Corrigé Bac Pro 2017 - Histoire géographie et éducation civique
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Voici le corrigé du Bac Pro 2017 - Histoire géographie et éducation civique

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Publié le 15 juin 2017
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Langue Français

Exrait


BACCALAURÉAT



Série
PROFESSIONNELLE

Épreuve :HISTOIRE-GEOGRAPHIE-EMC

Session de juin 2017

Durée de l’épreuve : 2 heures

Coefficient : 1 ou 2

PROPOSITION DE CORRIGÉ

1
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A savoir pour cerner et comprendre sa note.

Chaque partie est évaluée globalement ; cela signifie qu’il n’y a pas de barème pour les
sousquestions. Une très bonne réponse en rattrape une autre moins réussie.

La note n’est pasdégressive mais cumulative ;on ne soustrait pas des points par rapport à
une production idéale.

Les consignes d’harmonisation recommandent d’utiliser tout l’éventail de la notation ; ainsi,
un devoir imparfait peut approcher (voire atteindre…) la note maximale: 20/20 !

Eléments devalorisation d’une copie:
-bonne compréhensiondu sujet, repérable par une démarche problématique.
-Précision et originalité des connaissances mobilisées.
-Regard critique porté surles documents.
-Maîtrise du vocabulaire spécifique (notions) du thème abordé.
-Présence d’un schéma ou d’un croquis (géo surtout).
-Maîtrise de l’expression écrite (syntaxe, orthographe) et bonne présentation formelle de la
copie.

Premièrepartie (sujetsd’étude)- 9 points.

SUJET 1. France DANS L’UE ET DANS LE MONDE

1) 1: Nouvelle-Calédonie (Pacifique: Guyane (Amé; 3) ;Martinique (Antilles)2 :rique : Réuniondu Sud); 4
(Océan Indien).

2) France, grande puissance touristique mondiale.

1. Première destination touristique mondiale (85 millions de touristes en 2014).

2. Quatrième rang mondiale (derrièreles Eu, l’Espagne et la Chine) pour les rentrées financières liées au tourisme
international.

3. Des sites culturels ou de divertissement rayonnant à échelle européenne et mondialeet concentrésautour de
Paris : Disneyland (Marne-la-Vallée), Louvre, Versailles.

4. Plus généralement, importance de sites touristiques majeurs, la France comptant 42sur la liste du sites
patrimoine mondial de l’UNESCO (cathédrales, villes historiques, sites naturels…).La gastronomie française est
depuis longtemps réputée et attractive.

3) Paris est une ville mondiale car :

- elle possède un hub aéroportuaire majeur, relié aux autres villes mondiales : Roissy-CDG

- elle est une place financière de premier ordre (La Défense) et abrite les sièges des principales Firmes
transnationales françaises.

- Elle est un pôle majeur d’innovation à échelle mondiale (concentration de grandes écoles scientifiques et de
centres de recherche sur le plateau deSaclay-Orsay.

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2

- Elle dispose, du fait de son histoirede son urbanisme, d’une image très positive (« etSorbonne des Sables » et
« Louvre des Sables » à Abu Dhabi).

4)Le réseau LGV français,centré su: à Lr Paris, est connecté à l’espace européenondres via le tunnel sous la
Manche, à la Belgique et aux Pays-Bas (Thalys), il est en cours de connexion avec l’Espagne
(MontpellierBarcelone), l’Allemagne (LGV Paris-Strasbourg) et l’Italie (LGV en construction Lyon-Turin). A une autre échelle,
on peut décrire une plate-forme multimodale, comme celle de Delta-3 à Dourges (Pas-de-Calais) ;située à un
carrefour européen, près du tunnel sous la Manche et du port de Dunkerque (Northern Range),elle associe à
échelle européenne trois modes de transport: fluvial (canal de la Deûle), ferroviaireet routier (A1). Delta-3 inclut
une gare de ferroutage (transfert des conteneurs du camion vers le train).

