90 trésors, 90 histoires, 90 ans
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90 trésors, 90 histoires, 90 ans

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  • cours - matière potentielle : la première moitié
  • cours - matière potentielle : des cinq années suivantes
90 trésors, 90 histoires, 90 ans L'intégrale des textes de l'exposition présentée au Musée McCord du 18 mars au 11 septembre 2011.
  • béothuk énigmatique
  • commentaires des conservateurs du musée en baladodiffusion sur l'ipod
  • icône du ipod
  • origine anishinaabe
  • esprit bienfaisant du monde des ténèbres
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  • histoires

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Langue Français

Exrait






90 trésors, 90 histoires, 90 ans






L’intégrale des textes de l’exposition
présentée au Musée McCord
du 18 mars au 11 septembre 2011. Introduction

Rappel intime et immédiat du passé, le trésor évoque un monde aujourd’hui
disparu, mais qui a contribué à façonner le nôtre.

Depuis maintenant 90 ans, le Musée McCord recueille et préserve des objets
d’autrefois d’une valeur inestimable. Il se fait ainsi le gardien d’un riche
patrimoine à l’intention des générations actuelles et futures.

Cette exposition présente une sélection de nos artéfacts les plus précieux. Nos
conservateurs les ont choisis pour la richesse de leur histoire. Chacun nous
révèle le sens caché et les mystères qui en font des objets d’exception. Nous
vous invitons à percer quelques secrets appartenant à des destinées, des
circonstances et des événements du passé, qu’ils aient marqué l’histoire ou
qu’ils reflètent la réalité et l’intimité du quotidien. De véritables trésors vous
attendent.




Vous pouvez voir les coups de cœur de neuf créateurs montréalais et entendre
les commentaires des conservateurs du Musée en baladodiffusion sur l’iPod.
L’icône du iPod sur une étiquette indique que le trésor est commenté.

Les créateurs
− Marie Chouinard, Directrice générale et artistique de la Compagnie Marie
Chouinard
− Claude Cormier, Architecte paysagiste et chef d'entreprise, Claude
Cormier architectes paysagistes inc.
− Heidi Hollinger, Photographe et animatrice
− Helmer Joseph, Designer de mode
− Yves Léveillé, Pianiste et compositeur
− Mélissa Mongiat et Mouna Andraos, Designers interactifs
− Lorraine Pintal, Directrice artistique et générale, Théâtre du Nouveau
Monde
− Sylvain Rivard, Artiste multidisciplinaire
− Ricardo Trogi, Réalisateur et scénariste

Les conservateurs
− François Cartier, Conservateur, Histoire et archives
− Cynthia Cooper, Conservatrice, Costume et textiles
− Guislaine Lemay, Conservatrice, Culture matérielle
− Hélène Samson, Conservatrice, Archives photographiques Notman
− Christian Vachon, Conservateur associé, Peintures, estampes et dessins
2C'est grâce à la vision de David Ross McCord, un collectionneur féru d’histoire
du Canada, que le Musée McCord a vu le jour. Avocat de profession, McCord
avait entrepris, dans les années 1880, d'enrichir la collection déjà considérable
constituée par sa famille depuis 1760, moment où elle quitta l’Irlande pour
s’établir au Canada. Ne ménageant ni temps, ni argent, il ratissa le pays en
quête des objets les plus beaux et les plus pertinents sur le plan historique afin
de faire connaître les Premières Nations, la Nouvelle-France et le Québec,
d’évoquer les conflits décisifs pour l’avenir du Canada et de perpétuer le
souvenir des personnages marquants de notre passé. Ces trois objets
proviennent de la collection personnelle de McCord et témoignent de sa passion
pour l'histoire.


