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Niveau: Secondaire, Lycée
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Sciences économiques et sociales Première ES Alain Beitone, Lycée Thiers, Marseille Année 2011-2012 Chapitre 3 : Contrôle social et déviance A. Commentle contrôle social s’exerce-t-il aujourd’hui ? Document 1 : « Quandje m’acquitte de ma tâche de frère, de père, d’époux, de citoyen, quand j’exécute les engagements que j’ai contractés, je remplis des devoirs qui sont définis en dehors de moi et de mes actes, dans le droit et les mœurs (…) Non seulement ces types de conduite ou de pensée sont extérieurs à l’individu, mais ils sont doués d’une puissance impérative et coercitive en vertu de laquelle ils s’imposent à lui, qu’il le veuille ou non. Sans doute, quand je m’y conforme de mon plein gré, cette coercition ne se fait pas ou se fait peu sentir, étant inutile. Mais elle n’en est pas moins un caractère intrinsèque de ses faits, et la preuve, c’est qu’elle s’affirme dès que je tente de résister. Si j’essaie de violer les règles du droit, elles réagissent contre moi de manière à empêcher mon acte s’il est temps, ou à l’annuler et à le rétablir sous sa forme normale s’il est accompli et réparable, ou à me le faire expier s’il ne peut être réparé autrement. (…) Dans d’autres cas, la contrainte est moins violente, mais elle ne laisse pas d’exister. Si je ne me soumets pas aux conventions du monde, si, en m’habillant, je ne tiens aucun compte des usages suivis dans mon pays ou dans ma classe, le rire que je provoque, l’éloignement où l’on me tient, produisent, quoi que de manière plus atténuée, les mêmes effets qu’une peine proprement dite. La contrainte, pour n’être qu’indirecte, n’en est pas moins efficace ». Emile Durkheim,Les règles de la méthode sociologique, 1894 http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/regles_methode/durkheim_regles_methode.docQuestion 1 : Rappelez la définition du concept de « fait social » chez Durkheim. Explicitez le lien avec le texte du document 1. Question 2: Donnez d’autres exemples de contrainte sociale exercée par la société sur les comportements individuels. Document 2 : « Lecontrôle social est un des concepts les plus largement employés en sociologie. Il désigne les divers moyens qu’une société met en œuvre pour remettre les récalcitrants dans le droit chemin. Aucune société n’est possible sans contrôle social. Même un petit groupe de gens qui se rencontrent de manière occasionnelle devra créer ses propres mécanismes de contrôle, faute de quoi, le groupe cessera très vite d’exister. Il va sans dire que les modalités de contrôle social varient fortement selon les situations sociales. L’opposition à la ligne générale dans une entreprise peut entraîner ce que les directeurs des ressources humaines appellent un entretien de licenciement; dans un gang de criminels, ce sera une ultime ballade en voiture. Les modes de contrôlent dépendent de l’objectif et de la nature de ces groupes. Dans les deux cas, les mécanismes de contrôle servent à éliminer le personnel indésirable (…). Le moyen le plus radical et certainement le plus ancien de contrôle social est la violence physique. Dans la société sauvage des enfants, c’est encore le plus pratiqué. Mais même dans les sociétés policées des démocraties modernes, l’argument ultime est la violence. Aucune Etat ne peut subsister sans une force de police ou son équivalent armé (…) Dans une société qui fonctionne bien, la violence est utilisée avec parcimonie, en dernier recours : la crainte de son application suffit pour l’exercice quotidien du contrôle social. (…) Tout de suite après les moyens de contrôle politiques et légaux, il faut probablement mettre les sanctions économiques. Il est peu de moyens de pression plus efficace que la menace d’être privé de ses moyens de subsistance ou de son profit. (…) Lorsque les gens vivent dans des groupes restreints, où on les connait personnellement et où les engagent des 1
