Cours chapitre 2 Monnaie et financement de l
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Cours chapitre 2 Monnaie et financement de l'économie–

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Y.BOYER, Professeur de S.E.S., Lycée Bernard Palissy, 47000 AGEN 1 CHAPITRE 2 MONNAIE ET FINANCEMENT DE L'ECONOMIE I. LES FINANCEMENTS DE L'ECONOMIE Financement de l'économie : système qui permet de relier les agents dégageant une capacité de financement à ceux ayant un besoin de financement. A. La nécessité de financement Doc 4 p 51 1. Des agents à capacité de financement • Lorsque EB > FBCF => capacité de financement.
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CHAPITRE 2 MONNAIE ET FINANCEMENT DE L'ECONOMIEI.LES FINANCEMENTS DE LECONOMIEFinancement de l’économie :qui permet de relier les agents dégageant une capacité de système financement à ceux ayant un besoin de financement. A. La nécessité de financement Doc 4 p 51 1. Des agents à capacité de financement ·Lorsque EB > FBCF => capacité de financement. ·Exemple : les ménages ou les institutions financières. Doc 6 p 52 ·Les ménages utilisent leur épargne pour investir (logement). ·Le reste de leur épargne financière peut être placée et rémunérée. 2. D’autres ont un besoin de financement ·Lorsque EB < FBCF => besoin de financement. ·Exemple : APU, SNF. Doc 1 p 50 3. La finance met en relation les deux catégories d’agents ·Si propre épargne insuffisante pour investir (autofinancement), recherche d’un financement externe. ·Il existe plusieurs systèmes de financement externe. B. Les différents types de financement externe Doc 7 p 53 1. Le financement indirect ou intermédiation bancaire Doc 2 p 51 a.Principes ·Crédit bancaire : ressources prêtées par une banque ou un établissement financier à un agent qui s’engage à payer des intérêts et à rembourser le capital emprunté. ·Intérêt :revenu qui rémunère le service qu’un prêteur rend à un emprunteur en lui prêtant un capital pour une certaine durée. ·Taux d’intérêt :rapport entre l’intérêt et la somme de capital emprunté (Intérêts / K). Taux d’intérêt nominal : taux d’intérêt réel + inflation. (Voir TD)
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b.Origine du financement ·Financement non monétaire« Les dépôts font les crédits ». Tx d’I des crédits > Tx d’I des dépôts. => la différence rémunère la prise de risque par la banque. « Transformation bancaire » :qui consiste pour une banque à collecter des capitaux à court activité terme pour les prêter à long terme, tout en garantissant la liquidité. ·Financement monétaireLes banques sont les seuls agents à pouvoir créer de la monnaie. (Voir III). « Les crédits qui font les dépôts » Permet de financer les investissements productifs au-delà de la seule mobilisation de l’épargne.  Indispensable pour assurer la croissance économique. La croissance de la quantité de monnaie en circulation dans l’économie doit au minimum suivre la croissance économique. 2. La finance directe Doc 3 p 51 a.Principes t t Rencontre directe des agents à CF (capacité de financement) et des agents BF (besoin de financement) sur un marché du capital. b.Les principaux titres Emission d’untitre(document certifiant un droit de propriété ou une créance). Synonyme :valeurs mobilièrescar ces valeurs peuvent être librement négociées (mobilisables, c'est-à-dire transformées en liquidités) dans le cadre d’une Bourse des valeurs. ·ActionValeur mobilière qui confère à son détenteur la propriété d’une partie du capital de la société émettrice et qui lui donne le statut d’associéde la société. Un associé : -participe aux assemblées générales de la société, -est informé des comptes de celles-ci, -peut percevoir undividende en fonction des résultats de l’entreprise. Le dividende est donc variable. Il dépend du bénéfice distribué, qui lui-même dépend de l’EBE, qui lui-même dépend de la VA, qui elle-même dépend du CA. Seules les sociétés ont la possibilité d’émettre des actions.
