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Corrigé du Bac L Pondichery Philosophie

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Baccalauréat Pondichéry Session 2017 Épreuve :Philosophie BAC L 'XUpH GH O·pSUHXYH: 4 heures Coefficient : 4 PROPOSITION DE CORRIGÉ 1 Sujet 1 Le bonheur et le désir sont faussement liés en philosophie : le ƉƌĞŵŝĞƌ ĚĠƐŝƌĞ ů͛ĠƚĞƌŶŝƚĠ ŵĂŝƐ ůĞ ĚĞƵdžŝğŵĞ ƌĞƐƚĞ ĠƉŚĠŵğƌĞ͙ >Ğ ĚĠƐŝƌ ĞƐƚ ĚŽŶĐ ƵŶĞ ƋƵġƚĞ ƉĞƌŵĂŶĞŶƚĞ͙ ů͛ĂďŽƵƚŝƐƐĞŵĞŶƚ des sens ? Mill va encore plus loin et définit le désir comme une notion capable de faire abstraction de la satisfaction : ce ƋƵŝ ĐŽŵƉƚĞ͕ Đ͛ĞƐƚ ƐŽŶ ĂĐĐĞƐƐŝďŝůŝƚĠ ͊ >Ğ ĚĠƐŝƌ ĞƐƚ-il un animal difficile à maitriser ? Pour les STOICIENS, les désirs doivent ĠůŝŵŝŶĞƌ ůĞƐ ĚŽƵůĞƵƌƐ͕ ƉŽƵƌ ůĂ ƐĠƌĠŶŝƚĠ ĚĞ ů͛ĞƐƉƌŝƚ ͊ ^ĞůŽŶ ^ĐŚŽƉĞŶŚĂƵĞƌ͕ ůĞƐ ĚĠƐŝƌƐ ƐŽŶƚ ĚĞƐ ĐŚŝŵğƌĞƐ͙et croire que nous existons pour désirer conduit à la frustration permanente. Finalement, la loi du désir répond à des ĨŽŶĐƚŝŽŶƐ ƐŽĐŝŽůŽŐŝƋƵĞƐ ƉƌŽĐŚĞƐ ĚĞ ů͛ƵƚŽƉŝĞ ĐĂƌ ǀŝƐĞƌ ůĞ ďŽŶŚĞƵƌ Ğƚ ƐĞƐ ĚĠƐŝƌƐ͕ Đ͛ĞƐƚ ǀŝƐĞƌ ƵŶĞ ĞdžĐĞůůĞŶĐĞ ĂŶĐƌĠĞ ĚĂŶƐ le dessein des autres. Ainsi, je veux désirer car les autres me poussent souvent à désirer ! Ce rapport demeure une caractéristique singulière car désir et violence intérieure peuvent entretenir une union bien douloureuse, car nos ĚĠƐŝƌƐ ƉŽƵƌĐŚĂƐƐĞŶƚ Ě͛ĂƵƚƌĞƐ ĚĠƐŝƌƐ Ğƚ ĞŶƚrainent notre ƉĞƌƚĞ͙ ^ĞƵůĞ ůĂ ĐƌĠĂƚŝŽŶ ƌĞƐƚĞ ƵŶ ĚĠƐŝƌ ƐĂůƵƚĂŝƌĞ ĐĂƌ ŶŽƚƌĞ lutte pulsionnelle consacre alors une perfection sensible utile au fonctionnement permanent et inscrit dans une logique véritable : désir et transmission intergénérationnel.
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Baccalauréat Pondichéry
Session 2017
Épreuve :Philosophie BAC L
Durée de l’épreuve: 4 heures
Coefficient : 4
PROPOSITION DE CORRIGÉ
1
Sujet 1 Le bonheur et le désir sont faussement liés en philosophie : le pƌeŵieƌ dĠsiƌe l’ĠteƌŶitĠ ŵais le deudžiğŵe ƌeste ĠphĠŵğƌe… Le dĠsiƌ est doŶĐ uŶe Ƌuġte peƌŵaŶeŶte… l’aďoutisseŵeŶt des sens ? Mill va encore plus loin et définit le désir comme une notion capable de faire abstraction de la satisfaction : ce Ƌui Đoŵpte, Đ’est soŶ aĐĐessiďilitĠ ! Le dĠsiƌ est-il un animal difficile à maitriser ? Pour les STOICIENS, les désirs doivent ĠliŵiŶeƌ les douleuƌs, pouƌ la sĠƌĠŶitĠ de l’espƌit ! SeloŶ SĐhopeŶhaueƌ, les dĠsiƌs soŶt des Đhiŵğƌes…et croire que nous existons pour désirer conduit à la frustration permanente. Finalement, la loi du désir répond à des foŶĐtioŶs soĐiologiƋues pƌoĐhes de l’utopie Đaƌ viseƌ le ďoŶheuƌ et ses dĠsiƌs, Đ’est viseƌ uŶe edžĐelleŶĐe aŶĐƌĠe daŶs le dessein des autres. Ainsi, je veux désirer car les autres me poussent souvent à désirer ! Ce rapport demeure une caractéristique singulière car désir et violence intérieure peuvent entretenir une union bien douloureuse, car nos dĠsiƌs pouƌĐhasseŶt d’autƌes dĠsiƌs et eŶtrainent notre peƌte… Seule la ĐƌĠatioŶ ƌeste uŶ dĠsiƌ salutaiƌe Đaƌ Ŷotƌe lutte pulsionnelle consacre alors une perfection sensible utile au fonctionnement permanent et inscrit dans une logique véritable : désir et transmission intergénérationnel. Soulager uŶ dĠsiƌ peƌŵet l’aĐĐoŵplisseŵeŶt des teŶsioŶs aveĐ uŶ projet final : le désir de comprendre un subjectif qui fera Ŷaîtƌe l’iŵagiŶatioŶ ĐƌĠatƌiĐe et seƌeiŶe.Sujet 2 La vérité ! Vaste sujet ! La vérité est-elle une science, une « recette » intellectuelle ou une esthétique de la gestion
