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Discussion autour d'un changement dans les politiques culturelles ...

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Discussion autour d'un changement dans les politiques culturelles ...

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UniversitÈ de Paris X ñ Nanterre ESSEC Ecole des Mines de Paris Ecole Polytechnique ESCP ñ EAP Ecole Nationale díAdministration Ecole Doctorale ´ Economie, Organisations, SociÈtÈ ª
DiplÙme díEtudes Approfondies
Discussion autour díun changement dans les politiques culturelles dÈpartementales, insufflÈ par la loi du 1erao˚t 2003 relative au mÈcÈnatLe cas du dÈpartement des Hauts-de-Seine
Par Mademoiselle Victoria Rollin Management des Organisations et SÈmPionliatiirqeudeesrPeucbhleirqcuheesMajeur ´ Líaction publique dans le secteur culturel ª Sous la direction de Monsieur le Professeur FrÈdÈric Kletz Session de novembre 2005
LíUniversitÈdeParÈism-oXirneíse:ntceensdodpionninoenrsaduociuvneentaÍptprreocboantisonÈoÈueismprobationauxopinionsÈmises dans les m id r comme propres ‡ leurs auteurs.
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SOMMAIRE
INTRODUCTION..Ö.ÖÖÖ.ÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖP.5 I-oÖÖÖÖÖÖ..Ö.P.5IIñExMpÈtshÈoddoulosugjieetÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖP.9PREMIERE PARTIE: DE LA RELATION ENTRE CULTURE ET COLLECTIVITES TERRITORIALES AUX INTERROGATIONS DES ACTEURS CULTURELS DEPARTEMENTAUXÖÖÖÖÖÖÖÖ.P01ÖÖÖÖ..ÖÖ ChapitreI:lacultureetlescollectivitÈsterritoriales:analysedíunerelationÖÖÖ..ÖÖP.11IñIlÈtaitunefoislacultureetlescollectivitÈsterritorialesÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ.P.11IdIÈpñarGtreomsepnltandessurHlaauptso-lditei-qsueeinceulÖtuÖrelÖleÖdÈÖparÖteÖmeÖntÖaleÖÖtraÖveÖrsÖlíeÖxeÖmpÖleÖduÖÖÖ..Ö..P. 16 Chapitre II : Quand ceux qui d arte síinterrogentÖÖÖÖÖÖÖfoÖndÖenÖtlaÖpÖoliÖtiqÖueÖcuÖltuÖreÖlleÖÈÖpÖÖmÖenÖtalÖeÖÖÖÖÖ...P.21IñDeshommesauservicedespolitiquesculturellesdÈpartementalesÖÖÖÖÖÖÖÖ.P.21IIñDesquestionsencoreensuspensÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ.ÖP.24DEUXIEME PARTIE : QUAND UNE NOUVELLE LOI RELATIVE AU MECENAT PERMET A CELUI-CI DE SíINSCRIRE DANS LES POLITIQUES CULTURELLES DEPARTEMENTALESÖÖÖ..Ö.ÖÖÖÖ..ÖÖ92.PCh it fonadpatiroenIs:ÖLaÖloÖidÖuÖ1er..ÖÖÖÖÖ.ÖÖÖÖÖÖÖÖP...30ÖÖÖÖÖ.ÖÖa˚ot0230reivatelÈnÈcmauxua,tataicossaetionsauxÖÖÖÖÖ I ñ Le mÈcÈnat en France avant la loi du 1er˚oaÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ0320t.P03ÖÖ....Ö. II ñ La loi du 1erÖÖÖ...ÖÖ33.P.ÈnÈcmduÖÖÖÖÖÖatdelpnacneeralt20ao˚un03: C o turelles dÈhpaapritteremIeIn:talDeeslÖíinÖscrÖipÖtioÖndÖuÖmÈÖcÈÖnaÖtdÖanÖslÖes.ÖplÖitiÖquÖesÖcuÖlÖÖÖÖÖÖÖÖ...Ö.P.37IdÈñpLaratelomiednuts1eÖrÖÖÖÖÖÖÖÖ.ÖÖÖÖÖÖÖ...ÖÖ.Ö.P73eslettÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖmÈenacÈntelrenuítnopirtadec03gÈnÈrao˚t20 ues cult IdIÈpñaLrteemmeÈnctÈanlaets:ÖunÖnÖouÖvelÖoÖutiÖlqÖuiÖtroÖuvÖeÖ.s.íiÖnsÖcriÖreÖdaÖnsÖlesÖpÖol.itÖiqÖÖÖuÖreÖlleÖsÖ..P.41
