Baccalauréat Histoire - Géographie 2016 série ES et L corrrigé

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Corrigé : Baccalauréat 2016 Histoire - Géographie série L PREMIÈRE PARTIE Composition – Sujet 1a « L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France » Difficulté du sujet. Ce sujet n’est pas difficile. Il exige de bien expliquer les moments charnières (1973, 1995). La difficulté tient au fait de ne pas oublier que le sujet porte d’abord sur « l’historien et… » : le correcteur attend des noms, des concepts, des réactions aux idées des historiens. Introduction. On peut commencer par une accroche sous forme d’une citation, soit Malraux lors de la panthéonisation de Jean Moulin, soit le président Chirac assumant pour l’État les crimes de Vichy (fin officielle du résistancialisme gaullien), soit indiquer la faiblesse des polémiques lors du transfert au Panthéon des cendres de quatre résistants (de Gaulle-Anthonioz, Tillion, Brossolette, Zay). L’introduction doit définir la différence entre le travail de l’historien, qui travaille sur des sources qu’il croise, et l’expression des mémoires, qui par nature ne recherchent pas la neutralité. Problématique. Comment les historiens réagissent-ils aux transformations des usages politiques et intellectuels des mémoires de la Seconde Guerre mondiale ? Proposition de plan Plusieurs plans sont possibles suivant l’articulation des charnières chronologiques. Un plan thématique n’est pas interdit, mais très difficile à rendre clair. 1.

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Publié le 16 juin 2016
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Langue Français

