BAC-ES-S-2017-FRANCAIS-CORRIGE
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avec Corrigés bac 2017 Bac 2017 Français Séries ES et S QUESTION DE CORPUS Conseils méthodologiques Il s’agit d’un exercice de synthèse. Il faut commencer par regarder la question qu’on vous pose, avant même de lire les textes (aussi étonnant que cela puisse paraître), car il faut lire les textes directement à travers le filtre de la question: vous êtes plus efficaces et plus justes, et vous vous gardez du hors‐sujet. La question n’est que sur quatre points (un cinquième de la note), il faut aller à l’essentiel. Donc, où était l’essentiel ? Veillez à bien analyser le sujet. Analyse du sujet « Lespersonnages de ces romans sont‐ils touchés de la même manière par l’univers fictif qu’ils découvrent ?» Première remarque: le sujet est orienté vers l’affect, touchés ».les personnages sont « Tout ce qui ne concerne pas le domaine de l’affect, de la psychologie, du ressenti, est donc hors sujet. On vous pose une question, et c’est à cette question‐là qu’il faut répondre. Il ne faut donc pas dire que les personnages sont touchés (encore moins qu’ils ne le sont pas !), mais il faut dire COMMENT ils sont touchés, et comparer leurs perceptions (natures, modalités). Deuxième remarque: deux types de plan.On peut proposer un plan dialectique du type Oui/Non.

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Publié le 15 juin 2017
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Langue Français

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Corrigés bac 2017
Bac 2017 Français Séries ES et S QUESTION DE CORPUS Conseils méthodologiques Il s’agit d’un exercice de synthèse. Il faut commencer par regarder la question qu’on vous pose, avant même de lire les textes (aussi étonnant que cela puisse paraître), car il faut lire les textes directement à travers le filtre de la question : vous êtes plus efficaces et plus justes, et vous vous gardez du hors‐sujet. La question n’est que sur quatre points (un cinquième de la note), il faut aller à l’essentiel. Donc, où était l’essentiel ? Veillez à bien analyser le sujet. Analyse du sujet« Les personnages de ces romans sont‐ils touchés de la même manière par l’univers fictif qu’ils découvrent ?» Première remarque : le sujet est orienté vers l’affect,touchés ».les personnages sont « Tout ce qui ne concerne pas le domaine de l’affect, de la psychologie, du ressenti, est donc hors sujet. On vous pose une question, et c’est à cette question‐là qu’il faut répondre. Il ne faut donc pas dire que les personnages sont touchés (encore moins qu’ils ne le sont pas !), mais il faut dire COMMENT ils sont touchés, et comparer leurs perceptions (natures, modalités). Deuxième remarque : deux types de plan.On peut proposer un plan dialectique du type Oui/Non. On peut aussi prendre un parti plus tranché et répondre par un plan thématique, er e du type « Oui parce que » (1 argument)…, « parce que » (2 argument)… et « parce que » e er e (3 argument)… ou « Non parce que » (1 argument)…, parce que (2 argument)… et parce e que (3 argument)… L’intitulé de la question autorise les deux stratégies. Pour autant, les candidats qui ont choisi cette deuxième option (plan thématique) doivent dans ce cas expliquer en introduction pourquoi ils évacuent l’autre solution (pourquoi ils évacuent le Non ou pourquoi ils évacuent le Oui). Pistes possibles pour construire un plan dialectique 1. On remarque une étonnante convergence des textes. A. Les personnages sont très perméables aux signaux extérieurs, à tous les âges de la vie. Proust : narrateur enfant ; Duras : Suzanne, jeune femme ; Camus : Jacques enfant, avec sa grand‐mère.
B. Les personnages des trois textes projettent leur monde mental sur un écran
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Proust : la lanterne magique. Duras et Camus : l’écran de cinéma.
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2. Les émotions ressenties par les personnages varient.A. Elles sont de nature foncièrement différente, comme le montrent les champs lexicaux abondants dans chaque texte. Proust : la douleur, la tristesse et l’angoisse. Duras : l’admiration et la joie euphorique. Camus : la fascination et le stress dû au suspens.
B. Il y a néanmoins une part d’euphorie dans la fascination de la grand‐mère de Jacques, et inversement, de la fascination dans l’admiration joyeuse de Suzanne. On pouvait donc nuancer et modérer cette première partie. Remarquons aussi que l’expérience vécue dans le texte de Camus est collective alors que celles des autres textes est individuelle, même si Suzanne est au milieu d’une collectivité. COMMENTAIRE COMPOSÉ Conseils méthodologiques Le commentaire composé suppose des qualités conjointes d’analyse et de synthèse. Il faut comprendre finement le texte (= analyser) et rendre compte de sa lecture de façon cohérente et pertinente (= synthétiser). Tout doit se tenir et être bien organisé : c’est la clef de la réussite. Techniquement, voici ce que le correcteur attend de vous : Chaque paragraphe doit expliciter une idée et une seule. Chaque idée est logiquement reliée à l’idée du paragraphe précédent par un lien logique (essentiellement) de cause, de conséquence ou d’opposition, que le correcteur doit pouvoir lire sans chercher. Le commentaire est entièrement guidé par une question posée en introduction (la fameuse «problématique »), question à laquelle chaque partie contribue à répondre. En effet, chaque « partie » éclaire le texte : si vous faites deux (ou trois) parties, vous éclairez le texte de deux (ou trois) lumières différentes. Les faisceaux se croisent et se complètent pour finalement donner du sens : c’est ce qu’on appelle « interpréter » un texte, et c’est ce que le correcteur attend de vous. La paraphrase est donc à proscrire absolument, tout simplement parce qu’elle n’apporte rien. Or, c’est précisément ce que vous apportez qui est évalué (et noté), le reste vous pénalise systématiquement : paraphrase, mais aussi hors‐sujet et contre‐sens.