relations de fidélité personnelle, des mécanismes de contrôle très puissants en même temps que très subtils pèsent constamment sur le déviant réel ou potentiel. Ce sont les mécanismes de la persuasion, du ridicule, du commérage et de la réprobation ». Peter L. Berger,Invitation à la sociologie, La Découverte, Coll. Grands Repères, 2006, pp. 105-108, ère (1 éditionaméricaine, 1963) Question 1 : Quelle est la définition du terme « contrôle social » que propose l’auteur. Proposez une reformulation de cette définition. Question 2 : Quels sont les moyens de contrôle social qui sont présentés dans le texte ? Question 3: La résistance des individus au contrôle social est-elle toujours négative? Donnez des exemples pour lesquels on peu considérer qu’elle est positive. Document 3 : « Deux concepts complexes – « lien » et « société » - sont mobilisés par la théorie du contrôle social. Le «lien » estun concept qui indique tout d’abord l’attachement de l’individu à l’opinion d’autrui. Etre attaché ou sensible à l’opinion d’autrui signifie aussi que l’individu va essayer de se con former aux attentes d’autrui, et va dans ce but être amené à respecter les règles communes (et en particulier els règles morales). L’attachement n’est autre que ce que l’on appelle aussi parfois « l’internalisation des normes de la société ». (…) La deuxième facette du concept de lien social est celle de l’engagement dans des lignes d’action ordinaires ou conventionnelles (qui obéissent aux règles habituelles de la vie en société). Ici, l’individu respecte les règles uniquement parce qu’il craint les conséquences qu’il aurait à subir s’il décidait de les violer. C’est donc la peur qui le fait agir en conformité avec les règles morales usuelles. Dans le cas de la délinquance, ces conséquences peuvent consister en des sanctions légales (des peines de prison par exemple), mais aussi en des sanctions informelles comme la perte de sa réputation ou tout simplement la réprobation de ses proches. Une personne qui s’est engagéedans une trajectoire sociale ordinaire – des études, une carrière professionnelle, une famille, etc. -aurait à l’évidence beaucoup à perdre si elle commettait des actes de délinquance et se faisait arrêter : un long et pénible investissement en temps, en travail et en relations humaines pourrait être perdu. La troisième facette du contrôle social est (…) la participation à des activités ordinaires. L’idée est fort simple : le seul fait de participer à des activités ordinaires (non délinquantes) mobilise du temps et de l’énergie, autant de temps et d’énergie qui ne peuvent être employés à des activités délinquantes. Avoir une vie professionnelle implique de respecter des horaires, de passer du temps à accomplir les tâches routinières de son métier, d’assister à des réunions, de se rendre à des rendez-vous, etc. et diminue d’autant la tentation et la possibilité d’accomplir des actes délinquants. En ce sens, la simple participation suivie à des activités conventionnelles constitue l’un des aspects du contrôle social. Lorsqu’une municipalitéfait installer des équipements sportifs, c’est souvent dans le but de donner aux adolescents la possibilité de participer à des activités légitimes : on pense ainsi éviter l’oisiveté et la tentation de la délinquance ». Renaud Fillieule,Sociologie de la délinquance, PUF, Coll. Premier cycle, 2001, (p. 119-120) Question 1: Quelles sont les trois «facettes »du lien social qui sont présentées dans le texte? Donnez pour chacune d’entre elles deux exemples (différents de ceux qui sont cités dans le texte) Question 1 : Proposez une définition du terme « lien social » Document 4 : « Les accidents de la route représentent l’une des principales causes de mortalité chez les 15-44 ans dans les pays occidentaux. Nombre d’études ont su démontrer que le facteur humain, entre autres les comportements routiers délinquants, joue un rôle non négligeable sur le nombre d’accidents routiers constatés. Ainsi, les risques d’accidents responsables et la gravité des accidents augmentent de manière exponentielle au fur et à mesure que le taux d’alcoolémie des conducteurs impliqués prend de l’ampleur.
