Bulletin de liaison du Musée du Bas-Saint-Laurent www.mbsl.qc.ca
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Description

  • mémoire - matière potentielle : humaine
  • cours - matière potentielle : l' hiver
  • cours - matière potentielle : montage
  • redaction - matière potentielle : nombreux articles
  • cours - matière potentielle : l' année
  • cours - matière potentielle : dans la salle salle
  • cours - matière potentielle : des derniers mois
  • mémoire - matière potentielle : maîtrise rivière
Bul let in de l ia ison du Musée du Bas-Saint-Laurent Vol. 4, no 1, janvier 2011 R i v i è r e - d u - L o u p H i v e r 2 0 1 1
  • étudiants en photographie du cégep
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Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Exrait

Bulletin de liaison du Musée du Bas-Saint-Laurent
Vol. 4, no 1, janvier 2011
Rivière-du-Loup
Hiver 2011
www.mbsl.qc.ca300, rue Saint-Pierre
Rivière-du-Loup (Québec)
Le motG5R 3V3
418 862-7547 du directeurwww.mbsl.qc.ca
Pierre LandryHeures d’ouverture hivernales
Du mercredi au dimanche de 13 h à 17 h
L’équipe du Musée du Bas-Saint-Laurent
Pierre Landry, directeur général
Jean-Marc Beaulieu, adjoint à la direction et chef des opérations L’humain à la base de toutCéline Attanasio, conservatrice
Isabelle Bureau, gestionnaire des services administratifs La santé des organismes à vocation culturelle se mesure à l’aune d’une
Véronique Gauvin, agente de promotion (en congé maternité) foule de facteurs, tous aussi importants les uns que les autres. Person­
Nathalie Blanchet, responsable de l’accueil nel compétent et dévoué, saine gestion, direction artistique éclairée
tout autant qu’audacieuse, présence active à l’écoute du milieu, pro­Jocelyne Gaudreau, adjointe à la conservation
grammation variée, transparence, communications fuides, partenariats Jacques Dupont, technicien
enrichissants pour toutes les parties, voilà autant d’ingrédients qui sont Nathalie Gagnon, technicienne d’exposition
toujours garants du succès d’une entreprise. On ne saurait cependant Fanny Madgin, graphiste
suffsamment insister sur ce point : le capital premier, la ressource la
Julie Martin, chargée de projet plus riche et la plus vitale de toute organisation, son cœur et son pivot
Karine Théberge-Côté, adjointe à la production demeurent essentiellement l’être humain.
Élodie Brousseau, Noémie Darisse, Marie-Andrée Dupéré,
animatrices Dans un article publié dans Le Devoir du 4 décembre 2010, Henry Mintzberg,
professeur à l’Université McGill et qualifé ici de gourou montréalais du
management précise : « Les entreprises sont des institutions sociales Les membres du conseil d’administration
– des communautés. Elles sont à leur meilleur quand des êtres humains
Louis Vadeboncœur, président engagés travaillent ensemble dans des relations de collaboration, de res­
Raymonde Lamothe, vice-présidente pect et de confance. Détruisez ces conditions et c’est toute l’institution
Michel Asselin, trésorier des affaires qui s’écroule. »
Bruno Barry, secrétaire
Une institution telle le Musée du Bas­Saint­Laurent peut bien sûr mi­Mario Landry, administrateur, représentant de la Ville
ser sur une équipe à l’œuvre sur le terrain qui, jour après jour, veille Richard Doutre, administrateur
au grain et assume les tâches quotidiennes. Mais il existe une autre
Christian Allen Drouin, administrateur strate, moins visible celle­là, et tout aussi fondamentale. Les organismes
Christian Noël, administrateur à but non lucratif sont gérés par un conseil d’administration formé de
Catherine Van Coppenole, administratrice bénévoles. Issus de différents milieux, ces gens sont ultimement respon­
sables de la bonne marche des affaires. En ce qui concerne notre Musée,
certaines personnes siègent au conseil depuis bientôt 3, 4, voire même La mission du Musée
5 ans et plus! Et nous sommes heureux de saluer ici deux nouvelles re­Le Musée a pour mission la conservation, la recherche, la diffusion et l’éducation.