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·ObligationValeur mobilière qui confère à son détenteur un droit de créance sur l’agent émetteur. Unecréance est une reconnaissance de dettes. La détention d’une obligation ouvre le droit au versement d’un intérêt annuel qui est déterminé au moment de l’émission du titre. Les sociétés et les APU ont la possibilité d’émettre des obligations. Il existe toute une gamme de produits financiers (SICAV, FCP) qui peuvent être proposés aux agents qui souhaitent réaliser un placement. Ils peuvent être considérés comme des portefeuilles de titres de diverses sociétés. c.Les différents marchés de capitaux Les marchés de capitaux sont nombreux. Distinction en fonction de la durée pour laquelle le titre est émis (court et moyen terme ou long terme) et en fonction des agents économiques auxquels ils sont destinés. - Marché monétaire (à court et moyen terme) C’est un marché sur lequel les titres sont émis de 1 jour à 7 ans. ·Il y a lemarché monétaire interbancaire(MMI) qui est réservé aux banques (voir III). ·Il y a, depuis 1985, lemarché monétaire élargiaux grandes sociétés et aux (ouvert APU) désigné sous le terme « d’open market ». Le montant minimum pour accéder à ce marché est très élevé. Les titres émis sur ce marché sont : les billets de trésorerie (SNF), les certificats de dépôts (SF), les bons du trésor négociables (APU). - Marchés financiers (à long terme) Ce sont les marchés de long terme (7 à 15 ans). ·Lemarché de la cote officielle(« le marché financier ») est ouvert aux grandes entreprises qui doivent ouvrir leur capital à hauteur de 25%. On distingue : -lemarché primaire(c’est le marché qui permetsur lequel sont émis les titres le financement) ; -lemarché secondaire(c’est le marchéBourse » , plus couramment appelé « la d’échange des titres déjà émis qui permet d’assurer la liquidité de ces titres ; ce marché ne participe pas au financement). Ce marché secondaire était localisé au Palais Brongniart à Paris. marché primaire = marché du « neuf » et marché secondaire = marché de « l’occasion ». ·Depuis 1983, il existe unsecond marchéouvert aux PME qui doivent ouvrir leur capital à hauteur de 10% pour y avoir accès. Doc 18 p 57 ·Il existe d’autres marchés financiers plus spécialisés (le «hors cote» ou le «nouveau marché» qui a été créé en 1996 qui est plus particulièrement destiné aux très jeunes entreprises qui ont besoin de capitaux importants pour mettre en œuvre leurs activités : les « start up »).
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Récapitulatif des différents financements
ou
Doc 8 p 53 C. Evolution des modes de financement 1. Une économie d’endettement… Doc 9 p 54 Q1,2,3 Jusqu’au début des années 80. Caractérisé par l’intermédiation bancaire, le crédit bancaire et le financement monétaire. Causes : -faiblesses de l’autofinancement (<60%), -étroitesse des marchés financiers (du côté de l’offre comme de la demande), -contrôle public (banques nationalisés, taux d’intérêt administrés, encadrement du crédit). Doc 11 p 54 Q1,2,3 Les taux d’intérêt réels sont très bas, voire négatifs, ce qui incite les entreprises à recourir au crédit bancaire pour financer leurs investissements. Doc 12 p 55 Ce mode de financement reposant sur la création monétaire a été porteur d’inflation galopante à partir des années 70. 2. …évoluant vers une économie de marchés financiers