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Corrigé : Baccalauréat 2016 Histoire - Géographie série L PREMIÈRE PARTIE Composition – Sujet 1a « L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France » Difficulté du sujet. Ce sujet n’est pas difficile. Il exige de bien expliquer les moments charnières (1973, 1995). La difficulté tient au fait de ne pas oublier que le sujet porte d’abord sur « l’historien et… » : le correcteur attend des noms, des concepts, des réactions aux idées des historiens. Introduction. On peut commencer par une accroche sous forme d’une citation, soit Malraux lors de la panthéonisation de Jean Moulin, soit le président Chirac assumant pour l’État les crimes de Vichy (fin officielle du résistancialisme gaullien), soit indiquer la faiblesse des polémiques lors du transfert au Panthéon des cendres de quatre résistants (de Gaulle-Anthonioz, Tillion, Brossolette, Zay). L’introduction doit définir la différence entre le travail de l’historien, qui travaille sur des sources qu’il croise, et l’expression des mémoires, qui par nature ne recherchent pas la neutralité. Problématique. Comment les historiens réagissent-ils aux transformations des usages politiques et intellectuels des mémoires de la Seconde Guerre mondiale ? Proposition de plan Plusieurs plans sont possibles suivant l’articulation des charnières chronologiques. Un plan thématique n’est pas interdit, mais très difficile à rendre clair. 1. Les historiens confrontés à une mémoire officielle (1945-1973). 2. Les historiens face à l’essor de mémoires renaissantes (1973-1995). 3. Depuis 1995, une mémoire apaisée qui permet un travail plus efficace des historiens. Notions attendues. Résistancialisme/mythe résistancialiste. Mémoire communiste. Mémoire juive. Épuration. Négationnisme. Vichysto-résistant. Reconnaissance. Mémorial de la Shoah. Noms d’historiens attendus. Robert Paxton. Pierre Laborie. Denis Peschanski. Claude Lanzmann. Pierre Vidal-Naquet.
Composition – Sujet 1b « L’historien et les mémoires de la guerre d’Algérie » Difficulté du sujet. Ce thème, qui est au choix dans les programmes, est souvent moins étudié que celui sur la Seconde Guerre mondiale, parce que la mémoire en est encore conflictuelle. Il faut ici veiller à ne jamais prendre parti. Introduction. On peut commencer par une accroche liée à un travail d’historien. Par exemple, en 1991, Benjamin Stora, fils d’immigrés algériens, publieLa gangrène et l’oublioù il s’interroge sur les faiblesses de la mémoire officielle liée à la guerre d’Algérie. On peut aussi commencer par un fait : la reconnaissance tardive, en 1999, par l’Assemblée nationale française, de la réalité non pas des « événements » mais d’une vraie guerre en Algérie entre 1954 et 1962. Il s’agit ensuite de définir les conditions du travail des historiens (sources orales, fermeture pendant longtemps des archives officielles, conflits d’acteurs). Problématique. Comment les transformations du travail des historiens montrent-elles l’évolution du regard de la France et des acteurs sur la guerre l’Algérie ? Proposition de plan. Plusieurs plans sont possibles. 1. Le temps du silence officiel et du travail des historiens sur des sources orales (1962-1991). 2. L’ouverture partielle des archives, la multiplication de témoignages d’acteurs majeurs jusque-là silencieux, et le temps d’une nouvelle génération d’historiens et d’acteurs (1992-2002). 3. Depuis 2002, un travail plus apaisé, moins conflictuel, pour les historiens de la guerre d’Algérie. Notions attendues. Décolonisation. Harki. Pied-noir. Porteur de mémoire.Nostalgérie. Reconnaissance. Mémorial de la guerre d’Algérie. Noms d’historiens attendus.Pierre Vidal-Naquet. Benjamin Stora. Raphaëlle Branche. Composition – Sujet 2 « En vous appuyant sur les exemples étudiés au cours de l’année, vous traiterez le sujet suivant : médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’Affaire Dreyfus ». Difficulté du sujet. Il ne s’agit, dans ce sujet, ni de faire une histoire des médias ni de faire une histoire des crises politiques, mais de montrer le rôle que les médias ont joué (ou pas) dans la construction de l’opinion publique. Difficile ici, vu l’intitulé, de ne pas aborder l’Affaire Dreyfus, incontournable, les crises des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, ou les crises de 1958 et 1968. Chacune doit être abordée d’une manière ou d’une autre.
Introduction.On peut commencer par une citation du journaliste Albert Londres (« Je ne suis qu’une seule ligne, Monsieur, celle du chemin de fer »), modèle d’intégrité mais aussi de capacité à agir pour convaincre l’opinion, dans les années 1920. Il s’agit ensuite de définir les médias (une technique mais aussi une caisse de résonance d’idées), de définir ce qu’est l’opinion publique, et enfin d’expliquer rapidement ce qu’est une crise politique (division des acteurs face à une situation considérée comme politiquement vitale). Problématique.Quel rôle les médias jouent-ils dans les transformations des idées de l’opinion publique depuis l’Affaire Dreyfus ? Proposition de plan. Le plan dépend étroitement du cours suivi et des choix du professeur. Voici une proposition qui reprend la chronologie de toutes les grandes crises politiques. 1. De l’Affaire Dreyfus à la crise du 6 février 1934, la presse est l’acteur majeur de la construction de l’opinion publique. 2. Des années 1930 à la crise de 1958, la radio prend une part active, à la fois comme acteur technique et comme moyen d’expression, dans le déclenchement et la résolution des crises. 3. Depuis les années 1960, la télévision puis Internet s’ajoutent puis dépassent en influence les médias nés plus tôt : les crises politiques deviennent aussi des crises d’image et de communication. Notions attendues. « Bourrage de crâne ». Opinion publique. « Guerre des ondes ». Contrôle de l’information. Démocratie d’opinion. Réseaux sociaux. Communication. DEUXIÈME PARTIE Croquis « Les dynamiques territoriales des États-Unis » Difficulté du sujet Comme ce sujet est peu tombé ces dernières années au bac et que le même sujet portant sur le Brésil est tombé il y a deux ans, on pouvait s’attendre à ce qu’il donne lieu cette année à une épreuve. Le sujet choisi n’est pas difficile : il fait partie des croquis attendus. Le correcteur sera donc très attentif à la forme : propreté, localisation de toutes les villes indiquées, respect des normes comme indication d’un titre, légende bien structurée, respect des codes dans l’usage des couleurs, interfaces et flèches de flux bien réalisées. Légende possible Une légende en deux parties est attendue. Il s’agit de montrer comment l’inégale organisation du territoire fait des villes et des littoraux les espaces moteurs du dynamisme des États-Unis. 1. Un territoire inégalement dynamique Nord-Est Mégalopolis et Grands Lacs ;
Périphérie dynamique ou Croissant périphérique ou Sun Belt, avec indication du Puget Sound / Californie / Texas / Floride / Hawaï ; Espaces intermédiaires de l’Alaska, des Grandes Plaines et des Rocheuses ; 2. Un territoire métropolisé caractérisé par une grande mobilité des personnes et des marchandises Mégalopolis Boston à Washington Métropole mondiale New York Washington Chicago Los Angeles ; Métropole continentale Atlanta Miami Houston San Francisco ; Flux migratoires internes du Nord-Est vers les régions du Croissant Périphérique ; interfaces majeures vers l’espace mondial Mégalopolis vers UE, Californie vers Asie ; vers l’espace continentale mention de l’ALENA et interface ambiguë frontière mexicaine). Un plan en trois parties est possible : 1. Un territoire inégalement dynamique 2. Un territoire métropolisé dynamique 3. Un territoire continental ouvert sur le monde et sur le continent