DISCOURS DU MINISTRE JERSIC 2011

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  • cours - matière potentielle : la première édition des jersic
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1 DISCOURS D'OUVERTURE DE LA 3e EDITION DES JOURNEES D'EXCELLENCE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L'INNOVATION AU CAMEROUN (JERSIC 2011) Par Madame le Ministre de la Recherche Scientifique et de l'Innovation Dr. Madeleine TCHUINTE __________________________________________________________ - Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, - Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique, -
  • respect mutuels de résolutions
  • services répondant aux besoins des populations et aux exigences de protection de l'environnement en adéquation avec la croissance économique
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e DISCOURS D’OUVERTURE DE LA 3 EDITION DES JOURNEES D’EXCELLENCE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION AU CAMEROUN (JERSIC 2011) Par Madame le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Dr. Madeleine TCHUINTE __________________________________________________________
-Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, -Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique, -Honorables Députés à l’Assemblée Nationale, -Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé, -Distingués Invités, -Chers Chercheurs et Participants du Secteur Industriel et des Petites et Moyennes Entreprises, -Mesdames et Messieurs, C’est avec joie que je prend la parole en ce moment dans cette salle à e l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la troisième (3 ) édition des Journées d’Excellence de la Recherche Scientifique et de l’Innovation au Cameroun (JERSIC 2011), au nom de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. C’est aussi un réel plaisir pour moi de prendre la parole pour exprimer ma satisfaction face au pari tenu de préserver la tradition biannuelle de ces Journées devenues un rendez-vous impatiemment attendu par les populations camerounaises. Cette troisième occasion après celles de 2007 et 2009, d’ouvrir la Recherche Scientifique et l’Innovation camerounaises à tous me donne l’agréable sentiment de conviction que ces Journées prouvent bien leur capacité à accroître leur participation active au processus de développement et d’émergence de notre pays.
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Permettez-moi, qu’avant de continuer, je remercie tout d’abord Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé, pour les paroles aimables qu’il a prononcées à mon endroit et ses souhaits de bienvenue. Je saisis cette occasion pour remercier également tout ce parterre administratif, diplomatique et scientifique dont la présence rehausse l’éclat de cet évènement placé sous le Très Haut Patronage de Monsieur le Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA. Excellences, Mesdames et Messieurs, Après l’état des lieux exhaustif de la Recherche au Cameroun fait au cours de la première édition des JERSIC en 2007 qui a démontré comment la recherche participe à la lutte contre la pauvreté, l’édition de 2009 a suscité l’implication des scientifiques et technologues de la diaspora camerounaise au processus d’un développement accéléré et durable de notre pays. La présente édition 2011 voudrait lancer le débat crucial du passage de la production des résultats de recherche et des innovations, à leur valorisation par le secteur de l’industrie et autres entreprises de production des biens et services pour l’amélioration des capacités endogènes de contribution au bien-être des populations. Les JERSIC en général se veulent un forum d’échange entre tous les acteurs de développement et les consommateurs. Si la Recherche nationale est encouragée à produire davantage de résultats innovants et à les vulgariser, l’industrie ainsi que les petites et moyennes entreprises doivent raisonnablement être à l’affût de l’offre en innovations par les chercheurs.
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Cette nécessité de collaboration entre la Recherche et l’Industrie exige à tous un changement de mentalité qui se résume en trois attitudes à savoir : le refus de la routine, l’acquisition d’un esprit d’innovation et de valorisation, et l’honnêteté de savoir partager les risques. Excellences, Mesdames et Messieurs,
Comme l’a dit le Chef de l’Etat en juillet 2009 devant la diaspora camerounaise de France, nous avons tous le devoir« de relever les défis qui doivent inéluctablement conduire le Cameroun au développement et à l’émergence »de conjurer les vieux démons afin qui continuent à extravertir notre économie en faisant échec à cette formule bien connue qui dit queCameroun produit ce qu’il ne« le consomme pas et consomme ce qu’il ne produit pas ». Le Chef de l’Etat, S.E. Monsieur Paul BIYA dans son message à la nation à l’occasion du Nouvel an 2011, s’était encore une foissur ce« exprimé sujet en préconisant l’augmentation de la production agricole qui nous dispenserait d’importer des quantités considérables de denrées que nous pourrions produire nous-mêmes ». N’est-il pas connu que ce sont les variétés améliorées de plants de cacaoyers et de caféiers, ainsi que de grains sélectionnés et pré-germés de palmier à huile développés par la recherche scientifique camerounaise, qui ont contribué à la prospérité des pays comme la Côte d’Ivoire, la Malaisie et d’autres pays d’Asie du Sud-Est ? En plaçant la troisième édition des JERSIC de 2011 sous le thème « Recherche Scientifique, Innovation et Entrepreneuriat au Cameroun », le Gouvernement voudrait concrétiser la volonté politique manifestée par le Chef de l’Etat lors de l’avènement du Renouveau