Panier perlé sur crin de cheval, premier objet inventorié dans le livre de
notes de David Ross McCord
1840-1846
Mi’kmaq
Perles de verre, coton, soie, crin de cheval
Don de David Ross McCord
Musée McCord, M1


Commission de Louis de Buade, comte de Frontenac, que David Ross
McCord a obtenue d’une descendante directe de Paul Le Moyne de
Maricourt, soldat et aventurier
15 mai 1690
Encre sépia sur papier vergé
Don de David Ross McCord
Musée McCord, M499


Médaillon contenant une mèche de cheveux du major général James Wolfe,
un des personnages les plus admirés par David Ross McCord
1759
Alliage de cuivre plaqué or, verre, cheveux, soie
Don de David Ross McCord
Musée McCord, M253

3‡
Trésor 1

Sculpture miniature dorsétienne (2400-1100 AA) représentant un homme et
un ours liés à la poitrine

2400-1100 AA
Dorsétien
Ivoire
Don de l’Arctic Institute of North America
Musée McCord, M21060

Cette sculpture miniature datant de l’époque dorsétienne fait peut-être allusion à
la croyance des peuples du Nord selon laquelle tous les êtres vivants possèdent
des qualités humaines et animales. Selon eux, il n'y a aucune différence entre
les humains et les animaux, qui peuvent se parler et même se transformer à
volonté d'une forme animale à une forme humaine et vice versa. Les lignes
tracées sur les figures simulent le squelette, symbole de leur âme.


Trésor 2

Journal de notes personnelles et de dessins compilé par Richard Henry
Stevenson lors de sa captivité dans un camp de prisonniers de guerre en
Allemagne

1944-1945
Encre, aquarelle et graphite sur papier vélin
Don de Richard et Sarah Stevenson
Musée McCord, M2005.153.3

L’histoire de ce journal commence dans les eaux de la Manche en avril 1944
alors que Richard Henry Stevenson lutte pour sa survie à la suite du torpillage de
son navire. Officier dans la marine canadienne, Stevenson passe le reste de la
guerre à Marlag « O », un camp de prisonniers allemand situé près de Brême où
sont détenus les marins alliés. Pendant sa détention, Stevenson rédige un
journal personnel où il décrit les circonstances du naufrage de son navire et la
longue et ennuyeuse captivité qui s’ensuit, jusqu’à sa libération par les Alliés au
printemps 1945.

François Cartier

4‡

Trésor 3

Étui à mouchoirs en écorce de bouleau brodé de poil d’orignal

1850-1900
Huron-Wendat
Écorce de bouleau, poil d’orignal, soie, fil de coton, teintures
Don de M. Henry W. Hill
Musée McCord, ME938.10

Cet étui à mouchoirs a été confectionné par une femme huronne-wendate,
probablement à Wendake, près de Québec. La broderie en poil d’orignal sur
écorce de bouleau est née de la fusion de techniques traditionnelles autochtones
et d’une esthétique européenne introduite par les Ursulines. D’abord enseignée
aux jeunes filles autochtones, cette technique gagne en popularité auprès des
brodeuses canadiennes-françaises et anglaises, donnant lieu à une véritable
production transculturelle.

Guislaine Lemay


Trésor 4

Photographie d’une éclipse de soleil par William Notman en collaboration
avec le scientifique Charles Smallwood

1869
William Notman (1826-1891)
Épreuve à l’albumine
meDon de M Joan C. McDougall
Musée McCord, N-1977.18.2.1

La photographie n’en était encore qu’à ses débuts et ses procédés fort laborieux,
lorsque le 7 août 1869, William Notman enregistra les phases d’une éclipse
solaire sur une plaque de verre au collodion humide. Prouesse technique et
véritable expérience scientifique, cet enregistrement photographique fut le
résultat d’une collaboration avec Charles Smallwood, directeur de l’observatoire
de l’Université McGill, et fit l’objet d’un article du Canadian Naturalist.

Hélène Samson

5‡
Trésor 5

Bottes à semelle de caoutchouc brodées de poil d’orignal

1868-1875
Laine, caoutchouc, broderie de poil d’orignal
rDon du D William P. Baker
Musée McCord, M2006.118.1.1-2

Ces bottes pour filles à semelle de caoutchouc sont les plus anciens articles
vestimentaires connus à porter une étiquette attestant d’une fabrication
canadienne. Elles donnent un aperçu des premières utilisations de ce matériau
dans la confection des chaussures, moins de vingt ans après l’implantation de
l’industrie à Montréal. La semelle porte l’estampille du logo de la Compagnie
canadienne de caoutchouc de Montréal, enregistrée en 1866. Mais l’élément le
plus étonnant est sans doute la broderie de poil d’orignal qui orne l’empeigne de
laine, car elle témoigne de la participation autochtone à la production en série,
par l’intermédiaire du travail à domicile.

