi, tu prenais le bourdon? Et si, toi aussi, tu t’en allais, dans neuf mois, sur les routes de Saint Jacques ? Imagine un peu tout ce à quoi tu devras renoncer, tous les risques professionnels encourus, les tenants et aboutissants d’un investissement financier tel que celuilà, les conséquences au niveau de la vie quotidienne dans ta famille …« holàlà, mais qui va aller conduire le petit au football ? »Non, décidément, c’est trop compliqué de partir pour Compostelle, hein ! Le pèlerin est un être qui inspire méfiance et respect, dont on dira avec égard qu’il est en quête ou… dont raillera la folie. Cette carte n’estelle d’ailleurs pas appelée le Fou dans certains jeux ? D’ailleurs, ne fautil pas être fou pour entamer un périple vers le bout du monde ? Partir, revenir Le bout du monde ? Monde. 21/Monde. Dernière carte du tarot. Aboutissement. Le Mât se dirige vers le Monde, vers Fisterra. Fisterra, Finistère, là où se finit la terre, le bout du monde. Oui, oui, les Imagiers nous ont symbolisé le périple du pèlerin dans le tarot. Et ils ont fait bien plus encore pour nous permettre de comprendre que la démarche est essentielle. Chien du Mât qui entame la route, au corps dont la forme épouse la mandorle de 21/Monde, pour nous signifier qu’une fois arrivé, il nous faudra repartir. Entamer le chemin en sens inverse.
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Du coup, puisqu’il faut revenir,il faut parcourir le mandala en sens inverse. Ce qui me permet de livrer ceci à ta méditation.
Balises : accepter de faire du quatrième pied de table de 1/Bateleur, le corps Pourraistu du chien ?  Constatestu que seule 11/Force ne bouge pas de place, témoignant du fait qu’elle demeure le centre, le nœud du problème pour le Pèlerin. Ainsi que, d’un point de vue occulte, le cœur du message du tarot. Comment ressenstu l’enchaînement visuel 13/ASN12/Pendu 11/Force ?  Et 2/Papesse 1/Bateleur, d’un point de vue récolte du fruit du travail accompli? comment comprendre 17/Etoile  16/Maison 15/Diable ? Mais Hum ! que de joies de réflexion en perspective …Tout se terminera donc par un nouveau départ : 1/Bateleur bis. Tout se terminera là où cela a commencé. Te souvienstu de l’analogie départ  retour des hobbits dans le Seigneur des Anneaux ?
Pourquoi le Mât partil ?Et puis d’abord, qui estil ?
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En te rappelant tout d’abord une des bases de lecture d’une carte en général, et du mandala en particulier : on lit de haut en bas, de gauche à droite. Comme dans un livre. C’est 2/Papesse qui nous livre cette clé de décodage.Partant de ce postulat, que voistu en premier dans la carte du Mât ? Le chien. D’où vientil ? De la gauche, assimilé au passé. Le personnage est donc poussé, par son passé, à se mettre en mouvement. Il y a donc « quelque chose » dans son histoire personnelle qui le pousse à prendre son baluchon et partir en quête. Reformulation : « quelque chose » tapi au plus profond de lui, le pousse à entreprendre le chemin. Nous sommes dans le simple décodage de l’image.Afin d’identifier «» qui le pousse à se mettre en route, observons les pattes du ce chien. Elles appuient sur larrièrecuisse du personnage, un espace, style feuille verte. Feuille, symbole de ce qui se régénère, ce qui revient de manière cyclique, à l’image des saisons. Vert foncé, couleur de la nature naturante, selon l’expression de Jodorowsky. C’est ici que le parallèle avec la culture, les croyances et les mythes devient intéressant. Qui est le patron des pèlerins ? Saint Roch. Qui est Saint Roch ? Saint Roch (12001237) est né à Montpellier. Il se rend en pèlerinage à Rome où sévit la peste. Chemin faisant, il soigne de nombreux malades. Luimême atteint, il s'isole dans une forêt où un ange le soigne, tandis qu'un chien lui apporte chaque jour un pain. Il en retirera un don de guérison, mais, pris pour un espion, mourra en prison. Il deviendra le saint patron des voyageurs en général, et des pèlerins en particulier. Dans les sculptures, il est souvent représenté, accompagné du chien, du bourdon et montrant sa blessure au niveau du haut de la cuisse. On peut donc lire son histoire sous l’angle symbolique et la rapprocher du travail à accomplir dans la chair, sa chair, avec ses blessures. 2 J’ai déjà évoqué les pistes de développement personnel que cela engendre. Le décodage en devient : sont bel et bien nos blessures intérieures qui nous poussent à nous mettre ce en chemin
2 voir tarot psychologique, p.56 ss.