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TROISIEME PARTIE: OBSERVATION ET ANALYSE DU DEPARTEMENT DES HAUTS-DE-SEINE : LA LOI DU 1ERAOUT 2003 A-T-ELLE INSUFFLE LE CHANGEMENT DE LA POLITIQUE CULTURELLE ?........64.P.............................. CmhÈacÈpitrteÖI:ÖDeÖlíÖexÖistÖenÖce.ÖdeÖbloÖcaÖgeÖscÖonÖduÖisÖantÖÖunÖeiÖnscÖriÖptiÖonÖpaÖrtiÖellÖedÖuÖÖÖ....P.47na I ñLe rÙle des acteurs culturels dÈpartementauxÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ....ÖÖÖÖÖÖÖÖÖ.P.47IIñDesblocagesstructurelsÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ.P.50ChapitreII:LapoliatniqgueemceunlttuÖreÖlleÖduÖdÖÈpÖartÖemÖenÖt.dÖesÖHaÖutÖs-dÖe-ÖSeÖin..eÖ:ÖÖÖÖÖÖ.P des prÈmices du ch .53 IñLaremiseenquestiondumodedegestiondelapolitiqueculturelleÖÖÖ.ÖÖÖÖ.P.53IIñLemusÈeAlbertKahnouunnouveausouffleÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ...P.55QUATRIEME PARTIE : LA LOI DU 1ERAOUT 2003 OU DES PERSPECTIVES DE CHANGEMENT POUR LES POLITIQUES CULTURELLES DEPARTEMENTALESÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖPÖ..Ö.58ÈChanpoitmreiI:Vers...u..n...r.e..n..f..o.r..c..e..m...e.n..t...d.e..s..l..i.e..n..s..e..n..t.r..e..p..o..l.i.t.i..q.ueculturelleetpolitiqueco que ?... .....................................................P.59 IdÈñpLarítientmroedntuaclteisonÖdÖelÖanÖotiÖonÖdÖíÈvÖalÖua..t.ioÖnÖdeÖrÈÖsulÖtatÖdaÖnsÖleÖspÖolÖitiÖquÖesÖcuÖltuÖrelÖlesÖÖ.P.59II ñPolitique culturelle et politique Èconomique : une mÍme finalitÈ ?...............................P.61 Chapitre II : Vers une remise en question de la politique culturelle et de ceux qui la fondent ?...............................................................................................................................P.64 IñRepenserlafinalitÈdelapolitiqueculturelleÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ.ÖÖÖÖP.64IIñRepenserlaphysionomiedesacteursculturelsÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ.P.66CONCLUSIONÖÖÖÖ86.PÖÖÖÖ..ÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ BIBLIOGRAPHIEÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ.ÖPÖ0Ö7ÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ ANNEXESÖÖÖÖP..ÖÖÖÖÖÖÖÖÖ2.7ÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖ
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INTRODUCTION I ñ ExposÈ du sujet
 Dans lesEssais, Montaigne affirme quí´ Il n'est rien sujet ‡ plus continuelle agitation que les lois ª1que líhomme se trouvant ‡ la source de toute loi, aucuneautrement dit, lÈgislation ne saurait Èchapper au dÈbat. Loin díÍtre devenue caduque, cette citation de Montaigne a conservÈ toute sa valeur et de surcroÓt, a trouvÈ une nouvelle ampleur. Depuis quelques annÈes dÈj‡, les lois suscitent une nouvelle forme díagitation : celle de tous les acteurs qui cherchent ‡ dissÈquer les rÈponses que le Gouvernement apporte aux besoins quíexprime la sociÈtÈ, autrement dit, celle des analystes de politique publique2. Le tumulte soulevÈ par les lois níest plus díune seule sorte, il ne síapparente plus quí‡ une levÈe de boucliers, de nos jours les lois suscitent Ègalement la rÈflexion et líanalyse. Cette nouvelle agitation se retrouve aussi bien en amont, quíen aval des lois : les analystes de politique publique síintÈressent ‡ la fois ‡ líÈlaboration, la mise en úuvre et líÈvaluation ex-post díune politique publique. En France, líapparition du concept díÈvaluation est trËs rÈcente. Cíest en 1990 que la premiËre dÈfinition institutionnelle en est donnÈe : ´LíÈvaluation díune politique publique (Ö) a pour objet de rechercher si les moyens juridiques, administratifs ou financiers mis en úuvre permettent de produire les effets attendus de cette politique et díatteindre les objectifs qui lui sont assignÈs.