crues admises au cours des derniers mois. Bienvenue donc à M. Christian Ses champs d’intérêt privilégiés sont l’art contemporain québécois, la photo-
Noël et à Mme Catherine Van Coppenolle!graphie ethnologique de l’Est du Québec et la production des artistes du Bas-
Saint-Laurent. Le Musée cible en priorité les clientèles bas-laurentiennes et touris-
Tout récemment se tenait la deuxième assemblée générale de la Fonda­
tiques tout en cherchant à diffuser hors région les productions muséologiques
tion du Musée et ce sont alors 10 personnes qui ont accepté de renouveler
développées par l’institution.
leur mandat ou de se joindre au conseil. Nous accueillons donc mesdames
Thérèse Bélanger, Mélanie Milot, Isabelle Bureau, Julie Martin, Céline
Attanasio et messieurs Marco Roy, Jean­Marc Beaulieu, Gilles Dubé et
Louis Vadeboncœur. Reconnaissant de la confance témoignée par ces
gens, je serai personnellement heureux d’agir à titre de président de la
Fondation du Musée du Bas­Saint­Laurent. Attendu qu’un administra­
teur du Musée siège d’offce au conseil de la Fondation, ce sont donc
18 bénévoles qui veilleront à la bonne santé des deux institutions.
Le Musée du Bas-Saint-Laurent reçoit le support fnancier du ministère de la On comprendra aussi bien sûr, lorsqu’il est question du Musée et de pro­
Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, du ministère grammation, qu’on traite encore là essentiellement de l’humain. Fidèles
du Patrimoine canadien, de la Ville de Rivière-du-Loup et de la MRC.
à notre mission, nous l’abordons toujours sous deux angles. D’une part,
par le truchement de nos fonds photographiques et par le biais de Télé-Québec participe à la diffusion des expositions du Musée du Bas-Saint-Laurent.
l’approche ethnologique, c’est avant tout la mémoire humaine que nous L’Hôtel Universel de Rivière-du-Loup est fer de s’associer aux expositions en art
cherchons à mettre en scène et à perpétuer. Et quand nous parlons d’arts contemporain.
visuels, c’est à une des parts la plus sensible, la plus ludique et la plus
Dépôt légal 2011 Bibliothèque et Archives nationales du Québec signifante de l’humain que nous touchons : l’expression artistique. Le
Bibliothèque et Archives Canada terrain de jeux de la création est celui de la liberté totale.
Bienvenue au cœur des territoires de l’humain.
2Céline Attanasio, conservatrice
À l’emploi du Musée depuis novembre 2009 à titre de gestionnaire des collections et commis­
saire aux expositions, nous sommes heureux d’annoncer la promotion de Mme Céline Attanasio
au poste de conservatrice. Originaire de Sète en France, Mme Attanasio est détentrice de
nombreux diplômes : notamment une Maîtrise Arts plastiques et un Master Métiers du Patri­
emoine, spécialité « conservation, gestion et diffusion des œuvres du 20 siècle », tous les
deux décernés par l’Université Paul Valéry de Montpellier. Dans le cours de ses études, Mme
Attanasio s’est notamment intéressée au marché de l’art québécois de même qu’à la conser­
vation et à la restauration des matériaux contemporains. Elle a travaillé pour le Centre
Régional d’Art Contemporain à Sète et pour la Galerie Sylviane Poirier Art Contemporain à
Montréal.
Depuis son arrivée au Musée du Bas­Saint­Laurent, Céline s’est investie dans les nombreux
dossiers en lien avec les acquisitions, la conservation, la production et la diffusion des
expositions. Avec l’assistance de son adjointe Mme Jocelyne Gaudreau et de Mme Thérèse
Bélanger, elle aura été l’une des principales artisanes et responsables du succès de la vente aux enchères annuelle édition 2010. La
même équipe prépare présentement la prochaine mouture de cet événement phare. Le conjoint de Céline, Benjamin Galy, l’a rejointe à
Rivière­du­Loup où il vient tout juste de se trouver un emploi. Le Musée est fer et heureux d’accueillir ces deux nouveaux Louperivois
qui viennent enrichir notre collectivité de leur expérience et de leurs connaissances.