Cynthia Cooper


Trésor 6

Pendentif d'origine béothuk en os de caribou recueilli sur l'île Rencontre, à
Terre-Neuve, en 1847

1600-1800
Béothuk
Os de caribou, hématite (ocre rouge)
Don de la Natural History Society of Montreal
Musée McCord, ACC1141.1

Ce pendentif béothuk énigmatique fait partie d’un petit groupe d’objets recueillis
sur l'île Rencontre, à Terre-Neuve, par le révérend M. Blackmore en 1847. La
dernière représentante connue de ce peuple, une femme prénommée
Shanawdith, est morte en 1829, et ce pendentif est un rappel douloureux des
conséquences parfois désastreuses du contact de certains groupes autochtones
avec les Européens. L'utilisation de ce type de pendentif et la signification des
motifs gravés demeurent un mystère. Il était peut-être suspendu aux franges des
vêtements ou porté comme amulette.

6Trésor 7

Manuscrit anglais datant du Moyen Âge à propos de l’octroi d’une rente
entre Philipp [Godrich] et John Snow

1290
Encre sépia sur parchemin, cire
Musée McCord, M7151

L’an 1290 – Ce manuscrit nous plonge au cœur du Moyen Âge : Marco Polo était
de retour à Venise chargé d’épices d'Asie, le rouet venait d'être inventé et
William Wallace (« Braveheart ») se battait pour assurer l'autonomie de l'Écosse
face à l'oppresseur anglais. Rédigé sur parchemin, c’est-à-dire une peau
d’animal polie et blanchie, ce manuscrit fait partie d'une collection de documents
européens acquis par David Ross McCord. Son unique signature se compose
d’un sceau de cire appendu au document, garantissant l’authenticité des écrits
qui y sont consignés en latin.


Trésor 8

Carnet d'entrée à l’Exposition universelle de Philadelphie de 1876, portant
une photographie de son détenteur, William Notman

1876
William Notman (1826-1891)
Épreuve à l’albumine collée sur carton, encre
meDon de M James Geoffrey Notman
Musée McCord, M978.191.1

Le photographe William Notman est le concepteur de ce passeport pour
l’Exposition universelle de Philadelphie tenue en 1876. Il en est aussi le
détenteur, comme l’indique son portrait photographique. Notman eut cette idée
visionnaire de contrôler la circulation des visiteurs sur le site de l’exposition en
adjoignant au laissez-passer un portrait d’identité. Avec ce carnet, il participait au
développement de notre système de contrôle moderne fondé sur la
photographie.


Trésor 9

Règlement de la confrérie de l’adoration perpétuelle du S. Sacrement et de
la bonne mort, premier livre imprimé et publié à Montréal

1776
Encre sur papier vergé, carton
7‡
Don de David Ross McCord
Musée McCord, M242

Règlement de la confrérie… est un témoin précieux des premiers pas de
l’imprimerie à Montréal. L'ouvrage est mis sous presse en 1776 par Fleury
Mesplet (1734-1794), un imprimeur d’origine française qui, suite à un passage
aux États-Unis, s’établit à Montréal pour y poursuivre sa carrière. Celui-ci
deviendra une figure importante des débuts de l’histoire littéraire au Canada.


Trésor 10

eFourneau de pipe possiblement d’origine anishinaabe datant du 18 siècle
et sculpté de manière à représenter un visage masculin

1760-1780
Peuples des Grands Lacs, possiblement Anishinaabe
Bois, incrustations de plomb et de laiton, fil de laiton, tuyaux de plume, lanières
de peau, pigments
Don de la Natural History Society of Montreal
Musée McCord, M11030

Les peuples autochtones attribuaient au tabac des propriétés sacrées. Lorsque
fumé, il permettait aux hommes de communiquer avec le monde des esprits, la
fumée devenant en quelque sorte le vecteur qui transportait les paroles et les
requêtes vers l’au-delà. L’artisan a sculpté le fourneau de manière à représenter
un visage masculin décoré de motifs qui évoquent des tatouages ou de la
peinture de guerre. La créature chevaline ou dragonesque lovée derrière la tête
pourrait représenter un esprit bienfaisant du monde des ténèbres.