Le texte soumis à votre étude cette année était un extrait d’Un barrage contre le Pacifiquede Marguerite Duras, 1951. Pistes possibles pour construire un plan 1. Une expérience forte A. Le bonheur et le ravissement Réinvestissez ici ce que vous avez exposé dans la question de corpus.
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B. Une expérience porteuse de multiples promesses, l’impression d’un au‐delà de soi : au‐ delà des limites, le rêve et l’égalité de tous Analysez le vocabulaire du premier paragraphe. 2. Un processus d’identification de Suzanne à une actrice de cinéma A. Mise en place explicite et implicite de cette identification Le discours indirect libre des lignes 27‐28 : « On voudrait bien être à leur place. Ah ! comme on le voudrait ». Le point de vue interne de Suzanne : le texte entier est subsumé par le ressenti de Suzanne. Tout est raconté de son point de vue. Étudiez ici les pronoms personnels et le champ lexical des cinq sens. Dans ce texte, c’est le point de vue interne qui domine : Marguerite Duras raconte du point de vue de Suzanne, et nous livre son ressenti au spectacle de la star. L’ambiguïté énonciative. Attention à un contre‐sens qu’il fallait éviter : la « femme jeune et belle » de la ligne 12 n’est pas Suzanne, mais l’actrice du film que Suzanne regarde. Suzanne s’identifie à cette jeune femme, c’est pourquoi l’auteure a joué de l’ambiguïté énonciative.
B. Le récit du film lui‐même occupe une grande partie du texte (lignes 12 à 28, plus de la moitié de l’extrait) : c’est dire l’ampleur du rêve de Suzanne, ou l’étendue de ses illusions. 3. Le regard ironique de Duras A. Changement de ton de Duras au cours du texte. Structure et rythme des phrases: phrases courtes et/ou nominales à la fin du deuxième paragraphe, alors que les phrases étaient plutôt longues et poétiques au début du paragraphe. ou « (ligne 18) évidemment »naturellement » Modalisation du discours, par exemple « (ligne 24).
B. Les clichés du cinéma : le portrait du personnage féminin comme celui du personnage masculin étaient à étudier ici. C. Le ton ironique du texte crée une fissure dans le texte, laissant présager une désillusion pour le personnage, qui s’est complu dans ses rêves. DISSERTATION Conseils méthodologiques On peut ici reprendre ce qu’on a dit sur la technique du commentaire : le devoir est guidé par la problématique inaugurale, chaque partie de la dissertation (elle‐même subdivisée en paragraphes clairs, pertinents et cohérents) contribue à y répondre efficacement. À cela s’ajoute la nécessaire culture littéraire du candidat. Cette année, le sujet portait sur e l’objet d’étude « Le personnage de roman, du XVII siècle à nos jours ». Le correcteur attendait des références littéraires précises et évoquées à bon escient. Outre les trois textes du corpus que vous pouvez réinvestir sans problème, puisque le sujet est conçu dans ce but, vous avez étudié cette année et les années précédentes un certain nombre de textes et d’œuvres complètes : il fallait s’en souvenir, les citer en exemple et les analyser finement pour étayer vos idées. Une idée sans exemple n’a pas de valeur. Un exemple sans idée non
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plus. Chaque paragraphe doit être I.D.E.A.L. (= une Idée que l’on Développe, un Exemple qu’on Analyse, puis on fait un Lien vers le paragraphe suivant). Schématiquement, si vous avez fait un plan en trois parties trois sous‐parties, il fallait donc neuf exemples. Analyse du sujet «Le personnage de roman se construit‐il exclusivement par son rapport à la réalité ? » Le sujet soulevait plusieurs difficultés. Il fallait d’abord évacuer les personnages de théâtre que vous connaissez, mais qui ne sont pas invités dans ce sujet d’examen, qui concerne uniquement le personnage de roman. Il ne s’agit pas de savoir si le personnage se construit par rapport à la réalité, mais s’il se construit par son rapport à la réalité. La réalité est extérieure à lui : la question qui vous est posée concerne son rapport à elle. Comment la perçoit‐il ? construit » est à souligner Le mot « c’est‐à‐dire: le personnage de roman est « construit », qu’il n’existe pasa priori. Il est « page après page, caractère d’imprimerie parconstruit » caractère d’imprimerie, par son auteur. C’est un « être de papier » comme le disait Valéry. L’auteur est ainsi un artisan, au même titre que le sculpteur. Le mot « exclusivement » est important aussi : c’est souvent ce type d’adverbe qui permet de constituer une partie entière du devoir. L’oublier est manquer une partie de la réflexion : « Oui, le personnage se construit par son rapport à la réalité (I), mais pas exclusivement (II) » est un plan acceptable.