Julie Martin, historienne
Détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en histoire décernés par l’Université Laval,
Julie Martin est avantageusement connue dans la région pour les multiples interventions,
études ou publications auxquelles elle aura collaboré au cours de sa carrière. Qu’il s’agisse
de l’évaluation du potentiel archéologique d’un certain nombre de sites au Bas­Saint­Lau­
rent, de la conception et de la réalisation de multiples guides en lien avec le patrimoine,
de l’inventaire de biens patrimoniaux ou de la rédaction de nombreux articles, Mme Martin
demeure une des ressources les plus compétentes et les mieux aguerries en ces matières.
Du nombre des textes d’importance qu’elle a rédigées, citons entre autres son mémoire de
emaîtrise Rivière-du-Loup et son espace au 19 siècle : du village linéaire à la ville industrielle
(1994) et Kamouraska, une marée d’histoire publié dans le collectif Kamouraska : un village
efaçonné par ses marchands et ses artisans au début du 19 siècle paru en 1999.
Depuis l’été 2010, Julie est chargée de projet au Musée du Bas­Saint­Laurent. Elle pilote le
projet d’exposition virtuelle Rivière-du-Loup à fond de train, une merveilleuse vitrine qui
ouvre sur le riche passé ferroviaire de cette ville qui fut l’un des carrefours les plus importants dans l’Est du Québec en la matière.
Financée en large partie par le ministère du Patrimoine canadien par le biais de son programme Musée Virtuel du Canada, cette exposi­
tion sera en ligne dès le début de l’été 2011 pour le plus grand bonheur des internautes du monde entier! Suite à la documentation
et à la supervision de ce projet, Julie s’attaquera bientôt à un autre déf, tout en exploitant cependant le même flon. En effet, grâce
notamment à une contribution fnancière accordée dans le cadre de l’Entente de développement culturel Rivière­du­Loup 2009­2012,
le Musée compte produire une publication qui fera la synthèse de l’histoire ferroviaire de Rivière­du­Loup.
3Deux nouvelles
expositions itinérantes
Les années 70
En développement
Depuis les années quarante, le Québec assiste à une mutation profonde des arts vi­
suels et les soixante­dix marquent la confrmation du nouveau paradigme :
un art visuel libéré des codes et des médiums traditionnels où tout devient possible,
du moment où les stratégies formelles mises en avant par l’artiste sont en adéqua­
tion avec une idéation préalable dans un processus global que l’on nomme démarche
artistique. Cette période est particulièrement importante pour notre histoire de l’art.
Pour la première fois, notre scène artistique est totalement au diapason des grandes
tendances internationales.
Cette période a toutefois peu retenu l’attention des spécialistes et ce projet
d’exposition ambitionne de pallier cet état de fait. Conçue largement à partir de
la riche collection du Musée du Bas­Saint­Laurent, Les années 70 présentera les
aspects les plus importants de cette phase de l’histoire culturelle du Québec. En
production au cours de l’année 2011, cette exposition sera présentée au Musée à une
date à déterminer avant d’être mise en circulation.
Scènes de la vie familiale
Hall du Musée et auditorium
5 janvier au 6 mars
La vie de famille recèle les trésors parmi les plus touchants de notre existence, ceux
qui nous suivront bien longtemps après, et que le temps rehaussera souvent d’une
aura toute spéciale. Instants de parfait bonheur où l’insouciance de l’enfance trouve
son plein épanouissement au sein d’un cocon chaud et rassurant, ferté d’un père ou
d’une mère devant l’accomplissement d’un fls ou d’une flle, moments de tristesse
infnie à l’occasion d’un deuil ou d’un départ, ces scènes de la vie familiale ont laissé
des traces indélébiles en chacun de nous.
