Cours d'histoire : société et culture de l'Europe médiévale du XIème au XIIIème siècle - seconde

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Découvrez l'Eglise et la religion chrétienne au cœur du Moyen-âge : pourquoi l'église tient-elle une place dominante dans la société et la culture médiévale ? Comment évolue l'emprise chrétienne sur l'Occident ? etc...

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CHAPITRE H3 SOCIETE ET CULTURE DE L’EUROPE MEDIEVALE DU XIème AU XIIIème SIECLE  Introduction  I - L’Eglise et la religion chrétienne, un ciment pour les Européens au cœur du Moyen Age ?  A) Pourquoi l’Eglise tient-elle une place dominante dans la société et la culture médiévale ?   1) une puissance spirituelle   2) une puissance temporelle  B) Comment évolue l’emprise chrétienne sur l’Occident au cœur du Moyen Age ?   La puissance de l’Eglise dans la société n’a cessé de se renforcer au cœur du Moyen Age et avec ce renforcement, c’est l’emprise chrétienne sur l’Occident qui a progressé. A l’origine de ce mouvement, il y a à partir du Xème siècle l’action de moines (les moines de l’ordre de Cluny, puis ceux de l’ordre de Cîteaux) qui, au nom d’une pureté indispensable au service de Dieu, ont entrepris de réformer les usages. Alors qu’ils étaient en grande partie soumis au pouvoir laïc (les papes étaient désignés par les puissants nobles romains ; les grands seigneurs possédaient des abbayes qu’ils se transmettaient au sein de leur famille), les clercs entreprirent de s’en libérer et d’inverser le rapport de force.   1) le renforcement du pouvoir pontifical  A partir du milieu du XIème siècle, les papes, reprenant l’action des moines de Cluny et de Citeaux, entreprennent une réforme de l’Eglise afin de lutter contre les abus qui l’affaiblissent : le mariage ou le concubinage des prêtres (nicolaïsme), la vente ou l’achat de charges ecclésiastiques (simonie). Cette volonté dresse l’Eglise contre les pouvoirs temporels (l’empereur, les rois, les seigneurs) qui avaient la volonté de conserver leur contrôle traditionnel sur le clergé et la mainmise sur les possessions ecclésiastiques. Cette réforme grégorienne (du nom du pape Grégoire VII qui en fut en grande partie l’inspirateur) vise à l’établissement d’une théocratie pontificale (le pape aurait un pouvoir supérieur à celui des souverains). En 1077, Grégoire VII impose ainsi sa supériorité à l’empereur Henri IV qui doit s’humilier devant lui. A la fin du XIème siècle, le roi Philippe Ier est plusieurs fois excommunié pour avoir enlevé la femme d’un de ses vassaux. Au début du XIIIème siècle, le pape Innocent III obtient que le roi d’Angleterre, Jean sans Terre, se déclare son vassal. Cependant, les souverains résistent à la volonté théocratique des souverains ; les conflits sont nombreux et finissent par réduire les prétentions du souverain pontife. En 1303, « l’attentat d’Anagni », au cours duquel le pape Boniface VIII aurait été giflé par l’envoyé du roi de France Philippe IV, montre que les papes ne sont plus en mesure de commander aux rois.