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national, de faire de la maîtrise de la science et de la technologie le moteur, par l’innovation technologique, des transformations socio-économiques. En indiquant dans son livre programme que« …la vulgarisation de la technologie appliquée à notre milieu sera le garant de notre développement », il s’agissait pour le Président de la République d’instruire à tous les acteurs du développement de faire éclore l’esprit d’innovation dans l’entreprise nationale comme un levier important de promotion de la créativité, de la compétitivité et de création de richesses et d’emplois. Chers chercheurs et participants du secteur industriel et des petites et moyennes entreprises,La Recherche scientifique camerounaise doit s’engager à diffuser davantage les résultats à fort potentiel de développement industriel pour la production des biens et services répondant aux besoins des populations et aux exigences de protection de l’environnement en adéquation avec la croissance économique et la création d’emplois. La mise en œuvre de cette vision de développement en synergie va demander l’adoption et le respect mutuels de résolutions et recommandations visant à rassurer toutes les parties prenantes quant à la préservation et la juste rétribution de leurs intérêts respectifs et de leurs contributions et spécificités. Dans tous les domaines de l’activité économique nationale, il existe des opportunités d’intervention de la recherche scientifique permettant d’innover et d’améliorer l’offre de production, en qualité et en quantité. Les chercheurs, en se dotant des atouts de valorisateurs, et les
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industriels appuyés par des technologues, formeront ainsi le couple idéal pour accélérer la croissance nationale et accroître la notoriété et les gains des uns et des autres dans un esprit « gagnant-gagnant ». Pour la décennie 2010-2020, les efforts du Gouvernement reposent sur différents programmes essentiellement relatifs au renforcement infrastructurel dont les axes prioritaires interpellent forcément la recherche scientifique. Les JERSIC 2011 ont ainsi à dessein et en conformité avec les orientations indiquées dans le Document de Stratégie de la Croissance et de l’Emploi (DSCE), choisi de proposer à l’entrepreneuriat national les domaines de débat et d’échange ci-après : - Biotechnologies, transformation et sécurité alimentaire ; - Energies nouvelles et renouvelables ; - Environnement, changement climatique et protection civile ; - Santé et pharmacopée traditionnelle ; - Eau et roches dans le développement minier, l’habitat et les infrastructures ; - Science, Technologie et Développement humain. Distingués invités, Mesdames et Messieurs, Le secteur industriel actif sur le territoire national utilise essentiellement des technologies et procédés étrangers qui ont fait leurs preuves. Toutefois certains d’entre eux ne sont pas tout à fait adaptés à notre contexte ou à nos besoins et préoccupations. Il nous semble qu’il est plus que temps d’engager la recherche scientifique camerounaise à son devoir essentiel d’appui au développement à travers sa mise à contribution effective pour l’éclosion
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d’une industrie nouvelle basée sur l’utilisation des résultats innovants de la recherche locale ainsi que sur leurs associations éventuelles aux technologies étrangères en vue d’obtenir des produits plus adaptés aux besoins et aux conditions locales. Le principe de l’adaptation technologique est générateur d’innovation et porteur de durabilité à tout développement. Si négligeable soit-elle, l’adaptation technologique vaut mieux que tout conservatisme technologique qui ne s’appuit pas sur les caractéristiques de leur contexte d’applications. Le concept de développement durable doit concilier le progrès économique et social et la préservation de l’environnement considéré dans sa globalité comme un milieu et un bien physique ou moral, bref, un patrimoine qu’on doit être fier de transmettre aux générations futures. Ce concept consiste ainsi au développement des activités diverses d’application de la science et de la technologie à la vie quotidienne en tenant compte de leurs impacts à court, moyen et long termes sur la qualité de cette vie. Bien que la science, la technologie et l’innovation soient, dans certains de leurs aspects, considérés comme des causes de développement précaire, elles sont en même temps investies d’un rôle important dans la recherche des solutions concrètes aux problèmes de développement durable. En effet l’industrie doit faire l’effort de s’en approprier dans le respect des normes et de l’éthique que devront définir les chercheurs-valorisateurs au terme de tout projet avant la mise des résultats et procédés à la disposition des industriels. Cette veille scientifique et technologique doit être suivie d’une veille qualité et normative.