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Economie de marchés financiers: financement de l’économie reposant sur une finance directe avec une part croissante du financement sur fonds propres. a.Causes Doc 14 p 56 ·Priorité donnée à la lutte contre l’inflation fin 70’S (1979 aux EU et 1983 en France). taux d’intérêt (politique de rigueur monétaire) Doc 15 p 56 Tx de marge dans 70’s =>FBCF ettx d’autofinancement.  Nécessité d’ Taux de marge pour investir (politique de rigueur salariale) et d’ des taux d’autofinancement car taux d’intérêt élevé. Doc 16 p 56 ·par crédit bancaire plus coûteux (1 à 2 points) pour les agents à BFt et moinsFinancement rémunérateurs pour ceux à CFt. ·Finance directe permet d’accéder à un financement en partie non remboursable (émission d’actions). b.Conséquences Les« 3D »·Désintermédiation bancaire :recul du crédit bancaire comme financement de l’économie. ·Déréglementation :assouplissement des règles d’accès aux marchés financiers pour les ménages (mesures fiscales incitatives) et pour les entreprises (création du second et nouveau marché, diversification des titres). ·Décloisonnement des marchés: facilité par les technologies informatiques (court et long terme, national et international) entraînant une unification du marché du capital à l’échelle planétaire (globalisation financière). Un nouveau rôle pour les banques ·La désintermédiation réoriente l’activité des banques vers une intermédiation de marché. Avant prise de risque contre intérêt, aujourd’hui, vente de titre contre commissions. Conclusion : L’endettement n’a pas disparu Economie d’endettement (intermédiation bancaire + crédit et création monétaire) : endettement intermédié par emprunt. Economie de marché financier (finance directe, augmentation de l’autofinancement) : endettement direct (obligations).. II.QUEST-CE QUE LA MONNAIE? Définition : « Tout ce qui est susceptible d’éteindre une dette » ; « Tout ce qui a un pouvoir libératoire » ; « Tout moyen de paiement ». Définition difficile :
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·Formes multiples et évolutives de la monnaie qui se sont diversifiées dans le temps ; ·Institution qui remplit des fonctions économiques mais avant tout institution sociale. A.Les formes de la monnaie Ne pas confondre monnaie et formes monétaires. 1. Caractéristiques et différences des formes monétaires Doc 25 p 60 a.La monnaie marchandise ·Monnaie qui a une valeur intrinsèque (propre) : le sel, le poivre, l’or, l’argent… ·Problèmes : divisibilité parfois impossible, conservation. Recours à la monnaie métallique. ·elle vaut son pesantLa valeur de la monnaie = valeur de marchandise qui sert de monnaie (« d’or »). b.La monnaie manuelle ·Principalement fiduciaire (fidus: la confiance). Monnaie-papier => billets (monnaie fiduciaire au sens strict) ; Monnaie divisionnaire => pièces. ·Faible ou aucune valeur intrinsèque. La valeur monétaire est la valeur faciale. Ex : La valeur métallique des pièces < valeur faciale. ·La monnaie manuelle n’a de valeur que dans l’échange qu’elle permet de réaliser, mais pas en elle-même. ·Confiance atteinte longtemps par un système de convertibilité de la monnaie manuelle en monnaie métallique. ·». Fin de la monnaiecours forcé Depuis 1919, inconvertibilité. La monnaie manuelle a « métallique. c.La monnaie scripturale ·Ensemble des comptes à vue créés dans les Institutions Financières. ·Existe depuis le Moyen-Âge (Italie, Hollande) : Lettre de change. ·Elle est intangible, c’est un simple jeu d’écriture.  Les supports traditionnels de la monnaie  scripturale. Doc 26 p 61 ·Ne pas confondre les supports de la monnaie (véhicule de la monnaie) et la monnaie en elle-même. ·Différents supports :
