Corrigé bac philo série L 2019

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Corrigé du Bac 2019 Épreuve de philosophie Série L Sujet 1 : Est‐il possible d’échapper au temps ? ∙ Les notions traitées : Le temps, l’existence, le sujet, la conscience [du temps]. ∙ Le niveau de difficulté Le sujet est très classique dans sa formulation et dans son contenu. ∙ La problématique (reformulée) Le temps est‐il une donnée à laquelle nous sommes capables de nous soustraire ? ∙ Les points clés à développer par sujet Se demander : pourquoi chercher à échapper au temps (le vieillissement, la mort, la perte des jours heureux ou de la jouissance de l’instant présent) ? Le sujet sous‐entend la volonté de l’être humain d’échapper au temps mais la question est : est‐ce possible, en avons‐nous le pouvoir, la capacité ? Se poser deux questions : - ces moyens sont‐ils efficaces?) :la question des moyens d’échapper au temps (comment (nous permettent‐ils vraiment d’échapper au temps ?) - la question du ou des buts visés : où sommes‐nous alors si nous échappons au temps, dans quel état (cet état et ce lieu existent‐ils: s’ils n’existent pas, s’ils sont simplement pensés, imaginés ou espérés, pouvons‐nous vraiment échapper au temps ?). Deux buts principaux se dégagent : 1) vivre l’instant présent, 2) accéder à l’éternité dans une vie suprasensible. S’interroger sur le verbe « échapper » qui implique deux idées. D’abord : fuir de… (se soustraire à…). Ensuite : fuir vers (aller vers…). ∙ Plan possible I. Il n’est pas possible d’échapper au temps II.

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Publié le 17 juin 2019
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Bac 2019 Épreuve de philosophie Série L Sujet 1 : Est‐il possible d’échapper au temps ? ∙ Les notions traitées : Le temps, l’existence, le sujet, la conscience [du temps].∙ Le niveau de difficulté Le sujet est très classique dans sa formulation et dans son contenu. ∙ La problématique (reformulée) Le temps est‐il une donnée à laquelle nous sommes capables de nous soustraire ? ∙ Les points clés à développer par sujet Se demander : pourquoi chercher à échapper au temps (le vieillissement, la mort, la perte des jours heureux ou de la jouissance de l’instant présent) ? Le sujet sous‐entend la volonté de l’être humain d’échapper au temps mais la question est : est‐ce possible, en avons‐nous le pouvoir, la capacité ? Se poser deux questions : -ces moyens sont‐ils efficaces?) : la question des moyens d’échapper au temps (comment (nous permettent‐ils vraiment d’échapper au temps ?) -la question du ou des buts visés : où sommes‐nous alors si nous échappons au temps, dans quel état (cet état et ce lieu existent‐ils: s’ils n’existent pas, s’ils sont simplement pensés, imaginés ou espérés, pouvons‐nous vraiment échapper au temps ?). Deux buts principaux se dégagent : 1) vivre l’instant présent, 2) accéder à l’éternité dans une vie suprasensible. S’interroger sur le verbe « échapper » qui implique deux idées. D’abord : fuir de… (se soustraire à…). Ensuite : fuir vers (aller vers…). ∙ Plan possible I.Il n’est pas possible d’échapper au temps II.Il est possible d’échapper de notre vivant (vivre l’instant présent). III.Il est possible d’échapper au temps dans une vie suprasensible. ∙ Les astuces à utiliser/références à mentionner Pas d’astuces particulièresPlaton,Phédon.
