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Corrigé du Bac ES Pondichery Philosophie 2017

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Baccalauréat Pondichéry Session 2017 Épreuve :Philosophie BAC ES 'XUpH GH O·pSUHXYH: 4 heures Coefficient : 4 PROPOSITION DE CORRIGÉ 1 Sujet 1 />͛Ăƌƚ ŶĂŝƚ ĚĞ ůĂ ĨĂƐĐŝŶĂƚŝŽŶ ĚĞ ů͛ŝŶƐĂŝƐŝƐƐĂďůĞ͙ ĐŽŵŵĞ Ă ƉƵ ůĞ ĚŝƌĞ E Z D >Z hy͘ hŶĞ ŽĞƵǀƌĞ Ě͛Ăƌƚ ƐĞƌƚ ů͛ŚƵŵĂŶŝƚĠ Ğƚ ƐĞ ŶŽƵƌƌŝƚ ĚĞ ů͛ŽƉŝŶŝŽŶ͕ même si celle-ci demeure subjective voire incomplète.
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Baccalauréat Pondichéry
Session 2017
Épreuve :Philosophie BAC ES
Durée de l’épreuve: 4 heures
Coefficient : 4
PROPOSITION DE CORRIGÉ
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Sujet 1 /L’aƌt Ŷait de la fasĐiŶatioŶ de l’iŶsaisissaďle… Đoŵŵe a pu le diƌe ANDRE MALRAUX. UŶe oeuvƌe d’aƌt seƌt l’huŵaŶitĠ et se Ŷouƌƌit de l’opiŶioŶ, même si celle-ci demeure subjective voire incomplète. Admiré, contesté, edžposĠ…L’aƌt seŵďle se touƌŶeƌ veƌs autrui, comme embarqué par les flots des mouvements du geŶƌe huŵaiŶ… ŵais Ƌuel est le vƌai ďut de l’oeuvƌe d’aƌt ? DaŶs uŶepremière partie, nous évoquerons le rapport de force qui allie réel et art puis daŶs uŶe seĐoŶde paƌtie l’alliaŶĐe eŶtƌe ĐoŶteŵplatioŶet oeuvƌe d’aƌt.KaŶt peŶse Ƌue l’aƌt doit ġtƌe avaŶt tout liďƌe, et faiƌe aďstƌaĐtioŶ desautoŵatisŵes de l’utilitĠ…. C’est edžpƌiŵeƌ aloƌs les ĐapƌiĐes d’uŶ teŵpspƌisoŶŶieƌ des effets de ŵode Ƌue l’ĠphĠŵğƌe vieŶt ƌeŶfoƌĐeƌ… Autƌui est aloƌsrécompensé de ses atteŶtes « aƌtistiƋues » et paƌait satisfait… je ŵe seŶs doŶĐpƌoĐhe d’uŶe oeuvƌe si Đelle-ci répond à mes principes, mes goûts, et mes Đhoidž : le ƌĠel pƌeŶd le dessus et l’iŵagiŶatioŶ de l’aƌtiste Đoŵpose aveĐ leteŵps et ses effets Ŷatuƌels… Ƌue laŵode vieŶt ĐoŶƋuĠƌiƌ pouƌ l’ĠteƌŶitĠ, ĐettedeƌŶiğƌe ĠtaŶt uŶ ƌeĐoŵŵeŶĐeŵeŶt peƌpĠtuel… Ƌui atteŶd l’aƌtiste Đapaďle desaisir son instant ! FiŶaleŵeŶt, Đe ƌappoƌt de foƌĐe s’iŶsĐƌit daŶs uŶe dĠŵaƌĐhe spiƌituelle et Hegela edžpƌiŵĠ Đette idĠe. L’oeuvƌe d’aƌt ƌeste liďƌe Đaƌ elle tƌaveƌse les lois duŵoŶde saŶs aŶgoisse Ŷi ƌeŵoƌd… Đoŵŵe l’hoŵŵe se ƌassuƌe à tƌaveƌs sa foi.C’est iĐi la dĠfiŶitioŶ ŵġŵe d’uŶe Ŷatuƌe ƌeŶdue possiďle à tƌaveƌsl’oeuvƌe Ƌuidevient logiquement sacralisée, telle une déesse tenant dans ses bras le génie dĠvoilĠ ! L’iŵagiŶatioŶ pƌeŶd tout soŶ seŶs daŶs Đette logiƋue iƌƌĠsistiďle etuŶiƋue… Ƌu’uŶ stLJle aƌtistiƋue peut ƌeŶdƌe Ŷovateuƌ, altƌuiste et ďieŶveillaŶt.Hume dans ses « essais esthétiques » et en assumant son empirisme, précise Ƌue l’ĠduĐatioŶ, la loi et les tƌaditioŶs Ŷous ĐoŶditioŶŶeŶt toute Ŷotƌe edžisteŶĐeet métamorphosent nos goûts, faisant de nos sensations des impressions toutes ƌelatives : l’oeuvƌe d’aƌt est la pƌeŵiğƌe viĐtiŵe de Đe ĐoŶstat… Il fautdévelopper soŶ seŶs avaŶt de lui eŶ fouƌŶiƌ uŶ ! C’est l’ultiŵe Đoŵďat del’aƌtiste et du ĐoŶteŵplateuƌ Ƌui ŵaƌĐheŶt… eŶseŵďle !sujet 2/
<< La liberté est une idée neuve. >> SAINT JUST .Être libre semble signifier que l'on fait ce que l'on veut, en ce sens être libre serait ne rencontrer aucun obstacle, n'être limité par aucune autorité extérieure. Cependant, celui qui
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revendique son indépendance à l'égard de toute loi, de toute instance dominante, celui-ci ne se condamne-t-il pas à vivre seul en dehors de tout réseau social ? De plus, l'autorité peut désigner aussi une forme de puissance liée à un savoir, et en ce sens respecter une autorité c'est reconnaître les lois de la nature, c'est donc plutôt une manière de gagner sa liberté en se libérant de son ignorance. Finalement, être libre est-ce s'affranchir de toute autorité ou au contraire respecter ce qui fait autorité ? N'est-il pas utopique de vouloir se soustraire à toute loi sociale, morale ou naturelle ? Alors comment être juste ? Ne peut-on pas concilier la liberté et « la nécessité autoritariste ? » Il faudra alors s'interroger sur la possibilité d'être son propre maître en exerçant son autorité sur soi-même et assumer ainsi ses responsabilités. 