Pistes possibles pour construire un plan 1. Oui, le personnage de roman se construit par rapport à la réalité. A. Le personnage de roman prend ancrage dans la réalité. Il est le représentant de l’homme dans la fiction, c’est pourquoi nous nous identifions aux personnages de fiction. e B. Les textes réalistes et naturalistes du XIX siècle se fondent sur ce rapport à la réalité. Dans les textes réalistes (Balzac) ou naturalistes (Zola, Maupassant), le personnage représente une catégorie sociale observée dans la réalité. 2. Le personnage de roman se construit par SON rapport à la réalité. A. Le personnage de roman représente néanmoins une sensibilité propre, singulière. Même le personnage balzacien, quand bien même il représenterait une catégorie sociale, n’en a pas moins un nom, une identité, un passé, une famille, etc. Il est résolument individualisé, de façon paradoxale. B. Son rapport à la réalité semble même primer sur la réalité elle‐même. On peut citer ici les trois textes du corpus, dans lesquels les personnages se construisent par un rapport faussé à la réalité, un rapport qui passe par la fiction. 3. Mais pas exclusivement : parfois, ce qui prime sur lui, c’est une réalité extérieure à lui.
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A. Il se construit par rapport à l’intention de l’auteur : l’auteur crée un personnage qui véhicule des valeurs tout au long du roman (bonnes ou mauvaises), tout cela en fonction de son projet d’écrivain B.Il se construit même pour illustrer une idée ou un combat précis. Dans ce cas‐là, le personnage est presque un prétexte à l’idée qu’il porte. On est proche de l’allégorie. Exemple possible : Claude Gueux, personnage qu’Hugo a construit en s’inspirant très librement d’un fait divers, pour servir sa lutte politique et sociale contre la peine de mort. ÉCRITURE D’INVENTION « À la manière des auteurs de ces romans, vous imaginerez le récit que pourrait faire un spectateur/une spectatrice d’une séance de cinéma qui l’aurait particulièrement marqué(e). Vous aurez une bonne note, voire très bonne si, et seulement si, vous avez suivi les consignes. Concernant l’écriture d’invention du bac, c’est la chose la plus importante à vous dire. Décortiquons ensemble ces fameuses consignes. Le correcteur attend un récit tout d’une pièce : pas de dialogue avec un ami, donc, mais plutôt le témoignage d’une expérience marquante. Quelle énonciation ? Vous pouvez choisir le récit à la première personne (« je »). Le récit à la troisième personne n’est pas exclu : c’est le cas des textes 2 et 3 du corpus. Le récit est au passé, puisque le spectateur a vécu l’expérience qu’il raconte. Soignez particulièrement la conjugaison. Un récit d’une séance de cinéma : la projection du film en particulier, comme dans nos textes. La distribution du pop corn, les bavardages et rencontres fortuites avec des amis retrouvés là par hasard sont hors sujet. qui l’aurait particulièrement marqué Le sujet précise « il s’agit de raconter un fait» : marquant. Ce fait n’est pas forcément extraordinaire en soi, mais il est subjectivement marquant pour le spectateur qui raconte. À vous d’en donner les raisons. Pourquoi le personnage a‐t‐il été touché ? Qu’est‐ce qui le touche et pourquoi ? Vous plongez ici dans l’âme du personnage que vous créez à l’occasion de votre bac de français. Soignez le vocabulaire desémotions, dressez au brouillon une liste de mots que vous souhaitez placer : par exemple les champs lexicaux de l’admiration, si c’est un film d’amour, de la peur, si c’est un film d’horreur, etc. À vous de faire votre choix et de vous y tenir, avec rigueur et richesse. Outre les émotions, le sujet invite à exprimer desréflexions diverses(donc au moins deux ou trois) au sujet du spectacle. C’est donc l’affect qui est sollicité en premier (« qui l’aurait particulièrement marqué »), mais il est ensuite analysé précisément par des « réflexions ». Le sujet est donc aussi argumentatif. Le sujet invite à faire des références précises au film que vous évoquez. Choisissez donc un film que vous connaissez bien et sur lequel vous saurez dire quelque chose.
Ce document a pour objet d’aider les candidats à se situer par rapport aux attentes du jury. L’auteur aimerait cependant vous faire deux remarques :
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L’examinateur sait que vous êtes lycéens et que vous n’avez pas (encore) un savoir et un savoir‐faire absolument sûrs. Il veut cependant voir comment vous pensez et comment vous réinvestissez vos connaissances face à des textes nouveaux. Il apprécie toujours l’effort du candidat et il n’hésite pas à valoriser les interprétations justes. Quelle que soit votre impression, ne vous découragez surtout pas : on sait rarement s’évaluer soi‐même. Allez à l’oral avec vaillance, zèle et courage. Il faut savoir relever le défi avec maturité et se battre comme il se doit. Rien n’est perdu !
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