Corrigé brevet 2015 - Français

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Corrigé brevet 2015 - Français

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Publié le 25 juin 2015
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Langue Français

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Brevet 2015
FrançaisCorrection du brevet
Épreuve de Français
QUESTIONS
Il fallait faire attention à bien développer les questions sur 2 points en justifiants avec des
citations du texte et en organisant ses réponses.
1. Les deux lieux distingués (le désert où se trouve réellement Saint-Exupéry et la maison de son
enfance) s'opposent à travers différents éléments. Premièrement, l'un est réel (« mortel égaré entre
du sable et des étoiles »,), l'autre est le fruit de son imagination, une réminiscence, appartient aux
« songes », aux « enchantements de ma mémoire ».
De plus, ces deux lieux s'opposent par le type de lieu, la nature de ce lieu, le désert aride (« grève »)
et la maison dans un lieu verdoyant et frais : « parc chargé de sapins noirs et de tilleuls ».
Enfin, on peut noter la présence ou l'absence de bruit, présence de bruit dans la maison rêvée et
silence complet dans le désert : « chant des grenouilles » et « voix qui l'avaient animée », « un sens
à ce silence fait de mille silences ».
2. a) Il fallait étudier uniquement la phrase citée dans la question et non toute la phrase du texte du
fait des crochets. Il s'agit d'une forme impersonnelle « Il était (…) un parce chargé », le sujet
grammatical, apparent est « il » mais le sujet réel est placé après le verbe, « parc ».
b) Cela peut faire penser au genre narratif du conte du fait de la forme impersonnelle « il était » en
début de phrase.
3. L'évocation des souvenirs ravive les sensations du narrateur puisque dans une énumération, les
différents sens sont sollicités: l'odorat avec « odeurs », le toucher avec « fraicheur de ses
vestibules », l'ouïe avec « les voix » et dans la phrase suivante « le chant des grenouilles dans les
mares », et plus loin le narrateur met en évidence le goût ou plutôt l'absence de goût : « de quelles
absences était fait le goût de ce désert ».
4. a) « enchantement » : hésitation soit radical : enchanter et suffixe en -ment qui substantive le
verbe ; soit préfixe en-, radicale -chant- et suffixe -ment. Cela dépend si on tient compte de
l'étymologie latine du verbe incanto (in-canto).
b) Attention : le « quel(s) » faisait apparaître un « s » entre parenthèses... « Soumettre à une action
surnaturelle par les faits d'une opération magique » et « remplir de plaisir, ravir ». Ici le mot
« enchantements » étant au pluriel nous pourrions penser qu'il s'agit davantage du premier sens ;
cependant du fait que le narrateur s'abandonne en fermant les yeux, comme on s'abandonne au plaisir, le sens deux était aussi acceptables.
5. Les « milles repères » sont les différents souvenirs évoqués par le narrateur. Il a besoin de ces
repères de son enfance pour se retrouver ; ces repères sont les voix, la fraicheur du lieu, le bruit des
grenouilles.
6. Les songes sont ici comparés à des « eaux de source » car l'eau de source est pure comme les
souvenirs de l'enfance. La source fait référence à l'enfance, aux origines de ce qu'on est, de même, il
y a l'idée du jaillissement, de manière abrupte tout comme le souvenir est ici subi, vient de manière
involontaire. Il s'agit d'une réminiscence involontaire, comme chez Marcel Proust.
7. Le texte se termine par le mot « neige » du fait de la comparaison à la blancheur des draps « piles
de draps blanc comme neige ». De plus, tout au long du texte, il y a un cheminement de la chaleur
aride du désert vers le froid et la neige de par le souvenir invoqué : « sable » puis « douceur de
respirer » puis « fraicheur du vestibules », puis la « neige » qui s'oppose au « sable » et à la chaleur.
Ici, le narrateur est donc envahi par son souvenir.
8. Oui, ce texte procure une émotion poétique de par plusieurs éléments. Premièrement, l'imaginaire
qui prend le pas sur la réalité, l'opposition de la réalité avec le songe, le terme même de « songe » et
d' « enchantements ».
Il y a également l'idée de la solitude du narrateur qui renvoie à la solitude du poète écrivant. Nous
pouvons également noter le fait que les sens soient convoqués dans cette réminiscence et donc
l'omniprésence des sensations.
Mais surtout, l'écriture elle-même est poétique ; de par les sonorités (allitération du « m » dans
« aux enchantements de ma mémoire »), l’alexandrin au vers 4 (« Et cependant, je me découvris
plein de songes. »), les différentes images présentes « douceur de respirer »), les métaphores
comme « goût de ce désert », « ce goût même d'éternité », les répétions anaphoriques de « plein
du » et l'énumération dans les lignes 15-16.
RÉÉCRITURE
Nous n'étions rien que des mortels égarés entre du sable et des étoiles, conscients de la seule
douceur de respirer...
Et cependant, nous nous découvrîmes plein de songes.
RÉDACTION
Sujet 1 :
Il s'agissait d'inventer la suite du texte. Il fallait donc respecter le lieu : le désert ainsi que la
narration poétique. Comme il s'agissait de Saint-Exupéry, vous pouviez faire mention d'une
rencontre avec un autre personnage (comme dans le Petit Prince...)Sujet 2 :
L'important avec le sujet de réflexion c'est de bien respecter la méthode : intro, deux grandes parties
avec deux ou trois sous-parties (comprenant à chaque fois argument, exemples concrets, littéraires
et cinématographiques et explication de ces exemples) et une conclusion.
Il ne fallait pas faire un plan du type "certes" I puis "Cependant" car le sujet était "Pourquoi", il
fallait donc chercher différents arguments.