«A bon voyageur, bons pieds.»
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«A bon voyageur, bons pieds.»

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Gens des Hauts Pays… …en partage 1 «A bon voyageur, bons pieds.» Proverbe roumain 1909 L' « Opération Villages Roumains » a été fondée à Bruxelles en décembre 1988. Cette association est issue d'un important mouvement de protestation contre la politique dite de «systématisation des villages roumains», élaborée par le régime de Nicolae Ceausescu qui menait vers la destruction de l'habitat rural traditionnel. Ce mouvement de réprobation a débouché sur l'adoption de plusieurs milliers de villages roumains par des communes d'Europe occidentale, puis s'est transformé en un vaste mouvement d'assistance humanitaire et d'aide d'urgence.
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1 Gens des Hauts Pays… …en partage
«A bon voyageur, bons pieds.»
Proverbe roumain 1909
L’ « Opération Villages Roumains » a été fondée à Bruxelles en décembre 1988.
Cette association est issue d’un important mouvement de protestation contre la
politique dite de «systématisation des villages roumains», élaborée par le régime
de Nicolae Ceausescu qui menait vers la destruction de l’habitat rural traditionnel.
Ce mouvement de réprobation a débouché sur l’adoption de plusieurs milliers de
villages roumains par des communes d’Europe occidentale, puis s’est transformé en
un vaste mouvement d’assistance humanitaire et d’aide d’urgence.
A la fn de 1989, dès la chute de Ceausescu, 206 communes suisses participent aux
actions de désapproba-
tion contre la destruction
de ces villages et les pre-
miers convois humani-
taires sont dépêchés vers
la Roumanie.
Sainte-Croix s’est rendu
immédiatement à Toaca
avec une aide d’urgence.
Il s’agissait de vêtements,
de souliers et de produits
alimentaires. Cette aide
de premier recours s’est «Toaca fi satului». Photo prise à Toaca en août 2009 à l’occasion
transformée au fl des ans. d’une grande fête qui a rassemblé plus de 1000 participants.
Ainsi, un groupe de béné-
voles a participé au développement d’une boucherie – charcuterie. Cette entreprise
était liée à une fromagerie et à un élevage de porcs pour l’utilisation du petit lait. Ainsi
le lait produit à Toaca était mis en valeur sur place. D’autres aides plus ponctuelles
ont été fnancées à l’instar de la réparation de l’école. A de nombreuses reprises, des
habitants de Toaca sont venus à Sainte-Croix. La réciproque est aussi vraie. L’année
passée encore, des gens de Sainte-Croix ont séjourné là-bas.
En 2009, pour marquer les 20 ans de l’« Opération Villages Roumains », diverses
manifestations ont été organisées en Suisse romande. L’idée a alors été émise d’inviter
la municipalité de Hodac, dont fait partie le village de Toaca, ceci afn de permettre
aux habitants de Sainte-Croix de rencontrer ceux qu’ils avaient soutenus à l’époque.
Nos hôtes effectuent ce long voyage en car, mais gageons que c’est d’un bon pied,
qu’ils découvriront notre région !
Nous leurs souhaitons d‘ores et déjà la bienvenue et convions toute la population
du Balcon du Jura à se joindre à eux.
Anne-Sylvie Jaccard
Présidente2 Gens des Hauts Pays… …en partage
Case postale 24 CH 1450 Ste-CROIX
Blaise BOVET Tél. 024 454 27 31 Fax. 024 454 21 80
Mobile: 079 703 32 92
La Société industrielle et commerciale
souhaite aux visiteurs
des hauts pays roumains
un agréable séjour
dans les hauts pays du Jura vaudois. 3 Gens des Hauts Pays… …en partage
L’Association «Gens des Hauts pays»
Prendre sa source dans le Grand Nord sibérien laisse présager des rêves au-delà des frontières.
L’Association « Gens des Hauts Pays » est née d’une rencontre des Tchouktches du Grand Nord
sibérien.
Petit flet d’eau imperceptible à sa naissance, qui se nourrit au croisement de chaque
ruissellement pour devenir rivière, l’Association, après ses premiers balbutiements, a reçu des
représentants de divers pays : Népal, Pays Basque, Géorgie, Chili et bientôt la Roumanie.
Se nourrir de la culture de l’Autre, se respecter dans nos différences, se reconnaître dans la sim-
plicité forment la pierre angulaire de ce groupement.
Ceci implique de la tolérance au regard des us et coutumes de chacun, de grands instants de
partage et de forts moments d’émotion.