Guislaine Lemay


Trésor 11

Chandail de hockey des Canadiens porté par le numéro 9, Maurice Richard

1943 - 1953
Tricot de laine
Don de la Succession de Maurice Richard
Musée McCord, M2002.56.1

L’icône du hockey Maurice Richard a porté ce chandail au cours de la première
moitié de sa carrière. Durant la saison 1944-1945, le « Rocket » établit un record
en comptant cinquante buts en autant de parties. En 1955, quelques années
avant la Révolution tranquille, Maurice Richard est un héros pour les Canadiens
8‡
français et sa suspension pour le reste de la saison et les séries éliminatoires
conduit à la tristement célèbre émeute au Forum. Au cours des cinq années
suivantes, il permet à son équipe de remporter cinq coupes Stanley. Le numéro
9 de Maurice Richard sera retiré en 1960.


Trésor 12

Journal tenu par le major général James Wolfe lors du siège de Québec

10 juin 1759 – 7 août 1759
Encre sépia et graphite sur papier vergé, cuir
Don de David Ross McCord
Musée McCord, M255

Ce journal manuscrit du major général britannique James Wolfe nous offre un
aperçu unique de la pensée de celui qui allait mourir quelques semaines plus
tard sur les Plaines d’Abraham, le 13 septembre 1759. Tout au long des 22
pages de son journal, Wolfe relate le siège qui allait précipiter la fin de la
Nouvelle-France. Il y décrit la remontée du Saint-Laurent par l'escadre
britannique, l'établissement du siège de Québec, les escarmouches, les
mouvements de troupes, ses relations avec ses officiers, entre autres, ponctuant
son récit de commentaires souvent acerbes et parfois personnels.

François Cartier


Trésor 13

Gilet d’homme brodé, apporté au Canada par Thomas Bird A’Heron,
originaire de Tipperary, en Irlande

1790-1799
Croisé de soie, broderie de soie, dos de coton
meDon de M Marguerite Ahern Normandeau
Musée McCord, M2004.83.1

eAvant le tout début du 19 siècle, suivre la mode n’est pas l’apanage des
femmes : les hommes portent eux aussi des vêtements de couleurs vives
agrémentés de broderies élaborées. Ce gilet est un objet précieux apporté au
eCanada par un soldat ayant quitté l’Angleterre par bateau en 1805 avec le 100
Régiment. L’histoire de la famille révèle que Thomas Bird A’Heron (1770-1816) a
porté le gilet à la cour de George III.

9‡
Trésor 14

Le capitaine Bulger, gouverneur d'Assiniboia, et les chefs et guerriers de la
nation chippewa de Red Lake réunis en conseil à la Maison de la colonie au
Fort Douglas le 22 mai 1823

1823
Peter Rindisbacher (1808-1834)
Aquarelle, encre de chine et encre sépia sur papier
Musée McCord, M965.9

Immigrant d’origine suisse, Peter Rindisbacher a peint cette aquarelle à l’âge de
15 ans. En 1821, il s’installe avec sa famille dans la Colonie de la Rivière-Rouge
(Manitoba) et devient le premier artiste reconnu à œuvrer à l’ouest des Grands
Lacs. Employé du magasin du Fort Garry, il vend des aquarelles qui dépeignent
minutieusement la prairie et la vie des autochtones. Il réalise plusieurs
illustrations pour Andrew H. Bulger (1789-1858), représenté ici assis sur une
chaise.


Trésor 15

Dernières volontés exprimées par Louis Riel au révérend père Alexis André
avant sa pendaison à Regina

16 novembre 1885
Encre sur papier vergé
Don de Brian McGreevy
Musée McCord, M20193

Les dernières volontés de Louis Riel (1844-1885), chef métis, fondateur du
Manitoba et martyr pour plusieurs, ont été consignées dans ce document le jour
même de sa pendaison pour haute trahison. Riel est condamné à mort à la suite
d’un procès qu’on lui intente pour avoir mené la Rébellion du Nord-Ouest, un
événement où les Métis de la Saskatchewan tentèrent sans succès de faire
valoir leurs droits et d’établir leur propre gouvernement.

Yves Léveillée


Trésor 16

Robe en mousseline de laine, imprimée « à disposition »

1854-1855
Mousseline de laine, doublure en coton
10

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