SUJET 2 – l’UE ET SES TERRITOIRES

1)

2)

a) choix entre 27 Etats, qu’ilssont frontaliers de la France (Luxembourg, Italie…) ouaux limites orientales
de l’Union européenne: Chypre (face à la Syrie), Finlande, frontalière de la Russie.
ème
b) premier figuré : pays membres de L’UE ; second figuré : pays de la zone euro; 3figuré : pays mb de
l’espace Schengen.
c) Bruxelles, Belgique.

a) VRAI. Il s’agit des critèresde Copenhague (1993) : acceptation de l’acquis communautaires, stabilité
macroéconomique (dette publique inférieure à 60 % du PIB, déficit public inférieurà 3 %), gouvernance
démocratique (droits des minorités, indépendance de la justice, liberté de la presse…).

b) FAUX. Il concerne la libre-circulation des personnes, non les échanges économiques.

c) FAUX. L’UE compte deux autres capitales : Strasbourg (siège du Parlement parallèlement à Bruxelles),
mais aussi Luxembourg (Cour de justice de l’UE notamment).

3) Arguments en faveur de la poursuite de l’élargissement:

- Renforcer le marché commun européen face à la montée des pays émergents

- Assurer la stabilité géopolitique des Balkans (Etats de l’ex-Yougoslavie négociant actuellement leur adhésion).

- Consolider la démocratie et s’opposer à l’hégémonie russe sur l’Europe de l’Est (argument polémique) : avenir
incertain de la Moldavie et de l’Ukraine.

- Relancer une dynamique européenne fragilisée par le Brexit.

Arguments contre :

-
-
-
-

Risque d’affaiblir l’approfondissement en intégrant d’avantage d’Etats.
Difficultés financièresdu faitdes dépenses qu’induirait l’adhésion d’Etats pauvres.
Risque migratoire accrue
Risque de tensions avec l’URSS en cas d’adhésion de la Moldavie ou de l’Ukraine.

4) L’indice de développementhumain (IDH) est fortement contrasté entre l'Ouest, qui compte certains des États
les plus développés de la planète, et l’Est (Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, Grèce)de l’politique deUE. La
cohésion vise à réduire ces écarts,qui se sont accentués avec les élargissements. Elle repose sur différents fonds :
le Fonds européen de développement régional (FEDER) qui finance des infrastructures ou des investissements
productifs, le Fonds social européen (FSE) qui vise à réduire le chômage et à lutter contre lapauvreté ; le Fonds de
cohésion qui aide les Etats les plus pauvres.

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3

Deuxième partie(EMC) – 4points- PLURALISME DES CROYANCESETLAICITE

1) La liberté de religion est undroit fondamentala valeur constitutionnelle (te quixte 1).constitution est la La
norme juridiquefondamentale. Cependant, d’autres impératifs majeurs liés à des risques très concrets dans
l’entreprise peuvent conduireà limit: impératif sanitaireer l’application de ce principe(risque de contagion par
exemple, en cas de refus d’une visiteimpératif de sécurité, afin d’éviter des médicale),accidents du travail aux
conséquences graves ; est cité l’exemple d’un chimiste dont la barbe pourrait s’enflammer.

2) Un chef d’entreprise a besoin d’unpratique lui permettant de prendre la b guideonne décision au cas où une
application stricte de la libertéreligieuse compromettrait le bon fonctionnement dela chaîne de production et le
climat dans l’entreprise. Par exemple,le guide lui fournit des éléments juridiques utiles pourqu’une décision prise
par lui ne soit pas ensuite déclaréeillégale par une juridiction. Plus concrètement, le guide peut l’aider à apaiser les
tensions avec les salariés qui revendiqueraient, en toutes circonstances, le plein exercice e leur liberté religieuse.

Troisièmepartie(HISTOIRE) – 7 points.