Qu’elle s’intéresse au loisir ou au travail, à des scènes narratives amusantes ou plus
dramatiques, l’exposition Scènes de la vie familiale propose un corpus de quarante
photographies sélectionnées parmi les fonds d’une dizaine d’artisans dont l’activité
s’échelonne sur plus d’un siècle. Amateurs ou professionnels, c’est souvent sur les
membres de leur propre famille que ces artisans ont braqué leur caméra, et le fait
d’investir de la sorte ce cercle plus intime les aura amenés à se surpasser. Motivés
par le désir de capter le moment le plus intense, de rendre au meilleur de leur art le
tableau qui se dressait sous leurs yeux, ils se seront investis à fond dans ces scènes
touchantes. Actifs à la toute fn de l’ère victorienne, trimbalant des instruments
lourds et encombrants, ou issus de la génération qui a suivi et qui a vu le matériel
s’alléger considérablement, le déf demeure le même : trouver l’angle, la composition,
la lumière et l’instant le plus judicieux.
Trame polyphonique aux accents vibrants et chaleureux, bienvenue au cœur même
de l’émotion.
44Lors de la sélection des expositions pour la saison d’hiver 2011, dans le contexte de coordi-
nation des expositions sur le territoire de la ville, une convergence artistique est apparue
au tour de la photographie. Ainsi est née l’idée d’une présentation simultanée de plusieurs
expo sitions de photos, d’un événement. Le Musée du Bas-Saint-Laurent, le Centre culturel
et la Maison de la culture, déjà impliqués dans l’aventure, consacrent donc des espaces
d’exposition à cette fn au début de l’année 2011. otostop rappelle le logiciel Photoshop f
désormais inséparable de la photographie contemporaine. Ce concept fait également ré-
férence aux nombreux arrêts photographiques auxquels amateurs et professionnels sont
conviés au cours de l’hiver 2011 à Rivière-du-Loup.
otostop est une réalisation conjointe de la Ville de Rivière-du-Loup et du Musée du Bas-Saint-f
Laurent, en collaboration avec le Centre culturel de Rivière-du-Loup et la Maison de la
culture de Rivière-du-Loup. Le Cégep de Rivière-du-Loup et le Café l’Innocent s’associent à la
programmation. Ont collaboré à l’élaboration de otostop, Céline Attanasio, Denis Boucher, fRivière-du-Loup
Alexandra Cloutier, François Gamache, Jocelyne Gaudreau, Baptiste Grison, David Guimont
Hiver 2011 et François Provost.
temps d’exposition revelateurs
6 janvierau20février
1CentrecultureldeRivière-du-Loup Tournéevernissages(navette)
etprésentationdesartistesNATURE DéNATURéE
ledimanche23janvierRachel Berthiaume, Nicolas Gagnon,
David Guimont et François Provost
13 h 15 : départ de la navette, Musée du Bas­Saint­Laurent
13janvierau9février
1 13 h 30 : vernissage et présentations par Rachel Berthiaume, Nicolas Café l’Innocent
Gagnon, David Guimont et François Provost au Centre culturel
ENQUêTE DE PATERNITé
1 4 h 15 : départ de la navette, Centre culturelSébastien Raymond, une présentation de
Trajectoires Hommes du KRTB
1 4 h 30 : vernissage et présentations par François Gamache et David
Champagne à la Maison de la culture14janvierau27février
1MaisondelaculturedeRivière-du-Loup
15 h 15 : départ de la navette, Maison de la culture
CLASH! LE CHOC DES CULTURES
15 h 30 : vernissage double et présentations par
François Gamache et David Champagne
Nadine Boulianne et Mario Beaudet au Musée
du Bas­Saint­Laurent23janvierau13mar s
2MuséeduBas-Saint-Laurent
VernissageEnquêtedepaternité,auCafél’Innocent
CORPS SOUS TENSION, Mario Beaudet le jeudi 13 janvier, 5 à 7
HABITATS, Nadine Boulianne Conférencedel’artistePilarMacias,
àlaSalleGaétan-Blanchet,CégepdeRivière-du-Loup7févrierau28février
SalleGaétan-Blanchet,Cégepde le mardi 8 février à midi (Midi culturel)
1Rivière-du-Loup
Projectionspré-show,VUES dans l’espace public,
RENCONTRES DE FAMILLE
Cabaretdesmauvaiseshabitudes,Maisondelaculture
Pilar Macias
jeudi 20 janvier, avant Cabaret biodégradable
jeudi 3 février, avant Les Denis DroletLES éTUDIANTS EN PHOTOGRAPHIE DU CéGEP
e jeudi 24 février, avant élisapie Isaac(Arts Plastiques 2 année et cours complémentaire)
1 Entrée libre
2 Ene semaine du 23 janvier
5Nature dénaturée
Rachel Berthiaume, Nicolas Gagnon,
David Guimont et François Provost
6janvierau20février2011
Espérons qu’il fasse beauCentrecultureldeRivière-du-Loup
Rachel Berthiaume, 2010
À toutes les époques, l’homme marque son espace et son temps par ses traditions, son origi­
nalité et sa négligence. Quatre photographes, avec le souci de documenter ces traces dans
leur époque, présentent un aperçu de leurs découvertes : des objets et des paysages issus
de leurs déambulations photographiques. De l’ordinaire à l’original, quatre regards, quatre
expositions pour un seul lieu.