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-Le chèque ; -La carte de crédit ; -Le virement ; -Le TIP ; -Le prélèvement. une monnaie électronique ? Vers Document distribué ·Le PME (Porte Monnaie Electronique) pose la question d’une nouvelle forme monétaire. ·Il ne nécessite pas de disposer d’un compte à vue pour pouvoir être utilisé. ·Mais c’est une forme de monnaie qui n’est qu’une créance sur une autre forme monétaire (scripturale ou fiduciaire) => elle est davantage une nouvelle forme de support de la monnaie scripturale. 2. Evolutions des formes monétaires Document distribué ·Dématérialisation progressive des formes : 80% de la monnaie est désormais scripturale. ·Avantages : efficacité, réduction des coûts de transaction. ·Passage d’une monnaie essentiellement métallique à une monnaie fiduciaire puis à une monnaie scripturale. 3. Les agrégats monétaires Doc 27 p 61 ·Les agrégats monétaires sont conçus en fonction du degré de liquidité des actifs. ·On considère que peut être considéré comme de la monnaie M3 qui regroupe tous les actifs qui présentent une assez forte liquidité. B.Le rôle de la monnaie 1. Les fonctions économiques de la monnaie Doc 20 p 58 La monnaie peut être vue comme le moyen de surmonter les inconvénients du troc. a.Intermédiaires des échanges ·Permet ladécomposition des échanges en 2 temps : produit contre monnaie puis monnaie contre produit =>multiplications des échangespossibles par rapport au troc. ·Divisibilitéde la monnaie supérieure à la divisibilité des produits. b.Etalon de valeur (unité de compte) ·Etalon de valeur universel de tous les produits mais aussi de la valeur des facteurs de production. c.Réserve de valeur
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·») =>pont sur le temps Permet de conserver de la valeur dans le temps (« Thésaurisation.·Mais le pouvoir d’achat de la monnaie est variable. Conclusion : la monnaie n’est qu’unsimple « voile »qui n’a pour seul but que de faciliter les échanges (approche des libéraux). 2. La monnaie est une institution sociale et politique a.Une institution collective Doc 21 p 58 ·La monnaie est avant uneconvention socialesuppose une confiance qui collective de ceux qui l’utilisent et envers ceux qui l’émettent. Contre exemple : défiance monétaire en cas d’instabilité politique. ·La monnaien’a de sens que collectivement. Comparable à une langue => nécessité d’encadrer collectivement la monnaie (=> fonction régalienne de l’Etat pendant longtemps). Document distribué Doc 22 p 59 ·La monnaie est uninstrument de lien socialles individus au-delà des entre fonctions économiques. ·Elle permet de retourner la violence « naturelle des hommes » contre les choses. Nécessité de veiller à sa stabilité pour ne pas menacer la cohésion sociale. b.Un élément de souveraineté Doc 23 p 59 ·La monnaie participe à laformation du lien politique.Exemple de l’Euro qui peut contribuer à forger l’identité européenne. ·La monnaie est uninstrument d’exercice du pouvoir :celui qui en organise sa circulation (création ou destruction) détient un pouvoir sur ceux qui l’utilisent. Souveraineté monétaire.·La monnaie n’est pas neutresur le plan économique (≠ « voile ») car on peut l’utiliser pour mener une politique économique activeselon les keynésiens.Exemple de relance de la demande par création monétaire. Avec l’Euro, autonomisation de la souveraineté monétaire. C’est la BCE qui détient cette souveraineté aujourd’hui car elle n’est pas responsable devant le parlement, ni les gouvernements. Il n’y a plus de souveraineté nationale en matière monétaire. III.LA CREATION MONETAIREFilm : 1 Les formes de la monnaie. 2 La création monétaire A.Qui crée de la monnaie et à quelles conditions ?
