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1ENDOCARDITE INFECTIEUSE juillet Gilbert HABIB Gérald ROUL L'endocardite infectieuse est la localisation et la prolifération au niveau de l'endocarde de germes véhiculés par le sang Il s'agit donc d'une atteinte infectieuse de l'endocarde qui va causer des dégâts essentiellement valvulaires responsables d'une morbidité et d'une mortalité importantes dominées par le risque d'insuffisance cardiaque et d'embolies d'origine cardiaque Les points suivants méritent d'être soulignés en préambule

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Niveau: Secondaire, Lycée
1ENDOCARDITE INFECTIEUSE juillet 2001 Gilbert HABIB – Gérald ROUL L'endocardite infectieuse est la localisation et la prolifération au niveau de l'endocarde de germes véhiculés par le sang. Il s'agit donc d'une atteinte infectieuse de l'endocarde qui va causer des dégâts essentiellement valvulaires, responsables d'une morbidité et d'une mortalité importantes, dominées par le risque d'insuffisance cardiaque et d'embolies d'origine cardiaque. Les points suivants méritent d'être soulignés en préambule : • La fréquence stable en France de l'endocardite, malgré les méthodes de prophylaxie et la raréfaction du rhumatisme articulaire aigu. • La difficulté diagnostique persistante, malgré les progrès de l'imagerie cardiaque et de la bactériologie • Les grands progrès du traitement des endocardites, tant au niveau des médicaments anti- infectieux que des modalités du traitement chirurgical • La gravité persistante de la maladie malgré les progrès du traitement médical et chirurgical, justifiant que tous nos efforts se portent sur le diagnostic et le traitement précoce de cette affection Plan: I – EPIDEMIOLOGIE II – ETIOLOGIE - PATHOGENIE a – la cardiopathie sous-jacente b – la porte d'entrée c – le terrain de survenue d – le germe responsable III – ANATOMOPATHOLOGIE – PHYSIOPATHOLOGIE 1 – les végétations 2 – les lésions destructrices 3 – l'abcès périvalvulaire 4 – les autres atteintes cardiaques de l'endocardite sont plus rares 5 – les atteintes extracardiaques dans l'endocardite infectieuse 6 – les manifestations immunologiques dans l'endocardite infectieuse IV – SIGNES CLINIQUES DE L'ENDOCARDITE INFECTIEUSE 1 – le syndrome infectieux 2 – les signes cardiaques 3 - manifestations extra-cardiaques 4 – fréquemment cependant, les symptômes d'appel

  • risque d'endocardite

  • tableau d'insuffisance cardiaque

  • streptocoques d'origine dentaire

  • porte d'entrée

  • endocardites

  • pic d'incidence chez l'homme

  • incidence

  • prolapsus mitral avec fuite

  • prothèse valvulaire


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Publié le 01 juillet 2001
Nombre de lectures 71
Langue Français
La Lettre du Centre de Recherche en Economie et Statistique
Lettre N° 80
– Septembre
2010
SEPT.
2010
N°80
EDITORIAL
Délinquance et chômage des
jeunes
Denis Fougère, Francis
Kramarz, Julien Pouget
La criminalité et la délinquance
constituent depuis longtemps des
champs de recherche privilégiés
pour les sociologues et
les
psychologues.
Elles
n’ont
été
étudiées que plus récemment par
les économistes. Néanmoins, au
cours de ces trente-cinq dernières
années, notamment depuis les
travaux de Becker (1968) et
Ehrlich (1973), les économistes
ont fait des incursions de plus en
plus nombreuses dans le champ de
la criminologie. De fait, les
économistes n’ont pas le monopole
de l’explication de la criminalité
par la rationalité instrumentale.
Cependant, ils ont développé des
méthodes statistiques permettant
d’évaluer rigoureusement les liens
de causalité entre variables socio-
économiques, l’application de ces
méthodes
pouvant
s’avérer
fructueuse dans le cas particulier
de la criminalité et de la
délinquance.
L’analyse
économique
de
la
délinquance a été longtemps, et
reste
encore
aujourd’hui,
largement dominée par l’approche
beckérienne (Becker, 1968), qui
postule la rationalité de l’individu
supposé pouvoir choisir, sur la
base d’une comparaison des coûts
et des bénéfices, entre une activité
légale (le travail rémunéré) ou
illégale (la délinquance). Si la
formalisation de ce modèle de
choix rationnel est apparue très
novatrice
en
1968,
il
faut
cependant
rappeler
que
les
fondements de cette modélisation
ont été posés il y a plus de deux
cent ans par Beccaria (1764) et
Bentham (1811). Ainsi, selon
Beccaria, « pour que le châtiment
produise l’effet que l’on peut en
attendre, il suffit que le mal qu’il
cause surpasse le bien que le
coupable a retiré du crime » : il
s’agissait donc déjà de relier la
pertinence
des
sanctions
prononcées
aux
intérêts
du
délinquant potentiel.
Selon Becker, la décision de
devenir délinquant dépend certes
des préférences et des capacités de
chaque individu, mais surtout des
caractéristiques
du
contexte
économique et des institutions
judiciaires, qui conditionnent les
possibilités de gain mais aussi les
risques d’échec dans chacune des
deux activités. On peut dès lors
distinguer deux ensembles de
travaux issus du modèle beckérien.
Le
premier
s’attache
plus
spécifiquement à étudier les effets
des opportunités légales sur la
propension à devenir délinquant :
il s’agit en ce cas d’examiner dans
quelle mesure
la délinquance est
liée à l’état du marché du travail
(Freeman,
1999).
Le
second
ensemble
de
travaux
met
davantage l’accent sur les coûts et
les risques potentiels liés aux
activités illégales : il s’agit alors
d’évaluer les effets dissuasifs de la
sévérité du système judiciaire.
Au-delà de la diversité des
méthodes employées, il existe un
relatif consensus dans la littérature
empirique sur le lien de causalité
entre les inégalités de revenu et le
niveau de la délinquance. En
revanche, les conclusions quant au
lien entre chômage et délinquance
sont en général moins claires. De
fait, la plupart des études menées
sur des données agrégées montrent
que le chômage aggrave la
délinquance, mais cet effet n’est
pas
toujours
statistiquement
significatif.
Certains
travaux
trouvent même que ce lien est
inverse. Plusieurs hypothèses ont
été
avancées
pour
tenter
d’expliquer ces ambiguïtés. Tout
d’abord, la structure de causalité
entre le chômage et la délinquance
est plus complexe qu’il n’y paraît,
puisque si une variation du taux de
chômage se répercute rapidement
sur
l’insécurité,
inversement
la
délinquance peut contribuer à plus