Platon,Banquet, discours d’Aristophane (sur l’intemporalité du mythe). Kierkegaard,Stades sur le chemin de la vie. Bergson,Durée et simultanéité. Et tout le registre de la poésie (Ovide, « Carpe diem » échapper au temps en vivant l’instant présent ; Lamartine,Le lacÔ temps suspens ton vol : « Ronsard,» : Les Regrets; Apollinaire,Le pont Mirabeau…). ∙ Les pièges à éviter Les sujets dits classiques ne sont pas pour autant des sujets faciles. Sujet 2 : À quoi bon expliquer une œuvre d’art ? ∙ Les notions traitées : L’art, la culture, la raison (expliquer), la vérité (la question de l’explication vraie, juste).∙ Le niveau de difficulté Le sujet est classique dans sa formulation et dans son contenu. ∙ La problématique Pourquoi ne parviendrions‐nous pas à expliquer une œuvre d’art, les œuvres d’art en général ? OU Faut‐il s’acharner à expliquer l’œuvre d’art ou, au contraire, faut‐il y renoncer, faute de pouvoir le faire vraiment et utilement ? ∙ Les points clés à développer par sujet La formule « À quoi bon » impose une tournure défaitiste supposant qu’on ne pourrait le faire. Or, le problème est que le sujet présuppose en même temps notre tendance naturelle à l’explication des choses, de l’art en général et des œuvres que nous ne comprenons pas (ex. « 4’33’’ » de John Cage, ou « Carré blanc sur fond blanc » de Malevitch). Le « à quoi bon » renvoie à deux éléments : 1) Nous ne pourrions pas expliquer les œuvres d’art. 2) Même si nous le pouvions, est‐ce qu’au fond ce serait vraiment utile, mais aussi est‐ce que ce serait pertinent (Les explications seraient‐elles bonnes ? Quand savons‐nous que l’explication d’une œuvre est la bonne ?) Il faut aussi mettre la notion d’explication en opposition avec le sentiment ou l’intuition (expliquer VS ressentir) : si une œuvre d’art se ressent et ne s’explique pas, il serait donc vain de le faire. ∙ Plan possible I.Il faut chercher à expliquer les œuvres d’art pour que nous puissions leur trouver un sens. II.: une œuvre se ressent de façon incommunicable et neÀ bon quoi ? Il faut y renoncer
s’explique pas par la raison. III.La tendance à l’explication est irrésistible mais il faut admettre que toute explication d’une œuvre d’art est temporaire, subjective, relative. ∙ Les astuces à utiliser/références à mentionner Dans un sujet sur l’art, il convient d’être concret et de proposer l’analyse d’œuvres précises.Aristote,Poétique. Schopenhauer,Le Monde comme volonté et comme représentation,3. Hegel,Esthétique. Nietzsche,Naissance de la tragédie. Heidegger,L’Origine de l’œuvre d’art. Ouverture : mettre en lien avec la question du beau. ∙ Les pièges à éviter Les sujets dits classiques ne sont pas pour autant des sujets faciles. Sujet 3 : Texte de Hegel ∙ Les notions en jeu Le droit, la politique, la raison et le réel. ∙ Le niveau de difficulté Sujet assez difficile dans son approche de la notion de loi humaine et de droit humain (domaine du droit, juridique) dans la mesure où Hegel comprend cette notion par une comparaison avec la loi de la nature (domaine des sciences physiques, scientifique). ∙ La problématique Il s’agit d’un texte sur les raisons de la peur : comment et pourquoi se développe‐t‐elle ? La peur qui peut nous retenir d’agir est plus ou moins consciente car nous cachons ce sentiment (un peu honteux) par une cause plus « noble », « des raisons purement morales ». ∙ Les points clés à développer par sujet La thèse du texte : contrairement à la loi de la nature qui ne peut pas ne pas être acceptée (elle s’impose à nous), le droit humain n’est pas toujours admis et, en ce sens, a la caractéristique d’être modifiable. Le problème que le texte soulève : Nous pouvons connaître et changer le droit, mais nous ne pouvons connaître que les lois de la nature. La question que le texte soulève : Peut‐on assimiler la loi humaine à la loi naturelle ? Les lois de la nature nous fournissent‐elles un modèle pour comprendre nos lois, notre droit ? Qu’est‐ce qui rend la loi naturelle inchangeable, à l’inverse de la nôtre ?
∙ Plan possible -savoir […] s’accroître « Pour ‐ Les lois de la nature, en elles‐mêmes, puisqu’elle(ligne 5) » émanent de la nature – et non de l’homme – ne sont pas humainement modifiables. -« La connaissance […] donné (ligne 10) » ‐ La comparaison loi de la nature/loi humaine (droit) met en avant une analogie : le droit existe déjà pour l’individu. -‐ En revanche, cette même comparaison fait(ligne 14) » […] de l’homme « Toutefois apparaître une différence importante : le droit est fait par l’homme (pas les lois de la nature) et celui‐ci a la possibilité de les modifier. -(ligne 20) » ‐ Ces modifications sont liées à des conflits, soit« La conviction […] vigueur intérieurs (cas de conscience) soit extérieurs (domination autoritaire par la loi). -« Dans la nature […] admise » (fin) : contrairement à la loi de la nature qui, supérieure et non modifiable, s’impose à nous, le droit humain n’est pas toujours accepté. ∙ Les astuces à utiliser/références à mentionner « La connaissance de l’auteur n’est pas requise » précise le libellé. C’est donc vraiment un texte à comprendre pour lui‐même. ∙ Les pièges à éviter Éviter de ne pas lire le texte jusqu’au bout car la clé du texte est à la fin.