ª3La dÈfinition est claire, prÈcise, mais líexercice níen est pas moins. dÈlicat. Une Èvaluation ex-post est composÈe de trois volets : líÈvaluation de rÈsultat (analyser líimpact de la politique publique), líÈvaluation de processus (Ètudier comment les rÈsultats on ÈtÈ atteints) et les recommandations (des auteurs de líÈvaluation). Dans líÈvaluation de 1Michel de Montaigne, Essais (1580-1595), livre II, chapitre XII2peut Ítre dÈfinie comme un ensemble díactions que des acteurs,Plus prÈcisÈment, une politique publique nationaux ou locaux, conÁoivent et rÈalisent dans le but díinflÈchir le dÈroulement naturel des choses. 3DÈcret n∞90-82 du 22 janvier 1990 relatif ‡ líÈvaluation des politiques publiques, Chap.1, Art.1
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rÈsultat, líanalyste doit rechercher quels ont ÈtÈ les effets de la politique publique et doit notamment síintÈresser aux effets non recherchÈs. Une politique publique doit Ítre entendue comme une perturbation introduite volontairement dans la sociÈtÈ, perturbation qui Èchappe au crÈateur de la politique. Ainsi, toute politique publique entraÓne une sÈrie díeffets dont certains níÈtaient pas recherchÈs par ses auteurs. Parmi les effets non recherchÈs díune politique publique ont compte les effets pervers, c'est ‡ dire ceux allant ‡ líencontre des objectifs poursuivis, et les effets non recherchÈs positifs. Líanalyste qui procËde ‡ líÈvaluation díune politique publique a le devoir de síintÈresser ‡ ces effets car sans cela il ne saurait juger de la qualitÈ díune politique publique. Líexemple de la politique antidrogue menÈe dans les annÈes 70 en tÈmoigne. A cette Èpoque une loi a interdit líachat de seringues sans ordonnance et hors pharmacie dans le but de limiter líusage de drogues par injection. Quelques annÈes plus tard, líÈvaluation de cette politique a dÈmontrÈ quíelle avait eu pour consÈquence de propager le virus du Sida dans la communautÈ des toxicomanes. Effectivement, pour pallier la loi, ceux-ci rÈalisaient leurs injections avec une seule et mÍme seringue que líun díentre eux avait rÈussi ‡ se procurer. Ainsi, gr‚ce ‡ líÈtude des effets non recherchÈs, les Èvaluateurs ont pu affirmer que cette politique níÈtait pas ´ bonne ª et dËs 1987, une nouvelle loi autorisait la vente libre de seringues en pharmacie. La dÈmarche qui consiste ‡ analyser les effets non recherchÈs díune politique publique afin de juger de celle-ci peut en inspirer une autre. Níest-il pas Ègalement intÈressant de se pencher sur les effets non recherchÈs quíune politique a pu avoir, sans pour autant effectuer un retour díanalyse sur la qualitÈ de cette derniËre ? Autrement dit, ne peut-on pas discuter uniquement de líimpact non recherchÈ díune politique. Síil apparaÓt quíune politique publique peut insuffler le changement dans un autre domaine que