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1. Les banques commerciales (banques de second rang (BSR) créent de la monnaie Doc 28 p 62 ·A l’origine les dépôts font les crédits. èm e ·Depuis le XIX siècle, crédits sans dépôts préalables. Les BSR créent de la monnaie à partir de « rien ». 2. Les contreparties de la création monétaire a.Créance sur l’économie Film : 4 Les conditions de la création monétaire ·La BSR escompte un effet de commerce ou une traite. ·90 % des cas de création monétaire. b.Créance sur le Trésor ·La BSR obtient des bons du Trésor. c.Avoirs sur l’étranger ·La BSR obtient des devises étrangères Conclusion : Le crédit se fait par création monétaire. Le remboursement du crédit consiste en une destruction monétaire. En période d’expansion : crédits > remboursements => gonflement de la masse monétaire. B.La création monétaire est-elle sans limite ? Film : Le rôle de la Banque Centrale ·Nécessité d’une régulation car il existe plusieurs BSR : la monnaie créée par une banque peut se retrouver sur le compte d’un client d’une autre banque => Les banques doivent pouvoir se régler entre elles avec une monnaie spécifique :la monnaie banque centrale (mbc).1. La banque centrale (BC) : banque des banques ·Chaque BSR dispose d’un compte à la BC alimenté en MBC (monnaie scripturale et fiduciaire). 2. La compensation bancaire ·Chaque jour calcul des dettes réciproques. ·Versement pour une BSR débitrice à un organe de compensation de l’ensemble de ses dettes ou versement par cet organe des créances pour une BSR créancière. ·Règlement réalisé en MBC. 3. Le refinancement Lorsqu’une BSR ne dispose pas de suffisamment de MBC, elle doit s’en procurer. Comment ? Doc 31 p 64 a.Le réescompte
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·Réescomptedes titres. ·Si la BC veut limiter la création monétaire, il lui suffit d’être plus exigeante sur le nombre de titres demandés pour le réescompte et inversement. ·Si le réescompte est important, les BSR répercuteront leur escompte auprès de leurs clients et ainsi le crédit sera découragé. ·Abandon du réescompte en 1971 en France, mais il existe encore ailleurs (Japon). b.Le marché monétaire interbancaire (MMI) ·Les BSR peuvent se procurer ou mettre à disposition de la MBC sur le MMI. ·Si la BC veut limiter la création monétaire, elle va demander de la MBC sur le MMI et inversement (car elle peut offrir de la MBC en créant elle-même la MBC). ·La confrontation O/D détermine le taux d’intérêt directeur. En fait, c’est donc la BC qui détermine letaux directeur.·Les BSR répercutent sur les clients les variations des taux directeurs sur le taux d’intérêt ce qui décourage/encourage le crédit. C.La politique monétaire 1. Optique libérale : la maîtrise de l’inflation et de l’équilibre extérieur Film 2 L’inflation. 6 L’Eurosystème. Doc 29 p 63 ·Objectif : stabilité des prix et des changes pour maintenir le pouvoir d’achat de la monnaie dans le temps puisque la monnaie n’est qu’un « voile ». ·Par la variation des taux directeurs, la BC peut veiller à ce que le rythme d’augmentation de la masse monétaire ne dépasse pas celui de la croissance économique pour éviter le « dérapage inflationniste ». 2. Optique keynésienne : l’objectif d’activité et de plein emploi ·Objectif : croissance et plein emploi. Puisque la monnaie n’est pas neutre, elle peut stimuler l’activité économique et l’emploi. L’insuffisance de la monnaie peut au contraire décourager l’investissement et conduire à la récession. ·Lorsque l’Etat contrôle la BC, il peut utiliser la monnaie comme un instrument de politique économique : c’est ce qui a été fait durant les 30G. CONCLUSION : Film Le monstre de l’inflation. La BCE = BC de la zone Euro. Sous contrôle officiel du politique mais autonome par rapport aux politiques des Etats membres. Son objectif est limité à la seule maîtrise de l’inflation (optique libérale). Problème : la conjoncture n’est pas la même au sein de la zone Euro ce qui rend toute politique monétaire difficile. Les Etats qui ne sont pas membres de la zone Euro peuvent avoir une politique monétaire expansionniste. Exemple : pragmatisme de la FED (BC des Etats-Unis) qui utilise la monnaie comme instrument de politique économique (taux directeurs faibles et dépréciation du taux de change améliorant la compétitivité des entreprises américaines).
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