Droit penal des affaires organisation des professions
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Exrait

Droit pénal des affaires L’organisation des professions Faire respecter un ordre social politique.  Sous l’ancien R égime, les groupements ont une place  énorme (les jurandes et les ma îtrises).  Réglementation pour sanctionner la gr ève des compagnons et les attroupements contre la   maîtrise.  Le code p énal a conserv é le d élit de coalition et l’atteinte  à la libert é du travail jusqu’ à fin   XIX.  Milieu XX, r éapparition des premiers aspects des groupements.  2. La cons écration d’un droit p énal sp écifique  A partir de 1935 ­ Les raisons   La crise de 1929  :  Pour prot éger contre la hausse des prix et le concurrence horrible. Organisation de march és  (viande, bl é) et cr éation de comit és de surveillance des prix  Les scandales financiers  L’apparition de droits de direction (oppos és aux droits de protection )  :  L’économie lib érale c ède du terrain. Pour assurer le bon fonctionnement des ordres issus du   dirigisme, le droit p énal est sollicit é.  ­ Les grandes  étapes  Etape financi ère :  1935 : apparition du droit p énal des soci étés et du droit p énal des affaires.  Décret loi du 8 ao ût 1935  : usure qui reste une grande incrimination, d émarchage,les  déclarations notariales mensong ères,la publication d’un faux bilan, l’abus des biens et du   crédit social.  Décret loi du 30 octobre 1935  : r éorganisation de la r épression en mati ère de ch èque.   L’étape économique :  1935 : apparition dans la doctrine du p énal économique car apr ès guerre et n écessité de   reconstruire l’ économie.  ` 2 ordonnances  du 30 juin 1945 : sur les prix et sur la l égislation économique.  1986 : les ordonnances de 1945 sont abrog ées.   L’étape sociale  :  Fin 50’s  : p énalisation de la l égislation de la s écurité sociale.  Janvier 1959  : plusieurs ordonnances pour introduire des incriminations en droit du travail qui   remplaçant beaucoup de contraventions par des d élits.  1  L’étape économique et financi ère  Loi du 6 ao ût 1975  : code de proc édure p énale : un titre sur la proc édure pour l’instruction en   matière économique et financi ère.  Reconnaissance de r ègles g énérales de proc édure dans le domaine du droit p énal des affaires.  Etape aussi symbolique car double rupture  :  ­Rupture d u type de la d élinquance Jusqu’à 60’s la d élinquance d’affaires est simple astucieuse et nationale.  70’s : d élinquance plus financi ère érigée en mode de gestion des entreprises qui n écessitent  une sp écialisation de ceux charg és de l’instruction.  Rupture dans le domaine de cette d élinquance qui est devenue transnationale.  ­Modification de la r éaction judiciaire A partir de 70’s des tribunaux ordinaires ne sont plus aptes  à faire face  à ce type de   délinquance.   L’étape europ éenne et internationale  Depuis 10 ans, internationalisation de la d élinquance cons écutive à la mondialisation de   l’économie.  Une certaine internationalisation de la r épression dans les syst èmes r égionaux (Europe,   Mercosur) et m ême parfois au niveau mondial.  Cf : Europol, Eurofi, Greco.  Une certaine volont é d’harmonisation th ématique : blanchiment, corruption.  Cependant, beaucoup de textes mais pas forc ément d’efficacit é.  B. d éfinitions ­ La difficult é d’une d éfinition  Le droit p énal des affaires = constellation h étérogène d’infractions car polymorphie et   imprécision du terme affaire.  ­Droit p énal = droit de la r épression, des incriminations et des sanctions.  Mais aussi un droit administratif r épressif qui brouille la mati ère existe. Des sanctions sont   prononcées par d’autres autorit és : AMF, conseil de la concurrence.  Or, c’est de la mati ère p énale pour la CJCE.  ­Les affaires  : pas de fronti ère juridique.  Commercial : il existe la notion d’acte de commerce.  Affaire = plut ôt une notion  économique. Cependant, c’est pas que les activit és économiques.  Ça renvoie  à l’id ée de richesse. Rapport avec la notion de l’entreprise.  Ce droit incrimine et r éprime certains comportements lorsque leur auteur a agit dans le cadre   d’une entreprise en se servant de ses m écanismes de fonctionnement soit pour son propre   compte soit pour le compte de l’entreprise.  Les infractions d’affaire sont des d élits de professionnels qui agissent dans le cadre de leur   activité. Elles ont pour cadre et moyen l’entreprise. Cependant, deux types d’infractions  :  *celles qui ont un rapport n écessaire avec l’entreprise ex :infractions à l’hygi ène et  à la s écurité dans l’entreprise.  *celles qui ont un rapport occasionnel avec l’entreprise.  Ex : escroquerie, les faux, fraude fiscale, pollution.  Ce sont des infractions beaucoup commises dans le cadre des affaires.  2 Conséquence : le droit p énal des affaires est pas un droit isolable. Emprunts au droit p énal  commun.  Les infractions  étudiées recoupent la liste de l’article 704(  ?).  