celui o˘ elle trouve ‡ síappliquer, níy a-t-il pas l‡ suffisamment matiËre ‡ rÈflexion ? A ces questions nous rÈpondons oui. Cíest ce type de travail que la prÈsente Ètude se propose de mener. Le 17 dÈcembre 2002, Ms. Jean-Pierre Raffarin et Jean-Jacques Aillagon, alors respectivement Premier ministre et ministre de la Culture et de la Communication, ont prÈsentÈ leur plan gouvernemental sur le mÈcÈnat et les fondations. Selon eux, il manquait un cadre pour que ´líimmense gÈnÈrositÈ des franÁaisª puisse síexprimer. Le gouvernement a donc souhaitÈ ´valoriser le mÈcÈnat, pour cet engagement de gÈnÈrositÈ, notamment par une
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forte mobilisation en matiËre díavantages fiscaux et díautre part construire des fondations qui permettent un engagement pour les grandes causes qui mobilisent les franÁaisª4 . De cette volontÈ gouvernementale est nÈe la loi du 1er ao˚t 2003 relative au mÈcÈnat, aux associations et aux fondations. Líobjectif clairement annoncÈ de cette loi Ètait la relance du mÈcÈnat. Evaluer cette politique consisterait ‡ vÈrifier si les moyens mis en úuvre ont effectivement permis díatteindre cet objectif et ‡ examiner, entre autres, ses effets non recherchÈs afin de juger en retour de sa qualitÈ. Dans cette Ètude notre objectif est diffÈrent puisque nous souhaitons discuter díun effet non recherchÈ de la loi du 1er 2003, ‡ savoir sa capacitÈ ‡ insuffler le changement des ao˚t politiques culturelles territoriales, sans chercher en retour ‡ juger de sa qualitÈ. Líimpact non recherchÈ de la nouvelle loi relative au mÈcÈnat sur les politiques culturelles territoriales formera donc líessentiel de notre propos. Ayant eu líopportunitÈ díeffectuer un stage au sein du Conseil GÈnÈral des Hauts-de-Seine, notre terrain díÈtude síest trouvÈ centrÈ sur un Èchelon territorial particulier et ainsi nous avons fait le choix de limiter notre sujet aux politiques culturelles dÈpartementales et nos observations concrËtes, au dÈpartement des Hauts-de-Seine. Notre travail síarticulera donc autour de la question suivante : La loi du 1erau mÈcÈnat, aux associations et aux fondations peut-elleao˚t 2003 relative insuffler un changement dans les politiques culturelles dÈpartementales? Líobservation de ce que la loi du 1erao˚t a produit dans un cas particulier, le dÈpartement des Hauts-de-Seine,nouspermettradesouleverdiffÈrentesinterrogationspouvantsíappliquerun grand nombre de dÈpartements. Cíest donc bien líimpact de la loi sur les politiques culturelles dÈpartementales en gÈnÈral que nous chercherons ‡ Ètudier ‡ travers líexemple du dÈpartement des Hauts-de-Seine. A líissue de notre Ètude nous aurons montrÈ que la loi du 1er ao˚t 2003 peut insuffler une Èvolution des politiques culturelles dÈpartementales, mÍme si ‡ ce jour, líobservation du DÈpartement des Hauts-de-Seine nía rÈvÈlÈ que líexistence de prÈmices du changement.
4Jean-Pierre Raffarin,PrÈsentation du plan gouvernemental ´ MÈcÈnat et fondatÈions ª, mardi 17 dÈcembre 2002,in´AuxsourcesdelaLoiª,´MÈcÈnat, associations et fondations ditions des journaux officiels,ª, Les ao˚t 2003, p.1
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