De la sociologie des organisations à l’Intelligence Collective

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La sociologie des organisations (définie notamment par Michel Crozier, L'acteur et le système) part du postulat sociologique de l'individualisme méthodologique. Qu'est-ce que cela veut dire?

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De la sociologie des organisations à l’Intelligence Collective
bychristinemarsan
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Nombreux sont ceux qui sont perdus parmi toutes ces pratiques qui s'intéressent à l'organisation, comment cette dernière fonctionne et comment elle peut évoluer.
La sociologie des organisations (définie notamment par Michel Crozier,L'acteur et le système) part du postulat sociologique de l'individualisme méthodologique. Qu'est-ce que cela veut dire?
Voyons la définition de Wikipédia:L'individualisme méthodologiqueest unparadigmede sciences sociales, selon lequel les phénomènes collectifs peuvent (et doivent) être décrits et expliqués à partir des propriétés et des actions desindividuset de leurs interactions mutuelles (approche ascendante). Cette approche s'oppose auholisme, selon lequel les propriétés des individus ne se comprennent pas sans faire appel aux propriétés de l'ensemble auquel ils appartiennent (approche descendante).
L'individualisme méthodologique ne doit pas être confondu avec l'individualismeen tant que conceptionmoraleetpolitique: il ne comporte aucunehypothèseouprescriptionconcernant les motivations ou les actions des individus. Il se contente d'affirmer que les individus sont les seuls organes moteurs des entités collectives, et qu'on peut toujours reconstruire une propriété collective à partir de propriétés individuelles.
Ainsi la sociologie des organisations qui a pour principal usage celui d’être un modèle pour expliquer les comportements des « acteurs » sociaux et des changements organisationnels, repose-t-il sur un postulat utilitariste et plaçant les individus dans la posture de recherche, dans toute organisation, à maximiser leurs profits et à à minimiser les pertes ou les inconvénients.
Les conclusions pratiques de ces travaux visent notamment à se focaliser sur les alliés d’un projet (ceux qui sont en faveur de l’idée du chef de projet) et de limiter l’influence des « opposants ». Ce qui pose, notamment la question de la manière dont les « résistances » sont accueillies et la place allouée à ceux qui ne sont pas dans l’axe des évolutions attendues. Les personnes décrites comme « acteurs » manifestent donc toujours des stratégies maximisant leurs intérêts propres. On comprend assez vite qu’avec ce type de prédicat, il va être assez difficile de favoriser la coopération eta fortioril’Intelligence Collective.
Alain Caillé, à la suite de Marcel Mauss, a élaboré ce qu’il appelle le tiers paradigme (en référence à l’individualisme méthodologique et au holisme) pour décrire les échanges de la société basés sur autre chose : le don. Marcel Mauss avait étudié les sociétés premières (les travaux des anthropologues) et focalisa ses travaux sur la dynamique du don : « donner, recevoir, rendre ». Trois étapes clé, ritualisées, sacrées qui visent à : éviter les guerres et les conflits en instaurant des échanges (offrandes). De plus, en créant le déséquilibre des trois étapes cela rend le processus continu et définit par là-même le lien social entre deux individus ou deux communautés. Le déséquilibre que constitue le fait de « rendre » pousse la personne ou la communauté à maintenir le lien par un nouveau don.
La monnaie a figé les échanges en quelque chose d’équivalent qui coupe la possibilité de lien.
Ainsi ce paradigme sociologique du don pose les bases de la coopération, de la gratuité, du lien social et crée les conditions intellectuelles pour modéliser les fondations de l’Intelligence Collective que l’on va retrouver dans nombre de pratiques notamment dans les monnaies de réputation. Les concepts intellectuels sont là pour apporter un cadre théorique et méthodologique pour que l’Intelligence Collective se développe et acquière ses lettres de noblesse comme ses démonstrations pratiques. CM