Rachel Berthiaume nous invite à voir le monde avec les yeux d’un enfant : une forêt enchan­
tée, une feur géante, une souris dans l’asphalte, une expédition au bout du monde... Nicolas
Gagnon propose une réfexion sur la dualité entre le pays réel et le pays mythique construit
à grand renfort de cartes postales ou d’images publicitaires. David Guimont recherche la
Le cimetière Sans titrebeauté ordinaire à travers les traces de domination des paysages et de surconsommation
Nicolas Gagnon, 2010 François Provost, 2006
relevées dans notre univers joliment chaotique. François Provost cherche à mettre en valeur
la géométrie naturelle d’un lieu.
CLASH! Le choc des cultures
Ordinaire
David Guimont, 2010François Gamache et David Champagne
14janvierau27février2011
MaisondelaculturedeRivière-du-Loup
David et François, artistes photographes et amis de longue date, se sont connus au Cégep de
Matane lors de leurs études en photographie. À Montréal, ils ont travaillé et photographié
ensemble. Malgré la distance – David vit à Montréal et François, à Rivière­du­Loup –, ils
croisent leurs regards le temps d’une exposition.
Les images de David plongent dans l’univers d’un peuple mystérieux, celui des Roms de
l’est de la Slovaquie. Cette communauté vit généralement en marge des Slovaques, autant Sans titre
David Champagne, 2009sur le plan géographique qu’idéologique. Même s’ils partagent le même territoire, les deux
communautés semblent être à mille lieues, ce qui engendre un certain clash entre les deux
populations.
Pour sa part, François présente la vie de tous les jours peuplée de petits moments anodins
qui, quand on sait les observer, valent la peine d’être capturés. Il s’est donné comme but
de photographier à tous les jours, n’importe quoi, sans concept établi, pour ne pas perdre
la passion. Une façon de s’exprimer de manière plus subjective et de saisir les opportunités
photographiques du moment.
Près de sa mère
François Gamache, 2010
6Mario Beaudet
Corps sous tension
23janvierau13mars2011
Exergue,MuséeduBas-Saint-Laurent
L’artiste propose un corpus d’œuvres photographiques réalisées sur la thématique du corps
humain au cours des dix dernières années. La démarche sous­tendant cette production
repose sur la relation entre le corps et de multiples structures architecturales, la nature ou
les symboles romantiques, avec, comme fl conducteur, le collage du mouvement, la couleur
et la répétition.
Chaque zone de l’exposition correspond à un procédé photographique et à une période de
création : transferts polaroïds petits formats, transferts lazertran créant une ligne d’horizon,
Frétillants mouvementsgrands formats sur papier Arches créées avec l’appareil Holga. Enfn, une installation sculp­
Mario Beaudet 2004
turale inédite synthétise les multiples approches techniques dans l’exploration de la séduc­ transfert lazertran sur panneau de bois
43 cm x 82 cmtion liée au regard que nous portons sur le corps humain.
Mario Beaudet vit et travaille à La Pocatière et à Montréal. Sa production touche autant la
photographie que la sculpture avec plusieurs réalisations publiques à Montréal. Côté photo,
notons sa participation en 2003 à des biennales internationales en Belgique et en Turquie,
et en 2010, une nomination prestigieuse au concours en ligne International Color Awards
Photography Masters Cup, Londres.
Nadine Boulianne
Habitats
23janvierau13mars2011
Exergue,MuséeduBas-Saint-Laurent
Sommes-nousfaçonnésparnotreterritoireouest-cenousquilefaçonnonsà
notreimage?
