Bac S Pondichery 2018 philosophie corrigé sujet 3
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avec le Bac Pondichery 2018 Matière : philosophie Série S S u j e t3 .E x p l i c a t i o nd ut e x t ed eP l o t i n Corrigés bac 2018 Plotin s’interroge dans ce texte sur le rapport de l’âme et du corps. Ce n’est pas tant de savoir comment se fait leur union qui pose problème, puisqu’il se place ici du point de vue du composé, nommé animal, qui n’est autre que notre propre nature en tant que vivant. Il ne s’agit pas non plus de savoir si l’âme existe en dehors du sensible, du corps, mais de comprendre quelles relations elle entretient avec ce dernier lorsqu’elle en est prisonnière et alourdie, par la matière. Cette relation de la matière et de l’esprit constitue au plus haut point ce qu’on appelle le moi, dans une alliance indescriptible. C’est par l’exemple des passions que Plotin interroge la nécessité de comprendre ce mélange particulier de l’âme et du corps dont l’un serait paradoxalement la cause de souffrance de l’autre. Est-il possible de s’identifier à l’un des aspects, l’âme séparée (l’âme intelligible) ou l’âme liée au corps (au sensible) ? À qui faut-il attribuer les plaisirs, les désirs mais aussi les peines, les souffrances ? Est-ce à l’âme ? Au corps ou à une troisième chose, composée de l’âme et du corps ? L’âme chez Plotin est, comme chez Aristote, tous les êtres, depuis l’Un, le premier principe jusqu’à l’intellect, et se retrouve dans l’intériorité.

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Publié le 03 mai 2018
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Langue Français

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Bac Pondichery 2018 Matière : philosophie Série S S u j e t 3 . E x p l i c a t i o n d u t e x t e d e P l o t i n
Corrigés bac 2018
Plotin s’interroge dans ce texte sur le rapport de l’âme et du corps. Ce n’est pas tant de savoir comment se fait leur union qui pose problème, puisqu’il se place ici du point de vue du composé, nommé animal, qui n’est autre que notre propre nature en tant que vivant. Il ne s’agit pas non plus de savoir si l’âme existe en dehors du sensible, du corps, mais de comprendre quelles relations elle entretient avec ce dernier lorsqu’elle en est prisonnière et alourdie, par la matière. Cette relation de la matière et de l’esprit constitue au plus haut point ce qu’on appelle le moi, dans une alliance indescriptible. C’est par l’exemple des passions que Plotin interroge la nécessité de comprendre ce mélange particulier de l’âme et du corps dont l’un serait paradoxalement la cause de souffrance de l’autre. Est-il possible de s’identifier à l’un des aspects, l’âme séparée (l’âme intelligible) ou l’âme liée au corps (au sensible) ?
À qui faut-il attribuer les plaisirs, les désirs mais aussi les peines, les souffrances ? Est-ce à l’âme ? Au corps ou à une troisième chose, composée de l’âme et du corps ?
L’âme chez Plotin est, comme chez Aristote, tous les êtres, depuis l’Un, le premier principe jusqu’à l’intellect, et se retrouve dans l’intériorité. Il y a comme un mouvement, une trajectoire de l’âme de l’intelligible au sensible. L’homme a la capacité de s’appréhender lui-même, il y a une réflexivité immédiate. Pour autant, il n’a pas d’intuition évidente de son identité, il saisit une multiplicité, une espèce de morcellement de son être. Il y a une discordance, chez l’homme, entre l’âme, le moi et la conscience en raison de son union mystérieuse avec le corps.
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L e c o r p s i n s t r u m e n t d e l ’ â m e«Si le corps est pour elle comme un instrument...soigner un organe malade. »
L’âme est le principe d’animation qui utilise le corps, elle est comme un souffle universel qui fait qu’on ne devient quelqu’un, un individu incarné avec le corps. Le corps est ce supplément encombrant qui particularise et en même temps limite le moi. L’âme ancrée dans le corps est- elle exempte de ses souffrances ? Ce qui pâtit, dans l’homme, ce n’est pas sa partie rationnelle, raisonnable, mais ce qui est soumis au corps. La notion d’instrument permet cependant de comprendre la supériorité que l’âme garde sur le corps.
L e p r o b l è m e d e s p a s s i o n s«Mais comment ces passions...on la sépare.»
L’âme est en prise avec les exigences du corps, des besoins, des désirs ou émotions, ce que l’on nomme ici au sens large passions (ce qui nous touche) et ne se limite pas aux seules souffrances (étymologie du mot passion). Il est difficile de saisir ce que nous sommes lorsque l’on sépare âme et corps comme pur esprit et matière. De même est-il difficile de comprendre le lien entre les deux par l’intermédiaire des passions. Mais l’âme n’a qu’un rapport médiat au corps et comme elle l’utilise en tant qu’instrument, elle en est séparée.
L e s d i f f é r e n t e s h y p o t h è s e s d e m é l a n g e s«Mais avant qu’on ait atteint cette séparation...fin. »
Plotin est parti du sensible pour comprendre la connaissance de notre intériorité, une étape sur le chemin de l’âme séparée, dont il nous dit que la pratique de la philosophie permet d’y accéder. Il y aurait un mixte constitué des fonctions sensitives et végétatives de l’âme avec le corps. On a une sorte d’impersonnalité dans ces questions qui nous laissent penser à une communauté de vivants, quelque chose qui serait une puissance de vie inférieure.
Est-il possible de se détourner du sensible ou de s’y installer ?
Plotin interroge dans ce texte la question anthropologique de la dualité
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: entre l’âme et le corps, c’est le problème du mélange qu’il soulève ici. L’âme ne se lie pas au corps de manière axiologique, mais en tant que pur acte, pure énergie, elle se mêle au corps pour organiser le sensible. Elle ne déchoit pas dans le sensible mais elle a une double nature et elle est un intermédiaire du sensible à l’intelligible.
Le rapport au sensible est nécessaire, processus fécond d’engendrement du réel à partir de l’Un. Mais le risque, c’est lorsque le sensible intervient sur l’âme, l’ensorcèle, la captive et la rend oublieuse de sa propre puissance : c’est la passion. Reste la pratique de la philosophie pour rappeler l’âme à sa dignité.
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