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la guérison est au bout du périple le chien soi ne Saint Roch)
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Ce qui nous intéresse ici, à niveau 3, c’est qu’on peut donc voir Saint Roch dans le Mât. Or Saint Roch, dans l’iconographie médiévale, pointe souvent sa cuisse, en direction du genou dénudé. La lecture symbolique de la carte, non plus présentée sous l’angle judéochrétien, mais sous l’aspect ésotérique, occulte, offre l’allusion suivante: le genou, c’est le symbole de l’Initié.Du coup, on peut le relier au rituel initiatique francmaçon. Le Mât devient doncinitiable. Et ce sont ses déplacements qui feront de lui un Initié, une fois qu’il aura accompli ses voyages.Le parallèle avec d’autres mouvements initiatiques peut aussi se lire aussi de la sorte. Le personnage au genou mis en évidence rappelle aussi la cérémonie d’adoubement au MoyenAge. Le Mât devenant donc digne d’être adoubé, reconnu chevalier, classe sociale dominante et privilégiée, maisaussi protecteur de la veuve et de l’orphelin, selon l’expression malheureusement galvaudée de nos jours, et qui correspondait à un Idéal de vie au MoyenAge. Ou encore, pour reprendre un propos d’internaute« le genou : est une pièce essentielle permettant la marche. Sans marche, point de mouvement, point de parcours initiatique. Celui qui a le genou libre peut aller de l'avant. Car avoir les deux pieds libres ne suffit pas. Le genou permet d'en soulever un pour le mettre devant l'autre. Avoir les deux pieds bien campés au sol, c'est la stabilité, la solidité. Grâce à la mobilité du genou, une
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instabilité s'installe. Cette déstabilisation est perturbante, évidemment. Elle est génératrice d'un risque évident (la chute). Mais elle est nécessaire pour qu'intervienne un déplacement. L'analogie est évocatrice. Le genou découvert est une invitation à "se mettre en chemin"
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J’avoue trouver cette envolée assez pertinente.Enfin, le genou pointé, c’est aussi le jenous, pour reprendre l’expressionlacanienne. Le rapport entre moi et les autres. Le genou montré, la blessure soignée. Je soigne mon rapport aux autres. En me mettant en chemin. En allant vers. Vers Compostelle. Mais aussi allant vers. A l’envers.Le Mât comprendra bien des choses en rencontrant 12/Pendu. Ce qui lui permettra de faire 13/ASN. Carte qui est juste sa radioscopie, correspondant à l’acte libérateur des entraves (12), relationnelles en l’occurrence.
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Après cette apologétique défense du genou de Saint Roch, quelque esprit chagrin me fera remarquer que de genou, il n’est pas question dans la carte du Mât. Que du contraire : à bien observer le dessin, on conclurait plutôt à une absence de cette partie du corps, tant la ligne est droite sur sa jambe droite. Certes, un genou est présent sur la gauche, mais certainement pas mis en exergue, comme dans la statuaire de St Roch. Je te redis ici que notre postulat de base est l’étude symbolique. Je n’impose rien.A toi de voir ce qui crée sens à tes yeux.
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Ensuite, je te rappelle que le décodage symbolique aime la méthode des bonds et rebonds. Assimilations et recoupements sont parmi ses procédés méthodologiques. Ce à quoi je me suis livré ici. Pour moi, le Mât du tarot présente toutes les caractéristiques symboliques et du pèlerin et de Saint Roch. C.Q.F.D.
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