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En raison de la nature criminelle de ceux-ci, la prévention des accidents attribuables à la déviance routière s’effectue par l’entremise d’interventions policières. Dans la majorité des pays développés, c’est en effet au policier qu’incombe la tâche d’appliquer les divers règlements routiers (que ceux-ci figurent dans le code de la route ou dans le code criminel). Aux prises avec des problèmes de surmortalité sur leurs routes, certains corps policiers ont mis en place des programmes répressifs intensifs visant à détecter les délinquants et à prévenir les conduites proscrites. Parmi les plus connues, on peut citer le déploiement de radars automatisés et de caméras de feux de circulation1, l’organisation d’opérations de tests d’alcoolémie aléatoires et la mise en place de barrages de sobriété aux endroits et aux heures jugés le plus « à risques ». Ces interventions visent principalement à augmenter la perception du risque d’être arrêté au sein de la population générale tout en maximisant la détection et l’arrestation des délinquants de la route afin de prévenir les accidents. (…) Pour qu’un effet dissuasif survienne, il doit y avoir un risque objectif suffisamment élevé d’être arrêté, ce qui aura également un effet sur la perception du risque d’être interpellé des conducteurs et leurs valeurs morales. Le maintien de ce risque, combiné à des campagnes de communication stigmatisantes, entraîne une réduction systématique des conduites déviantes associées aux accidents routiers. (…) La théorie de la dissuasion appliquée à la délinquance routière stipule que plus les risques d’arrestation sont élevés, plus le bilan routier tendra à s’améliorer en raison d’une diminution des comportements routiers déviants. Deux principaux constats peuvent être tirés des résultats présentés précédemment. Dans un premier temps, il est démontré que tous les types d’activités policières répressives engendrent un effet dissuasif; effet qui se traduit par une réduction des accidents associés à des conduites routières proscrites. Dans un deuxième temps, cet article cherchait à identifier les interventions les plus efficaces. Les résultats permettent plutôt d’avancer que les différentes interventions policières produisent un effet dissuasif similaire. Les activités policières entraînent des réductions moyennes variant entre 20% et 25% des accidents routiers ». Étienne Blais et Benoît Dupont, «L’impact des activités policières dans la dissuasion des comportements routiers déviants : une synthèse mondiale des évaluations »,Revue Internationale de Criminologie et de Police Technique et Scientifique, vol. LVII, no. 4, 2004, pp. 456-479 Question 1 : Pourquoi les auteurs parlent-il de « comportements routiers délinquants » ? Question 2 : En quoi consiste la dissuasion dans l’exemple de la délinquance routière ? Dans quelle mesure est-elle efficace ? Question 3 : Existe-t-il d’autres moyens de lutte contre la délinquance routière ? Document 5 : « Que l'adolescent opte pour un style de vie marginal ou qu'il s'y laisse glisser par incapacité de faire mieux, les conséquences seront les mêmes : on assistera à une escalade des difficultés. A l'école, il ne réussit pas, il s'absente, il s'attire les foudres des enseignants. Dans le voisinage, il pratique le vol, le vandalisme, l'agression et acquiert la réputation de mauvais garçon. Et ses parents ne pourront indéfiniment jouer à l'autruche : professeurs, voisins, policiers, se chargeront de leur faire savoir que quelque chose ne tourne pas rond. Comment réagiront-ils aux incartades de leur enfant? On rencontre fréquemment trois attitudes. Certains parents restent indifférents et sourds aux plaintes. D'autres prennent la défense de leur enfant et lui donnent raison envers et contre tous. Certains, enfin, tentent une reprise en main. Souvent par la méthode forte, ils essaient de mettre au pas le jeune récalcitrant. Si la situation s'est vraiment dégradée, les mesures pour remettre l'enfant sur le droit chemin resteront sans effet. Elles risqueront même de provoquer une rupture dans une relation qui était déjà compromise par l'indifférence des parents. Vient un moment dans l'escalade où le délinquant découvre tout un monde ligué contre lui: ses victimes, ses maîtres, ses camarades, les voisins, les policiers, quelquefois ses parents. Les uns et les 3