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collective ? Ces interrogations soutiennent une question plus gĠŶĠƌale… la vĠƌitĠ seƌt-elle à gouverner ou nourrit elle des logiques universelles à « repenser »? La vĠƌitĠ Ŷ’est pas fataleŵeŶt « l’aŵie » utile de la ŵoƌaled’uŶe soĐiĠtĠ ĐheƌĐhaŶt soŶ ĠƋuiliďƌe : elle deŵeuƌe ŵġŵe selon Machiavel la première démarche humaine qui vise uŶiƋueŵeŶt l’adaptatioŶ à des situatioŶs toutes paƌtiĐuliğƌes : le pƌagŵatisŵe pƌeŶd iĐi le dessus suƌ l’uŶiveƌsel !Entre la vertu (ARISTOTE), le bien et justice (PLATON), la vĠƌitĠ paƌait s’eŶteŶdƌe aveĐ uŶe peŶsĠe iŶtĠƌieuƌe Ƌui vise l’oƌdƌe et l’effiĐaĐitĠ… ĐoŶĐeptioŶ holiste dĠfiŶie Đoŵŵe uŶ bien commun ! Mais quel bien commun ? La vérité et la société entretiennent donc une relation proche et Platon dans LA REPUBLIQUE vient renforcer ce constat : le réel symbolise aussi cette union sacrée que le raisonnement vieŶt ĐoŵplĠteƌ aveĐ Đeƌtitude et logiƋue… la soĐiĠtĠ est peut-ġtƌe uŶe oeuvƌe ŵathĠŵatiƋue et la vĠƌitĠ « l’eŶĐƌe » de cette même oeuvƌe… la gestioŶ histoƌiƋue, ĠĐoŶoŵiƋue, culturelle des hommes répond à des reflexes scientifiques qui Ŷ’oŶt doŶĐ Ƌu’uŶ seul et uŶiƋue pƌojet : l’ĠƋuiliďƌe de l’Ġtat ! 3 La soĐiĠtĠ est la vĠƌitĠ de l’Ġtat et soŶ edžigeŶĐe est la ƌĠussite ĐolleĐtive… pouƌ Aƌistote, l’ġtƌe huŵaiŶ vit eŶ ĐoŵŵuŶautĠ et celle-ci reste politiquement structurée par une vérité sensible et intérieure mais paradoxalement tous ces liens sociologiques demeurent illusions. Nietzsche assure que la vĠƌitĠ ƌeste iŵŵuaďle et ŵġŵe si l’hoŵŵesemble être fait pour rechercher la vérité, cette dernière alterne toujours eŶtƌe sĐeptiĐisŵe et dogŵatisŵe… Ŷe tƌouvaŶt jaŵais sa fixité ! Donc une réponse figée et indiscutable. TEXTE
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« Le sujet de Đe tedžte Ŷ’est pas Đe Ƌue l’oŶ appelle le liďƌe arbitre mais la liberté sociale ou civile : la nature et les limites du pouvoir que la société peut légitimement exercer sur l’iŶdividu. ». L’hoŵŵe doit ĐoŶƋuĠƌiƌ soŶ iŶdĠpeŶdaŶĐe… il Ŷ’a pas sigŶĠ de ĐoŶtƌat aveĐ l’Etat. Le liďĠƌalisŵe sLJŵďolise ce texte, quise veut le gaƌaŶt des pƌopƌiĠtĠs iŶdividuelles… les ĐoŶtƌaiŶtes iŵposĠes soŶt les eŶŶeŵis de l’hoŵŵe ! L’Etat Ƌui s’agƌaŶdit ƌeŶd le ĐitoLJeŶ pƌisoŶŶieƌ de ses idĠaudž, et l’eŵpġĐhe de s’ĠpaŶouiƌ ĠĐoŶoŵiƋueŵeŶt ou huŵaiŶeŵeŶt : l’utilitaƌisŵe guette ! ALAINdevient donc dans son texte un adversaire sensible des thèses Rousseauistes…LE SOUVERAINISME et la tyrannie de la ŵajoƌitĠ doiveŶt s’effaĐeƌ au pƌofit de la liďeƌtĠ d’aĐtioŶ et d’eŶtƌepƌise. .. EŶ ĠvitaŶt tous les ĐoŶseƌvatisŵes Ƌui ĠtouffeŶt l’iŵagiŶatioŶ et la pƌise de ƌisƋue ! Le politiquement correct à son tour devra être anéanti en privilĠgiaŶt l’ĠduĐatioŶ ĐolleĐtive et ŶoŶ l’ĠduĐatioŶ de ŵasse…
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