La réfexion de l’artiste porte sur nos territoires intérieurs versus les territoires extérieurs.
Nos pensées, nos idées, nos réfexions, nos scénarios personnels font partie de nos terri­
toires intérieurs tandis que notre pays, notre ville, notre rue font partie du territoire exté­
rieur. L’étroite relation entre ces deux habitats tisse chaque individu. Le travail de l’artiste
porte un regard poétique sur ces deux pôles. Par la mise en scène, elle modife la charge
symbolique de l’image. Elle invente ainsi de nouveaux territoires, semblables à l’illustration
de souvenirs ou de désirs.
Uneimageriedelamémoireoùlaréalitévientjongleraveclafction.
Artiste de la photographie et de la vidéo, Nadine Boulianne complète un Baccalauréat en
Communication graphique de l’Université Laval (2001­2003) après des études libres en Arts
Empreinte temporelle et territoireVisuels et en Histoire de l’Art à cette même institution. Depuis 2006, elle occupe le poste de
Nadine Boulianne, 2008­2009
technicienne en travaux pratiques au Département des arts du Cégep de Rivière­du­Loup, photographie / techniques mixtes
réalise des projets vidéographiques et expose, seule ou en collaboration.
713janvierau9février
Cafél’Innocent Tournée
Enquête de paternité vernissagesSébastien Raymond
Le triple vernissage du 23 janvier constituePhotos tirées du livre éponyme de Gene­
l’activité pivot de otostop Rivière-du-Loup 2011.fviève Landry publié aux éditions de
Une navette gratuite mise à la disposition du pu-l’Homme. L’exposition révèle des per­
blic permettra de faire la tournée de trois lieuxsonnes, parfois bien connues du public,
d’expositionquisontàl’origineduprojet,unaller-qui ont accepté de s’exposer dans leur
retour à partir du Musée du Bas-Saint-Laurent.rôle de père.
Pour plus de détails, consultez la page 5.
Cette exposition à deux volets parrainée
Àchaque otostop,unvernissageenbonneetduefpar l’association provinciale À Coeur
forme avec des présentations spéciales des expo-d’Homme et présentée par Trajectoires
sitions offertes par les artistes eux-mêmes. UneHommes du KRTB, se tiendra simultané­
occasion privilégiée d’approfondir notre connais-ment au Café l’Innocent et au Café Grain
sancedesartistesetdeleurtravailetdefavoriserde folie de Trois­Pistoles.
leséchangesentrelesartistesetlepublicautourde
laphotographieàRivière-du-Loup.
7févrierau28février2011
SalleGaétan-Blanchet,CégepdeRivière-du-Loup
Rencontres de famille
Pilar Macias Conférence
Pilar Macias explore la photographie
Le mardi 8 février, dans le cadre du Midi culturel du comme médium de prise de vue et comme
Cégep de Rivière­du­Loup, Pilar Macias présentera son image qui raconte. En superposant des
travail en lien avec l’exposition en cours dans la salle photographies anciennes de sa famille
Salle Gaétan­Blanchet.ou d’amis, et des photographies ac­
tuelles de gens de son entourage, les
deux images se touchent en se fondant
en une seule, pour créer de nouveaux
contacts, de nouvelles lectures, de nou­
velles rencontres.
Générations Projections
Pilar Macias, 2010
En janvier et février 2011, les trois spectacles du Les étudiants en
Cabaret des mauvaises habitudes seront précédés
de VUES dans l’espace public, une projection présen­Photographie du Cégep
tant les images de douze photo graphes amateurs
et professionnels s’étant prêtés au jeu de saisir e(Arts Plastiques 2 année et cours
l’esprit de Rivière­du­Loup. Ce montage réalisé par complémentaire)
David Guimont, a été réalisé et diffusé dans le cadre de
l’édition 2010 de Rivière-du-Loup en trois actes.Simultanément, dans l’espace connexe à la Salle Gaétan­
Blanchet, les étudiants en photographie du Cégep de Rivière­
du­Loup, Arts plastiques 2e année et cours complémentaire,
présentent leurs réalisations de l’automne 2010.