autres veulent le corriger par les sanctions morales habituelles: blâmes, réprimandes... Mais nous assistons ici à un phénomène paradoxal. Au-delà d'un certain seuil, quand elles deviennent trop fréquentes et trop virulentes, les sanctions morales prennent une coloration nouvelle et risquent de produire le contraire de l'effet désiré. Le blâme dégénère en insulte et les remontrances deviennent chargées d'hostilité. Perdant tout espoir d'amender le coupable, on le discrédite. Car les réactions morales se déploient souvent en deux temps. Dans une première étape, les pressions visent à persuader le fautif de changer de conduite. Le second temps intervient à la suite de l'échec avéré de mesures initiales. Abandonnant les tentatives pour corriger, on rompt avec le récalcitrant, on le définit comme irrécupérable et on le rejette. (…) La stigmatisation comporte deux éléments : l'étiquetage et l'exclusion. L'étiquetageconsiste à définir quelqu'un en termes infamants. L'étiquette voue celui qui la reçoit à la crainte, à la méfiance et au mépris de tous. Elle véhicule le message : Attention ! Cette personne est malhonnête et dangereuse, tenez bien votre porte-monnaie, ne lui faites pas confiance, fermez-lui votre porte, ne l'embauchez pas. Les épithètes «incorrigible »,« irrécupérable »,« pervers »sont caractéristiques de l'étiquetage. Elles mettent en relief la prévision pessimiste que l'on fait à propos de celui qui est étiqueté. Elles reviennent à dire : quoi qu'on fasse, il persistera dans le mal. L'exclusionconsiste à rejeter le coupable des groupes auxquels il appartenait et à couper toute relation avec lui. On le bannit, on l'ostracise, on fait le vide autour de lui. Mis au ban de la société, devenu un paria, il est désigné à l'hostilité de tous ». Maurice Cusson,Le contrôle social du crime, PUF, Coll. Sociologies, 1983 http://classiques.uqac.ca/contemporains/cusson_maurice/controle_social_du_crime/controle_social_du_crime.pdfQuestion 1 : A partir du début du texte (lignes 1 à 23) montrez que la stigmatisation est un processus qui résulte de multiples interactions. Question 2 : Quel est l’effet de la stigmatisation sur le comportement déviant ? Document 6 : « Le contrôle social formel est le processus par lequel des groupes sociaux et des institutions spécifiques (justice, police, église, etc.) régulent les activités sociales afin d’assurer le maintien des règles et de prévenir les comportements déviants. Les sanctions correspondantes sont de nature diverses: sanctions morales (réprobation, blâme, etc.); sanctions religieuses (excommunication, pénitence, etc.); sanctions juridiques (dommages et intérêts, peines de prison, etc.). Le contrôle social informel s’exerce de manière continue au cours des interactions sociales de la vie quotidienne et a un caractère non institutionnel. Chaque individu contribue consciemment ou inconsciemment à réguler les comportements d’autrui. Les sanctions positives ou négatives, peuvent prendre la forme d’approbation (sourire) ou de désapprobation (remarques «désobligeantes »)proportionnelles à l’importance de la transgression. Les règles ainsi établies se maintiennent parce qu’elles constituent un compromis entre les diverses attentes individuelles. La potentialité de la sanction est généralement suffisante pour inciter à la conformité de chaque individu » ème Alain Beitoneet alii,Sciences sociales, Sirey, Coll. Aide-Mémoire, 6éd. 2009 Question 1 : Que faut-il entendre par « contrôle social formel » ? Donnez d’autres exemples que ceux qui sont donnés par le texte. Question 2: Que faut-il entendre par «contrôle social informel» ?Donnez d’autres exemples que ceux qui sont donnés par le texte. Question 3: Pour un individu donné, dans une situation donnée, le contrôle social formel et le contrôle social informel sont-ils nécessairement cohérents ? Donnez des exemples.
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