Les délégations sont composées de personnes exerçant des professions très éclectiques : agri-
culteurs, forestiers, artisans, commerçants, politiciens, guide de haute montagne, médecins,
chamane….
èmeLe 20 anniversaire de l’opération Villages Roumains entre Sainte-Croix et la Roumanie a suscité
èmele thème du 5 festival des Gens des Hauts Pays en 2011. Le Balcon du Jura Vaudois
accueillera du 12 au 19 septembre 2011 une population venant des Carpates de la commune
de Hodac.
Un bouquet de feurs de foin est composé de nombreuses feurs aux couleurs et senteurs subtiles.
C’est probablement ce que nous allons découvrir dans cette prochaine rencontre à laquelle vous
êtes toutes et tous conviés.
Anne-Marie Vitti
Présidente : Anne-Sylvie Jaccard, enseignante
Vice-président : Eric Chambettaz, garde-frontière, ancien président du Conseil
communal de Sainte-Croix
Secrétaire: Nelly Mossu, responsable bureau d’accueil du CSSC-Hôpital de Sainte-Croix
Caissiers : Lionel Pesenti, agent d’assurance, président de la SIC de Sainte-Croix et environs
Robert-Tito Haarpaintner, géologue, président du Conseil d’administration de l’Hôpital
de Sainte-Croix
Membres :
Dominique Bugnon, institutrice, organisatrice d’événements culturels
Isabelle Dessonnaz Geiser, éducatrice spécialisée
Anne-Marie Duca Vitti, directrice du Centre de Soins et de Santé Communautaire de Ste-Croix
Marguerite Jaccard, tenancière du refuge de la Casba
Silvia Sandoz, secrétaire, praticienne de santé
Léonard Dufour, enseignant retraité, musicien
René Guex, garde forestier
Frédy Haarpaintner, employé communal, Bullet
Eric Hoesli, directeur des publications régionales d’Edipresse
Jean-Luc Passello, ingénieur diplômé
Michel Staffoni, secrétaire municipal de Sainte-Croix
Eric Vuissoz, pâtissier confseur, président de l’Association des Intérêts de Sainte-Croix4 Gens des Hauts Pays… …en partage
Pour répondre aux besoins de la population, des hôtes et des
visiteurs de la région,
LE CENTRE DE SOINS ET DE SANTé COMMUNAUTAIRE
DU BALCON DU JURA VAUDOIS
assure les prestations suivantes :
Urgences 24h/24
Policlinique
Radiologie – Laboratoire – Diététique –
Physiothérapie – Chiropractie – Ergothérapie
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Chirurgie programmée
Consultations par de nombreux spécialistes
y compris chirurgie plastique
Gériatrie – Bilan mémoire – Psychogériatrie –
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Nos hôtes de Transylvanie
ce qu’il faut savoir de leur histoire
Dans les esprits, la Transylvanie est souvent associée à la légende du comte Dracula et ses
chauve-souris. Pourtant, si un comte Dracul a bel et bien existé, il ne résidait pas en Transylva-
nie et c’est en réalité un auteur irlandais, mélangeant gaiement réalité et fction dans son récit
fantastique qui a planté son histoire dans le décor transylvanien.
Qu’est-ce donc que la Transylvanie d’où viennent nos hôtes de la commune de Hodac ? Et
que peut-on retenir de l’histoire mouvementée de leur région ?
D’abord que cette vaste province qui recouvre l’Ouest et le Centre de la Roumanie actuelle est
une zone de frontières. Frontière entre plaine et montagne, entre communautés ethniques et
linguistiques différentes, frontière religieuse aussi entre catholiques, protestants et orthodoxes.
Alors que la plaine qui prolonge la puszta hongroise monte peu à peu vers les Carpates qui
enserre toute la Transylvanie dans leur arc de montagnes , on voit les peuples et les langues
se chevaucher et s’entremêler. Les Magyars (Hongrois), catholiques ou réformés, encore bien
présents à l’Ouest, se fondent peu à peu dans les Roumains, orthodoxes, largement majori-
taires et de plus en plus dominants au fur et à mesure que l’on se rapproche des montagnes.
Jusqu’au milieu du XXème siècle, une troisième communauté, les Saxons, de langue allemande,
occupaient aussi une place importante dans cette région qu’ils désignaient sous le nom de
« Siebenbürgen ». Enfn, quelques minorités slaves et les Roms, arrivés d’Orient il y a quelques
siècles seulement, complètent le tableau.
