Composition bac : la démocratie populaire

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Composition sur le thème des démocraties populaires, au programme du baccalauréat d'histoire : de la satellisation engagée par l'URSS au coup de Prague et l'engagement de Gorbatchev.

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Publié le 24 mai 2012
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Langue Français
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Les démocraties populaires
I) La satellisation
Les territoires libérés par l’armée rouge sont occupés après la guerre. Alliés aux soviétiques, les
résistants, qui sont nombreux à être communistes, apparaissent comme des libérateurs. Avant la
guerre, ils étaient peu nombreux, voire inexistants dans certains pays, mais les projets égalitaires
qu’ils prônent séduisent la jeunesse.
Les communistes participent aux front nationaux, c’est-à-dire des gouvernements de coalition issus
de la résistance, qui se mettent en place. S’ils sont minoritaires, ils obtiennent néanmoins, avec
l’aide de Moscou, des postes clés comme la police.
Tito
, héros de la résistance, acquiert le pouvoir
en Yougoslavie.
La Tchécoslovaquie et la Pologne sont favorables au plan Marshall mais Staline, qui voit là un
moyen déguisé pour dominer l’Europe, obtient de ces pays qu’ils y renoncent. Masaryk constate dès
1947 que
« nous ne sommes que des vassaux »
. L’opposition est éliminée grâce à la «
tactique du
salami
» : on arrête les chefs des partis concurrents par les soviétiques en les soupçonnant
d’espionnage. Le parti socialiste est contraint de fusionner avec le parti communiste, le faisant ainsi
disparaître. Le contrôle sur les partis communistes européens augmente avec
la création du
kominform en 1947
.
En 1948, se produit le coup de Prague
. Le président du conseil,
Gottwald
, place ses camarades
communistes à des postes-clés. Les ministres libéraux quittent le gouvernement pour signifier leur
désaccord et obtenir un remaniement gouvernemental. En moins d’une semaine, les communistes
mobilisent les ouvriers et
Bénès
abdique en nommant un gouvernement majoritairement
communiste. La Tchécoslovaquie a basculé dans le camp soviétique.
Coup de Prague, 1948
Dans l’adoption du modèle, la Yougoslavie se distingue par une politique indépendante. La
possibilité d’une voie nationale vers le communisme étant rejetée par Staline, elle est exclue du
Kominform
. De ce fait, les autres états sont amenés à resserrer leurs liens avec Moscou. Le rôle
dirigeant du parti et le culte de la personnalité prouvent que le stalinisme est dès lors adopté. Des
procès éliminent d’authentiques communistes à cause de « déviationnisme titiste ». Il va sans dire
que
les politiques économiques suivent le système soviétique
. On assiste à une
planification
impérative, une collectivisation forcée et une industrie qui donne la priorité à l’industrie
lourde
. On crée le
CAEM en 1949
qui était censé renforcer les liens économiques entre les
démocraties populaires, mais qui finit par permettre un véritable pillage au profit de l’URSS. Staline
parvient à intégrer les démocraties populaires dans le système totalitaire communiste.
Refus du kominform en Yougoslavie
II) La contestation du modèle
Suite à la déstalinisation, les nouveaux dirigeants soviétiques conseillent de privilégier les
directions collégiales au détriment du culte de la personnalité. La collectivisation des terres et
l’industrialisation à marche forcée ont entraîné une
situation de pénurie
dans le domaine
économique. On assouplit donc le modèle pour le rendre plus conforme aux exigences réelles.
En 1955 se produit le renversement de situation le plus spectaculaire : Khrouchtchev se rend en
Yougoslavie et dit accepter l’adoption de voies nationales vers le socialisme. En reconnaissant
l’indépendance des partis,
le kominform est dissous en 1956
. Il faut toutefois nuancer la
libéralisation de l’URSS puisque dès
1955
, avec
le pacte de Varsovie
, les forces armées sont
désormais soumises au commandement soviétique. En cas de nécessité, une
« aide mutuelle
fraternelle »
est envisagée.