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Description

Niveau: Secondaire, Lycée
Le s P as sa ge rs de La C om ète N ° 2 0 Le s F ich es P éd ag og iqu es du S erv ice É du ca tif de la S cè ne N ati on ale de C hâ lon s e n C ha mp ag ne > Image du spectacle J'Y EMMÈNE MES ÉLÈVES ! Les trois monstres sacrés de la scène que sont Sylvie Guillem, Russel Maliphant et Robert Lepage ont fait la somme de leurs talents uniques au monde pour dres- ser le portrait d'un personnage troublant, inclassable, y compris dans les catégories les plus élémentaires du genre. Le cheva- lier d'Éon dont on ne sait plus, par complai- sance avec la légende ce qu'il fut sous les plis de ses robes et de ses justaucorps, est un de ces personnages historiques qui voi- sinent avec la légende, avec les fantasmes des grands espions, un peu femme fatale, un peu Casanova, un peu masque de fer, dans un imaginaire collectif et rattaché aussi à un XVIIIème siècle fait d'intrigues et de complots, de fuites à travers l'Europe, de traits d'esprits, de la Raison des Lu- mières appliquée à la raison d'État, et d'un Romantisme déjà-là en farouche synthèse provocante de tout cela à la fois.

  • compagnie d'opéra

  • xviiième siècle

  • profonde quête des limites et de la maîtrise des masques

  • première au théâtre royal de la monnaie

  • épreuves du miroir, de combats et de trios agonaux

  • spectacle

  • rents archétypes de caractères

  • onnagata

  • ritualisation japoni- sante par les arts martiaux


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Langue Français

Exrait

ÉonnagataAvec Sylvie Guillem, Robert Lepage, Russel MaliphantJ’Y EMMÈNE MESÉLÈVES! Les trois monstres sacrés de la scè
ne que sont Sylvie Guillem, Russel Maliphant et Robert Lepage ont fait la somme de leurs talents uniques au monde pour dres ser le portrait d’un personnage troublant, inclassable, y compris dans les catégories les plus élémentaire en heva lierdÉondontonnessdaiutpglusr,ep.aLrecocmplaisance avec la légende ce qu’il fut sous les plis de ses robes et de ses justaucorps, est un de ces personnages historiques qui voi sinent avec la légende, avec les fantasmes des grands espions, un peu femme fatale, un peu Casanova, un peu masque de fer, dans un imaginaire collectif et rattaché aussi à un XVIIIèmesiècle fait d’intrigues et de complots, de fuites à travers l’Europe, de traits d’esprits, de la Raison des Lu mières appliquée à la raison d’État, et d’un Romantisme déjàlà en farouche synthèse provocante de tout cela à la fois. Et les trois artistes majeurs du spec tacle se sont pris au jeu de tutoyer eux aussi leurs limites : l’Étoile Sylvie Guillem, que l’on vient voir danser, entendre une voix profonde et dense d’actrice confirmée, Robert Lepage danse pour la première fois de sa carrière dans un spectacle et Russel Maliphant n’hésite pas à donner à sa figure les traits les moins virils, jouant ainsi avec son image de danseur puissant et athlé tique. Leur commune fascination pour le Japon, son esthétique, sa profonde quête des limites et de la maîtrise des masques, les conduira tous les trois à mêler d’Éon et l’Onnagata, ce genre ancestral du théâtre japonais de ce que nous appellerions une forme de classicisme traditionnel, exacte ment contemporain de notre Commedia dell’ Arte, la dérision en moins, le travestis sement des genres en plus. D’archétypes en figures codifiées dictées par la bien séance universelle, le Japon a inventé l’art de la transgression dans son expression esthétique la plus pure et d’Éon l’a person nifiée jusqu’à en devenir une icône déca lée, presque un mythe troublant et folklorisé pour ne pas trop interroger. Mais le trio regarde les questions en face et joue de tous les croisements pour interroger pro
« Nu, du ciel je suis descendu, - Et nu je suis sous cette pierre. - Donc pour avoir vécu sur terre, - Je n'ai ni gagné ni perdu.» [Chevalier d’Éon]
> Image du spectacle
fondément en enivrant les spectateurs de sons, d’images et d’illusions féeriques, en les déposant au cœur de leur propre trouble pour mieux les renvoyer à un ques tionnement esthétique et culturel de très haut niveau. Les lumières, dansantes et sculpturales du célèbre Michael Hulls, les costumes d’Alexander Mc Queen, le styliste de Dior, et l’inventivité de Robert Lepage forment un écrin exceptionnel aux pas dansés des deux chorégraphes et interprètes de génie. Le tout forme un spectacle total dont les élèves doivent être prévenus de la rareté, de l’exceptionnelle qualité des thèmes et de leur interprétation. Il y a un honneur immense à assister à ce somptueux mo ment où ce trio habitué aux plus grandes scènes du monde pose ses valises à Châ lons pour encore travailler le spectacle et le faire encore évoluer, fidèles à la concep tion de Robert Lepage du spectacle vivant. On n’assiste à cela que de toute son âme, de toute sa maturité, de tous ses sens, comme on assiste à un grand spectacle, intégrale œuvre d’art sans faiblesse ni complaisance.Pascal Vey
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