Cette cohabitation, source de richesse et d’échanges, fut aussi le coeur de la plupart des confits
qui marquèrent l’histoire de la Transylvanie. Et dans une certaine mesure, elle représente au-
jourd’hui encore un déf et une source de diffcultés. Les problèmes ne datent pas d’hier : les
historiens s’accordent à dire en effet que dès la fn de l’occupation romaine, dont le roumain,
langue latine mâtinée de slave, est un lointain héritage, des peuples de langue latine, magyare
et germanique se sont constamment mêlés dans ce vaste cirque entouré par la chaîne des Car-
pates. La majorité de la population de Transylvanie, formée des paysans et des couches urbaines
populaires, est de langue maternelle roumaine et appartient à la foi orthodoxe. Jusqu’au début
èmedu XX siècle on les désigne sous le nom de « Valaques ». Les Magyars sont plus présents
dans les villes et toute la noblesse est issue de leurs rangs tandis que la haute-bourgeoisie est
traditionnellement de souche saxonne.
Longtemps, le sort des Valaques roumains est peu enviable. Alors que la Transylvanie est un
Etat autonome, dirigé par un prince magyar et lié le plus souvent au royaume voisin de Hon-
grie (parfois aussi à l’Empire ottoman), la masse des paysans et des montagnards valaques vit
sous le régime du servage. Et tout le Moyen-Âge en Transylvanie est parsemé de révoltes et de
jacqueries provoquée par le régime féodal.
En 1784, alors que la principauté de Transylvanie est passée depuis un siècle environ sous
l’autorité des Habsbourg autrichiens, la région est le théâtre d’une véritable révolution. En
visite chez ses sujets, l’empereur autrichien Josef II reçoit plus de 19’000 plaintes et lettres de
doléance. Pour l’essentiel, les paysans et les mineurs transylvaniens protestent contre la charge 6 Gens des Hauts Pays… …en partage
1450 Sainte-Croix
Tél. 024 454 22 41
Nous souhaitons plein succès
aux organisateurs et participants au festival
« Gens des Hauts Pays » 7 Gens des Hauts Pays… …en partage
fscale : ils doivent payer la dîme sur toute leur production, acquitter un impôt exorbitant sur le
sel, donner entre trois à quatre jours de corvée par semaine à leur maître, nourrir et héberger les
troupes de passage. A leur souverain, les paysans réclament aussi l’abolition du servage, l’égalité
des langues et des religions. Tous les pouvoirs en effet, politiques, administratifs, judiciaires ou
militaires, sont concentrés entre les mains des Magyars et des Saxons.
Josef II tente bien d’instaurer quelques mesures pour apaiser la révolte qui monte, mais l’opposi-
tion du gouverneur militaire et des autorités locales met bientôt le feu aux poudres et quelques
années avant la France, la Transylvanie est le théâtre d’une des premières révolutions d’Europe.
Des dizaines de châteaux sont pris et occupés par les rebelles, une république de Transylvanie
est même proclamée à l’exemple de celle des Etats-Unis d’Amérique. Pour mater la révolte,
l’Empire austro-hongrois est contraint d’user des grands moyens. Il envoie ses armées, capture
les chefs de la rébellion, les condamne au supplice public et oblige des milliers de paysans
à y assister.
Si le servage est aboli peu après, l’inégalité entre les communautés linguistiques et religieuses
ème èmepersiste et mine l’histoire de la région durant tout les XIX et XX siècle. En 1848, alors qu’une
révolution nationale et démocratique secoue la Hongrie et réclame son émancipation de l’em-
pire austro-hongrois, les Valaques réclament en vain l’égalité des droits et une autonomie au
nouveau régime démocratique. Et quand en 1868, la Transylvanie est fnalement fondue dans
le royaume de Hongrie, la majorité roumaine obtient la fn des privilèges féodaux dont profte
la noblesse hongroise et les communautés saxonnes, mais pas la représentation à laquelle elle
aurait droit à l’assemblée régionale.
C’est fnalement la Première Guerre mondiale qui va faire basculer l’ordre établi. A la fn
de la guerre, l’Autriche-Hongrie défaite et en plein délabrement, est forcée d’abandonner la
Transylvanie qui rejoint les provinces de Moldavie et de Valachie déjà indépendantes pour
former la nouvelle Roumanie. Du coup, la communauté roumaine devient dominante et
dans une redoutable bascule du destin, c’est au tour des Hongrois et des Saxons, devenus très
minoritaires dans le nouvel Etat, de devoir combattre pour leurs droits. En Hongrie même, le
tracé des frontières imposé en 1920 est contesté par les nationalistes qui réclame le retour de
la province perdue. Quant aux Saxons, ils regardent de plus en plus vers Berlin pour profter
du nationalisme allemand montant. Cette explosion de nationalismes fnit par conduire toute
la région à la dictature. En Roumanie comme en Hongrie, des régimes fascistes s’installent à
la fn des années 1930. Ils s’engagent aux côtés de l’Allemagne nazie dans la guerre contre
l’Union soviétique jusqu’à l’effondrement de 1945.