SUJET 1. LES 14 POINTSDE WILSON

1) Wilson est président des Etats-Unis. Il a engagé son pays (neutre en 1914) dans la Première Guerre mondiale,
aux côtés de la France et du Royaume-Uni, en avril 1917. Il s’exprime ici devant les Congrès (janvier 1918) et
expose sur un mode idéaliste les principes sur lesquels devra reposer l’ordre européen et mondial après le conflit.

2) Les grandes idées contenues dans les14 points (janvier 1918) se retrouvent dans le pacte de la Société des
Nations annexé au traité de Versailles, plus précisément dans son Préambule : importance d’un droit international
fondé sur la morale, égalité souveraine des nations, droits des peuples à disposer d’eux-mêmes (institutions
démocratiques). La nécessité de fonder une organisation internationale assurant une sécurité collective face à un
ème
Etat agresseur est exposée dans le14 pointde Wilson (doc 1), avant de s’incarner dans les articles 10 et 11 du
pacte de la SDN (doc 2).

3) Les objectifs semblent atteints dansles années 1920, avec la politique de réconciliation franco-allemande portée
par les ministres Briand et Stresemann. Cependant, la crise économique et l’expansion des régimes totalitaires
consacrent la faillite de la SDN et de son idéalisme dans les années 1930. La SDN et ses missions renaissent
cependant sous une forme améliorée en 1945, avec la naissance de l’ONU. L’opinion et le Sénat américains
acceptent l’ONU en 1945, alors qu’ilsavaient rejeté la SDN en 1920.

SUJET 2. LE PLAN MARSHALL ET LE DEBUT DE LA GUERREFROIDE

1) Doc 1 est un extrait de rapport Jdanov, ministre de Staline, à l’occasion de lanaissance du Kominform en
septembre 1947. Il se place dans le contextedes débuts de la Guerre froide, sept mois aprèsle discours du
président américain Truman devant le Congrès (12 mars 1947), qui appelait à endiguer l’expansion soviétique. Le
document 2 est un article publié dans un journal ouestson auteur est-allemand ;un diplomate américain, qui
dresse un bilan positif du planMarshall, plan de reconstruction de l’Europe de l’Ouest annoncé un an plus tôt, en
juin 1947, en application ducontainment.

2) Par la voix de Jdanov, l’URSS c;ondamne très fermement le plan Marshallce dernier, sous couvert de
reconstruire l’Europe détruite par la guerre, traduit une volonté de domination qualifiée d’impérialisme;
l’utilisation de la formuler « asservir l’Europe », du mot piège, l’indique clairement. La domination américaine sera
d’ordre économique et financier, comme le montdollarre l’association des mots «» et «séduction ».Depuis la
conférence de Bretton Woodsde 1944, le dollar est la monnaie de référence du système international.

3) P. Hoffman dresse un bilanalarmiste des relations EU-URSS : pour lui, la volontéde domination en Europe est
le fait de l’URSS (mot hégémonie). On peut préciser que celle-ci a forcé les pays d’Europe de l’Est qu’elle occupe
militairement à refuser en 1947 le plan Marshall. Le bilan du plan Marshall (bilan anticipé plus exactement) est par

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contre positif : dans la mesureoù l’aide américaine permet une hausse du niveau de vie dans les pays récepteurs,
elle consolide la démocratie(«institutions libres») en affaiblissant la propagande communiste. Hoffman reprend
ici l’idée développé par Truman en 1947 selon laquelle «les germes des régimes totalitaires sont nourris par la
misère et le dénouement».

4) Les deux documents montrent clairement l’antagonisme qui existe dès 1947 entre EUURSS, antagoniste et
dont les Etats européens et leurs populations sont l’enjeu. Chacun des deux Grands perçoit l’autre comme
l’agresseur, à travers les appréciationsportées sur le plan Marshall : plan divergentes saboté par l’URSS pour les
Etats-Unis, plan traduisant un projet hégémonique de nature économique pour l’URSS. La Guerre froide nait ainsi
sur le continent européen en 1947.

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