1. La liberté comme indépendance à l'égard de toute autorité A. L'affranchissement de toute autorité comme absence de contrainte « Être libre c'est faire tout ce qui me plaît » : cette idée reçue renvoie à une notion de liberté comme possibilité de tout faire sans limite ni contrainte. Or, n'être déterminé par rien, c'est n'avoir même pas un motif de préférer telle ou telle chose. Mais cette liberté d'indifférence ne permet pas l'action. En effet, dans une fable de Buridan, un âne qui se trouvait à égale distance de deux mêmes picotins d'avoine finit par mourir de faim. L'absence de contrainte ne peut être qu'une condition négative d'une véritable liberté. La liberté comme sentiment immédiat de faire « tout ce qui me plaît », c'est-à-dire l'idée d'une volonté absolument indéterminée, s'éprouve dans l'expérience du choix. La possibilité d'agir sans aucune raison plutôt qu'une autre est à son paroxysme dans l'idée d'acte gratuit. Ainsi, dansLes Caves du Vaticande Gide, Lafcadio cherche à se prouver l'absolu de sa liberté par un acte qui ne répond à aucune motivation : il va jeter du train où il se trouve un vieillard sans défense. Ainsi revendiquer sa liberté comme affranchissement par rapport à toute autorité, c'est vouloir poser sa liberté comme infinie et absolue. Mais est-ce seulement possible ? B. Une liberté comme absence de contrainte est-elle possible ?
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Mais suffit-il pour être juste de le vouloir ? Le désir de se prouver sa liberté n'est-il pas déjà un premier motif à l'acte de Lafcadio ? Le désir du meurtre n'est-il pas une raison inavouée ? Finalement, la liberté n'est-elle pas illusoire ? Le déterminisme est la doctrine métaphysique qui affirme que l'ensemble du réel est régi par des relations de cause à effet. Chaque phénomène serait déterminé par une cause, qu'elle soit physique, psychologique, sociale ou autre. Vouloir s'affranchir de toute autorité en résistant aux différents déterminismes par son libre arbitre est-il envisageable ? Le libre arbitre, comme possibilité de commencer une nouvelle série de -phénomènes, se présente comme un principe irrationnel, un brin d'indétermination dans le monde. L'homme, en se croyant la seule exception qui n'obéit pas aux lois universelles de la nature, se prend pour « un empire dans un empire » selon Spinoza. Le libre arbitre ne serait qu'une illusion des « hommes qui se croient juste par cette seule cause qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés » (Spinoza, Éthique, III). Ainsi, s'affranchir de toute autorité, se poser au-delà de toute loi semble impossible car, qu'on en ait conscience ou non, on est toujours inscrit dans une forme de déterminisme. Faut-il eŶ ĐoŶĐluƌe Ƌu’ġtƌe juste est iŵpossiďle ?Texte : ce texte est une réflexion sur le bonheur
Le bonheur et le plaisir sont faussement liés en philosophie : le premier désire l’ĠteƌŶitĠ ŵais le deudžiğŵe ƌeste ĠphĠŵğƌe… Le ďoŶheuƌ est doŶĐ uŶe Ƌuġte peƌŵaŶeŶte… l’aďoutisseŵeŶt d’uŶe vie ƌĠussie ? DESCARTES va eŶĐoƌe plus loin et définit le bonheur comme une notion capable de faire abstraction de la satisfaĐtioŶ : Đe Ƌui Đoŵpte, Đ’est soŶ aĐĐessiďilitĠ ! Le ďoŶheuƌ est-il un animal difficile à maitriser? Pour les CARTESIENS, le bonheur doit éliminer les désirs, pouƌ la sĠƌĠŶitĠ de l’espƌit ! Aussi, leďoŶheuƌ est uŶe Đhiŵğƌe… et Đƌoiƌe Ƌue nous existons pour être heureux conduit à la frustration permanente. Finalement, la loi du bonheur répond à des fonctions sociologiques proches de l’utopie Đaƌ viseƌ le ďoŶheuƌ, Đ’est viseƌ uŶe edžĐelleŶĐe aŶĐƌĠe daŶsle dessein des autƌes. AiŶsi, je suis heuƌeudž Đaƌ les autƌes ŵe pousseŶt souveŶt à l’ġtƌe :Ce mimétisme obtient des résultats négatifs : cette autodétermination « joLJeuse » Ŷ’appoƌte ƌieŶ et Đoŵŵe a pu le diƌe DESCARTES : « l’iŵpoƌtaŶt, Đe Ŷ’est pas Đe Ƌu’oŶ a fait de Ŷous ŵais Đe Ƌue Ŷous faisoŶs Ŷous-mêmes de ce Ƌu’oŶ a fait de Ŷous ». Le ďoŶheuƌ devieŶt doŶĐ uŶe foƌĐe!
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