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La réalisation effective des objectifs du développement durable ne peut aboutir que si l’ensemble des acteurs de la société agit en synergie dans le respect des engagements de lutte contre la pauvreté, les inégalités, l’exclusion, et de recherche de l’équité et de la croissance dans la paix. Tous les acteurs à savoir, les entreprises, les structures de recherche, les associations, les ONG, les syndicats et les consommateurs des biens et services doivent se sentir solidaires et engagés dans le même combat, celui du développement durable par leur participation à l’œuvre de transformation utile de l’intelligence en biens et services. Excellences, Mesdames et Messieurs, Les JERSIC 2011 visent particulièrement une plus grande implication de l’entreprise privée nationale dans le processus de génération et de valorisation de la connaissance en cette ère de l’économie du savoir. J’ose espérer qu’il s’agira tout au long de ces trois jours d’activités d’examiner et adopter concrètement de manière concertée les stratégies les plus efficaces et adaptées pour stimuler la transformation de nombreux résultats disponibles dans les structures de recherche, en produits de consommation. En bref, je vous invite à bien étudier pour vous en convaincre, la possibilité de mettre efficacement la science et la technologie au service du développement durable du Cameroun grâce au transfert concerté des résultats de recherche aux potentiels utilisateurs parmi lesquels les opérateurs économiques individuels et le tissu industriel national ainsi que les petites et moyennes entreprises locales. Il est important et même vital pour notre pays de voir s’améliorer ce lien entre l’entreprise et le marché en faveur des produits issus de la recherche camerounaise.
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Mesdames et Messieurs, La démarche que suggère le Gouvernement encourage tout autant l’ouverture des tiroirs de la recherche nationale à l’industrie et aux petites et moyennes entreprises locales, que la considération des structures de recherche nationale comme des partenaires sûrs auxquels les entreprises peuvent confier des projets de recherche leur permettant de résoudre des problèmes divers de production ou de développement. L’industrie camerounaise doit faire confiance à la Recherche scientifique de notre pays à qui nous devons, sans nous en rendre compte, la plupart des signes visibles d’amélioration de la qualité de notre santé, de notre alimentation, de notre habitat, de notre éducation, de la connaissance de notre potentiel géologique, minier hydrologique et énergétique, de notre niveau d’aménagement territorial humain et infrastructurel, et de notre cohésion sociale. Chers Participants, Distingués Invités, Mesdames et Messieurs, Les JERSIC c’est aussi l’occasion d’exposer le savoir faire de la Recherche scientifique qui sera accompagnée au cours de cette édition de 2011 par quelques partenaires privés de recherche ou en coopération, de même que certaines petites et moyennes et entreprises et autres industries œuvrant dans la transformation des résultats mis au point par les chercheurs. Je reste convaincu que cette réponse à la main tendue de la recherche scientifique camerounaise fera des émules et encouragera la synergie que le Gouvernement appelle de tous ses vœux entre la Recherche scientifique et le secteur industriel camerounais.
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Puissent les exposés et débats en plénière, ainsi que les travaux en ateliers prévus au programme intra mural de ces JERSIC 2011, permettre d’aboutir à une entente sur : - Les modalités d’une franche collaboration entre la recherche et les secteurs de production : - Les critères d’admission des ingénieurs opérationnels d’entreprises dans des projets de Recherche-Développement ; - L’affinement des modalités de reconnaissance et d’accréditation des structures et acteurs privés de recherche et de valorisation des résultats de la recherche ; - Les modalités de transfert des résultats de recherche et des innovations aux potentiels utilisateurs ; - L’amorce pour la mise en place des incubateurs et des hôtels d’entreprises, ainsi que d’une zone franche technologique et pourquoi pas une Cité des Sciences à Yaoundé ? L’apogée de l’événement des JERSIC 2011 sera certainement l’attribution des prix aux meilleurs chercheurs et à la meilleure entreprise en terme de valorisation réussie et très utile d’un résultat de la recherche. Ces prix du Président de la République consacreront désormais tous les deux ans les meilleurs chercheurs et les meilleurs promoteurs industriels valorisateurs afin de promouvoir l’excellence scientifique et technologique, et encourager l’innovation. En souhaitant plein succès aux activités des Journées d’Excellence de la Recherche Scientifique et d’Innovation au Cameroun, édition 2011, je déclare ouvert vos travaux et bonne chance aux compétiteurs.
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-Vive les JERSIC 2011 ! -Vive la Recherche camerounaise et l’Industrie nationale ! -Vive le Cameroun et son illustre Chef, Son Excellence Paul BIYA ! Je vous remercie pour votre bienveillante attention.
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