C. Caractéristiques du droit p énal des affaires 1. Les utilit és du p énal des affaires a. L’aspect de politique criminelle  Remise en cause du droit p énal des affaires  : ne risque­t­il pas de contribuer  à une remise en   cause du syst ème de l’ économie lib érale ?  Idée : il suffit d’une autor égulation du march é donc pas besoin du droit.  Ce qui appartient  à l’ordre  économique n’appartient pas  à l’ordre juridique. Or, on peut pas   régler des probl èmes d’un ordre avec des notions d’un autre ordre.  Ça devient une autor égulation par un d éveloppement des codes de bonne conduite et le   développement de l’ éthique dans l’entreprise. C’est pour faire obstacle  à une intervention du   législateur. Privatisation des r ègles de droit souhait ée.  Ça peut que  être de la pr évention et pas de la r épression.  Il y a des d élits li é à aucun syst ème économique particulier.  Ex : La corruption se trouve dans tous les syst èmes économiques ou politiques. Universalité des atteintes  à l’environnement Protection des travailleurs ou des consommateurs n écessaires partout.  La r épression  est pas contraire  à l’ économie de march é ­L’id ée de confiance  :  Cf : Friel  :  confiance dans les march és. Donc, quand fraude, la confiance est danger alors la   loi doit intervenir. Quand l’atteinte  à la confiance est trop importante, une sanction p énale est   appropriée. Idem quand l’atteinte a des cons équences inconnues ou des cons équences trop   diffuses.  Résolution de Caracas de 1980  : il faut pour maintenir les structures  économiques et sociales   un droit p énal.  La d élinquance d’affaires menace la structure d’ état en  ébranlant la confiance dans le syst ème  économique.  Cf. concomitance de la baisse de la confiance des m énages et les scandales dans le monde des   affaires.  ­L’id ée d’assurer l’ égalité des citoyens  :  Si rien contre la d élinquance en col blanc, plus d’ égalité des citoyens devant la loi.  Montgolfier (proc de Nice+ affaire Tapie)  : un syst ème qui emprisonne un petit voleur doit   aussi traiter de la d élinquance en col blanc pour  égalité.  b. L’aspect de technique juridique *Seul le droit p énal a assez de force pour assurer la pr évention.  La fonction premi ère du droit p énal est l’intimidation.  Le droit p énal des affaires permet l’intervention d’autorit és de contr ôle d’administrations   3 diverses  Ex : inspecteur du travail, inspection des fraudes fiscales…). L’inspecteur du travail peut   arriver dans l’entreprise quand il veut donc l’employeur fait des efforts pour v érifier les   conditions de s écurité. Souvent, l’inspecteur du travail passe puis menace de revenir pour   sanction p énale. Il vaut mieux faire changer d’avis l’employeur que de saisir le tribunal.  La tol érance de l’administration est pas forc ément pr éjudiciable.  Même si elle saisit pas le tribunal, elle joue quand m ême son r ôle.  La menace permet d’inculquer des comportements compatibles avec la loi m ême elle est pas   exécutée.  =>Force du droit p énal = force de pr évention et pas force de r épression. *Le droit p énal serait un meilleur protecteur de droits sp écialisés :  Le juge r épressif appara ît comme le garant de l’application des lois sp écialisées. Les r ègles  d’interprétation en droit p énal sont celles d’interpr étation stricte. Le juge p énal fait respecter   les termes de la loi.  Cf. La plus sociale entre la chambre criminelle et la chambre sociale est la chambre criminelle   car la sociale n égocie plus avec le texte. Cependant c’est pas forc ément vrai dans tous les   domaines.  En r éalité, on peut se demander si la chambre criminelle fait vraiment une interpr étation  stricte des textes.  2. Les faiblesses du droit p énal des affaires  a. un constat  Hétérogénéité ou maquis ou fourre­tout.  Fourre­tout de forme  : textes dans code p énal et dans d’autres codes, des lois, des textes   réglementaires. Eparpillement des sources avec des  qualifications de droit commun et   d’autres plus sp écifiques.  Grande complexit é : multiplication voire superposition des textes  : Ex : *harc èlement dans le code p énal et dans le code du travail, probl ème : ce sont pas les   mêmes éléments constitutifs ni les m êmes sanctions.  *Droit de l’environnement  : des comportements identiques sont des d élits et des   contraventions.  *Maquis corse  : protection en fonction de la loi for êt ou incendie, obligation de   débroussailler ou pas. Multiplication de textes qui peut entra îner une sp écialisation excessive dont les d élinquants de   haut vol   peuvent tirer profit.  Banalisation de l’id ée m ême d’incrimination et de celle de la sanction Conséquence : banalisation des comportements.  Si tout est p énalement interdit, la hi érarchie des valeurs dispara ît.  Le droit p énal de l’environnement punit de la m ême fa çon des actes formels et des actes tr ès  graves.  Ex : pourquoi la pollution marine est­elle tant sanctionn ée alors que des pollutions du sol le   sont moins ?  4 Il y a un risque d’une perte cr édibilité du droit p énal des affaires.  b. les causes  Anarchie dans la conception du droit p énal des affaires. 
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