8Les deux [ Exergue ] du printemps
Si le vent nous répondait
Mona Massé et Sylvie Pomerleau
du27marsau5juin2011
« (…) le paysage fait partie de notre expérience du monde. La force qui émane de la nature
et des atmosphères du territoire n’est pas extérieure au processus créateur. L’omniprésence du
feuve, le vent, la lumière sont des sources d’inspirations inépuisables qui nous habitent ».
L’histoire d’une disparition... fragments 2 et 5
Mona Massé, 2009Depuis plusieurs années, le travail des deux artistes est intimement lié aux lieux où elles
vivent. C’est la notion de territoire qui sert de leitmotiv à leur réfexion et nourrit leur dia­
logue. Dans ce contexte, le territoire est non seulement une source d’inspiration extérieure,
mais il s’inscrit davantage dans une dimension intérieure.
L’exposition qui incite à une réfexion sur la manière de percevoir le paysage,
l’incommensurable, le variable et le mouvant, propose une suite d’espace et de matière
qui évoluent selon la recherche individuelle et la dynamique de l’échange entre les deux
artistes.
Élément no. 14, Sylvie Pomerleau, 2008Ce projet est la continuité d’un dialogue amorcé à l’été 2009, avec le projet À perte de vue.
Mona Massé est née à Kamouraska et Sylvie Pomerleau, à Rivière­du­Loup. Elles vivent
toutes les deux dans la région. Comme à chaque année, le Mu-
sée propose quatre expositions
dans l’espace Exergue pendant
la saison hiver-printemps 2011. Lieux de passage
Les deux premières expositions
José Luis Torres étant intégrées à la program-
du27marsau5juin2011,montagerésidenceles24et25mars mation de otostop Rivière-f
du-Loup 2011, vous retrouve-
Le fait de changer de culture, en délaissant une partie de la sienne, a conduit José Luis Tor­ rez leur description à la page 7.
res à s’interroger sur des notions de croisement de territoires, la perméabilité de l’individu
par rapport à une collectivité et à celle de la collectivité face à un individu.
Partant du fait que la quête d’un chez­soi et la notion d’exil sont les conditions mêmes de
l’existence, l’œuvre atteste que nos déplacements nous obligent à reconstruire constam­
ment notre univers. La mobilité est perçue non pas en fonction de la sensation mélan­
colique du départ mais au contraire, de la dimension stimulante de la découverte, un geste
tiré du transitoire qui s’intègre au lieu dans sa fonction temporaire. Lieux de passage est
une intervention in­situ en lien avec cette notion de déplacement. L’interaction avec le
spectateur est à la base de son articulation, à partir d’une chorégraphie aléatoire formée
par l’ensemble des promeneurs.
Une courte période de montage résidence est proposée pour favoriser la rencontre et
l’échange avec les élèves, les professionnels et le public local à l’occasion d’un atelier, d’une
présentation ou d’une visite de l’exposition en cours de montage.
Né en Argentine en 1968, Torres réside et travaille au Québec depuis 2003, actuellement à
Montmagny. Il a fait des études en beaux­arts, en intégration des arts à l’architecture et à
l’environnement, et en architecture paysagiste, à Cordoba. Sa pratique s’articule autour des
Espace d’échange, José Luis Torres, 2010dimensions mobiles, telle une allégorie de sa propre existence.
9Deux messages touchants reçus
eà l’occasion du 35 anniversaire
célébré le 30 octobre 2010
Cher monsieur Landry, Monsieur Pierre Landry,
Déjà trente­cinq ans, ce musée régional du Bas­Saint­Laurent à J’ai pris connaissance de l’article publié dans le bulletin de liaison
Rivière­du­Loup. Trente­cinq ans de passion, de générosité, de du 3 octobre 2010 titré: Le Musée d’archéologie de l’Est du Québec
bénévolat culturel pour tenir les arts et la culture en région. Je l’ancêtre du MBSL.