Malgré l’instauration après-guerre de régimes communistes en Roumanie et en Hongrie, les
tensions à propos de la Transylvanie et du statut des minorités hongroises ne s’éteignent pas
complètement. Les Saxons pour leur part ont pratiquement tous quittés la région pour gagner
l’Allemagne. Et le sort des minorités hongroises est au coeur des troubles de 1989 en Roumanie
qui fnissent par provoquer la chute du dictateur Ceaucescu. Ce n’est fnalement que l’entrée
des deux Etats dans l’Union européenne, l’ouverture des frontières et la libre circulation qui
permettront d’apaiser le confit latent. Depuis lors, la Transylvanie si longtemps ballottée est
devenue une région de l’Europe réunie.
Eric Hoesli8 Gens des Hauts Pays… …en partage
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La langue roumaine
Le roumain est une langue d’origine latine. Elle s’est formée à la suite de la conquête
de la Dacie en l’an 102 par l’empereur Trajan. Avec l’arrivée des légions romaines,
les campagnes ont été mises en valeur par des colons venus très probablement des
régions méridionales d’Italie. Ceci est confrmé par la similitude entre le roumain et
les dialectes parlés dans ces régions. En outre, parmi ces colons, il devait y avoir beau-
coup de véterani, ces légionnaires qui, au bout de vingt-cinq ans de service militaire,
obtenaient un lopin de terre en quittant l’armée. Mais la présence romaine ne dura
èmeque jusqu’en 275. Au début de III siècle, les tribus germaniques commencèrent à
menacer la Dacie. Après accord avec les Goths, les troupes romaines passent au sud
du Danube et abandonnent la Dacie aux Goths. C’est paradoxalement l’invasion des-
tructive des Huns, en 375, qui accéléra le processus de romanisation. L’exode urbain
consécutif à la destruction des villes provoqua un brassage entre les citadins fortement
romanisés et la population rurale. Ainsi, le vocabulaire fondamental de l’élevage est
demeuré d’origine latine (en roumain « vaca » signife vache, «capra » chèvre, « porc »
le porc et « gaina » poule). Isolée au Sud Est de l’Europe, la langue roumaine a gardé
un vocabulaire latin ancien, mais a été aussi infuencée par les langues voisines.
Les transhumances ont favorisé les infuences langagières réciproques. Ainsi le « futur »,
en roumain, se forme à l’aide du verbe « vouloir », comme en bulgare, en albanais
et en grec. Venant de l’Est cette fois, les slaves ont apporté eux aussi des mots et des
noms de lieux qui font partie de la langue roumaine. Un exemple : le nom de la rivière
« Bistrita » vient du slave et signife rapide. En russe, on dit « bistra, bistra » pour faire
comprendre de se dépêcher. Un affuent de la Bistrita s’appelle « Repedea » dont on
devine immédiatement l’origine latine. Le temps peut se dire en utilisant le mot « timp »
dont l’origine est latine, soit « vreme » issu du slave. La voiture se dit « machina » et
s’écrit masina. On trouve le même mot en italien, en grec et en russe pour désigner
une auto.
èmeAu 9 siècle, les Magyars ou Hongrois ont déferlé sur la Roumanie mais n’y sont
pas restés.
En 1241, ils pénétrèrent de nouveau en Transylvanie, c’est à dire à l’Ouest des Carpates,
où ils imposèrent leur domination aux Roumains. Elle dura jusqu’en 1918 date à la-
quelle les trois grandes provinces qui forment aujourd’hui la Roumanie ont été réunies.
Actuellement encore, il y a des zones entières en Transylvanie où on ne parle que le
Hongrois.
L’infuence magyare sur le roumain se doubla d’un apport germanique appréciable car
au lendemain de l’invasion, les rois de Hongrie frent appel à des colons de la plaine
du Rhin pour repeupler la Transylvanie. Sur les anciennes cartes de géographie, la ville
de Cluj, s’appelle Kolozsvar ou Klausenburg. Lors de son arrivée au pouvoir en 1974,
Nicolas Ceausescu pour bien montrer la latinité de la ville ft ajouter à l’appellation 10 Gens des Hauts Pays… …en partage