veux saluer tous les directeurs qui se sont succédés à la tête de
Il est regrettable que je ne puisse être présent à la fête de cet l’institution, tous les conservateurs qui ont mené ces mille chan­
anniversaire pour des raisons familiales auxquelles je ne puis me tiers d’exposition presque sans moyen – je pense avec cœur à mon
soustraire. Déjà 35 ans; le temps a passé vite! ami Régis Jean qui y a donné sa vie –, je salue aussi tout le per­
sonnel qui travaille corps et âme, pour entretenir la famme de la
Dans votre article vous faites l’historique partiel de ce qui a donné
ferté, de la beauté, de l’histoire, du patrimoine et de l’expression
naissance au Musée actuel. Je crois que c’est une première à ma
artistique stimulante. Hommage aux fondateurs visionnaires, à mon
connaissance que les noms Michaud, Levasseur, Cimon et Bérubé
ami Paul­Louis­Martin de Saint­André qui y a joué un rôle détermi­
soient reconnus comme tels. Ils ont été des grands visionnaires.
nant dans les débuts!
Mis au courant de leur projet archéologique, j’ai voulu apporter ma
Vos concitoyens doivent savoir que si Rivière­du­Loup apparaît sur
participation en mettant à leur disposition, sous forme de prêt, la
la carte touristique et culturelle du pays, du Québec cela s’entend,
collection Belle et Lavoie comme élément de recherche. Je leur ai
si les gens d’affaires et de commerce peuvent mener des activités
prêté un local dans le sous­sol de mon entreprise pour une période
proftables et accueillir des visiteurs, si votre population a dévelop­
de deux ans. Plus tard, c’est à la suite de la transaction faite entre
pé un sentiment d’appartenance qui se traduit dans la conservation
les deux Musées en 1974 que la donation du Fonds Belle­Lavoie a
et la mise en valeur patrimoniale, le Musée du Bas­Saint­Laurent y
été concrétisée.
est pour quelque chose. Les acteurs du Musée y ont semé un esprit.
Je sais ce que cela signife travailler pour les arts et la culture en Reconnaissant votre souci de bien faire les choses, il serait de mise
région. Il faut donner beaucoup et la reconnaissance tant sur le que le geste déclencheur qui a été posé par René Pelletier, passant
plan du revenu personnel que de la gratulation publique n’est pas inaperçu, soit aussi reconnu. Ce geste a été la pierre angulaire qui
toujours à la hauteur des efforts fournis. Le Québec culturel tient a permis au Musée d’exister, puisqu’il y avait promesse de complé­
avec des professionnels comme vous autres. Les gens de Rivière­du­ ter un jour par les collections Antonio et René Pelletier. Le projet,
Loup ont beaucoup de chance de profter de vos lumières, de votre mis en action par la nouvelle organisation, a permis l’acquisition
passion et de votre temps. de plusieurs fonds, dont celui de Marie­Alice Dumont et la suite.
Plusieurs personnes ont trouvé le moyen de développer leur savoir­
Vos fonds de photographie régionale font votre réputation à l’échelle
faire, comme bénévole et d’y gagner leur vie. Aujourd’hui je leur
nationale. Votre ouverture aux arts actuels est tout un déf à relever
rends hommage ainsi qu’à vous­même.
en région et un réalignement de parcours qui fait l’admiration de
tous. Vous habitez un pays de paysages émouvants et d’une douceur Je suis très heureux que ce Musée ait pris une telle ampleur. Je suis
de vivre qui éclatent dans les ponts d’or inoubliables qui signent vos fer que le Musée soit reconnu internationalement. Pratiquement
crépuscules, de Kamouraska à Saint­Fabien­sur­Mer et plus à l’Est. chaque semaine je rencontre des gens, à qui je parle du site Internet
s’y rapportant.
Je vous souhaite la plus belle journée de votre histoire, ce samedi
qui vient, en pensant à toutes ces émouvantes visites faites dans Pour donner du poids à ma requête, je porte à votre connaissance le
votre institution depuis votre naissance. Je vous souhaite tous les contrat qui me lie au Musée et en retour, vous m’avez fait membre
appuis nécessaires pour maintenir votre travail d’éducation popu­ à vie. Je vous en remercie.
laire.
Je vous prie d’accepter Monsieur, mes salutations et je vous sou­
Bonne continuité. haite heureuse fête.
Michel Lessard, Ph. D., historien René Pelletier
Professeur associé, Université du Québec à Montréal.
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